Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher

Archives

18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 06:24
suite de l'article précédent

Certains pensent au contraire qu’il ne faut pas en débattre disant que c’est explosif (voir même de l'explosif !), que cela n’est pas opportun, pas le moment adéquat, que cela divise, que cela dresse les uns contre les autres : « autochtones » et immigrés, nationaux et étrangers, les religions entre elles ! Certes les enjeux sont parfois très vifs ou encore avivés par certains partis politiques qui ajoutent l’huile sur le feu ! Cela fait penser aux réunions de famille où l’on évite soigneusement d’aborder certains sujets.

Certains pensent aussi qu’un Etat est simplement un Etat de droit, une sorte de périmètre où chacun a le droit de s’installer. Ils y préconisent l’immigration inconditionnelle, la régulation massive des sans papier, l’accueil des immigrés dès lors qu’ils sont dans le périmètre avec aide au logement, le droit au travail pour tous même s’il y a chomage, le droit à être électeurs sans être pour autant citoyens, le droit aux dérogations ou aux privilèges d’un communautarisme, etc. L’identité pour eux est un « faux problème » puisqu’une affaire d’ordre strictement privée.

Ils font valoir que les pays les plus riches doivent accueillir les ressortissants des pays les plus pauvres, et demain les ressortissants des pays qui seront submergés par la hausse du niveau des océans. Ils faut donc organiser l’hospitalité à grande échelle et d’urgence, mieux répartir les richesses. Attitude éminemment généreuse, dont certains partis politiques se font les apôtres sans toutefois oser parler du niveau de vie qui serait lui aussi à partager !

Lorsque ce refus de débat, ce déni des problèmes de la part de partis politiques qui sont, rappelons le, financés par l’argent des contribuables au prorata de leurs succès aux élections (alors que les Eglises, en France, ne le sont plus !), pour justement participer au débat démocratique, on a de quoi s’étonner !

Si, d’après eux, les questions sont mal posées, alors qu’ils lancent les débats à leur convenance. Les sujets ne manquent pas ! le rôle de l’Ecole et de l’éducation face aux identités, l’initiation civique à une démocratie laïque et moderne, la politique d’accueil à mettre en œuvre et les prévisions, le ressenti des «autochtones» qui, à tort ou à raison, peuvent se sentir envahis, l’adaptation des nouveaux venus (migrants au sein d’un même pays, étrangers) aux mœurs et coutumes, leur acceptation et accueil par les populations locales, la cohabitation inter-religieuse avec de « nouvelles » religions, la réponse à apporter aux sectarismes et aux communautarismes de tout poil, etc.

A ceux qui affirment que des sujets sont tabous, on peut s’en étonner au nom de la liberté de pensée.

Il va de soi que les identités en question doivent souscrire aux valeurs universelles de l’Humanité. L’approche universaliste n’est donc nullement contradictoire avec la contribution des identités particulières à l’universel : nous sommes tous de la même espèce humaine, de la même vaste famille humaine, citoyens d’une même planète, engagés dans un même avenir. Ce sont là deux approches complémentaires. Toutes les voies mènent au sommet de la montagne aimait dire Théodore Monod.

à suivre ...
Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans nos identités
commenter cet article
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 06:07
suite et fin

Il paraît qu’il y aurait des « dérapages » sur le site d’un ministère français qui a lancé un débat sur notre identité nationale. Certes, on peut imaginer aisément qu’il y ait des propos racistes et haineux qui sont inacceptables. Ils y sont enlevés nous a-t-on rassurés. Par contre, des propos injurieux existent sur nombre de forums, blogs, sites, espaces relationnels, depuis belle lurette, et ce sont bien souvent les mêmes personnes qui à la fois stigmatisent avec véhémence ce qu’elles considèrent comme des « dérapages » repérés par les médias et qui, à la fois, s’insurgent contre toute loi ou règlement « liberticide » qui restreindraient la liberté des Internautes. Double langage, grand écart, hypocrisie, si ce n’est une stratégie pour capter des électeurs (les Internautes en l'occurrence !).

Pour les Internautes, un moyen est simple de vérifier si l’éditeur est sérieux : y a-t-il une modération pour un forum ? y a-t-il une ligne en bas de page où l’on puisse signaler les abus. Celle-ci existe sur la plate-forme d’Over-blog où travaillent de nombreux unitariens français ; mais elle n’existe pas par exemple sur Facebook. Rendons obligatoire la signalisation des abus par tout citoyen ! Vigilance oblige !

