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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:11

Extrait du discours de Mgr di Falco-Léandri à l’assemblée plénière de la Commission Épiscopale d´Europe pour les Médias (CEEM), Rome, le jeudi 12 novembre 2009, Source : CEEM, " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ".

" Un ami a fait l’étude des sites chrétiens en français les plus consultés. Il en ressort que les sites catholiques en France viennent loin après les sites évangélistes [ndlr : plutôt "évangéliques" de l'anglais evangelical] alors même que les évangélistes sont une minorité par rapport aux catholiques dans notre pays. Comment cela se fait-il ? Pour lui les raisons en sont les suivantes :


La première, c’est que "Les évangélistes écoutent et les catholiques parlent". Par là, il veut dire que les évangélistes sortent d’eux-mêmes pour se mettre d’abord à la place des autres. Ils répondent aux besoins. "Que veux-tu ?" demande Jésus au paralytique, à l’aveugle-né. Autrement dit "De quoi as-tu besoin ? Quel est ton désir le plus profond ? Je peux y répondre". La communication commence toujours par l’écoute. D’où sa question : l’Eglise catholique parlerait-elle à partir d’elle-même sans prendre suffisamment en considération ce que vivent les gens ?
 

La seconde raison du succès des sites évangélistes par rapport aux sites catholiques, c’est que "les sites catholiques sont centrés sur eux-mêmes" et "considérés comme outils et non comme un monde à évangéliser". Par là, il veut dire que nos sites sont des extensions ou des duplicata de nos feuilles paroissiales, de nos bulletins diocésains. Ils sont à usage interne. Ils parlent la langue des initiés à l’usage exclusif des initiés. Les sites évangélistes, au contraire, veulent atteindre les internautes, utilisant Internet comme outil et vecteur d’évangélisation.


D’accord ou pas avec cette analyse, il n’en demeure pas moins que nous pouvons prendre pour notre compte la nécessité d’écouter le monde pour mieux l’aimer et lui parler ".

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Published by Mgr di Falco-Léandri - dans la culture Internet
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 19:15

Lorsque les fidèles d’une même confession sont assez nombreux pour former un groupe de proximité, résidant dans un même quartier, dans une même commune, dans une même agglomération, ils sont bien entendus heureux de célébrer le culte ensemble.

Mais, avec la déchristianisation qui raréfie les croyants et les militants et aussi l’individuation des croyances et des opinions qui pousse certains à vivre à l’écart des communautés de base de leur propre religion (par exemple chez les catholiques contestataires qui n’apprécient pas l’attitude de leur hiérarchie ou encore chez des musulmans qui préfèrent se tenir à l’écart de prêches intégristes, et bien sûr pour les hérétiques de tout poil qui décrochent pour des raisons de croyance, de dogme ou de doctrine), les fidèles isolés seront de plus en plus nombreux. Il leur restera alors la possibilité de se relier à distance grâce au téléphone, aux SMS et à l’Internet.

Jusqu’à quand dureront nos paroisses ? Est-ce la fin des assemblées de proximité ?

Du fait de leur faible effectif en France (environ 200) et du caractère récent de leur mouvement, sans l’appui de paroisses historiques (celles-ci existent mais en Transylvanie, en Hongrie, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada), les unitariens français se trouvent déjà dans cette situation ; d’où l’intérêt de leurs efforts pour s’organiser en conséquence, avec des associations nationales loi 1901, une instance de coordination nationale, un forum, un réseau et une Eglise (en l’occurrence une église linguistique sur la Toile, l’Eglise unitarienne francophone EUfr, lien). Et finalement, çà marche !  Dieu merci !

C’est là en quelque sorte un rôle de prototype ; une Eglise alternative ; une esquisse du futur qui vaudra pour de nombreuses autres mouvances religieuses ...


Ceci dit, la vie en réseau s’adresse plutôt à des internautes qui disposent d’une messagerie électronique pour recevoir des bulletins, des documents et des messages d’information, pour naviguer sur les sites de leur mouvance. Une fracture numérique s’instaure manifestement entre ceux qui s’y mettent et d’autres qui en restent au courrier postal et au téléphone.

Demain, le fidèle sera beaucoup plus actif, désireux de rencontrer d’autres personnes afin de partager sa foi, de faire action commune, plus ingénieux pour s’organiser, à la fois producteur de textes et émetteur de messages et consommateur de ceux des autres. Un fidèle décléricalisé !

