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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 19:32

Dans le cadre d’une rencontre nationale à Padoue, organisée par la Comunione Unitaria Italiana (CUI) du vendredi 28 février au dimanche 2 mars 2014, ils étaient près d'une dizaine unitariens au rendez-vous : le révérend Roberto Rosso, les pasteurs Lawrence Sudbury et Alessandro Falasca, Mme Paola Ferrari, Ian McCarthy, Mario Gensini, Gianluca Milo, Gianni Mecarti et Pierluigi Servida.

En plus de ses bons restaurants comme le prouve la photo ! Padoue (Padova en italien) est une référence importante dans l’histoire de l’unitarisme. Il y eut en effet, en cette ville, des rencontres durant la décennie 1545-1555 entre « humanistes » de sensibilité plus radicale que ne l’étaient les luthériens et les calvinistes : anti-trinitaires, anabaptistes, etc. Les réunions avaient lieu, clandestinement bien sûr, dans une maison en face de l’église Sainte-Catherine ; elles témoignaient de l’existence d’une élite progressiste et audacieuse en symbiose avec l’essor universitaire de la ville.

padova_rencontre_unitarienne_italienne.jpg
Extrait de l’article de Wikipedia consacré à l’université de Padoue (lien) :

L’université de Padoue est l’une des plus anciennes universités du monde. Elle fut fondée le 29 septembre 1222 par des professeurs et des étudiants ayant fui l’université de Bologne, du fait de l’atteinte aux libertés universitaires et aux privilèges qui avaient pourtant été garantis aux enseignants et à leurs élèves. Cela lui confère une certaine autonomie puisqu’à cette époque la plupart des universités qui devaient leur existence à une charte avec le pape. Elle s’installe en 1493 dans le Palazzo Bo, ce qui lui donnera son surnom de « il Bô ». À l’origine, les enseignements étaient limités au droit et à la théologie, mais ils furent bientôt élargis à la médecine, à la philosophie, l’astronomie et la rhétorique. À partir de 1399, il y eut deux universités : l'Universitas Iuristarum pour l’étude du droit civil, du droit canon et de la théologie, et l'Universitas Artistarum pour l’étude de la médecine, de la philosophie, de la rhétorique et de l’astronomie.
Les études et la vie à l’intérieur de l’université étaient organisées en nations, qui étaient le reflet d’origines géographiques ou ethniques. Les différentes nations formaient elles-mêmes deux groupes : les Citramontains (c'est-à-dire les italiens) et les Ultramontains (c’est-à-dire les autres).
Comme à Bologne, c’était au départ les étudiants eux-mêmes qui votaient les statuts de l’université, élisaient le recteur au sein même du corps étudiant, et choisissaient les professeurs et les cours. Les enseignants étaient rémunérés grâce à des collectes de fonds. Plus tard, aux XIVe et XVe siècles, le recrutement et la rémunération des enseignants devinrent du ressort des autorités publiques.
À partir du XVe siècle commença une longue période de plus de trois siècles d'un prestige croissant car l'université de Padoue bénéficia de la protection de la République de Venise. Or cette dernière était déterminée à ce que Padoue demeure la seule université pluri-disciplinaire à l'intérieur de son territoire. Pendant cette période, Padoue apporta une grande contribution à la révolution scientifique naissante. C'est l'époque du développement de la pensée philosophique, des études de la médecine et de l'anatomie et des grandes découvertes en astronomie, physique et mathématiques, notamment au moment où Galilée est enseignant à l'université (de 1592 à 1610).

