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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 04:55

Lors de notre rencontre à Paris avec le président de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), le révérend Brian Kyeli, celui-ci a tenu à féliciter les unitariens français pour leur partenariat avec les communautés francophones d'Afrique noire.

Celles-ci ont leur site hébergé par celui de l'AFCU

pour le Burundi
http://afcu. over-blog. org/categorie- 10343130. html
pour le Togo
http://afcu. over-blog. org/categorie- 10699355. html
pour le Congo Brazza
http://afcu.over-blog.org/categorie-10241147.html
pour le Congo RDC
http://afcu.over-blog.org/categorie-10343129.html

Plusieurs membres de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) sont Africains
http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr
et celle-ci a lancer un appel pour un parrainage d'étudiants pygmées en relation avec l'association Lisanga ya Bandimi na Nzambe (chrétiens unitariens du Congo RDC).

La sérieuse ; dessin vu sur le site La Caverne du curieux. Dans la tradition biblique (reprise par la France avec Marianne et par tous les pays avec l'élection de Miss), la jeune fille incarne symboliquement le peuple - en tout cas, biologiquement, elle en est assurément l'avenir. "Je suis noire et pourtant belle, filles de Jérusalem ..." (Le Cantique des cantiques).

Par ailleurs, Albert Gandonou, fondateur du mouvement "Chrétiens pour changer le monde", basé à Cotonou, au Bénin, est - à titre individuel - l'un des conseillers honoraires de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU).

L'ICUU attache une importance de premier ordre au développement de l'unitarisme en Afrique noire et a organisé un séminaire de formation en février 2008 à Nairobi. Dans les pays anglophones, des communautés existent au Nigeria, Ouganda, Kenya et Afrique du Sud.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 18:06

Accompagné d'une délégation d'unitariens français, le président de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), le révérend Brian Kiely, a déposé un bouquet de fleurs au pied de la statue de Michel Servet à Paris, ce samedi 28 mars. Il était accompagné de son épouse Teilya Kiely.


de gauche à droite, Maël Strom (Paris), Brian et Teilya Kiely (Edmonton, Canada), Fabrice Béguin (Paris). Photo Jean-Claude Barbier (Bordeaux).

C'est la troisième fois que les unitariens français accomplissent un tel geste : déjà en mars 2006 puis en octobre 2007, à l'occasion d'assemblées générales tenues à Paris.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 16:44

De passage à Paris, le président de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), le révérend canadien Brian Kiely, accompagné de sa femme, a été reçu par les unitariens français ce samedi 28 mars.


étaient présents du côté des unitariens français, Jean-Claude Barbier (AFCU), Maël Strom et Fabrice Béguin (groupe unitarien de Paris). Photos, J.-C. Barbier

A cette occasion, il a été discuté de la mise sur rail du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), projet lancé par l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) en août 2007, proposé à tous les unitariens de France et de Navarre, de toute sensibilité et de toute association, et qui prendra le relais de l'AFCU pour représenter les unitariens et universalistes de notre pays auprès de l'ICUU. Ce projet reçoit le soutien du bureau exécutif de l'ICUU et sera présenté lors du prochain conseil qui aura lieu en septembre prochain à Cluj-Napoca, en Transylvanie (Roumanie). S'il est accepté, le CUUF sera alors membre provisoire de l'ICUU, puis trois ans plus tard, membre à part entière.

Pour l'historique de ce projet, voir la rubrique "CUUF" sur le site de l'AFCU

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 10:16

Le Cercle Evangile et Liberté de Vaucluse & Environs, en partenariat avec le magazine et l'association Evangile et Liberté (lien), vous invite à la conférence-débat sur le thème "L'avenir de Dieu" donnée par André Gounelle, théologien, professeur honoraire de l'Institut protestant de théologie, Faculté libre de Montpellier

Le jeudi 28 mai à 20 h, à la médiathèque Jean-Louis Barrault, 6, rue Perrin Morel (Rocade Sud) à Avignon. Entrée libre, participation aux frais. Contact