Et puis heureux de rencontres ponctuelles, occasionnelles, et de grands rassemblements festifs, il ne rechignera plus à faire des kilomètres lors des rendez-vous importants. Un fidèle sans doute très différent dans son attitude du fidèle régulier et dévot d’aujourd’hui, quelque peu routinier.


Oui, Internet, ouvre à un autre type de sociabilité : de chez nous au monde entier !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la culture Internet
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 13:38

La Commission épiscopale européenne pour les médias (CEEM), de l'Eglise catholique romaine, présidée par Mgr. Jean-Michel di Falco, évêque de Gap et d’Embrun (France) s’est réunie à Rome du 12 au 15 novembre, avec une centaine de participants venus de 29 pays, pour échanger sur " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ". Les "maîtres du monde numérique" - Facebook, YouTube, Wikipedia et Twitter y ont participé. Voir le compte-rendu de cette rencontre sur le site du journal La Croix en date du 18 novembre ("l’Eglise dialogue à Rome avec les maîtres du monde numérique" par Frédéric Mounier).

D’emblée, Mgr di Falco a parlé de révolution numérique : " Sortons de nos ghettos, de nos sacristies ! De nouvelles cathédrales sont à construire sur le Net. La révolution du Net est proche de celle de l’imprimerie, qui a déclenché la Réforme puis la Contre-Réforme. Internet ne peut pas ne pas transformer l’Église ".

En effet, si l’Internet joue un rôle documentaire indéniable et admis jusque dans les établissements scolaires, c’est désormais sur le terrain de la sociabilité elle-même que les choses avancent le plus actuellement. Les gens ne se connectent pas seulement à des documents, à des jeux et à des films, mais de plus en plus à d’autres personnes. On parle d’un nouvel altruisme (le chercheur suisse Jean-François Mayer de l’Institut Religioscope), d’une conjonction entre l’individualisme et l’hyper-choix au niveau de réseaux (le père Éric de Beukelaer, porte-parole francophone des évêques de Belgique). La participation aux forums, à des réseaux thématiques ou de convivialité, sont désormais préférés à l’encartement dans la vie associative (les partis politiques, les syndicats, les associations citoyennes, les communautés religieuses, etc.).  L’Internet accentue la mobilité : on veut de l’immédiateté, de l’occasionnel, du temporaire, de la mobilité ...


Avec un groupe Yahoo d’information et de discussion Unitariens francophones (100 membres, plus de 800 messages chaque mois) et une Eglise linguistique, l’Eglise unitarienne francophone (avec notamment sa rubrique "nos faire-part",  et sa rubrique " nos cultes mensuels "), les unitariens se sont pas en reste sur ce versant convivial d’Internet.



Alors que beaucoup pensaient que la chaleur humaine, l’approfondissement des échanges, l’intimité fraternelle, la communion des êtres seraient réservés aux seuls groupes de proximité, l’expérience internaute rejoint la grande tradition des correspondances épistolaires de qualité en y ajoutant l’accélération de l’immédiateté. En s’accompagnant de photos, d’enregistrements audio et vidéo, en permettant les commentaires des visiteurs, les blogs et les sites sont interactifs et des relations s’y nouent.


Nous sommes désormais loin des sites institutionnels qui sont froids comme des vitrines, fixes dans leur présentation et parfois leur contenu (lorsqu’ils ne sont pas actualisés). Les blogs, quant à eux, excitent la curiosité par leurs nouveautés, par leur réactivité aux évènements, leur présence à l’actualité, par la diversité de leurs sujets, par la collaboration d’auteurs venus d’horizons divers, par leur accueil à l’expression des uns et des autres.


N’est-ce pas cela faire Eglise entre les hommes et sous le regard de Dieu ?

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la culture Internet
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 19:03

Du fait que les unitariens ne mettent en avant ni dogmes, ni credo, mais simplement une ouverture théologiquement libérale aux autres, ils peuvent proposer, lors de leurs cultes, un partage des prières, des méditations, des lectures de textes sacrés ou autres, des rituels, des gestes de communion, des intentions de prière et d’accompagnement spirituel, des actions de grâce, etc. Ce partage est transversal à nos fois diverses, à nos façons particulières et historiques de célébrer le culte, à nos appartenances religieuses.

C’est ce qui marque l’originalité des Eglises unitariennes : leur ouverture aux autres tout en gardant pleinement leur identité.


