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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 10:39

Carlton D'Metrius Pearson, est né en 1953 à San Diego, en Californie. Pasteur afro-américain, il a été ordonné dans la Church of God in Christ. Puis il fonda sa propre Eglise, Higher Dimensions, à Tulsa dans l’Etat d’Oklahoma. Charismatique, chanteur de gospels au niveau professionnel, le pasteur connut un beau succès et son Eglise se développa jusqu’à avoir 5 000 fidèles dans les années 1990. En 1997, il fut ordonné évêque de son Eglise. Comme une bonne partie de la mouvance chrétienne évangélique américaine, il fit campagne en 2000 en faveur de Georges W Bush et fut invité à la Maison blanche.

Mais notre pasteur en vint à douter de la théologie conservatrice qui maintient l’existence de l’enfer à l’usage des non-chrétiens. En 2002, il adopta l’universalisme (Dieu sauve tout le monde) sur le thème de la réconciliation universelle.


Bishop Carlton Pearson prêchant dans une église méthodiste.

Son étoile pentecôtiste commença alors à décliner et il échoua en février 2002 dans des primaires en vue de la mairie de Tulsa. En mars 2004, les évêques afro-américains pentecôtistes le déclarèrent hérétiques. On le critiqua aussi d’accepter des homosexuels dans son Eglise.

Il trouva refuge au sein de l’United Church of Christ, de tradition libérale et fonda, toujours à Tulsa, une église locale, la New Dimensions Church.
Il écrivit en 2007 le The Gospel of Inclusion : Reaching Beyond Religious Fundamentalism to the True Love of God, Azusa Press/ Council Oak Books.

Finalement, l’ancien évêque de la mouvance évangélique charismatique américaine a opté pour le ralliement (avec toute sa congrégation, soit plusieurs centaines de fidèles) à l’Eglise unitarienne " All Souls" (toutes les âmes) de Tulsa. Le ministre du culte de cette Eglise, Marlin Lavanhar, en est particulièrement heureux car, dit-il, les nouveaux venus réchauffent l’atmosphère des assemblées dominicales par plus d’expression spontanée. Il faut dire que les Eglises unitariennes-universalistes américaines ont hérité du style protestant calviniste du XVIIIème siècle (avec, entre autres, un sermon qu’on écoute sagement / pieusement en silence !). Ce zest de pentecôtisme s’ajoute avec bonheur et en harmonie à la convivialité qui préside habituellement au sein de cette Eglise libérale.
  Dieu en soit loué.

Sources :

- en anglais, http://en.wikipedia.org/wiki/Carlton_Pearson
- en espagnol, Jaume de Marcos, "Famoso pastor evangélico se hace unitario universalista con toda su congregación", http://uuhispano.blogspot.com/2008/09/famoso-pastor-evanglico-se-hace.html


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Published by Actualités unitariennes - dans U aux Etats-Unis
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 11:36

article transféré dans La Besace des unitariens le mercredi 18 mars 09, à la rubrique "(hist) Michel Servet"
http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-1131172.html

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Published by éditions L'Harmattan - dans à propos de Michel Servet
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 05:37

Texte au verso du calendrier hebdomadaire – semaine du 10 au 17 août 2008 – distribué lors des messes du secteur pastoral de Montoire (Loir-er-Cher), secteur confié à la communauté Saint-Martin. Envoyé pour information (et alerte !) au réseau des correspondants des Parvis par Bernard Maréchal. Eh oui, la contre-réforme (contre Vatican II) est bel et bien en marche. Certains milieux catholiques (fort heureusement minoritaires ) restaurent à tour de bras !


 
A l’occasion du jubilé de saint Laurent le 10 août prochain,
Mgr de Germiny a accordé une indulgence plénière. De quoi il s'agit?


Les indulgences sont à la convergence de deux dimensions de notre vie chrétienne : la dimension de communion et de la dimension pénitentielle.
Commençons par examiner la dimension pénitentielle. Le péché a deux facettes:
1) par essence, le péché est le mépris de l’amitié avec Dieu
2) ses conséquences sont les destructions qu’il opère en nous-mêmes et dans la communauté humaine.