Parlons maintenant des dérapages visuels ou verbaux. Certains journalistes se spécialisent dans le piégeage des politiques afin de capter / de voler des propos spontanés qui sont ensuite donnés en pâture isolément de leur contexte pour un lynchage médiatique par les biens pensants. Bizarrement, les mêmes s’insurgent contre les caméras qui suivent nos pas dans les espaces publics. Là aussi grand écart dans les proclamations vertueuses !

Hormis les propos dûment condamnés par nos lois, du moins en France car certains pays laxistes laissent tenir les propos racistes, haineux, pornographiques, et autres (et certains les y encouragent même pour des raisons politiques afin de mobiliser leurs opinions publiques), y aurait-il des « dérapages » ? Y a-t-il des sujets dont il ne faudrait pas parler ? Ou bien faudrait-il en parler avec les précautions d’usage comme on dit ? Un langage politiquement correcte, religieusement correcte ... bref la langue de bois !

Mais on nous dit aussi qu’on veut des hommes politiques spontanés, qui disent sans fard ce qu’ils pensent ... Là aussi, contradiction ! Ne soyons donc pas dupes des tempêtes médiatiques qui touchent tous les hommes et femmes politiques : aucun parti, aucune personne publique n’est à l’abri des voleurs de photos et de propos privés, des vendeurs d’informations confidentielles, des manquements à la réserve professionnelle sous le prétexte que l’opinion publique veut du transparent ! Avec cette transgression des limites des vies privées et publiques et une conception partisane du journalisme, l’éthique vole de plus en plus souvent en éclat, avec une propension de certains journalistes à tout justifier.

Les vertueux, les autoritaires, les sectaires de tous les horizons sursautent / sautent immédiatement pour condamner les propos d’autrui, pour leur dénier toute valeur. Mais alors où est la liberté d’expression ? Le débat n’est-il pas aussi d’écouter les arguments des autres sans leur couper la parole ? D’être attentifs aussi aux ressentis, aux situations vécues, même si on peut penser et vivre autre chose, voire l’inverse. Savoir lire aussi entre les lignes parfois maladroitement écrites, percevoir les réels problèmes au-delà des expressions parfois outrancières quitte à les reformuler, ne pas s’arrêter aux maladresses, savoir deviner les non-dit pour les dire, encourager la parole pour la libérer loin des censures, des censeurs et des justiciers des nobles causes. Savoir examiner une question sous tous ses angles et le plus objectivement possible, sans partie pris, sans a priori, sans faire de procès d’intention, sans polémique, sans s’enfermer dans les discours militants unilatéraux et partisans qui pullulent.

A la suite des communautés catholiques de base qui pratiquent les célébrations libres depuis plus d’une trentaine d’année (d’abord en Italie, puis en France et en Belgique, etc.) et de la Fédération des réseaux des parvis, à la suite aussi de l’expérience des congrégations unitariennes-universalistes Nord-américaines, les unitariens francophones ont adopté la libre expression pour leur culte mensuel (lien).

Les propos des uns sont accueillis par les autres, écoutés, compris, sans que l’assemblée dise amen, ceci afin de respecter la liberté de conscience de chacun, mais aussi sans qu’ils soient immédiatement contestés par d’autres même s’il y a éventuellement désaccord sur leur fond ou leur formulation. Dans le cadre du culte, les contestations des propos des autres ne sont pas admis, tout simplement parce que le culte est un lieu d’expression inter individuelle, renvoyant à la foi intime de chacun, et n’est pas une conférence-débat ! A chacun bien entendu de ne pas profiter de cet espace de liberté pour se lancer dans des diatribes ou agresser autrui !

En cela, nos cultes sont des lieux d’apprentissage du vivre ensemble, d’une fraternité basée sur l’intercompréhension qui doit régner au sein d’une famille spirituelle, du respect et de la courtoisie absolument nécessaires à toute démocratie sinon celle-ci vire très vite à la foire d’empoigne. Il en est de même pour notre forum « Unitariens francophones » où toute agressivité est prohibée et où les modérateurs veillent à dénouer les malentendus et à tempérer les excès (lien)

La culture et l’éthique du dialogue, oui c’est important !
Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans nos identités
commenter cet article
16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 11:43

En 2007, l'Etat polonais a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme pour avoir refusé l'Interruption volontaire de grossesse (IVG) à Alicja Tysiac qui attendait un troisième enfant et risquait de perdre la vue. Depuis, les milieux catholiques conservateurs, hiérarchie en premier, se déchaîne contre elle, la comparant aux nazis et présentant l'IVG comme une nouvelle Shoah !