Dès les premiers temps, la réputation de Padoue a attiré des étudiants du continent entier. André Vésale, Albertino Mussato, Le Tasse fréquentèrent l'établissement. Ceci est particulièrement notable aux XVIe et XVIIe siècles. À cette époque en effet, les étudiants n’étaient pas seulement attirés par le prestige des enseignants mais aussi par l’esprit de tolérance qui était garanti par la République de Venise. Aux XVe et XVIe siècles, d’importantes figurent étudient ou enseignent à Padoue, et parmi eux notamment les philosophes averroïstes Pietro d'Abano, Élie del Medigo, Pomponazzi, Agostino Nifo, l’humaniste Pic de la Mirandole, et les scientifiques Nicolas Copernic et Galilée.
L’année 1678 connaît de plus l’une des plus grandes fiertés de l’université de Padoue. C’est cette année-là en effet qu’Elena Lucrezia Piscopia obtint son diplôme de philosophie, devenant ainsi la première femme du monde diplômée d'une université.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:31

Du mardi 8 au jeudi 10 avril 2014, des Journées vont évoquer la présence des Américains Ralph Waldo Emerson (en juillet 1833), Sarah Margaret Fuller (décembre 1846), Louisa May Alcott (1 an, 1876-1877), trois grandes figures du mouvement transcendentaliste. En plus de conférences, ces Journées comprennent des visites de musées et de lieux historiques. Elles seront animée par la révérende Jenny Rankin au nom par le Transcendentalist Council at First Parish in Concord (MA, Etats-Unis). Frais d'inscription : 100 Euros, contact (lien). Information lue dans le bulletin de l'Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP) du mois de mars 2014.


 


Margaret_Fuller.jpg

Sarah Margaret Fuller (1810-1850) fut une journaliste critique et une activiste féministe

 

Le but de ces Journées est de "connaître « de première main », comme dirait Emerson, par les histoires de vie, les idées et la philosophie transcendentaliste de voyageurs vers l'Europe au XIXème siècle et se laisser ainsi toucher par le feu spirituel qui les stimulait et les inspirait". Dans son Journal, publié en 1848, Ralph Waldo Emerson, fera cet éloge de Paris : "L'Angleterre a construit Londres pour son propre usage, la France a construit Paris pour le monde." L'introduction à ces Journées, donnant des informations sur ces séjours à Paris, a été traduite dans La Besace des unitariens (lien).

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Published by Actualités unitariennes - dans UUFP (Paris)
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:51

Le catharisme n’est pas seulement une page tragique de notre histoire, ni une "hérésie" médiévale une reléguée dans les musées et dans des sites devenus touristiques. Les études contemporaines des historiens ont permis en effet d’affirmer le caractère entièrement chrétien de cette doctrine, ses particularités, sa continuité avec la gnose (laquelle met l’accent sur l’éveil à la connaissance) et une spiritualité alimentée par les textes de l’évangéliste Jean, des épîtres de Paul de Tarse ou encore la pensée de Marcion de Sinope ("Le christianisme cathare est bien vivant" lien).

Certains, aujourd’hui, veulent vivre leur christianisme de cette façon, d’où une résurgence qui s’affirme cathare à part entière et qui rejette le qualificatif de néo-catharisme (qui serait une reconstitution seulement culturelle), et encore plus celui de pseudo cathare (qui serait marqué par l’ésotérisme), lien.
cathares_6_rencontre_roquefixade.jpgComme outil de ce renouveau :

- un site avec des édito mensuels : Catharisme d’aujourd’hui, informations et échanges sur le christianisme cathare de ses origines à nos jours, animé par Eric de Carcassonne depuis 2007, lien

- des rencontres à Roquefixade dans le département de l'Ariège, à quelques kilomètres de sites historiques marqués par l’histoire cathare occitane comme Foix et Montségur et sur le parcours du sentier de randonnée appelé « chemin des Bonhommes » (la 6ème aura lieu le week-end dans 7 et 8 juin 2014, lien) ; la première rencontre « de la diversité cathare » eut lieu les 30 et 31 mai 2009)

- et une association « Culture et études cathares » fondée en juin 2011 (au terme d’études menées depuis 2009) (lien).