La croyance en Dieu est actuellement en crise et on peut se demander si elle a un avenir parmi les hommes. Dans un premier temps, André Gounelle se demandera sur ce qu'il en est aujourd'hui de l'affirmation de Dieu ou du questionnement sur Dieu. Dans une seconde partie, il se tournera vers l'avenir et s'interrogera sur la perception et la compréhension de Dieu que pourraient avoir les hommes de demain. Il n'entend pas donner des solutions, mais proposer des pistes de réflexion

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:16

Rhéna Schweitzer-Miller était la fille unique d’Albert Schweitzer et de Hélène Bresslau-Schweitzer, née en 1919 à Strasbourg. Elle a grandi en Allemagne, en France et en Suisse. Dès 1938, elle partit aux Etats-Unis donner des conférences pour soutenir l’œuvre de son père. En 1939, elle épousa Jean Eckert, facteur d’orgues et ils vécurent avec leurs enfants en France jusqu’en 1943, avant de s’établir en Suisse.

De formation laborantine, Rhena seconda son père à l’hôpital de Lambaréné. Au décès de son père en 1965, conformément aux dernières volontés de ce dernier, elle en assura la direction administrative, ceci jusqu’en 1970. Pendant la guerre du Biafra en 1968, et sur son initiative, 80 enfants Ibos furent hébergés dans cet hôpital durant deux ans, avant qu’elle ne les reconduise au Nigeria.

Elle épousa ensuite le médecin américain David Miller et ils travaillèrent ensemble en Inde, au Bengladesh, au Sud-Vietnam, en Ethiopie et en Egypte dans des projets de médecine préventive, puis au Yémen (1979-1983) pour une assistance médicale, au Pakistan pour s’occuper des réfugiés en provenance d’Afghanistan, enfin à Haïti en 1988.

Rhéna Schweitzer-Miller alla aux Etats-Unis en 1972 recevoir le prix de la fondation Goethe qui avait attribué un prix et une médaille d'or à son père pour son oeuvre. Ici, avec le révérend Chad Varah.

Après le décès de David Miller en 1997, elle s’installa à Los Angeles auprès d’une de sa fille Christiane Engel. Elle faisait partie du comité de l’Association internationale pour l’œuvre du Dr Schweitzer, dont le siège est à Gunsbach, en Alsace. Elle est morte dans sa 90ème année et sera inhumée à Lambaréné au côté de ses parents. Elle est mère de 3 filles et d’un garçon.


Information parue dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, le 28 février 2009, transmise au réseau de la Correspondance unitarienne par Henri de Vaucluse.

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 11:19

 Fin février en réponse à l’émotion suscité par la levée de l’excommunication des évêques lefebristes. Document transmis par l’association Espérance 54 au groupe des correspondants de la Fédération des réseaux des Parvis (dont les chrétiens unitariens sont membres).

"Je comprends votre émotion et je la partage face à cette décision qui n’a été précédée, pour ce que nous en savons, d’aucune manifestation de claire acceptation de l’enseignement du concile Vatican II. Plus encore, des membres importants de la Fraternité Saint-Pie-X ont déclaré que la prochaine étape devait être l’effacement de ce concile. Si on ne peut reprocher au pape de lever une sanction dans l’espoir qu’elle facilitera le retour de ceux qui se sont éloignés, on ne pourra pas accepter de voir le concile Vatican II devenir une option facultative.

Ce concile oecuménique a été l’oeuvre de toute l’Église. Il est donc le bien de toute l’Église et doit être reçu par tous ses membres. Nous sommes tous responsables de sa réception et de sa mise en oeuvre. L’émotion s’est étendue bien au-delà des limites de l’Église du fait des déclarations négationnistes de Mgr Williamson. Ces déclarations sont inacceptables et blessent profondément non seulement nos frères aînés dans la foi mais toute conscience humaine.

Personnellement, je me sens étranger au monde de la Fraternité Saint-Pie-X, à ses schémas de pensée, à sa conception de l’Église, à son rapport au monde tels qu’ils s’expriment dans diverses publications. Le 23 janvier dernier, nous inaugurions le Domaine de l’Asnée restructuré. Dans mon intervention, j’indiquais un des objectifs donné à cet outil : " Signe d’une Église qui a confiance dans l’avenir, qui ne se replie pas sur elle-même, mais qui, riche de sa tradition bimillénaire, veut s’inscrire dans la société d’aujourd’hui et de demain pour y apporter sa contribution dans un esprit de dialogue ". Un journaliste de l’Est Républicain rendant compte de cette manifestation écrivait : "Alors qu’à Rome s’annonce le retour des intégristes qui refusent l’ouverture au monde, le diocèse de Nancy a choisi une voie opposée avec le ‘nouveau’ domaine de l’Asnée ". C’est assez bien vu !