A cela, deux remèdes :
1) contre le péché : le Pardon.
2) contre ses conséquences destructrices : la Réparation.
En effet, de même que le pardon accordé à l’enfant qui a cassé un vase ne répare pas le vase, de même le Pardon de Dieu n’empêche pas les conséquences destructrices du péché qui a été commis. Il faut réparer. Le purgatoire tient là sa raison d’être.

Considérons maintenant cela à la lumière de la Communion des Saints : Il y a une solidarité mystérieuse mais bien réelle entre nous qui se manifeste en négatif dans le drame du péché originel qui est la "propagation" à tous du péché d’Adam. Mais, surtout, elle est en positif au coeur du mystère du Salut où le Christ souffrit "pour nous". Dans le Christ et par le Christ, chacun se trouve unie par un lien merveilleux avec la vie de tous ses frères. Dans l’unité surnaturelle du Corps mystique du Christ, les biens, même surnaturels, peuvent se partager.

A retenir: l’indulgence est incompréhensible sans un regard de foi et une compréhension de l’Église comme communion.

Or, le Christ et les Saints ont accumulé des trésors de mérites bien largement supérieurs à nos besoins en la matière. En vertu du "pouvoir des clefs" de St Pierre, l’Église a le pouvoir de remettre les peines temporelles de ce qui nous reste à réparer en puisant dans le trésor des mérites du Christ et des Saints. C’est donc par l’Église que le fidèle reçoit cette remise de peines.

Le don de l’indulgence est " l’ouverture des écluses de la miséricorde ".

L’Église "ouvre ainsi les écluses de la miséricordes " à de nombreuses occasions et notamment lors de la célébration de jubilés ; mais aussi, par exemple, à la récitation commune du rosaire, à chaque première communion, à chaque première messe d’un prêtre ; également entre le 1° et le 8 novembre qui correspond à la neuvaine aux défunts, lors de la visite des lieux sacrés telles les églises cathédrales en la fête de Sts Pierre et Paul, en la fête de St Louis pour Blois, etc.
On peut alors obtenir une indulgence plénière qui s’applique à la totalité de nos dettes ou de celles d’un défunt poux lequel nous la demandons.
Voici les conditions pour l’obtenir :

- la confession,
- les bonnes dispositions : être déterminé à rester détaché du péché même véniel,
- la communion eucharistique
- la prière aux intentions du Souverain Pontife
- certains actes tels la visite d’une basilique majeure ou d’une église jubilaire. Pour notre jubilé de saint-Laurent, il s’agira de faire un acte concret de charité pour Dieu ou son prochain (par exemple, réciter le chapelet ou visiter une personne seule). Ainsi même les malades, ceux qui ne pourront pas se rendre à l’église Saint-Laurent pour la messe du 10 août, pourront bénéficier de l’indulgence.
- accomplir l’oeuvre prescrite dans le temps prescrit (la confession dans le délai de 8 jours avant à 8 jours après l’indulgence; la communion eucharistique et l’acte de charité le jour même ou, en cas d’impossibilité, dans les jours proches ; la prière aux intentions du Saint-Père le jour même...)

A la suite de saint
Laurent, marquons cette journée du 10 août d’un bel acte de charité
Que le plus grand nombre puisse bénéficier de cette miséricorde de Dieu

 
ndlr : A noter toutefois que cette indulgence plénière n'est pas liée à un don d'argent ; ce que Martin Luther dénonça précisément avec véhémence au début du XVI° siècle en la qualifiant de simonie. On en reste aujourd'hui strictement à des pratiques de piété "traditionnelle" ...