Le catharisme se développa dans le sud de la France et fit l’objet d’une terrible répression avec la croisade contre les « Albigeois » de 1209 à 1229, suivi du relais pris par l’Inquisition fondée en 1231 expressément pour convertir ces hérétiques. On note la disparition de la confession en Bosnie vers 1463.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 04:05

Civitas et les nouveaux fous de Dieu, par Luc Chatel, aux éditions Temps présent (lien), février 2014, 14,90 €

présentation du livre en 4ème de couverture :

civitas_nouveaux_fous_de_dieu.gifAprès un long travail d’enquête et d’infiltration dans les milieux intégristes catholiques, Luc Chatel révèle leurs nouveaux réseaux (sur Internet notamment) et leur projet politique. Première étape : les municipales de 2014. Il raconte comment ces mouvements proches de l’Extrême-droite recrutent et forment des candidats. L’auteur fait des révélations sur l’institut Civitas, détonateur d’un mouvement beaucoup plus large qui a atteint son apogée avec les manifestations anti-mariage pour tous de 2013. Ce livre révèle aussi le soutien décisif apporté à ces intégristes activistes par des organisations puissantes et discrètes, des évêques et des responsables politiques. L’auteur analyse les références idéologiques et historiques de ces mouvements.
Né en 1973, Luc Chatel est journaliste et essayiste, spécialisé dans la religion, la politique et les médias. Il a travaillé quinze ans à Témoignage chrétien, dont il a été le rédacteur en chef de 2008 à 2011. Il est aujourd’hui journaliste aux Inrockuptibles. Il a publié deux essais : Médias : la faillite d’un contre-pouvoir (coécrit avec Philippe Merlant – Fayard, 2009), sur la défiance du public envers les journalistes et les médias, et Les Tartuffes du petit écran (JC Gawsewitch, 2012), qui démasque la « fausse impertinence » de quelques vedettes de la télévision.

invitation :

L’association Les Amis du 68 rue de Babylone et la maison d’édition Temps Présent (68, rue de Babylone, 75007 Paris) vous invitent à la présentation d’une toute nouvelle parution, "Civitas et les nouveaux fous de Dieu". Elle se fera au 68, rue de Babylone le 11 mars 2014 à 18 heures. Nous pourrons entendre les réponses que l’auteur, Luc Chatel, ancien Rédacteur en chef de Témoignage Chrétien, fera à un invité (nous n’avons à ce jour pas encore la réponse, mais ce sera une signature de la presse nationale). Cette présentation sera  suivie d’un échange amical de tous les participants avec l’auteur  autour d’un « pot de l’amitié ».

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Published by Editions Temps présent - dans les dérives sectaires
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 07:10

Les pays occidentaux sont dans tous leurs états en débattant des questions sociétales entre autres à propos
a) de la sexualité : le droit au divorce, à l’avortement, les conditions de l’Interruption volontaire de grossesse (IVG), le mariage des couples homosexuels (dit, en France, « mariage pour tous »), la procréation médicalement assistée (PMA), la grossesse pour autrui (GPA), la théorie du Genre et ses applications sur l’éducation des enfants, etc.
b) de la mort : le droit à l’euthanasie (dit « le droit à mourir dans la dignité ») en fin de vie ou encore suite à un accident réduisant la personne à une vie végétative, son extension à des mineurs, la suppression de la peine de mort, etc.
c) des droits électoraux : aux adolescents (baisse de l’âge légal à 16 ans), aux immigrés (droit de vote pour les élections municipales ou autres), etc.
d) de la laïcité : interdiction des signes ostentatoires à l’école, du voile intégral dans les espaces publics, condamnation des mutilations sexuelles infligés aux enfants (l’excision, bien entendu, mais aussi la circoncision pour motifs religieux), etc.

Sur tous ces sujets, progressistes et conservateurs s’affrontent et trop souvent s’envoient des injures et noms d’oiseau jusqu’à satiété. Des manifestations de rue, des recueils de signatures, des manifestes expriment des points de vue diamétralement opposés. Les communautés religieuses sont elles mêmes divisées, parfois jusqu’à la séparation comme par exemple la Communion anglicane sur le pastorat des femmes, l’accès d’homosexuels déclarés aux ministères, le mariage des couples homosexuels, etc.