Continuons résolument dans l’esprit de Vatican II dont Jean Paul II écrivait qu’il devait être notre "boussole " pour entrer dans le 3ème millénaire et au sujet duquel Benoît XVI déclarait au début de son ministère d’évêque de Rome : " Alors que je me prépare moi aussi au service qui est propre au successeur de Pierre, je veux affirmer avec force la ferme volonté de poursuivre l’engagement de mise en oeuvre du concile Vatican II dans le sillage de mes prédécesseurs et en fidèle continuité avec la tradition bimillénaire de l’Église ".

Jean-Louis Papin
, évêque de Nancy et de Toul

Lettre de l'Association Espérance 44 à Mgr Jean-Louis Papin

L'équipe de coordination d 'Espérance 54 réunie le vendredi 27 février après avoir pris connaissance de votre message aux personnes et groupes qui s'inquiétaient des décisions du pape Benoît XVI de lever l'excommunication des évêques lefebristes a décidé de vous remercier pour votre prise de position et a adopté à cette fin le texte suivant que j'ai le plaisir
de vous transmettre. Jean Riedinger, président d'Espérance 54.

Nous nous réjouissons de votre réaction après la levée d'excommunication des évêques intégristes. Elle est nette, claire et sans langue de bois. Nous ne pensons pas que l'excommunication fulminée de Rome ou d 'ailleurs soit une solution pour régler les problèmes dans l'Eglise catholique tant du point de vue de la doctrine que des pratiques et usages. Aussi souhaitons nous l'abandon dans tous les cas de ce genre de procédure. Mais nous nous inquiétons des actes successifs de Benoît XVI qui vont trop souvent dans le sens d'un encouragement à ce qui freine voire s'oppose à la voie d'ouverture au monde réel et d'aujourd'hui inaugurée par Vatican II.

Nous pensons que le Concile de Vatican II est une étape dans un processus de prise de conscience indispensable pour que l'évangile soit accessible aux hommes d' aujourd'hui. Les fruits de Vatican II sont déjà nombreux - bien que menacés par les intégristes ou les traditionalistes - mais beaucoup sont encore à venir grâce aux prises de conscience qui continuent. Il ne faudrait pas que Vatican II se transforme en un système de pensée figée.

De plus en plus l'Eglise repose sur des réseaux de communautés, de plus en plus elle doit être servante de l'humanité et non pas donneuse de leçons. Nous comprenons les objectifs que vous nous avez précisé: "une Église qui a confiance dans l’avenir, qui ne se replie pas sur elle-même, mais qui, riche de sa tradition bimillénaire, veut s’inscrire dans la société d’aujourd’hui et de demain pour y apporter sa contribution dans un esprit de dialogue " Aussi nous pensons que cette inscription dans le monde d'aujourd'hui suppose l'engagement des services, mouvements et communautés ecclésiales, mais aussi des groupes de chrétiens "sur le parvis" comme le nôtre, à connaître et entendre sans peur la pensée, les connaissances, les interrogations morales et éthiques, les pratiques contemporaines non pour tout approuver mais pour y discerner les signes d'une humanité qui grandit en nous et hors de nous, dans l'Eglise et hors de l'Eglise.

Nous accordons une priorité à l'insertion pleine et entière des femmes dans les structures de l'Eglise au même titre que les hommes et au développement de procédés démocratiques pour l'organisation et le fonctionnement des communautés et des services. Dans la société nous demandons le respect scrupuleux des règles de la laïcité ce qui implique entre autre l'abandon par le Saint Siège de ses prérogatives étatiques et diplomatiques.

Ainsi nous pourrons lire et vivre les évangiles en notre temps et non pour un passé révolu ou dans une tradition éternisée et confinée dans des Eglises-musées, aux structures peu conformes aux valeurs des droits humains.

 

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Published by Mgr Jean-Louis Papin - dans paroles d'évêque
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 10:38

"J’aime mon Église parce qu’elle porte l’Évangile !"

