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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 20:44

THERON Michel, 2008 - La Source intérieure, Villeurbanne (France), Golias, 147 p., préface d'André Gounelle

Il s'agit d'une édition nouvelle (la première publication date de 2005 et avait été faite à Paris par Le Publieur), revue et augmentée d'environ un tiers par rapport à la première.

le prix est de 16 euros à l’ordre de Golias, B.P. 3045, 69605 Villeurbanne cx).
Pour la Belgique, virement à l’ordre de Golias, compte n° 435-3400801-61 (banque KB).
Pour la Suisse, virement à l’ordre de Golias, code IBAN FR76 3005 6001 7701 7720 2864 484 – BIC : CCFRFRPP

La couverture est la reproduction d'une icône copte, représentant le Christ (à droite) et l'abbé Ménas (à gauche), qui figure au Louvre. Cette icône est commentée dans le livre même (page 94) : j'y vois la meilleure image qu'incarne Jésus à mes yeux, l'image d'un compagnon de route, qui ne nous domine pas du haut d'une haute stature mais nous tient d'une main par l'épaule, et qui joue auprès de nous le rôle d'un instituteur de la Parole (le livre dans l'autre main) " (message de l'auteur du 15 juin 08).

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Published by Michel Théron - dans le temps des évangiles
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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 09:26

L’été arrive ; nous vous rappelons * le séjour en famille et convivial à Rouen que la Fédération des réseaux du Parvis organise à Rouen du vendredi soir 11 (dîner inclus) au lundi midi (déjeuner inclus) 14 juillet.

* voir notre message du 19 mars dernier.

Des places sont encore disponibles ! Saisissez l’occasion pour passez un week-end à Rouen dans un lieu agréable (le Centre Jeunesse & Sports, rue Pierre Naudin à Petite Couronne), avec des échanges spirituels sur le thème de l’eau, un atelier créative en petit groupe sous animation d'un ou une spécialiste (en peinture, yoga, gestuelle, art floral, musique et chant), et, en prime, la descente majestueuse de l’armada des grands voiliers, de Rouen vers l’océan.

Voir le programme complet sur le site de la Fédération des réseaux des parvis,
http://reseaux.parvis.free.fr

Pour tout renseignement :
 annie.barbay@free.fr 

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Published by Actualités unitariennes - dans les chrétiens se rassemblent
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 10:11

Paul-Yves Colle (30 novembre 1913 - 5 décembre 1987)

Amis très chers,
C’est à vous seuls que j’adresse ces lignes, à vous que j’ai connus et aimés en dehors et au-delà de mes fonctions officielles.

Quoique vous ressentiez de mon départ, quoiqu’en disent les autres, vous ne pourrez nier, je pense, que j’ai cherché à vous donner le meilleur de moi-même, que je vous ai aimés de toute mon âme et, personnellement, je sais combien je vous aime encore. Voilà pourquoi je vous dois cette franche explication. (…)

une forme archaïque et désormais invivable du christianisme

Si j’ai quitté le catholicisme, ne croyez pas que ce soit un égarement momentané ou par un coup de tête, mais parce que je suis arrivé à la certitude que l’Eglise, avec la rigidité de ses dogmes et sa prétention à l’infaillibilité, est une forme archaïque et désormais invivable du christianisme. Elle représente pour moi un stade définitivement dépassé de l’évolution religieuse de l’Humanité.

Ce n’est évidemment pas en une seule fois que je suis arrivé à ces conclusions. Dieu seul sait combien j’ai pu souffrir, chercher, prier, lutter. Cela remonte à des années, presque à mon enfance. J’avais en moi le paradoxe d’être à la fois un enfant rangé, soucieux de plaire et un esprit foncièrement indépendant cherchant d’instinct à sa frayer sa propre route. Par là, j’ai toujours dérouté et déçu les gens d’ordre à qui j’avais d’abord semblé donné tant de gages.

abbaye bénédictine Saint-André de Bruges, en Belgique


faire le maximum pour Dieu

Je me fis moine parce que je voulais faire le maximum pour Dieu et que cela me semblait la seule façon d’y arriver. Mais, dès mon entrée au monastère, à l’abbaye bénédictine de Bruges, je fus classé parmi les non-conformistes et je donnai incontestablement pas mal de soucis à mes supérieurs.