Un tel partage suppose une disponibilité et une attention à autrui, son ouverture à lui, l’osmose des spiritualités acceptée, l’enrichissement mutuel désiré, la conscience d’une Humanité non seulement commune mais communiquante et la capacité d'une expression personnelle et libre.


Non ! Dieu ne nous divise pas en des fois multiples et en des religions particulières, mais il nous réunit par une même synergie qui est celle d’une Création animée par un Dessein intelligent, ou encore celle d’une Humanité soulevée, transcendée, par une même espérance humaniste de fraternité mondiale. Dieu nous invite tous ensemble à faire assemblée, ekklésia, Eglise. Il nous invite à former un même égrégore.


Dans le cas de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), du fait que les fidèles se trouvent dispersés sur plusieurs pays et continents, elle a fait appel aux ressources de l’Internet pour procéder à ce partage d’une façon concrète.

Les cultes de cette Eglise se déroulent en deux temps : chaque premier dimanche du mois, chacun fait un culte de maison tout seul, ou avec sa petite famille, ou bien encore en invitant ses voisins, des amis, etc. ; il le fait selon sa propre tradition, unitarienne ou autre, puis, dans un second temps, il envoie un message au webmestre de l’Eglise pour une mise en ligne de ce qui a été fait. Son prénom, sa ville ou sa région, et sa photo en format vignette ou encore des photos de la célébration accompagnent le texte. Les messages sont très rapidement mis en ligne dès leur réception et ils sont lus par tous.


La modernité de cette Eglise à l’heure d’Internet en fait le prototype d’un nouveau mode de communication qui va jusqu’à la convivialité, laquelle est de mise dans les petites Eglises et les paroisses et que les fidèles recherchent. En plus, pour ceux qui souhaitent encore plus d’échanges – toujours dans la fraternité –un forum existe avec plus de 100 membres et une bonne douzaine de participants actifs y déposent chaque jour des messages (au rythme de plus de 800 par mois) : un groupe Yahoo intitulé Unitariens francophones

 

La force de cette Eglise sur la toile, c’est cette modernité qui permet un fonctionnement d’Eglise à distance et sans frais de construction ni d’entretien ou encore de personnel. Accessible à tous, elle est à moindre coût économique. Nous en avions déjà fait une première présentation le samedi 7 février 09 avec cette interrogation "Une Eglise sur la toile : est-ce possible ? " (lien)


Non seulement c’est possible, mais l’expérience montre qu’elle est le lieu d’échanges fraternels souvent très profonds et très émouvants.


Le partage avec tous les autres qui le souhaitent, chacun apportant sa spécificité, voilà ce que les unitariens peuvent proclamer de nouveau par rapport aux Eglises locales et confessionnelles qui réunissent des fidèles d’une même foi sur la base d’un credo communautaire. Transconfessionnelle et transreligieuse, mondialisée (pour nous au niveau de la Francophonie), oui, cette Eglise (l’EUfr) l’est assurément.


La cohésion des assemblées ne repose plus sur un credo communautaire mais sur cette éthique et cette dynamique du partage qui aboutit à une véritable communion. Et puis aussi, parce la tradition unitarienne propose des gestes communs : les uns et les autres sont invités à allumer leur calice (lien), ou une bougie à leur convenance, puis à lire la prière mondiale du mois qui est envoyée par une congrégation par le biais du réseau mondiale des unitariens qu’est l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) (lien)


Enfin, chacun est invité à terminer son culte par une action de grâce à Dieu ou à la Vie selon ses propres convictions. C’est là un appel de la Vie qui est en nous, comme une espérance qui fleurit en nos cœurs, comme une conviction renforcée au fil des jours de par nos expériences, comme un cri jailli de nos tripes dans la mêlée des évènements vécues.

 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans interfaith
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 19:18

Certains partisans de Darwin voudraient enfermer le débat dans un cadre binaire : pour ou contre Darwin, Darwin ou Dieu, Darwin où les néo-créationnistes. Ce pro-darwinisme à tout crin est ridicule et fanatique.

Il est d'abord ridicule car toute théorie scientifique est amenée à être critiquée, contestée, améliorée, dépassée, remplacée, etc. C'est la dynamique scientifique que nul ne peut arrêter. Darwin n'a donc pas besoin de dévots fanatiques, mais tout simplement de la reconnaissance d'une oeuvre scientifique marquante en son temps, remarquable, immense. Donc un hommage appuyé à Darwin et haro parfaitement justifié sur l’occultisme de la plupart des Eglises de son époque cramponnées au récit de la Genèse comme une huître à son rocher.