La juge du Tribunal de première instance de Katowice a condamné le 23 septembre dernier un magazine catholique dirigé par un ecclésiastique, "L'Invité du dimanche", particulièrement calomnieux, et l’archevêché de Silésie à publier des excuses et à verser 30 000 Zlotys de dommages et intérêts (10 000 Euros) à Alicja Tysiac. Mais ceux-ci ont fait appel et le procès doit reprendre le 19 février.

Communiqué :

L'Observatoire Chrétien de la Laïcité
(OCL) qui regroupe une  dizaine  d'associations de la Fédération des réseaux  du Parvis, en France, tient à apporter son soutien à Madame Alicja Tysiac dans son procès en appel contre le magazine Gosc Niedzielny et l’épiscopat polonais.

alicja_tysiac.jpgL'OCL estime  que le combat mené par Mme Alicja Tysiac relève d'une approche éthique humaniste et respectueuse  des personnes, en conformité avec la foi chrétienne, alors que les injures dont elle est couverte par des médias «catholiques» polonais relèvent d'une attitude haineuse contraire à l'esprit évangélique.

illustration : Bretonnes et Bretons en solidarité avec le combat des femmes polonaises

D'autre part l'épiscopat polonais, des organisations catholiques, des journalistes et hommes politiques  catholiques ont certes le droit d'exprimer leur position concernant l'interruption volontaire de grossesse, mais cela ne leur donne pas le droit de dénigrer une femme parce qu’elle ne partage pas leurs opinions sur ce point.

Le jugement du 23 septembre constitue une première victoire des partisans  de la laïcité sur la volonté d'une hiérarchie religieuse d'imposer ses conceptions à toute la société. La laïcité respecte la liberté de conscience personnelle et interdit à une communauté de dénier cette liberté à quiconque ; la laïcité  permet  dans la société civile pluralisme et dialogue (rejetant haine et agression) ; la laïcité exige la séparation effective de l'Eglise et de l'Etat démocratique.

De plus dans le cas particulier de Mme Alicja Tysiac ce jugement ouvre une première brèche en condamnant fermement les discours de haine ainsi que l’instrumentalisation scandaleuse de la Shoah à laquelle l’avortement est comparé.

Chrétiens laïques, nous sommes entièrement solidaires d'Alicja Tysiac et des mouvements  européens de toutes convictions dans leur action contre les conceptions réactionnaires et antidémocratiques d'une partie de l'Eglise catholique en Pologne.

Le 14 janvier 2010, lettre au Tribunal de première instance de Katowice (Pologne),

pour L'Observatoire chrétien de la laïcité, Jean Riedinger, secrétaire national, courriel

 

Repost 0
Published by Observatoire chrétien de la laïcité - dans les dérives sectaires
commenter cet article
14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 19:45
Au moins, on peut être rassuré que, dans ce cas là, cette cage de tissu pour femme n'est point une cage à barbu déguisé pour torpiller nos belles boîtes de nuit. Ouf ! Le flamenco est donc la solution pour faire la différence ... Voyez plutôt :

burka_flamenco.jpg
ajout du 18 janvier 2010 : selon une dépêche de l'AP, 57% des Français seraient favorables à l'interdiction du voile islamique intégral

D'après ce sondage, 30% des sondés s'y disent "tout à fait" favorables et 27% "plutôt" favorables. Les sondés proches du MoDem y sont favorables à 75% devant les sympathisants du Front national (74%) et de l'UMP (69%).


A l'inverse, 37% des Français sont opposés à une loi interdisant le niqab ou voile intégral, (22%, plutôt opposés et 15% tout à fait opposés). Les sympathisants de la gauche y sont davantage opposés (48%) , dont ceux du PS (42%).