Pendant mon service militaire au CIBI*, je fis la connaissance de plusieurs pasteurs protestants et nous sympathisâmes tout de suite. Avec eux, j’organisai des réunions de prière quotidiennes et je fis une propagande intense pour la Bible et l’union des Eglises. Mais, dans l’ensemble, je trouvais que beaucoup des protestants étaient très sectaires, ce qui, de leur part, me semblait encore plus inadmissible que de la nôtre.
* c'est là en Belgique que les religieux, prêtres, pasteurs et autres faisaient leur service militaire

la mauvaise qualité et presque la mauvaise foi des arguments qu’on nous représentait

Tout au long de ma théologie, la lutte intérieure continua. Combien de fois je fus choqué par la mauvaise qualité et presque la mauvaise foi des arguments qu’on nous représentait : mais il fallait les accepter sous peine d’hérésie, de péché mortel et de damnation éternelle. Cela me révolta et j’en conçus un dégoût profond pour ce genre de théologie.

Malgré tout, je résolus de ne pas bouger avant la fin de mes études. Mais quand elles furent terminées, je fus pris par l’ivresse du sacerdoce et des premières responsabilités. Le temps n’était plus aux théories ; il fallait agir et on ne pouvait pas continuellement remettre tout en question.

On me nomma professeur au collège. J’étais chargé en outre de la paroisse et du service quotidien des pauvres. Cela suffisait à m’occuper. Néanmoins le problème allait bientôt se poser à nouveau et, cette fois, dans l’ordre pratique. (à suivre)

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Published by Paul-Yves Colle - dans vies de prêtre
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 09:53

je découvris la vie réelle

Vint la Guerre et, en mai 40, la débâche et l’exode. Dans le Midi, je fus amené à prendre en charge une soixantaine de jeunes Belges échappés des CRAS [lesquels se trouvaient du côté d’Agde], sans moyens d’existence.

Quelle expérience ! Comme notre façon de parler, de penser, de vivre était loin de ces gens-là ! Pourtant c’étaient eux le peuple, les hommes … C’est parmi eux qu’avait vécu Jésus, il avait été l’un d’entre eux. Cette pensée ne devait plus me quitter et j’en conçu une aversion insurmontable pour le monachisme ; tout m’y paraissait faux, depuis l’ensemble jusqu’au moindre détail. A tout prix il fallait en sortir. Cela n’alla pas tout seul mais les circonstances m’y aidèrent.

En juillet 1942, après que les Allemands eurent occupé l’abbaye, j’obtins la permission de partir pour la France et, là, je peux dire que je découvris la vie réelle. Tout fut remis en question : le monachisme, le catholicisme, le sens même de la vie. Les solutions dont je m’étais contenté jusque là me paraissaient si étriquées et artificielles !

Mes dernières positions catholiques s’écroulaient les unes après les autres

L’arrivée de mon confrère et ami, le père Désiré, devait donner encore plus d’acuité à ces problèmes. Je ne peux entrer ici dans le détail de nos échanges de vue, mais ce qui est certain c’est qu’ils furent féconds et éclairants. Lui-même était plus évolué que moi. Il avait eu avec les protestants du Borinage des contacts profonds et prolongés. D’autre part, il croyait au monachisme, mais à un monachisme complètement rénové et purement évangélique. Par dessus tout, il avait un tel sens de Dieu que, dans cette lumière, toutes les contingences dogmatiques étaient réduites à néant.