Émotion, perplexité ! Tout le monde s’en est mêlé, personnalités politiques, leaders d’opinion et autres : l’on s’en prend à notre pape Benoît XVI, après la levée d’excommunication des 4 évêques de la Fraternité Saint Pie X, et désormais pour avoir parlé du préservatif. Autant de domaines où les nuances apportées par le pape n’ont pas été perçues, et où les simplifications se sont multipliées. Je ne ferai pas ici de nouveaux commentaires : ils ne manquent pas !

Je dirais seulement que la levée d’excommunication n’est que le début d’une réconciliation possible où tout un chemin reste à faire. L'Évangile nous invite à la réconciliation en vérité ! Il va de soi que les propos négationnistes ne sauraient à aucun moment être tolérés.

À propos du préservatif, la fidélité dans le couple est un idéal auquel invite l'Église ; ce n’est pas une valeur dépassée. Mais il vaut mieux utiliser le préservatif pour ne pas transmettre le Sida plutôt que de devenir criminel ou suicidaire.

L'Église est aussi engagée dans l’accueil, l’accompagnement et le soin des personnes touchées par le SIDA. Elle est la première organisation privée de soins aux malades (44% sont des institutions d'État, 26,70% sont des institutions catholiques, 18,30% sont des ONG et 11% d'autres religions. Source CEF).

L'Évangile appelle aussi à l’écoute. Dans ce contexte d’une médiatisation maladroite, je voudrais être à l’écoute de ceux qui ont quelque chose à dire à l’Église. Je crois utile de permettre à ceux qui sont émus et s’interrogent de s’exprimer. Ils peuvent m’écrire. Plusieurs m’ont déjà dit leur souffrance, voire leur colère. Je lirai tous les courriers, même si je sais que je ne pourrai répondre à tous. De ces lettres, j’espère pouvoir faire une synthèse utile, notamment auprès des jeunes que ces questions concernent au plus haut point.

Il me semble nécessaire, pour annoncer Jésus-Christ, d’être attentif aux préoccupations de tous ceux qui sont touchés par une mauvaise communication de la part de l’Église, mais aussi et de façon plus constante, de prêter l’oreille à tant de souffrants de notre société mondialisée, qui restent le plus souvent silencieux.

Epinal, le 20 mars 2009


Document transmis au groupe des correspondants de la Fédération des réseaux des parvis (dont font partie les chrétiens unitariens) par l’association Jonas-Vosges

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Published by Mgr Jean-Paul Mathieu - dans paroles d'évêque
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 10:22

Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, et par ailleurs membre de l'Académie française *,  s'est exprimé dans un texte intitulé " Je souffre et j’espère pour l’Eglise " et paru dans " Le journal du dimanche " du 22 mars 2009 (lien).
* Il vient de publier "Méditation sur l'Eglise catholique en France " aux éditions Le Cerf

Ce texte a été repris sur le blog de la Pastorale Collège Saint-Paul d’Angoulême où nous l'avons trouvé.

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Published by Mgr Claude Dagens - dans paroles d'évêque
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 18:30

Si le pape a tenu des propos tout à fait contestables tant dans leurs formes (abruptes et sans explication), que dans leur contexte (des paroles brutales avant de prendre contact avec les réalités africaines), et dans leur fond (le préservatif est nécessaire), il n'en reste pas moins que la distribution des préservatifs - s'il faut bien la faire - ne va pas sans une éducation sexuelle ... et morale. Des évêques le rappellent et disent que l'efficacité de ce moyen passe par là.

Mgr Maurice E. Piat, Evêque de Port-Louis, tient à souligner que le pape a tout à fait raison lorsqu'il dit que le problème du sida ne peut être réglé simplement en distribuant des préservatifs. 
Mgr Piat avait développé la raison pourquoi il en est ainsi dans son message de Noël 2005 où il avait dit notamment ceci : 

Des recherches ont été faites en Afrique du Sud par des organismes surpris de voir la maladie se répandre très vite malgré les tonnes de préservatifs déversés dans les lycées, les collèges, les universités, etc. Ces recherches ont révélé ceci : quand des gens bien intentionnés viennent dans des collèges faire des campagnes d’information et de prévention par rapport au SIDA et qu’ils proposent le préservatif comme seul moyen de prévention, ce qui se passe en fait c’est que des jeunes qui jusque là s’abstenaient de relations sexuelles par peur du SIDA, comprennent alors qu’ils peuvent avoir des relations sexuelles autant qu’ils en veulent, en toute sécurité, pourvu qu’ils se servent du préservatif. Alors ils commencent à avoir une vie sexuelle active et souvent dispersée en se protégeant avec le préservatif.