Sondage réalisé par l'institut Ipsos les 15 et 16 janvier 2010 auprès d'un échantillon de 960 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans l'islam et le voile intégral
commenter cet article
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 17:16
Selon des rapports de police publiés à l'automne 2009, le port du voile intégral concernerait 1.900 femmes en France (Agence Reuters du 13 janvier 2010). Goutte d'eau dans l'océan pour les uns (un petit chiffre !), un tsunami pour les autres (déjà un trop gros chiffre !), la partie émergée d'un iceberg (le travail de sape de notre société assoupie par les mouvements islamistes purs et durs), seulement quelques midinettes en chaleur militante (pour d'autres), etc. Il paraît que les Français ont des problèmes d’identité nationale, mais assurément, ils ont des problèmes de vue car ils ne voient pas la même chose !

On pourrait faire appel aux psy avec leur batterie de tests. Par exemple, remplacer une burqa par un uniforme de nazillon afin de voir si l’observateur réagit de la même façon face à un fascisme « d’Extrême Droite » qui proclame la supériorité d’une race (par rapport à un fascisme « vert » qui, lui, proclame la supériorité d’une religion). Ou encore remplacer la burka par une tenue du Klu-klux-klan (on reste dans le politico-religieux). Ou encore avec les masques du carnaval de Venise (pour voir si la personne n’est pas atteinte de myopie et reconnaît bien la différence pour mieux la faire). Ou encore avec une robe de mariée afin de vérifier, non seulement la radicalité entre le noir et le blanc, mais surtout entre une tenue somme toute exceptionnelle et un habit de la vie courante.

burka-aux-yeux-de-gazelle.gifBurqa Minnie

Ou encore avec la burqa avec un noeud papillon de couleur rose bonbon afin de voir si notre testé note la différence entre un uniforme de milice et un vêtement en voie de personnalisation. Ou encore cette belle photo d’une femme voilée pour enregistrer les pulsions sexuelles du même testé face aux charmes féminins et voir s’il apprécie les défilés de mode, ou bien s’il en reste tout bonnement aux cohortes de chemises noires, brunes, rouges ou vertes.

Ensuite, il faudra nous faire passer des tests sous forme de jeu de rôle. Comment par exemple aborder dans la rue une femme en burqa afin de lui expliquer si possible tout gentiment, car il ne faudrait surtout pas qu’elle prenne cela pour de la discrimination, que ce n’est pas bien du tout de porter cet accoutrement dans nos espaces citoyens ! Et quid de nos policiers qui seront accusés vite fait bien fait de soulever sans vergogne les voiles pour vérifier ce qu'il y a en dessous ! Eh oui, voilà que la burqa fait danser nos Français d’un pied sur l’autre et les transforme en grands timides : seraient-ils donc impressionnés par les cagoules noires ?

Pauvres automobilistes avec qui on prend moins de gants pour les verbaliser et pour qui on juge qu'une réglementation publique est absolument nécessaire et que les recommandations ne suffisent pas  !

Et puis, comme de fins limiers, il nous faudra apprendre (le plus tôt possible sera le mieux) à repérer les braves bonnes sœurs de l’islam, toutes confites en religion mais non violentes, afin de ne pas les confondre avec les complices des mafias, de l’ETA basque et d’al-Qaïda toujours à l’affût d’une combine d’avance, assurément en longueur d’avance dans les progrès technologiques et sachant fort bien s'engouffrer dans la moindre faille de nos sociétés libérales.

Certes, on peut faire de grandes déclarations comme quoi la burqa ce n’est pas bien au regard des valeurs universelles en général et françaises en particulier ; ce qui nous donnera bien bonne conscience mais ne fera ni chaud ni froid aux militantes de l’islam intégriste, mais ensuite ?

Bon, il paraît qu’aux dernières nouvelles on va en faire une pour plaire aux timides et aux myopes, pour ne pas les brusquer. C’est la démocratie à pas de tortue, ou bien encore la démocratie des autruches qui, paraît-il, aiment tant se mettre la tête dans le sable afin de ne pas voir les dangers qui pointent à l'horizon et reporter les problèmes pour mieux sauter ... Comme quoi certains n’ont pas encore compris ce dont sont capables les fanatismes religieux !
Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans l'islam et le voile intégral
commenter cet article
12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 12:45

Une mobilisation internationale à l’occasion de la marche Jansatyagraha de 100.000 pauvres en Inde, sur le thème du "droit d’accès aux ressources naturelles (terre, eau, forêts, semences) en vue d’un nouveau type de développement respectueux de l’homme et de la nature".