Après sa mort, survenue accidentellement en décembre 1944, je dus continuer seul ma route mais l’élan était donné et tout le travail subconscient qui s’était fait depuis des années allait maintenant porter ses fruits. Pas à pas, j’étais acculé à l’évidence. Mes dernières positions catholiques s’écroulaient les unes après les autres mais non sans luttes, ni déchirements.

Enfin, ce fut la lumière. Ma conscience ne me permettait plus de réplique : le 18 avril 1945, après avoir longuement prié, je pris la résolution de rompre avec l’Eglise.

garder le masque

J’aurais voulu passer à l’acte le plus tôt possible, être logique avec moi-même et loyal avec les autres. Mais comment faire ? J’étais tellement lié de partout, à tant de gens que j’aimais et à tant de choses. J’avais une terreur du scandale. Je demandai donc conseil à deux prêtres éminents, unanimement estimés et aimés. J’eux la stupéfaction de constater qu’ils étaient l’un et l’autre encore plus avancés que moi. Ils me dire néanmoins qu’il fallait à tout prix rester dans l’Eglise, car celle-ci n’évoluerait que sous la pression des forces intérieures. J’étais perplexe. Une telle attitude me paraissait insoutenable.

Je dois dire en passant que j’ai, depuis, rencontré plusieurs prêtres dans le même cas, et des plus intelligents. Ils restent dans l’Eglise parce qu’ils n’ont pas le courage d’en sortir ou, qu’étant trop engagés, ils ne le peuvent pas. Loin de moi de leur jeter la pierre, car je comprends maintenant la somme atroce de souffrances qu’un geste pareil représente pour quelqu’un d’engagé. Peut-être ont-ils en effet leur rôle à jouer dans le sein de l’Eglise, même si, pour employer l’expression de l’un d’entre eux et non des moindres, ils sont obligés pour cela de " garder le masque " et de s’entourer de circonspection.

Mais il en est d’autres et j’en connais qui, à la manière de Turmel*, publient sous un pseudonyme des pamphlets haineux contre l’Eglise et sa doctrine. Il y a aussi ceux qui sombrent dans le scepticisme absolu, deviennent indifférents à tout et ont accepté une fois pour toutes de vivre une vie double sur le plan intellectuel et même moral. Ceux-là comment les approuver ?

turmel.jpg* " Prêtre, historien des dogmes ", ainsi qu'il voulut qu'on le gravât sur sa tombe. Né et mort à Rennes (1859-1943), où s'écoula toute sa vie, formé à la critique par ses propres moyens et par l'abondance de ses lectures, l'abbé Joseph Turmel perdit très tôt la foi chrétienne. Pour des raisons complexes, il crut devoir tout faire pour rester dans le clergé catholique, publiant sous son nom ou sous divers pseudonymes (au nombre de quatorze) le résultat de ses travaux. Parmi ses nombreux ouvrages : Comment j’ai donné congé aux dogmes. - Herblay : Idée libre, 1935. - 155 p. - (La Bibliothèque du libre penseur ; 22). Il fait encore les délices de la Libre pensée !

Quant à moi, j’étais désespéré. Tellement qu’en mai 1945, je partis pour l’Allemagne avec la Mission vaticane auprès des camps de concentration. Mon espoir était d’y contracter une maladie contagieuse et de n’en plus revenir. Mais cet espoir fut déçu.

A mon retour, j’exposai crûment la situation au père prieur de Saint-André, mais celui-ci, quoique fin psychologue, ne soupçonna pas la profondeur de mon évolution. Il ne réfuta aucun de mes arguments mais me conseilla simplement de temporiser et de continuer mon travail en France. Je suivis son conseil la mort dans l’âme car je n’étais nullement apaisé. Au contraire mes convictions intimes s’affirmaient de jour en jour plus nettes. (à suivre)

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 09:07

à Reilly

C’est toujours dans les mêmes sentiments qu’en octobre 1945 je commençais Reilly *  Depuis lors, ce fut un calvaire quotidien à peine éclipsé de temps à autres par les soucis matériels et moraux du collège et de la communauté naissante.