Notre tradition unitarienne peut-elle nous apporter quelques conseils ? Celle-ci étant radicale, on peut d’abord la considérer comme tout à fait progressiste. Elle dénonça le dogme trinitaire avec l’Espagnol Michel Servet, le culte à Jésus avec le Hongrois Ferencz David, fit appel à la raison avec l’Italien Faust Socin, rappela au XVIIIème siècle anglais le monothéisme radical contre les ariens puis les sociniens, s’affirma contre le dogmatisme calviniste avec l’Américain William Ellary Channing, puis s’ouvrit aux autres patrimoines religieux de l’Humanité avec l’unitarisme-universalisme américain au XIXème siècle.

On l’aura compris, notre tradition ne cultive guère l’art du compromis, ni ne recherche un dénominateur commun ou une position centrale lors des conflits. Mais alors, en quoi peut-elle proposer ses bons offices?

A partir de la liberté d’opinion individuelle que professe notre tradition, il convient de suivre concrètement la façon dont elle peut s’exercer, ce qui la situe dans une dynamique plus large qui est celle de l’exercice de la démocratie. Constatons d’abord que, de nos jours, au sein des Etats modernes, cette liberté est reconnue. Chacun peut en effet adresser un article à un média, publier un livre, ouvrir son propre blog ou site, s’exprimer au sein de forums ou de réseaux sociaux, manifester dans la rue avec une pancarte, etc. La question est plutôt devenue : comment se faire entendre ? L’audience sur Internet et l’accès aux grands médias vont de pair avec la notoriété. Il faut travail et talent, bonnes relations aussi, et puis saisir des opportunités qui peuvent se présenter. On entre là dans la stratégie et la politique de communication. Pour les plus pressés, il faut apprendre la patience et la persévérance …et l’art de se faire des amis.

Dans la défense et la promotion des causes sociétales, il convient de distinguer les espaces d’action, où se regroupent des militants et des sympathisants, des espaces plus larges de discussion où les opinions ne peuvent être que diverses. Dans ceux-ci le forcing militant peut choquer par son intransigeance, ses répétitions, la monopolisation de la parole, la diabolisation d’autrui, les procès d’intention, les attaques personnelles, etc. Avec ses salons mondains et littéraires, la France de Louis XIV et du Siècle des Lumières a toute une tradition de la causerie courtoise où l’élégance et les bonnes manières étaient de mise. Il faudrait s’en souvenir !

Vouloir communiquer des idées c’est être convainquant et non point sectaire ; c’est d’abord apporter de l’information, des faits et des analyses. C’est accepter d’embrasser toute la complexité d’une question et ne pas rejeter à priori, d’un revers de main, les diverses autres approches possibles . C’est affirmer un argumentaire et un choix mais sans pour autant caricaturer les positions adverses ni les ridiculiser. C’est tenir compte de ce que dit l’autre, accepter sa contribution, sa part de vérité, s’enrichir dans la discussion en élargissant s’il le faut son propre positionnement initial. C’est aussi avoir le plaisir d’échanger avec des amis dont on apprécie la réflexion et le travail. Bref, tout le contraire des crispations.

Ne pas réduire son interlocuteur à un mot de travers genre_aux_toilettes.jpgqui n’a pas plû, ne pas le mettre dans une case toute étiquetée, comprendre ce qu’il dit sans déformer ses propos, ne pas répondre à côté en noyant le poisson dans l’eau avec plein d’autres sujets, etc. Surtout ne pas oublier que la relation est interpersonnelle et nécessite le respect de l’autre. Et puis, au lieu de se fâcher, faisons preuve d’humour en sachant que les avis divergents ne sont pas forcément l’annonce de la fin du monde ! En somme, liberté de pensée et d’expression dans le respect des autres …