La communauté Saint-Martin est une association de droit pontifical, fondée en 1976 par Mgr Jean-François Guérin. Elle rassemble des prêtres séculiers et des diacres désireux de vivre en commun le ministère pastoral dans les diocèses. Elle est donc en premier lieu destinée à la formation sacerdotale, au sein de l’École supérieure de théologie située à Candé (Loir-et-Cher). Elle constitue ainsi un corps mobile de prêtres et de diacres mis au service des évêques du monde entier ... et qui, lui, ne semble pas atteint par la crise des vocations !  http://www.communautesaintmartin.org

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Published by Actualités unitariennes - dans la Contre-Réforme
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 11:19


La Fédération des réseaux des Parvis regroupe une cinquantaine de mouvements et communautés de base, pour la plupart des catholiques qui agissent indépendamment de leur hiérarchie - certains espérant réformer leur Eglise de l'intérieur selon l'élan de Vatican II et d'autres allant de l'avant sans plus s'en soucier - , mais aussi d'autres chrétiens : des protestants libéraux (l'association Théolib) et des chrétiens unitariens (l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens).

Cette fédération fonctionne comme un réseau et respecte la particularité et les engagements de chacun de ses membres. Elle met en relation et invite au partage des valeurs communes. Elle admet le pluralisme et la diversité au sein d'une spiritualité de type libérale.

Son conseil d'administration de ce samedi 20 septembre 2008 vient de décider la création au sein de la Fédération d'un groupe de recherche qui a pour objet "la théodiversité". La proposition en avait été faite par Maurice Elain (de l'association orléanaise Chrétiens autrement) par une note du 26 août. Ceux qui sont intéressés par cette recherche peuvent prendre contact avec lui afin d'être mis au courant de l'avancement des travaux, étant entendu qu'il s'agit d'un groupe interne au Parvis et que seuls les membres de cette fédération peuvent participer aux réunions.
Contact :
annie-maurice.elain@wanadoo.fr



Argumentaire

Dans les Réseaux du Parvis nous avons des expressions diversifiées de nos convictions, de nos croyances, … Nous sommes en recherche de sens. Différentes approches existent dans l’expression et l’élaboration qui concernent le domaine de la foi. Nous souhaitons privilégier des recherches de sens dans le contexte d’aujourd’hui pour réinventer la Parole de Dieu en passant par l’homme. Nous disons Dieu de façon plurielle. Ce texte a pour but d’ouvrir quelques portes pour débattre, apporter des expériences personnelles, des témoignages, des analyses, …

A - Des constats

1 - Nous sommes paroles

Il n’y a que les personnes qui parlent, qui font parler les réalités, qui nomment les êtres et les choses, les évènements, qui donnent des significations à partir du vécu, de l’histoire personnelle. " Il n’y a pas de réalité en dehors d’une théorie qui la nomme " Einstein. La parole passe par la personne, le sujet parlant.

2 - Nous construisons des représentations plurielles, diverses
Nous construisons constamment des représentations pour dire les évènements, les êtres et les choses. Ces représentations sont construites à partir de notre histoire, de nos expériences.

" La représentation est un processus d’élaboration perceptive et mentale de la réalité qui transforme les personnes, les contextes, les situations en catégories symboliques… Les significations passent par des images et ces images produisent des significations " Moscovici. La représentation a un contenu symbolique. Nos représentations sont plurielles, diverses. Dans ces représentations, il y a des implications affectives, émotionnelles, dans un rapport de symbolisation.

3 - Nous sommes actions, personnelles, en lien avec d’autres. Nous participons à des réflexions, des engagements.


4 - Nous avons des convictions qui nous font vivre et qui nous animent.
Nous disons nos convictions, nos croyances, notre foi, nos doutes, nos incertitudes. Il n’y a pas d’hommes sans croyances. Nous avons des croyances diverses : religieuses, économiques, scientifiques… La croyance n’est jamais totale, la croyance et le doute sont liés. Deux dangers :

- avoir des croyances trop fortes : verrouillage, fanatisme…

- le doute permanent, " la fatigue d’être soi " Ehrenberg.