* Reilly petit village au sud-ouest de Beauvais, non loin de Gisors, au sud-est de ce bourg. Son église (la nef et le clocher) sont des XI-XIIème siècles. Les bénédictins y ouvrirent un établissement scolaire au lendemain de la Guerre mais qui ne dura pas.


Le pire était qu’il fallait à longueur de journée dire et faire des choses auxquelles je ne croyais pas ou qui pour moi avaient un sens très différent de celui qu’on leur donnait habituellement. Essayer de vous représenter concrètement ce que cela peut signifier dans le ministère des sacrements et la direction spirituelle. Certes je n’étais pas un imposteur, car c’était avec le plus grand respect et une parfaite droiture d’intention que je célébrais la messe et entendais les confessions, que j’administrais les baptêmes et bénissais des mariages. Mais quel conflit perpétuel entre l’être et le paraître !

Ceux qui venaient me trouver repartaient apaisés, mais moi, j’étais déchiré. Surtout quand certains prêtres venaient m’exposer leurs doutes contre la foi. J’avais envie de leur crier : " Mais c’est encore dix fois plus fort que vous ne le dites ". Et pourtant je réussissais à les convaincre et à les ramener à l’orthodoxie de la foi catholique.

Celui qui n’a pas passé par là ne peut se faire aucune idée du supplice de conscience que cela représente. On y use sa substance et, ce qui est pire, à force de prouver les choses auxquelles on ne croit pas, on finit par ne plus savoir soi-même ce que l’on croit et à douter de tout. Non Dieu ne pouvait vouloir cela ! Il devait exister, même pour moi, un moyen de l'adorer librement, dans la vérité. Il fallait en sortir. Mais encore une fois comment ? J’étais dans le noir le plus absolu.

C’est à ce moment qu’eut lieu la débâcle de Reilly. C’était la réponse du Seigneur. L’un après l’autre tous les liens qui me retenaient tombèrent. Les postulants de Saint-André (Jean et Patrick) revinrent définitivement guéris du monachisme. Les familles de la communauté se dispersèrent ou trouvèrent du travail. Restait le collège.

A nouveau je demandai conseil à un jésuite et à un prêtre séculier en qui j’avais confiance. Même réponse : " Nous pensons comme vous ou à peu près, mais il faut à tout prix rester dans l’Eglise ; elle en a besoin ". C’est pourquoi j’eus la faiblesse de céder aux supplications des parents d’élèves et des professeurs. Il me semblait, à tort peut-être, que je ne pouvais les laisser choir, qu’ils ne pouvaient compter que sur moi. Par amour pour eux, je consenti à transférer le collège de Reilly au collège de Normandie [à Mont-Cauvaire par Monville, au nord de Rouen].

Je resterais avec eux deux ans encore ... Si vraiment Dieu le voulait il m’en donnerait la force. Sinon il s’arrangerait bien pour m’en sortir.

Sur ces entrefaits, j’exposai ma situation au père Théodore, sous-prieur de Saint-André . Sa réponse fut nette et loyale : " Il faut sortir. Rester plus longtemps serait contraire à votre conscience. Ce serait aussi vous déformer irrémédiablement et vous conduire au scepticisme absolu. A croire qu’on peut également démontrer le vrai et le faux on finit par ne plus croire à rien du tout ". Ce n’était que trop vrai et j’en avais déjà fait l’amère expérience. Il ne me restait plus qu’à attendre l’occasion favorable pour pouvoir mettre mon dessein à exécution sans fracas et avec le moins de scandale possible.