Il nous faut aussi accepter qu’en démocratie, par un vote final, le « moi » doit laisser la place au « nous ». Mais avec quelle majorité ? Souvent les décisions sont prises à la majorité simple, mais lorsque celle-ci est étroite on arrive à du +ou- 50% et on se retrouve avec une communauté, une ville ou un pays divisé en deux, avec une forte opposition qui n’a de cesse de harceler la majorité. Or, du moins pour les questions sociétales, plus la majorité est forte plus le changement de mœurs sera possible. Quant aux petites communautés, c’est assurément vers le consensus qu’il nous faut tendre. Autre méthode, que les synodes protestants expérimentent : établir un calendrier afin de laisser aux communautés locales le temps de s’organiser (et de se retourner !) pour appliquer les nouvelles règles. Mais entre progressistes, à qui on reproche d’être trop précipités, et conservateurs, à qui on reproche leur refus de voir la souffrance des personnes en attente de décisions importantes pour elles, y a-t-il place pour une évolution progressive (et non plus progressiste !) au rythme des sociétés concernées, rendant ainsi plus facile le changement dans des sociétés qui ont tout un passé, un héritage culturel et religieux ?

Au-delà de nos sociétés modernes où s’affrontent progressistes et conservateurs, les sociétés plus traditionnelles nous observent, citent nos excès et les répètent en boucle ; certaines rejettent catégoriquement, parfois avec horreur et haine, ce qu’elles appellent l’occidentalisation des mœurs. Le monde lui aussi se divise entre progressistes et conservateurs … Une raison de plus pour mieux nous comporter dans nos polémiques !

 

Ajout du 7 février 2014, message de Régis Pluchet au sein du groupe Unitariens francophones sur Facebook :

Les méthodes de communication non violentes sont encore trop peu connues et l'Internet favorise, hélas, une communication violente où la réflexion, le recul et le respect de l'autre ont peu de place. Il n'y a plus qu'une logique de compétition dans laquelle chacun se croit obligé de caricaturer et délégitimer la parole de l'autre. Dans les méthodes non violentes, on cherche à ce qu'il n'y ait pas un gagnant et un perdant, donc on cherche avant tout le consensus, avec des concessions réciproques et comme ce consensus est difficile à trouver entre grands groupes, il reste la solution lorsque c'est la majorité qui l'emporte de prévoir des compensations pour la minorité, en lui donnant raison sur certaines de ses réclamations. Ces méthodes pourraient être utilisées avec profit par les parlementaires eux-mêmes pour leurs travaux. A noter qu'il existe déjà de nombreux centres de résolution de conflits dans cet optique ( lien).

Rappel, nos Actualités unitariennes accordent une grande importance à cette démarche avec leur rubrique "La Non-Violence" (15 articles à ce jour),lien.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans vive l'inter-convictionnel !
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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 14:57

Des unitariens hispanisants à New-York dans le cadre de la rencontre internationale de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) du 28 au 31 janvier, avec Peter Morales, président de l'Unitarian Universalist Association of Congregations (UUA), lien. De gauche à droite : Jorge Vila (Cuba), Francisco Javier Lagunes Gaitán (Mexique), Olga Flores Bedregal (Bolivie), Peter Morales (Etats-Unis), Donner Lohnes (Puerto-Rico), Jaume De Marcos Andreu (Espagne) et Jorge E. Espinel (Colombie). Peter Morales est un Américain de culture hispanique.

unitariens_hispanisants_ICUU_janvier_2014.jpg

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Published by Actualités unitariennes - dans unitarisme international
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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 05:12

La communauté unitarienne-universaliste de Genève (Unitarian Universalists of Geneva, Switzerland - UUG) a commencé son existence en 1985 avec un groupe d'expatriés anglophones à Genève. Depuis, elle a été hébergée par la Société des Amis (Quakers) pour ses rencontres ("service") chaque 3ème dimanche du mois qui réunissent des personnes provenant de diverses religions. Elle fait partie de l'European Unitarian Universalists (EUU), elle-même adhérente à l'Unitarian Universalist Association of Congregations (UUA) aux Etats-Unis.

geneve_uug.png 

Pour ses services, elle reçoit des ministres du culte de passage ou encore utilise les talents de ses propres membres. L'Eglise unitarienne francophone a ainsi publié une méditation sur la fête de Noël, traduite en français, menée en décembre 2013 par Karin Holm Randall, secrétaire générale de l'UUG (lien). Dans la terminologie de l'unitarisme-universalisme, elle est une "fellowship" (une fraternité) et non encore une congrégation, celle-ci impliquant la présence d'un ministre du culte permanent.