La métaphore du pont : toute croyance est un pont jeté sur l’abîme du monde, un pont sur l’inconnaissable, l’infini du précipice. On peut s’engager sur le pont avec un char d’assaut ou affronter les yeux bandés le vertige ou bien affronter le vertige en affrontant le sentiment du vide …

Il y a deux types de religiosités :

- Ceux qui acceptent l’incertitude, la pluralité des vérités et des systèmes de sens, à chacun d’élaborer ses réponses pour son propre compte. Il y a un coût psychologique : l’inquiétude pour l’avenir, le manque de certitudes, la solitude existentielle, une insécurité…

- Ceux qui ont des certitudes, des repères stables, des validations communautaires, institutionnelles…

5 - Nous sommes construits par l’histoire
une histoire familiale, affective, identitaire, en lien avec l’histoire des autres. Nous avons des références en lien avec les grands récits : la Bible, les Evangiles, la vie de Jésus de Nazareth exprimée dans les textes des témoins, la réflexion des philosophes au cours des siècles, les traditions…

6 - La spiritualité c’est la vie de l’esprit.
" La spiritualité, c’est la vie de l’esprit dans son rapport à l’absolu, l’infini, l’éternité " André Comte-Sponville. Les athées n’ont pas moins d’esprit que les autres.

7- Le phénomène religieux est une expérience subjective et affective
" La religion navigue entre la tradition, l’histoire et l’intimité de l’expérience personnelle " Frédéric Lenoir. 
" Le phénomène religieux est une expérience subjective et affective intense de l’individu qui prend conscience d’être relié à des forces qui le dépassent " Frédéric Lenoir. " J’ai dû inventer Dieu vers 9 ans, Dieu est invisible, mais il se perçoit et cette sensorialité symbolise sa présence, une présence sans forme religieuse, je l’éprouvais comme une rencontre parentale qui jouait le rôle sécurisant d’une mère et dynamisant d’un père " Boris Cyrulnick.

8- Nous sommes en quête de sens

- Nous recherchons du sens : une direction, du ressenti, à partir de nos 5 sens et une signification. En partant du réel, du vécu, de nos expériences personnelles et collectives, nous réfléchissons en passant par l’imaginaire et le symbolique. Chacun construit son itinéraire de croyant à partir d’une quête d’identité. Nous partageons cette recherche avec d’autres. Nous rencontrons des témoins.

- Nous sommes dans le cadre du " bricolage " au sens de " l’éloge du bricolage " selon Claude Levi-Strauss (Les sociétés bricolent leurs mythes) : " le bricolage est une science du concret : le bricoleur tente, jour après jour, de faire face aux réalités avec les moyens du bord, le bricoleur interroge un ensemble hétéroclite d’outils et de matériaux qu’il a accumulés en vertu du principe " ça peut toujours servir ", bricoler, c’est inventer, créer…

B - Le Contexte

Les mots ont un sens dans un temps, un contexte. Nous réfléchissons, nous élaborons dans l’aujourd’hui de l’histoire. Quelques thèmes du contexte d’aujourd’hui

1 - La sortie des systèmes idéologiques et religieux, la privatisation de la foi.

2 - L’effondrement des institutions, la dislocation du collectif.

3 - L’hyper-individualisme, le morcellement de la société, la précarité, les inégalités, les superprofits, les Etrangers, les quartiers, la marchandisation : l’homme devient une marchandise… Les catastrophes écologiques qui se multiplient, des continents entiers sont pillés par l’économie néo-libérale, les terrorismes, les multiples menaces, l’incertitude dans l’avenir… Et aussi les multiples engagements humanitaires et militants.

4 - Deux conceptions de l’homme

- L’homme est représenté comme un montage de gènes et de neurones, amené à des conduites sociales par le conditionnement. C’est la représentation scientiste de l’homme neuronal, génétique et comportemental. Cette représentation entraîne un contrôle social, un dépistage généralisé, une rééducation avec des visées de surveillance et de répression. Le néolibéralisme s’appuie sur cette conception de l’humain qui conduit à son instrumentalisation, à sa chosification comme une marchandise.