Voici comment cette occasion me fut fournie : les prix de pension imposés par notre nouvelle installation furent tels qu’à peine une petite minorité de nos élèves purent nous suivre. J’étais donc mis dans l’impossibilité de tenir mes engagement vis-à-vis des familles. D’autre part, les professeurs étaient casés. C’est ainsi que mes derniers liens tombèrent.

en parfait accord avec ma conscience

Pardonnez-moi, amis très chers, de vous avoir si longuement entretenus de moi-même. Tout ceci je l’ai écris en toute loyauté devant Dieu qui me jugera. Mais j’ai voulu que vous, à qui l’amitié ou le sang donnent des droits sacrés, sachiez que je ne vous ai pas trahis et que c’est en pleine maturité d’esprit et en parfait accord avec ma conscience que je vous quitte.

Vous quitter ? Oui, car, même si notre amitié demeure, et croyez que de mon côté c’est le cas, nous ferons désormais partie de deux mondes totalement différents et même, à cause de votre religion, hostiles. Sans doute n’avez-vous pas les mêmes raisons que moi de quitter le catholicisme car la question se pose de façon très différente pour un prêtre et pour un laïc.

Il faut une religion et même une religion organisée et hiérarchisée. Cette religion se trouve être dans vos régions le catholicisme : il est la structure de la société, même dans un Etat laïque comme la France. Mais quand un laïc se trouve gêné par une affirmation dogmatique qui lui paraît inadmissible, il peut passer à côté et se taire sans que cela gêne personne.

Voyez du reste avec quelle avidité l’Eglise recueille les moindres approbations des savants ou des philosophes laïcs, même quand, par ailleurs, ils disent des choses diamétralement opposées à ses dogmes ou ses principes fondamentaux. Je ne citerai en exemple que Lecomte du Noüy* qu’on trouve dans les librairies catholiques et jusque dans les boutiques de couvent ! Et mon espoir est que c’est cela même qui ouvrira les yeux de la hiérarchie et qui rendra à l’Eglise catholique sa véritable mission d’assemblée universelle.

* Pierre Lecomte du Noüy (1883-1947), mathématicien, biophysicien, écrivain et philosophe français ; a vécu une partie de sa vie aux Etats-Unis et est mort à New-York. Citations lues dasn l’article que lui consacre Wikipédia :
"[L'homme] existe moins par les actes qu'il exécute pendant sa vie que par le sillage qu'il laissera derrière lui, comme une étoile filante." ; "C'est dans ce qu'il y a de divin en l'homme, et non dans ce qu'il y a d'humain dans les doctrines qu'il faut chercher l'unité des religions." (La dignité humaine, 1942, p. 153) ; "La liberté n'est pas qu'un privilège : elle est une épreuve. Nulle institution humaine n'a le droit d'en exempter un homme." (idem, p. 132) ; "Il n'existe pas d'autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle" (L'homme et sa destinée, 1947). Mary, sa femme, écrira en 1955 sa biographie : Lecomte du Noüy. De l'agnosticisme à la foi, aux éditions La Colombe (251 p.).

Mais pour un prêtre, c’est totalement différent. Il ne peut pas ne pas répondre aux objections, aux questions, qu’on lui pose. Il sait parfaitement ce qui est de foi et, pour lui, pas de demi-mesure ; c’est tout ou rien. S’il rejette quoique ce soit, l’Eglise elle-même et sa propre conscience l’obligent à se retirer.


Je partirai donc à l'étranger

Je partirai donc à l’étranger car je hais les bagarres et les discussions stériles. Elles n’ont jamais fait de bien à personne. Ce qu’il faut c’est non pas détruire mais construire. Construire dans l’amour de Dieu et du prochain. C’est ce que je vais tâcher de faire modestement selon mes moyens. Mais avant de parler, je vais, pendant quelques années, me recueillir, prier, et travailler comme un simple honnête homme. Il faut, comme Jésus, comme saint Paul, savoir gagner sa vie et connaître les vrais problèmes qui se posent aux hommes, avant de vouloir mes aider à les résoudre.