En ce XXIème siècle, un milliard d’individus sont sous-alimentés, un être humain meurt des conséquences de la faim toutes les 4 secondes, soit 25 000 par jour.
La moitié des habitants de notre monde sont agriculteurs, les 3/4 d’entre eux travaillent encore uniquement à la main. Assurer à ces paysans les conditions requises pour qu’ils puissent vivre de leur dur labeur est l’un des enjeux majeurs d’un développement durable. Au delà de l’Inde qui compte 70 % de paysans, c’est un défi planétaire pour un partage équitable des richesses, une cohabitation harmonieuse de tous les Terriens, des villes vivables, une agriculture respectueuse de l’environnement, une économie localisée et, finalement, pour que la violence ne soit pas la seule alternative de millions de pauvres, affamés, spoliés, déplacés et n’ayant plus rien à perdre.


Gandhi avait mobilisé l’immense force de la non-violence pour obtenir l'indépendance de l’Inde, le leader indien Rajagopal P.V. la canalise aujourd’hui pour promouvoir la justice sociale. En 1991, il a créé Ekta Parishad, mouvement qui compte actuellement plus d'un million de sympathisants. Ce syndicat fédère 380 organisations locales représentant les sans-voix de l'Inde et forme des animateurs sociaux "aux pieds nus" qui aident les plus pauvres à prendre leur destin en main. Rajagopal organise des padyatra, marches pacifiques pour défendre les droits des plus démunis.


L’objectif principal est que les paysans et les tribaux puissent vivre décemment de leurs activités agricoles et traditionnelles au lieu d’être contraints à émigrer vers les centres urbains - gonflant ainsi la population de bidonvilles gigantesques et insalubres - ou alors se suicident, irrémédiablement endettés par l’acquisition d’engrais, pesticides et semences OGM qui n’ont pas tenu leurs promesses de prospérité. 150 000 agriculteurs se sont suicidés en Inde ces dix dernières années.


Avec une discipline exemplaire, en octobre 2007, 25.000 personnes ont marché pendant un mois, parcourant les 350 km reliant Gwalior à Dehli, pour forcer le gouvernement à reconnaître leurs droits à la terre, à l’eau et à la forêt. Les résultats de cette grande marche appelée Janadesh (Verdict du Peuple) ont été nombreux : les plus significatifs sont l’adoption d’une loi forestière protégeant les populations indigènes, la création d’un comité national pour la réforme agraire et la distribution de terres à des dizaines de milliers de cultivateurs. Cette action a intensifié la formation de milliers de jeunes ruraux à l’action non-violente et l’émancipation des femmes. Beaucoup reste à faire pour que cette loi soit mise en œuvre effectivement par les autorités locales.


La prochaine marche non-violente, prévue par Ekta Parishad du 2 octobre 2011 au 2 octobre 2012, rassemblera 100 000 marcheurs. Son nom est Jansatyagraha, ou action non-violente du peuple pour la justice.

Un réseau international se constitue pour que des actions non-violentes simultanées et concertées (marches, sit-in, chaînes humaines, heures de silence, etc.) soient menées sur plusieurs continents en 2012 en lien avec la marche indienne, et particulièrement entre le 2 octobre (journée internationale de la non-violence) et le 17 octobre (journée internationale de lutte contre la misère).


Au-delà des revendications et propositions locales qui seront présentées lors des actions d’octobre 2012, l’objectif international des actions sera le droit d’accès aux ressources naturelles (terre, eau, forêts, semences) en vue d’un nouveau type de développement respectueux de l’homme et de la nature. S’y grefferont peut-être un ou quelques autres objectifs internationaux qui restent à définir, par exemple :

  • faire reconnaître par les organismes internationaux le droit de souveraineté alimentaire, prioritaire sur les droits du commerce,
  • imposer la transparence, puis la régulation des investissements et acquisitions dans le domaine foncier,
  • affirmer l’illégitimité et contester la représentativité des régimes minés par la corruption,
  • renforcer la lutte contre les paradis fiscaux, etc.

Tous les mouvements et associations soucieux de justice et de développement durable à travers le monde sont invités à se joindre à cette mobilisation internationale. Les croyants notamment sont invités à organiser ensemble une mobilisation interreligieuse.

 

Rajagopal portraitRAJAGOPAL P .V ., disciple de Gandhi, président du mouvement Ekta Parishad (Forum de l’Unité en hindi), porte parole des paysans, des tribaux et des sans caste  pour la défense de leurs droits fondamentaux à la terre, à l’eau, à la forêt et à une existence dans la dignité.