Après un temps, soit eux, soit leurs partenaires commencent à en avoir assez du préservatif « gêneur », ou bien ils négligent d’en avoir toujours sous la main, et de plus en plus ils prennent des risques en ayant des relations sexuelles non protégées. Et c’est souvent ainsi qu’ils attrapent le virus et deviennent des agents propagateurs de la maladie. Ce qui est grave ce n’est pas de se servir d’un préservatif si on ne peut s’empêcher d’avoir des relations sexuelles à risque et qu’on veut se protéger ou protéger sa partenaire. Mais ce qui est vraiment grave, c’est de laisser entendre aux jeunes qu’ils peuvent avoir la vie sexuelle la plus désordonnée qui soit avant le mariage et qu’ils seront toujours en sécurité pourvu seulement qu’ils se servent d’un préservatif
.  

Le Pape a fait appel à un certain sens de la dignité humaine dans la manière de vivre la sexualité. De fait, dans un pays comme l’Ouganda, c’est grâce à une campagne d’éducation en vue d’une abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage que le taux de propagation de l’épidémie a sensiblement baissé ces dernières années. 

Ceci dit, il n'y a pas de contradiction entre ce qui a été dit plus haut et le devoir de quelqu'un qui serait infecté par le sida de protéger la vie de son conjoint en utilisant le préservatif pour ne pas l'infecter.
Pour prévenir l’expansion du sida d’une manière durable, il faut croire en la capacité des jeunes de vivre une sexualité épanouie et responsable dans les paramètres de la fidélité et de l’abstinence dont le slogan est « True love can wait » (le vrai amour sait attendre). Le changement de comportement auquel sont conviés les jeunes est un processus à promouvoir et par les adultes et par les jeunes eux-mêmes. Des campagnes de distribution tout azimut de préservatifs laissent entendre que l’épidémie peut être jugulée par des moyens purement mécaniques. Or, pour être durable, ce combat doit aussi faire appel à des ressources humaines plus profondes et plus solides sur le long terme. 

Evêché de Port-Louis

document transmis au réseau de la Correspondance unitarienne par Philippe de Briey (Belgique)

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Published by Mgr Maurice E. Piat - dans paroles d'évêque
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 17:55

L'Eglise catholique, ce n'est pas seulement le pape et l'administration vaticane ; ce n'est pas seulement une hiérarchie administrative, mais c'est aussi et surtout un peuple de croyants se référant à l'enseignement de Jésus, et puis des évêques dont beaucoup sont des personnes de qualité et proches des gens et des réalités. Les derniers évènements ont été l'occasion pour certains - certes les plus courageux ! - de s'exprimer.

L'un d'entre eux, Mgr Albert Rouet, archevêque de Poitiers est déjà bien connu de nos milieux libéraux puisqu'il a entrepris une réforme des paroisses de son diocèse en donnant un vrai pouvoir de gestion et de décision aux conseils de laics. Il a été interviewé par une radio locale et le texte de l'entretien a été mis en circulation. Nous l'avons reçu par le biais du groupe des correspondants de la Fédération des réseaux des parvis, dont les chrétiens unitariens sont membres, sous l'intitulé "belle réflexion".




Extrait de l’émission "Parole à notre évêque"

20 mars 2009


A propos des évènements récents qui ont marqué l’Eglise : levée des excommunications de quatre évêques intégristes, de l’excommunication à Récife, des propos sur le Sida 


Sans revenir sur chaque évènement récent, je souhaiterais faire quatre remarques. En effet, ce ne sont pas des crises à cause d’un mot ou d’une mauvaise communication. Nous sommes devant des problèmes infiniment plus profonds, dont ces évènements en sont l’illustration. Ils sont les symptômes de malaises plus graves. Notre Eglise se trouve de par les circonstances, les évolutions, devant quatre problèmes fondamentaux, pour lesquels elle doit faire révision de vie.