- L’homme est représenté comme un être complexe et inachevé dépendant d’un environnement social. Il est capable d’évolution, de créativité. Il a des capacités éthiques, il peut se mobiliser pour des valeurs avec aussi des penchants asociaux et destructeurs. Un être en partie obscur à lui-même et aux autres avec un fonctionnement de l’inconscient, mais aussi un sujet désirant capable de choix et d’évolution, capable de changer son environnement, un homme créatif ...

C - Etre créatif

1 - La foi est un cheminement personnel et collectif ...

2 - Valoriser les regroupements ouverts et changeants, les réseaux, les vécus, les témoignages…

3 - Etre en communion dans le partage d’un même Esprit, se rassembler pour partager…

4 - Construire des chemins d’humanisation,
être à l’écoute dans ce qui se vit dans l’humain : la diversité des
engagements, des écrits, des actions pour " devenir plus humain " Yves Burdelot. Soutenir des lieux de rencontre et de créativité.


Méthodologie

1 - Recherche documentaire : rassembler les textes diversifiés qui nous semblent intéressants dans cette recherche, des expressions d’aujourd’hui, des textes créatifs, des célébrations…

2 - A partir de nos expériences humaines, de nos histoires et de nos références, dire, écrire, élaborer une réflexion, des concepts qui disent, expriment nos convictions, nos croyances. Rechercher et exprimer le sens pour notre vie dans le contexte sociétal actuel en lien avec l’histoire et l’Esprit de l’Evangile.

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 18:55

le Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu (GEMPPI) se propose l'étude des nouvelles croyances, des thérapeutiques holistiques, documentation, aide information et prévention contre les dérives sectaires.

Il est basé à Marseille : GEMPPI BP 30095 - 13192 Marseille Cedex 20 Tél. / Fax : 04 91 08 72 22 - 06 76 01 94 95,
gemppi@wanadoo.fr, http://www.gemppi.org. Permanence d’accueil tous les mardis de 18 à 19 h à La Cité des Associations 93, La Canebière 13001 Marseille (Sauf jours fériés et juillet/août : sur rendez-vous)

et a un contact dans le Var : GEMPPI VAR, 06 09 06 69 67
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Published by d'après le site de GEMPPI - dans les dérives sectaires
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 10:55
"Je m'en vais" par David Keighley, prêtre anglican (traduction Gilles Castelneau), paru dans la revue mensuelle Evangile et Liberté, n° 221, août-septembre 2008, p. 8 (rubrique "à méditer"), http://www.evangile-et-liberte.net , mis en ligne le mardi 16 septembre 2008 par "Matt" dans son blog Regards sur le monde, http://regards-sur-le-monde.over-blog.com


Je m'en vais !
J'abandonne les compromis politiques et éthiques qui corromptent le message de mon Jésus.
J'abandonne la théologie masculine autoritaire qui m'étouffe.
J'abandonne la croyance selon laquelle nos textes saints sont sans erreur.
J'abandonne l'idée d'un Dieu intervenant dans le monde d'une façon surnaturelle et miraculeuse.
J'abandonne toute assurance prétentieuse et toute illusion de posséder la seule vraie foi.
J'abandonne l'illusion d'être au bénéfice d'une révélation divine indiscutable.
J'abandonne la conception névrosée de la religion selon laquelle je serais installée dans la vérité.
J'abandonne l'idée que toutes les autres voies vers Dieu dont de deuxième classe, et que les penseurs hindous, bouddhistes, musulmans et juifs sont dans l'erreur.
J'abandonne la conception selon laquelle Jésus serait, pour tout le monde, l'unique chemin vers Dieu.
J'abandonne mes credo et mes confessions de foi habituelles.

Je ne peux plus rester à un endroit invivable.