Originaire du Kerala et célèbre danseur de khatakali, Rajagopal quitte la scène à vingt ans pour devenir ingénieur agricole. Il découvre, aux hasards d'une tournée sur les pas de Gandhi, les ravages que peuvent faire la modernisation et l’industrialisation sauvage : «Toute une frange de la société est mise de côté, les paysans sont chassés de leurs terres sans aucune compensation par les multinationales, l’agriculture intensive et l’extension des zones bâties. Les tribaux, ces aborigènes premiers habitants de l'Inde, doivent quitter leurs forêts ancestrales, expulsés par un gouvernement qui préfère exploiter les ressources en bois et en minerais ou aménager des parcs nationaux pour les touristes ».


Pour tout contact : Gandhi International, (site en chantier)

 

Repost 0
Published by Etienne Godinot - dans la non-violence
commenter cet article
10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 20:18

aumonerie_histoire.jpgLes Amis du 68 rue de Babylone vous invitent à une soirée de présentation et de débat autour de l'ouvrage : "Transmettre la foi, est-ce possible ? Histoire de l'aumônerie catéchuménale 1971-1997", avec la participation de Jean-Marie Swerry et des co-auteurs, en présence de Joseph Moingt et de l'éditeur Robert Dumont (Editions Karthala).

 

Le jeudi 14 janvier 2010, de 18h00 à 20h00, dans les locaux de Temps Présent, 68, rue de Babylone - 75007 PARIS

 

Vous trouverez dans Les Réseaux du Parvis n° 44 de décembre 2009, page 35, une recension par Huguette Charrier.

information reçue de Claude Naud

 

Repost 0
10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 18:47

Le prochain café-bouquin, organisé conjointement par Droits et Libertés dans les Eglises (DLE) et Femmes et Hommes en Eglise - Genre en Christianisme (FHE), aura lieu le mardi 2 février 2010 de 18h30 à 20H chez Temps Présent, 68 rue de Babylone 75007 Paris (métro St François Xavier).

 

raphael picon dieu-en-procesA lire et à débattre le livre de Raphaël Picon "Dieu en procès", publié en 2009 aux Editions de l'Atelier.

 

Toutes les religions ont besoin d'être critiquées pour ne pas devenir insolentes et sectaires... Et le procès dont il est question ici est donc moins celui de Dieu que de celui des religions.


Se poser la question de la critique de nos images de Dieu, c'est aussi s'interroger sur la crédibilité de de dernier. Si l'on souhaite répondre aux quêtes de sens contemporaines, le discours sur Dieu ne peut que faire appel à la réflexion et à la critique. Dans cette optique, l'auteur attend du christianisme une nouvelle approche des problèmes du mal et des rapports foi/science ou encore sa capacité à démontrer "qu'il ne fait pas barrage à l'émancipation humaine". Nourri des travaux du théologien Paul Tillich, ce livre sonne comme un avertissement lancé à un christianisme tenté par le repli identitaire.

 

Cette information nous a été transmise par Jean-Pierre Schmitz : "Cet échange est largement ouvert à toutes et tous, merci de diffuser l'information autour de vous"

Repost 0
25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 04:12

Pourquoi ne pas le dire ? J’ai du mal à fêter Noël parce que Noël fait mal à ceux qui arrivent d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie, de tous les pays où on manque de pain, de paix, de liberté. Parce que Noël fait mal à tous ceux qui n’ont pas de travail, à ceux qui sont seuls, à ceux qui sont démunis.

Noël fait mal, parce qu’on étale de la richesse, parce qu’on gaspille, parce qu’on confond la fête avec l’abondance. Etalage insolent de notre civilisation enfermée sur elle-même, qui ne veut pas regarder les autres hommes. Pas de place à l’hôtellerie. Attention de ne pas fêter Noël à l’envers : du côté de ceux qui ont refusé Dieu.

Noël, c’est un Dieu pauvre . Un Enfant des pauvres. C’est Dieu qui risque sa vie, un marginal, un traqué. C’est Dieu-avec-nous dans le dénuement. Ce Dieu est-il encore notre Dieu ? C’est notre vie qui répond. Sommes-nous solidaires de ceux qui n’ont pas ? Puisons-nous notre joie dans l’amour qui est toujours indigent et qui veut toujours donner ? Savons-nous toujours recevoir ce que nous offrent les pauvres ? Noël nous ramène à l’essentiel. Ce n’est pas d’être riche, ce n’est pas d’avoir tout ce qu’il faut. Ce n’est pas d’être bien considéré, garanti contre tout et bien calfeutré dans une petite vie bien tranquille. Noël c’est aimer : à la maison à l’école, dans le quartier, à l’atelier, au bureau, dans les activités qui tissent la vie, depuis l’association des parents d’élèves au syndicat, au parti politique.