1 - La première question qui se pose est la prise en compte de la complexité de ce qui est humain. On ne peut pas avoir une morale tellement claire, tellement évidente, tellement impérative qu’aucune exception ne serait jamais possible, qu’il n’y aurait qu’à appliquer des décisions prises par des instances morales. Déjà saint Thomas d’Aquin écrivait que " la première instance morale de l’homme est la conscience éclairée, c’est-à-dire un homme qui s’est informé ". Ce problème est tellement grave qu’une morale qui voudrait répondre à toutes les questions deviendrait immorale, parce qu’elle empêcherait les sujets libres de prendre leurs propres décisions. Cette question est évidemment à la source d’autres problèmes. 

Des gens qui critiquent le siècle des Lumières comme étant un siècle de sécularisation et d’éloignement de la religion agissent exactement dans la même logique que ce siècle qu’ils contestent. Ils en sont les enfants, puisque leur approche de l’homme est tellement claire, tellement rationnelle, qu’il n’y aura plus d’obscurité. Pour eux, l’homme déploie son existence dans une clarté dont l’homme est maître à chaque moment ou est capable de le devenir. Il y a là deux aspects. Le premier est la hantise de la rigueur. Rappelons-nous que sur les papyrus qu’on mettait sur la bouche du Pharaon défunt, il était écrit : " je suis pur " cinq fois. Cette protestation était liée à la mort, pour se présenter dans l’au-delà. Justement lorsqu’on est mort, cette complexité humaine s’est éteinte. En attendant, on est toujours dans une sorte " d’entre-deux ". L’autre exemple historique est très parlant. Partout où il y a eu en France des prêtres rigoristes, moralement jansénistes comme on disait à l’époque, dans ces endroits-là, l’athéisme s’est développé. C’est-à-dire qu’une très grande rigueur provoque l’inverse de ce qu’elle recherche. Une très grande rigueur est de soi inapplicable.

Le premier examen est de se rendre compte que l’homme est un être ambigu. Cela ne signifie pas qu’on renonce à la morale, mais cela signifie qu’on renonce à une morale réglementant tous les détails de la vie des hommes et ayant accès aux moindres décisions, comme si elle était un savoir portant sur tout.

Nous nous fondons sur une idée de la nature qui vient du stoïcisme, qui a été commune au Moyen-âge, mais ce que nous oublions c’est que la nature était donnée et qu’il fallait la suivre. Aujourd’hui, pour la science, la nature est ce que l’on a à creuser, à façonner parce que cette nature-là, on ne l’obtient que par l’approche d’une culture. Il faudrait là encore avoir une approche de l’homme qui soit autre. Une fausse clarté finalement naît de trop d’assurances sur des bases contingentes.

2 - Le second point est une question classique de théologie : c’est de distinguer les degrés d’engagement dans les paroles du Pape. Tout ce que dit le Saint-Père n’est pas sur le même plan et n’engage pas son infaillibilité. J’ai entendu sur une radio nationale " avec de telles déclarations, le pape met à mal son infaillibilité. " Mais là n’est pas le problème. Jamais une réponse à une question dans un avion n’entre dans le registre d’une parole officielle qui engage l’infaillibilité. Il faut savoir distinguer la parole ordinaire et habituelle du pape et de ce qui relève de son engagement public. Sans cette distinction et ce travail de discernement, on sort du christianisme pour entrer dans une relation du même type qu’un tibétain envers le Dalaï-Lama. Or, ce n’est pas ce que dit le Concile Vatican I. Il faut donc voir quelle est la portée des expressions, le contenu des mots utilisés, les références de base. Autrement dit, toute parole est sujette à interprétation. Sinon ce n’est plus une parole humaine. Dans notre histoire, il faut se mettre au clair sur le sens des mots. Prenons par exemple, le mot " unité ". Il va de la complaisance jusqu’à la communion. Quel sens retient-on ? Où place-t-on l’index ? L’incertitude des mots et la valeur des expressions sont pour beaucoup dans les crises que nous venons de vivre.