Ce pro-darwinisme a tout crin est fanatique car il combat toutes les nouvelles hypothèses et nouveaux courants de pensée, comme par exemple celle du Dessein intelligent (à ne pas confondre avec le créationnisme et qui n’en est pas du néo-) ou encore la théorie cybernétique de l'Evolution de Roseline Chandebois qui met en avant les découvertes basées sur l’embryologie.


Fanatisme aussi du fait que, pour mieux combattre ses "ennemis", il ramène ceux-ci d'une façon arbitraire au créationnisme.

D’une façon générale, foin des dévots et des partisans unilatéraux, des fanatiques qui imposent leurs idées et refusent l’ouverture de débats comme si tout était dit une fois pour toute, des littératures anti- ou pro-, des positionnements dits de Droite ou de Gauche. On savait que l'homme était bipède, mais - lorsqu'il se laisse aller sans effort - il est volontiers binaire !

Que chacun apprenne à se dire enfin soi même sans avoir besoin de polémiquer ou de se trouver des adversaires ! Foin de la pensée binaire qui fait fi de la complexité des réalités et de la liberté de pensée individuelle.


Le meunier, après avoir reçu maints conseils contradictoires, continua sereinement son chemin avec son âne bien aimé, dixit La Fontaine.


La liberté de pensée et le respect de la démocratie dans les débats sont chers aux unitariens.

Pour un débat ouvert sur la question, voir une page consacrée à Michel Lefeuvre, philosophe des sciences (lien)

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 18:54

Après Adieu l’Eglise, chemin d’un prêtre-ouvrier, édité en 2004 chez L’Harmattan, Paris, Jacques MEURICE vient de publier un second ouvrage : Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes. chez Golias, Villeurbanne, en juin 2009.

Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes
est un essai, à tous les sens du terme. C’est l’essai d’un prêtre du diocèse de Tournai (Hainaut), d’abord vicaire en paroisse à Soignies, puis prêtre-ouvrier en sidérurgie à Charleroi, ancien d’Echanges et Dialogue, marié, père de famille, engagé politique et syndical. Ni universitaire, ni théologien, c’est à tous les niveaux, un simple militant de base. 

Ce qu’il a essayé, c’est de décrire, dans son milieu, un homme : Jésus, prophète d’amour et de lumière, témoin de la vérité, acceptable et compréhensible pour les gens de notre époque. 

Ce n’est pas un ouvrage historique, ni non plus un roman, cela reste un essai de remettre dans son contexte, avec les caractéristiques de son temps, celui qui pour nous a influencé en esprit et en vérité les vingt siècles qui ont suivi tout en étant le plus souvent mal compris et mal interprété. L’auteur a délibérément ignoré les dogmes qui ont été formulés par l’institution religieuse et tout le merveilleux qui a été accumulé sur ce personnage, considérant que la personne a toute sa valeur sans ce fatras. Qui le lui reprochera ?

Ce livre est une invitation à penser le christianisme comme autre chose qu’une religion, le Christ comme autre chose qu’un dieu parmi d’autres, l’Evangile comme un message qui donne un sens à la vie plutôt qu’un amas de liturgies, de rites et de sacrements, dont l’homme d’aujourd’hui n’a que faire. 

Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes
est édité en juin 2009 par les Editions GOLIAS, à Villeurbanne (Lyon). Il est mis en vente et peut être commandé dans toutes les bonnes librairies. 164 pages. 16 €. Maison d’éditions : GOLIAS, BP.3045. 69605 Villeurbanne cx. France. tél. 04 78 03 87 47, Fax. 04 78 84 42 03, courriel  La distribution en Belgique est assurée par : DIFFUSION NORD-SUD, rue Berthelot,150, 1190-Bruxelles. Tel : 02/3431013, Fax : 02/3434291, courriel  Pour un contact avec l’auteur : courriel   

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Published by éditions Golias - dans le temps des évangiles
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 11:04


Dans le cadre de la Semaine de rencontres islamo-chrétiennes (SRIC) promue par le Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC) (lien), l’Association Les Amis de la paix 72 (72 = Sarthe) organise le lundi 16 novembre au Mans une conférence avec la participation du Secours islamique, du Secours catholique et l’Entraide protestante : "Islam et christianisme, fraternité et solidarité" (à 20h 30 à la salle Edith Piaf, rue de l’Esterel). Contact 

Cette conférence invite "Chrétiens et musulmans ... Croyants et non-croyants ...
Chercheurs de sens ... Artisans de paix ... ".