Même si c’est difficile , même si on ne voit pas pour qui on lutte. Noël c’est aussi la nuit, l’isolement, le petit nombre, l’absence d’efficacité. Noël c’est aimer large, vers le Tiers monde, vers toute l’humanité si on pouvait !

Et Noël pour l’Eglise ? Elle est en crise, dit-on. Certains se plaisent à le souligner. Elle perd sa puissance d’autrefois. Elle cherche dans l’obscurité la route de Bethléem. Elle aussi connaîtra le dépouillement. Mais ce sera pour renaître, pauvre avec son Dieu pauvre, riche de l’essentiel, riche du seul Evangile.

Dans la foule des hommes et des femmes, qu’ils soient chrétiens ou qu’ils ne le soient pas, il y a des êtres qui cherchent, qui veulent une humanité plus humaine et qui se prête à Dieu. Puissions-nous tous être de ces hommes de l’Essentiel, des marcheurs de la nuit de Noël. Est-ce que Noël nous fait mal à nous aussi ? Peut-t-on alors dire que Dieu bouge en nous ? Le Dieu de Noël nous dérange. Il nous presse. C’est une joie qui brûle.

Ce texte nous a été envoyé par Philippe de Briey (Belgique), le 23 décembre 09

Pour communier ensemble tout simplement et partager l'esprit de Noël, écoutons le "Noël des enfants du monde" avec la chanson de Jean Maty-Boyer sur Dailymotion, illustré des toiles de Martine Tron, artiste peintre (lien). Nous remercions Nicolas Semaille (Mons, Belgique) de nous avoir signalé ce document dans le cadre de notre groupe Yahoo "Unitariens francophones". Nous vous en souhaitons, en ce jour de Noël, une bonne écoute. http://www.dailymotion.com/video/x3u7nc_noel-des-enfants-du-monde_creation

Repost 0
Published by Mgr Gaillot - dans paroles d'évêque
commenter cet article
24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 08:13

L’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) organise un 3ème symposium théologique (après Oxford, en Angleterre en 2001, et Kolozsvâr, en Transylvanie en 2006), sur le thème suivant : Notre identité unitarienne dans le monde d’aujourd’hui ? que signifie une appartenance religieuse ? Celle-ci est-elle encore valable ? Comment cohabite-t-elle avec d’autres identités (géographiques, nationales, politiques, de genre, etc. ).

Pays-Bas Rolduc-AbbeyIl se tiendra au centre de conférences de Rolduc, à Kerkrade, près de Maastricht aux Pays-Bas, où l’accueil sera organisé par la Fraternité des Remonstrants (une Eglise libérale existant depuis le XVIème siècle, née d’une contestation du calvinisme), du mardi 13 juillet au soir au vendredi soir 16 juillet. Les communications doivent être soumises au comité d’organisation avant le 31 janvier 2010. Ce symposium théologique sera précédé par une retraite à l’usage des ministres du culte unitarien, au même endroit, du 9 au 12 juillet.

Pour contact et inscription, voir sur le site de l’ICUU (lien). Coût de base : 285 euros (en chambre double, repas et pauses café, et frais généraux)


Rolduc est une ancienne abbaye datant du début du XIIème siècle (voir sur Wikipedia). Le nom Rolduc vient de l'époque napoléonienne et est une contraction de Rode-le-Duc, la traduction française de Hertogenrode. Elle est aujourd'hui le plus important ancien complexe monastique préservé des Pays-Bas. Depuis 1970, l'abbaye de Rolduc est principalement utilisée comme centre de congrès et comme hôtel. Elle peut accueillir jusqu'à 300 personnes.


Lorsque les moines étaient au charbon : l'abbaye reçut le 2 janvier 1723 le droit d'exploiter les mines de charbon sur le territoire de Kerkrade. Ce furent les premières houillères et la naissance d'une industrie florissante dans la région. En 1775, l'abbaye employait 350 mineurs.

Repost 0
Published by Actualités unitariennes - dans unitarisme international
commenter cet article

Articles Récents