En attendant, priez pour moi comme je le ferai pour vous. Je ne vous demande pas de ne pas me juger. Un autre vous l’a demandé avant moi. Si mon geste vous fait de la peine pardonnez-moi, mais je veux aussi que vous sachiez combien est grande la joie d’une conscience enfin libérée par la vérité.

 

© Noëlle Colle, 2008


Cette lettre a été envoyée à des amis mais elle n’a jamais été publiée. Elle est mise en ligne aujourd’hui, vingt ans après la mort de son auteur, à l’initiative de sa femme, Noëlle Colle. Ils eurent 4 enfants et vécurent heureux.
 


Noëlle Colle est militante d’Amnesty international et membre de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Elle représente l’AFCU au sein de l’Eglise unitarienne francophone. Lors d’un séjour de 7 ans aux Etats-Unis, où ils enseignèrent, elle et son mari visitèrent une congrégation unitarienne à Exeter, dans l’Etat du New-Hampshire.

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 17:51

En voulant une instance qui soit représentative pour les musulmans de France, le Conseil français du culte musulman (CFCM), mis en place au début de 2003 avec l’aide des autorités françaises, a voulu organiser des élections nationales. La prochaine va avoir lieu ce dimanche 8 juin.

Mais ce genre de vote, dans ces conditions, n’introduit-il pas la division, les luttes de pouvoir, les surenchères ? Depuis sa naissance, c’est la joyeuse foire d’empoigne entre communautés de diverses tendances religieuses (des modérés aux intégristes), origines ethniques (Algériens, Marocains, Turcs, etc.), aides étrangères reçues, notables locaux, etc. Ceci bien entendu au bénéfice des activistes qui passent leur temps à faire des alliances " contre nature " pour l’emporter le jour " J ".

Nos voisins musulmans belges ne sont guère mieux lotis, avec un Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) reconnu officiellement depuis 1994, et dont l’ex président et autres membres sont interpellés par la Justice.

Le bilan du CFCM n’est guère enthousiasmant si l’on en croit une série d’articles bien documentés qui sont parus dans le journal La Croix :

Le bilan du CFCM,
Les élections de l'islam de France sous tension,
Le Conseil régional du culte musulman de Rhône-Alpes a su trouver sa voie,
L'exécutif des musulmans de Belgique cherche une sortie à sa crise

Quels sont donc les modèles qui marchent le mieux pour regrouper les acteurs religieux et les fidèles au-delà de leurs propres communautés de base ?

Il y a d’abord le modèle pyramidal, centralisé. C’est celui de l’Eglise catholique romaine et de ses conférences nationales épiscopales (mais celle-ci mobilise peu, sinon pas du tout, les fidèles concernés), des Témoins de Jéhovah, etc.  Le même modèle est décentralisé chez les orthodoxes au niveau des patriarcats.

Le modèle synodal des protestants mobilise davantage les fidèles puisqu’il y a des enjeux en terme de résolutions et de vote. A cela s’ajoute une sagesse pratique qui veut que les décisions soient reportées s’il n’y a pas un consensus suffisant ou encore qu’elles n’entrent en application que progressivement lorsque les communautés de base se sentent prêtent à le faire. Les quakers et les baha’is sont également très soucieux de maintenir l’unité en attendant qu’un consensus se dessine.

Le modèle réseau (dont le fonctionnement est grandement facilité par l’Internet) : les membres se coordonnent sur la base du volontariat et d’une instance commune minimale. C’est ainsi que les unitariens se rencontrent au niveau national dans le cadre de " Conference ", " General Assembly " " meeting ", etc., et au niveau international avec l’International Council of Unitarians and Universalists, mais dans ce cas, les décisions sont seulement internes, concernant le fonctionnement du réseau. Aucune décision ne touche aux orientations des membres. Ceux-ci n’ont pas à s’aligner sur une politique qui aurait été décidée à un échelon supérieur. Chaque communauté unitarienne reste totalement souveraine.