3 - Le troisième problème est sans doute le plus grave. Il nous faut revoir le positionnement de notre Eglise dans le monde. C’est-à-dire qu’il faut revoir le mode de présence au monde. On se rend compte que toute parole qui vient d’en-haut, qui n’est pas engagée dans un dialogue, après avoir écouté et entendu l’autre, ne peut plus être une parole crédible. Ce type de parole peut se rencontrer dans des décisions économiques de quelques grands décideurs qui annoncent la fermeture d’une usine dans notre pays. Mais on ne fait pas vivre l’Evangile sur le même mode que celui des décisions économiques. Sinon on sort de la morale chrétienne. " Et toi, qu’en penses-tu ? " dit le Christ. Tant que l’Eglise va se contre-distinguer de ce monde, tant qu’elle va vouloir vivre dans une nébuleuse ou en état d’apesanteur, elle perd toute crédibilité. C’est un problème pour nous tous, pour le pape bien sûr, mais aussi pour les évêques, pour toutes les communautés chrétiennes. Notre monde n’écoute que ce qui est prononcé à hauteur de visage d’homme. Tant qu’on n’aura pas compris cela, on ne pourra pas être entendu, ni même compris. Nous n’avons pas eu affaire à une erreur de communication, mais à une erreur de point de vue, une erreur de positionnement. La question à se poser est de se demander quelle est notre posture vraie pour être en capacité d’être entendu. On se rend compte que sans partage, il n’y a pas de posture vraie. Aujourd’hui, on ne peut plus annoncer des choses qui passent pour définitives dans une posture sans aucune relation avec la situation prise dans son contexte humain concret. Sinon, cette déconnexion produit du rejet. A trop répéter, on crée de la dévaluation.

4 - Une quatrième question se pose : on ne construit pas un avenir de l’homme uniquement en jouant sur le permis et le défendu, parce que la morale ne dépend pas seulement d’une technique. Il faut revenir à la signification humaine des problèmes qui sont posés. C’est très joli de donner un idéal. Le monde n’est quand même pas perpétuellement adolescent… heureusement ! L’idéal, comme l’horizon, est invivable. Car lorsqu’on pense l’approcher, il apparaît toujours plus loin. Le problème n’est donc pas la question de l’idéal, ni même des repères. Tous repères sont forcément dans un environnement donné. Ils ne peuvent être en suspension dans l’air, autour de rien du tout. Si on ne recherche pas un accord commun de sens, à ce moment-là on isole l’Eglise de sa participation à l’histoire humaine. Elle en sera réduite à se parler à elle-même. 

Dans toutes ces questions, il y va de la vie des hommes. Le véritable problème est " qu’est-ce qui fait vivre ? Qu’est-ce qui met debout ? Qu’est-ce qui rend responsable de son existence ? " Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’exigence à poser. Au contraire, je suis persuadé qu’il faut en poser, mais pas sous forme manichéenne du tout noir-tout blanc, du permis et du défendu. Regardons l’Evangile. Le Christ dit au paralysé : " Lève-toi et marche ! " Imaginons que l’homme lui réponde : " Je suis bien couché, je n’ai pas envie de me lever ". Le Christ ne va quand même détruire son grabat. Si cet homme ne se met pas debout, il ne pourra pas être guéri. Nos paroles mettent-elles les gens debout ? Sont-elles des paroles de vie ? Voilà pourquoi dans nos paroles, il faut toujours se repositionner par rapport à la vie des gens, par rapport à ce sursaut évangélique.

Y-a-t-il moyen de réduire l’écart entre l’Eglise et le monde actuel ?

La crédibilité ne se décrète pas. Par conséquent, la crédibilité ne se retrouvera que par l’humilité de partager la vie des hommes, en étant à leur écoute, que par le partage de leurs peines, que par le désir de partager avec eux notre espérance et de les aider à se mettre debout. Il n’y a pas d’autres moyens que Nazareth, que de cheminer comme le Christ sur les routes de Galilée. Il n’y a pas d’autres moyens que le partage de la fragilité humaine. C’est en devenant frères que les chrétiens deviennent crédibles. Cela fait vingt siècles qu’on le sait et cela fait vingt siècles, qu’après chaque moment difficile comme celui que nous vivons, il nous faut reprendre les mêmes pas. 

 τ Albert Rouet, a
rchevêque de Poitiers

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