Je dois aller là où je pourrai de nouveau chanter la gloire de Dieu.
Je dois aller là où ma foi pourra revivre et me soutenir.
Je dois aller là où les enfants ne me diront plus que mes croyances sont incroyables mais qu'ils peuvent croire ce que je crois moi-même.
Je dois aller là où les enfants ne sont pas occupés à arranger les chaises-longues sur le pont d'un Titanic ecclésiastique en train de couler.
Je ne peux pas renoncer à ma vie avec Dieu, le Dieu de Jésus-Christ qui est mon Seigneur.
Je dois aller là où on ne parle plus de théisme mais où l'on croit toujours en Dieu.
Je m'en vais. Mais où vais-je ? Dieu seul le sait.

Les chrétiens unitariens n'ont pas de lieux de culte en France, ni dans les pays voisins (mais ils pratiquent, avec joie, le culte lors de leurs rencontres). Ils conseillent à leurs adhérents et sympathisants de fréquenter des paroisses protestantes où le pasteur est de sensibilité libérale ou encore des communautés de base de la mouvance catholique indépendante de la hiérarchie, ou encore toute autre communauté de leur choix.

Les chrétiens unitariens vous recommandent très vivement la lecture mensuelle d'Evangile et Liberté,
http://www.evangile-et-liberté.net
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Published by David Keighley traduit par Gilles Castelnau - dans les protestantismes
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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 12:16



Une certaine laïcité ne voudrait pas que les Français aient des identités autres que celle de citoyen français. Sans doute un reste du jacobinisme, ou de nationalisme, ou encore du marxisme léninisme bon teint. Or nous avons bel et bien des identités de peuples (je pense aux Corses, aux Basques et aux Bretons), d’ethnies (pour les étrangers naturalisés et les immigrés), de langues, de religions, de cultures locales avec la gastronomie et autres coutumes.

Celles-ci ne sont pas à confondre avec le communautarisme qui, lui, consiste à appliquer à une communauté des règles à part : comme par exemple des heures de piscine municipale, des carrés dans les cimetières (hormis le cas patrimonial des cimetières historiques), des cantines à part, des médecins féminins pour les femmes, etc.  Le secteur privé peut par contre offrir les services particuliers que certaines communautés souhaitent pour elles (avec contrat avec l'Etat dans le cas de l'enseignement).

En démocratie, les relations publiques entre l’Etat et des représentants de communautés ou mouvements identitaires sont tout à fait normales : ceux-ci ont tout à fait le droit de s’exprimer … ce qui ne signifie nullement que l’Etat va leur emboîter le pas. Nous ne sommes plus au temps des concordats !

C’est Lionel Jospin qui avait inauguré des relations régulières avec les représentants des grandes religions en France.

Dommage que les unitariens soient trop minoritaires pour être invités à l’Elysée !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans vive l'inter-convictionnel !
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 09:00



Souhaitant une position plus centrale pour ses cultes, l’Unitarian Universalist Fellowship of Paris déménage de nouveau, passant cette fois-ci de l’Eglise ERF de Neuilly à celle de Pentemont 106 rue de Grenelle, 75007 Paris, métro 12, station Solférino. Le premier culte (en anglais et d'orientation unitarienne-universaliste) aura lieu le dimanche 28 septembre à 14h 30.

Ce lieu de culte est un ancien couvent de religieuses dont la première pierre fut posée le 24 avril 1747 par le cardinal de Rohan. Le bâtiment a été rénové en 2005. A l’intérieur, l’orgue date de 1846 (Cavaillé-Coll).

Les paroisses ERF de Pentemont et de Luxembourg ont fusionnées en une seule association cultuelle en septembre-octobre 2005.

Bon et joyeux culte à nos amis anglophones

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Published by Actualités unitariennes - dans UUFP (Paris)
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 07:39

Pourquoi cette croix d’allure tout à fait chrétienne toujours mise en avant sur les sites de la Scientologie ? Est-ce simplement la prétention d'être une Eglise ? Ou bien une référence au Christ (mais à quel christ ?) ? Y a-t-il une explication de cela dans l'oeuvre de leur fondateur L. Ron Hubbar ?