L'UUG vient d'ouvrir un site (lien) et une page sur Facebook (lien).

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:39

À l'ombre de la Bible. Scènes de vie ; aux éditions Golias, janvier 2014

michel_theron_a_l_ombre_de_la_bible.jpgMichel Théron, agnostique de culture chrétienne, nous propose une utilisation toute littéraire de la Bible. Rappelons que « Bible » ne veut pas du tout dire révélation ou parole de Dieu, mais tout simplement une bibliothèque : imaginez donc un meuble avec plusieurs rayonnages pour y placer des livres ou encore la bibliothèque municipale de la ville où vous habitez. L’intérêt de cette bibliothèque est que les auteurs des livres, connus ou inconnus, réels où pseudonymes, parfois plusieurs pour un même ouvrage, etc., ont partagé le long d'une longue chaîne de générations une même culture historique et religieuse, une même tradition, une même foi, si bien que les plus récents se font l’échos des plus anciens. De là l’inséparabilité, contrairement à ce que proposait Marcion au IIème siècle par anti-judaïsme, entre sa partie hébraïque et juive (l’Ancien ou le Premier testament), d’une part, et sa partie chrétienne (le Nouveau testament), d’autre part. Par exemple, on ne peut pas comprendre Jésus si on le coupe de ses racines juives comme on l’a fait pendant trop longtemps.


De même, nous dit Michel Théron, le lecteur de ces livres en imprègne tout son être et c’est d’une façon toute spontanée que, déambulant dans sa quotidienneté, son regard croise sans cesse sa mémoire et que cela évoque pour lui des scènes bibliques. Dès lors, notre vie est placée à "l’ombre de la Bible".


Pourrait-on vivre sans culture ? A défaut des cultures livresques, il y a celles des champs, des fermes, des ateliers d’artisans, des usines, des mines, de la rue vagabonde, des gangs de jeunes, de l’Internet, des vidéos, etc. Mais voilà que pour Michel Théron, et avec lui toute une génération de juifs et de chrétiens (on pourrait y ajouter de musulmans car le Coran régurgite à sa façon la Bible), c’est la Bible qui joue le rôle d’héritage, de patrimoine culturel, de référence libre et acceptée, de nourriture de sens, car nous ne sommes plus ici dans une lecture dogmatique mais tout simplement culturelle.


Foin donc des prétentions religieuses qui font de la Bible une « parole » de Dieu lui-même comme si Dieu avait besoin d’un porte voix ou encore de prophètes perroquets. Un prophète est certes inspiré, mais il l’est par sa propre foi et ses convictions personnelles et il n’engage que lui-même. De même, nous dit l’auteur, le lecteur « s’inspire » de cette mémoire biblique qu’il a emmagasiné en lui et qu’il va utiliser à sa guise sans pour cela prétendre parler au nom de Dieu. Nous sommes donc ici aux antipodes du fondamentalisme qui considère, quant à lui, que ce sont là des textes directement inspirés d’en haut.

Pour en savoir plus, voir sur le blog personnel de l’auteur (lien) et ne pas oublier de cliquer sur l’interview qu’il a donné à son éditeur. Nos lecteurs trouveront dans notre même rubrique "le temps des évangiles" (lien) des présentations d’autres livres de l’auteur ; ou encore faire « Michel Théron » au niveau de la recherche d’articles (colonne latérale à « Rechercher »).

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le temps des évangiles
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 02:24

"L’enfant de Dieu et l’enfant du singe", article publié dans La lecture au Foyer – hebdomadaire catholique lorrain, du 2 juillet 1881 ; sorti des archives par Jean Riedinger. Par allusion aux théories darwiniennes l’enfant de dieu, c’est le catholique, l’enfant du singe c’est l’homme de la modernité :


Decoration-chambre-singe-pour-enfants2.jpgdécoration d'une chambre d'enfant dans un foyer moderne d'aujourd'hui !