 

Les Amis de la paix 72 proposent par ailleurs un calendrier inter-religieux 2010 avec des prières de toutes les religions du monde entier. De toute beauté et pour ouvrir nos âmes ! A voir sur le site de l'association.

Coup de coeur : les Amitiés islamo-unitariennes (lien) vous recommandent l'acquisition de ce calendrier.

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Published by Régis Pluchet - dans interfaith
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 06:19

Fondé en 1993, le Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC) est une association loi 1901 composée à parité de croyants, chrétiens et musulmans. Ses membres oeuvrent pour une meilleure compréhension des deux communautés à travers une démarche concrète de rapprochement, de rencontres locales, de journées de réflexion et de groupes de travail. Ils promeuvent les valeurs éthiques et spirituelles communes à l'islam et au christianisme dans le cadre d'une laïcité ouverte et veulent favoriser des liens de convivialité et de proximité pour un vivre ensemble, engagés avec d’autres dans la cité pour plus de solidarité, de justice et de paix. Indépendant de toute hiérarchie religieuse, ce groupe n'est lié à aucun courant philosophique ni politique.

Depuis 2002, il organise chaque année une Semaine de rencontres islamo-chrétiennes (SRIC). Dans ce cadre, l’année dernière, pas moins de 112 manifestations se sont déroulées en France et à l’étranger. En France se sont ainsi tenus, en novembre 2008, 65 événements dans 47 communes. Ailleurs en Europe, en Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, Hollande, Royaume-Uni, Suède, se sont déroulées 46 rencontres, dans 18 communes. Et, hors d’Europe, à Alger, une rencontre sur le dialogue islamo-chrétien a été organisée.

La Semaine pour cette année aura lieu du 12 au 22 novembre 2009. Le suivi est assuré par le site  "semaineseric". Contact pour la Semaine 2009 : Antoine Poirier Saïd Ali Koussay, chef de projet Seric 2009, co-président et trésorier du GAIC.

En plus de ces Semaines, le groupe diffuse des messages à l'occasion des fêtes, ouvre une tribune libre à tous ses amis dans sa Lettre (deux fois par an) et sur son site

Contact - 92 bis boulevard du Montparnasse, 75014 Paris, gaicf@wanadoo.fr, tél/fax : +33 (0) 1 43 35 41 16

Les unitariens sont particulièrement sensibles à cette relation à l'islam. Les unitariens français viennent de mettre sur pied les Amitiés islamo-unitariennes, soit un groupe initial de près d’une dizaine de personnes, musulmanes, ou non pratiquantes mais de culture coranique et soufi, ou encore simplement sympathisantes de l’islam. Un manifeste a été rédigé et des articles seront publiés sur le site des "Amitiés" (hébergé par les Etudes unitariennes).

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Published by Actualités unitariennes - dans interfaith
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 05:39

Se dire personnellement par les vêtements est devenu un droit moderne, mais les poupées barbies nous proposent une panoplie codifiée qui renvoie à des modes en vogue (ce qui reste sympathique en dépit des excès ridicules), à des imitations de stars célèbres ou encore à des uniformes ; bref à des tenues qui sont à l’opposé des choix personnalisés puisqu’il y a, dans ce cas, imitation, copie conforme, clonage.

Paradoxalement, au nom de la liberté de choisir ses vêtements, certaines jeunes européennes nouvellement converties à l’islam s’engouffrent sous les uniformes féminins de l’islamisme ! Il y avait déjà les bonnes sœurs catholiques dont la silhouette nous est familière et bien acceptée ; il y aura désormais aussi les bonnes sœurs de l’islamisme, les crânes rasées des bonzesses à la robe safran, etc.

Question d’exotisme ? Question de culture ? Absolument pas car il ne s’agit nullement ici de vêtements ethniques ou de parures traditionnelles (qui, elles, donnent au contraire dans la gaieté, dans la joie de l’exhibition, dans le relationnel), mais bel et bien de mouvements militants. Le voile ancien qui existait dans les civilisations orientales était un mouchoir de tête pour couvrir les cheveux et pas du tout un uniforme ne laissant montrer que le visage, encore moins des cagoules ! Ce sont là des uniformes promus par des mouvements religieux prosélytes qui veulent ainsi témoigner de leur emprise et de leur succès populaire.