D'après l'encyclopédie sur la Toile Wikipedia : " La scientologie considère que la motivation fondamentale de la vie est la survie, elle-même étant située sur une échelle graduée allant de la mort à l'immortalité potentielle. Cette motivation est appelée la dynamique. Cette dynamique ou impulsion fondamentale se sépare en 8 dynamiques (symbolisées par la croix à 8 branches de la scientologie). L'homme aurait une impulsion à survivre sur chacune d'entre elles.

le siège de la Scientologie à Bâle (Suisse)

La première dynamique serait l'impulsion à survivre en tant qu'individu. La seconde dynamique l'impulsion à survivre à travers le sexe, la procréation et la famille. La troisième dynamique l'impulsion à survivre en tant que groupe ou en tant que groupes. La quatrième l'impulsion à survivre en tant qu'espèce ; en l'occurrence l'humanité. La cinquième est l'impulsion à faire survivre la totalité des formes de vie : plantes, animaux, insectes, etc. La sixième est l'impulsion à survivre en tant qu'univers matériel (les énergies, la matière, les rochers, les planètes font partie de cette impulsion). La septième dynamique est l'impulsion à survivre en tant qu'esprits (la scientologie considère que la personne est un esprit "habitant un corps" et n'est ni son corps ni son mental). La huitième dynamique étant la dynamique de l'être suprême.

Toutes ces dynamiques sont des divisions arbitraires de la dynamique fondamentale qui les englobe toutes."

On peut constater le niveau intellectuel du fondateur ! A croire que certains aiment ce genre de littérature ésotérique faite d’affirmations gratuites (mais fort payantes sous forme de livres vendus à la librairie du mouvement !), accessibles à tout le monde sans études à priori ...

D’autres croix existent que celle des chrétiens ; la croix gammée par exemple (d’origine indienne et inversée pour être celle des nazis). La Scientologie aurait pu tout aussi bien choisir une rose des vents pour symboliser ses huits directions. Nul n’est besoin d’imiter pour cela la croix des chrétiens !

Mais voilà, la Scientologie veut être une Eglise, veut faire croire à sa respectabilité, s’infiltre dans le paysage religieux connu, etc.

Les unitariens n’utilisent pas le symbole de la croix ni ne se signent " au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ". Depuis Faust Socin (XVIème siècle), ils n’adhèrent pas en effet à l’interprétation rédemptrice de la Passion de Jésus (qui aurait effacé sur la croix le péché originel).

Ceci dit, les unitariens respectent la croix qui est l’un des emblèmes forts du christianisme et qui est vénérée par d’autres Eglises. Ils ne sont nullement des iconoclastes et conçoivent fort bien que d’autres chrétiens y attachent une extrême importance en fonction de leur propre théologie. C’est précisément au nom de ce respect mutuel que nous n’acceptons pas que des non chrétiens usurpent cet emblème.

Surprenant aussi que, le relativisme aidant, nombre de chrétiens et de grandes Eglises ne réagissent pas lorsqu’on leur chipe leur principal symbole.

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Published by Actualités unitariennes - dans les dérives sectaires
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 16:16
sainte Thérèse d'Avila travaillant, d'après Claire Brétéché

Ex-prêtres ou religieux (ses), ils ont travaillé une grande partie de leurs vies au service de l'Eglise catholique et se retrouvent à l'âge de la retraite avec une misérable retraite pour les quelques années où ils ont travaillé dans la vie civile. Ils demandent maintenant des comptes à cette Eglise pour obtenir la revalorisation de ces retraites en tenant compte des années passées à son service.

C'est pour obtenir cette revalorisation qu'a lieu aujourd'hui au Tribunal de Grande Instance d'Angers le premier d'une série de procés,  celui d'une religieuse : Thérèse Boyer.

Pour toute information concernant cette question : Jean Desfonds, 06 89 26 07 77
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Published by Noëlle Colle
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