 

« L’enfant de Dieu aime son père par-dessus toutes choses, puis  ses frères de la terre qui doivent un jour partager avec lui l’héritage éternel.
L’enfant du singe n’aime que lui, voit que tout lui est dû, et jouit de tout sans reconnaissance pour personne
L’enfant de Dieu se soumet aux lois du travail, du devoir, lors même qu'il n’espère ici bas d’autre rémunération que celle de sa conscience
L’enfant du singe s’applique à s’affranchir autant que possible de toute contrainte ; à tout plier à ses fantaisies ; à se procurer sous toutes ses formes, le plaisir qu’il croit être le bonheur.
L’enfant de Dieu vit en paix dans la position où il est placé sur terre. Riche, il donne abondamment à ceux qui n’ont rien ;intelligent il dépense ses forces au service de son père et de ses frères ; pauvre il se résigne et bannit l’envie.
L’enfant du singe n’est jamais content ; comme son aïeul qui grimpe de branche en branche il aspire aux plus hauts sommets. Riche et intelligent il ne peut assouvir sa soif ambitieuse ; pauvre il se bâtit des systèmes pour prendre, sans voler, le bien de son prochain.
Le texte continue en montrant entre autres que, la mort venue, l’enfant de Dieu « est déposé sous la pierre sanctifiée comme on dépose dans le sillon le grain qui doit germer pour une immortelle moisson » tandis que l’enfant du singe est « emporté par ses congénères comme une dépouille immonde dont on a hâte de se débarrasser, comme ces détritus qui n’ont d’autre emploi que d’engraisser la terre et d’y faire pousser plus vaste et plus drue l’herbe qui servira de pâture aux animaux  ».
« Comment ces deux races pourraient elles vivre en paix ici bas ? »
« Et n’est ce rien que le singe qui reparaît en ces hommes, ses enfants ?…n’y a t il pas derrière eux une force plus perverse plus puissante dont ils se font les instruments [entendez le diable] ?
Le singe après tout n’est qu’un animal malfaisant sans doute, mais en partie inconscient et incapable de faire tout le mal dont rêve sa progéniture. Il n’est que la forme de l’homme mauvais et comme l’a dit un poëte en parlant d’un des plus tristes types d’impiété et de corruption, un de ceux que l’homme singe fête comme son modèle et son patron :
« Voltaire alors régnait, ce singe de génie
Chez l’homme en mission par le diable envoyé » (Victor Hugo).

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Published by La lecture au foyer, 1881 - dans le Dessein intelligent
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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:43

el-medico-hereje.jpgLe professeur d’Histoire médiévale José Luis Corral, qui vit à Zaragosse, capitale de l’Aragon, non loin de Villanueva de Sijena le village natal de Michel Servet, présentera son nouveau roman « El médico hereje » (Le médecin hérétique, édition Planeta) ce jeudi 21 novembre au Grand salon de l’hôpital Michel Servet à Zaragosse. A juste titre cet auteur, qui a à son actif pas moins de 300 livres et essais, pense que le genre littéraire du roman sera plus à même d’atteindre un plus grand nombre de personnes. En avance sur son époque, Michel Servet reste pour lui on ne peut plus actuel aujourd’hui pour la défense pour la liberté de penser et de religion. Pour l’auteur, il fut « un homme fier, tenace, têtu, arrogant, confiant dans sa supériorité intellectuelle dès lors qu’il faisait appel à la raison avant le dogme » ("Servet es un ejemplo del pasado que se puede contemplar en el presente como una referencia", según Corral, quien reconoce que, a pesar de su integridad y su dignidad como persona, este era un hombre "orgulloso, terco, tenaz, engreído, que se creía intelectualmente superior porque él aplicaba la razón ante el dogma", lien).

Sources : article de Concha Carrón dans l’Heraldo (Madrid, le 13 novembre 2013, « ‘El médico hereje’ pone en valor a Miguel Servet, un adelantado de su tiempo » (lien) ; site « Novelas historicas » (lien).

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Published by Jean-Claude Barbier - dans à propos de Michel Servet
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