Ceci correspond, sur le plan politique, aux chemises brunes ou noires du fascisme, à la tenue Mao, à la casquette du Che, etc.

Les uniformes d’une société civile désigne des fonctions de service : le personnel médical en blouse blanche, les policiers, les pompiers, les militaires, les élèves d'un établissement scolaire, etc. ; mais là, il s’agit d’uniformes militants porteurs d’une idéologie ; ils témoignent d’un encadrement par un mouvement, ils s’offrent aux gens qui veulent se dire plus engagés, plus croyants, plus fidèles aux préceptes religieux, bref une élite à bon frais car ne reposant pas sur les études et le savoir ou une formation quelconque.

C’est vrai que pour une jeune convertie à l’islam, le port d’un voile intégral la propulse au devant d’une brave assemblée de fidèles pourtant plus anciens qu’elle dans la pratique religieuse. D’emblée, la voilà parmi les saintes, les zélées, les martyrs de Dieu prêtes à tous les sacrifices. Bien joué les gamines (ou jeunes femmes) ! La nique à la génération précédante !

Le catholicisme a eu aussi, en son temps, ses grenouilles de bénitier qui en faisaient plus que les autres ... Elles aussi, elles étaient souvent jeunes, belles et enthousiastes.



Mais voilà, il paraît que les Français ne sont pas trop contents de voir les femmes cagoulées déambuler dans leurs rues. Ils sentent comme une arnaque manipulées en sourdine dans nos banlieues par les intégristes de l’islam. Ils n’apprécient pas trop les signes ostentatoires qui leur font penser aux guerres de religion (eh oui, ils ont connus çà !). Et puis ils ne sont pas habitués, mais alors vraiment pas, à la pudibonderie et au puritanisme religieux.

N’sont pas fous les Français ! avec leur laïcité à la française, ils savent bien qu’il faut s’méfier des religieux ! Z’ont pt’être pas tort, surtout quand ils n'connaissent pas trop !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans l'islam et le voile intégral
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 17:22

Nous saluons la naissance ce jeudi 29 octobre 2009 d'une nouvelle association unitarienne basée en France, l'AUUF. En voici le communiqué qui sert d'acte de naissance :

Chers Amis, Depuis bientôt deux ans nous travaillons au projet de création d'une association unitarienne-universaliste francophone. Nous avons l'honneur et le plaisir de vous annoncer sa création effective depuis hier. En effet, l'heure est venue, nous semble-t-il, qu'un courant plus spécifiquement universaliste de la sensibilité unitarienne-universaliste (UU) apparaisse en France. En coopération avec les chrétiens unitariens et après de nombreux échanges avec des personnes de tous horizons et sensibles à cet avènement, nous faisons le pas décisif de la création.

C'est un premier pas juridique. Encore faut-il ensuite poser les fondations et construire cette maison que nous voulons ouverte. Nous ne pourrons avancer sur ce chantier qu'avec l'aide et la collaboration de tous. De ceux qui sont déjà de sensibilité unitarienne-universaliste, et qui souhaitent approfondir leur engagement dans un cadre propice et motivant, mais aussi de ceux qui nous ont précédé sur la voie unitarienne comme nos amis de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), de la Correspondance unitarienne (CU), du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) , et tous les autres qui ont défriché le terrain et permis cet avènement.

Nous sommes heureux d'apporter notre contribution modeste à l'émergence d'un espace où les passionnés de spiritualité, les quêteurs de sens, les personnes aspirant à une convergence inter-spirituelle, à des formes spirituelles post-religieuses pourront trouver l'accueil d'une fraternité ouverte à toutes les quêtes, à toutes les recherches. Ouverte aussi à ceux et celles qui ont pour horizon l'humain dans toute l'expression libre de ses droits et de son épanouissement, sans discrimination, sans exclusion.

La noble tradition unitarienne-universaliste anglo-saxone constituera le socle de notre histoire, même si nous élaborerons une expression spécifique, adaptée à notre mentalité, à nos institutions et nos pratiques de vie.

Si vous êtes sensibles à l'émergence d'une telle association, voir plus, nous vous invitons à nous contacter : Hassan Aslafy, 
aslafy@gmail.com

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Published by Hassan Aslafy - dans U en Europe francophone
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