C’est ce mode réseau qu’ont adopté les protestants français, avec la Fédération protestante de France, et les catholiques indépendants de la Fédération des réseaux des parvis (voir la rubrique " Parvis " du site de l’AFCU), nonobstant le terme, trompeur en l’occurrence, de fédération.

Autre question. Faut-il maintenir la cohérence d’un projet d’origine en faisant référence à une fondation ou à l’œuvre du fondateur (important entre autres chez les catholiques et les orthodoxes) ? Faut-il mettre en place un conseil d’administration qui garantisse une certaine fidélité à ces origines (cas de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens où les résultats des AG touchant aux orientations sont soumis à une telle instance) ? Faut-il définir nettement les conditions d’adhésion afin d’éviter l’entrisme ?

pilier de mémoire, First Unitarian Congregation of Ottawa. Photo Jean-Claude Barbier, mai 2008.

Les Eglises unitariennes connaissent ce dilemme depuis que ces Eglises aux Etats-Unis, à la fin du XIXème siècle décidèrent de s’ouvrir aux agnostiques, aux athées, puis à d’autres croyants. Cette version, connue sous le nom d’unitarisme-universalisme depuis la fusion en 1961 entre l’Association unitarienne américaine (AUA) et l’Eglise universaliste d’Amérique, conduit à une gestion pas toujours facile de la diversité.

Comment en effet faire cohabiter des chrétiens ou autres croyants (théistes et autres religions particulières) avec des athées qui frémissent chaque fois que d’autres s’adressent directement et explicitement à Dieu ? On voit bien qu’un tel modèle ne peut fonctionner que s’il y a grande liberté de parole, écoute réciproque, tolérance inconditionnelle et que chacun puisse exprimer son identité dans sa propre culture et langue.

Bien entendu de telles Eglises peuvent très bien devenir des auberges espagnoles où l’on discute de tout, ici et maintenant. La référence à une tradition commune, à une histoire partagée est ici fondamentale. Sans ce patrimoine, l’Eglise devient une simple association voguant d’AG en AG selon la majorité du moment, bien loin du projet de ses fondateurs ... Certains pensent d’ailleurs que l’Eglise, nonobstant le Saint-Esprit, aurait ainsi dérivée, concile après concile, bien loin des intentions du rabbi Jésus de Nazareth.

Votez oui, mais à bon escient et pour faire valoir un projet commun ...

Ces considérations valent bien entendu pour l'Eglise unitarienne francophone, une Eglise sur la toile en cours de construction à l'initiative de notre réseau de la Correspondance unitarienne : http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 16:17

Communiqué de presse :

L'Observatoire chrétien de la laïcité (OCL) s'indigne de l'annulation par la justice d'un mariage- motivée par le << mensonge >> de l'épouse sur sa virginité.

Il souligne la gravité de cette décision pour l'avenir du droit en France.

illustration : "le baiser", vu sur loudie.over-blog.net.

En effet elle s'appuie, de façon tout à fait inappropriée en l'occurrence, sur la notion de << tromperie sur la qualité essentielle >> d'un des époux. L'OCL souligne qu'en aucun cas la virginité ne saurait être considérée au moment du mariage comme une qualité essentielle de la future épouse. On ne voit pas en quoi, d'un point de vue humain, la virginité- de la femme seulement, notons le - engagerait la validité du mariage.

Pour envisager le contraire , les juges n'ont pu que se référer à une conception << religieuse >> parmi d'autres, conception d'ailleurs discriminatoire à l'égard des femmes et les soumettant à la domination de fantasmes masculins. En cela ils ne respectent pas la constitution de la cinquième République qui caractérise notre pays comme une république laïque. Dans une telle république la loi est la même pour tous, femmes et hommes notamment- et ne saurait se fonder, directement ou indirectement, sur des règles religieuses particulières.

Ce jugement ouvre la porte à des pratiques judiciaires communautaristes qui appliqueraient à des citoyennes et des citoyens les conceptions morales ou juridiques d'une communauté -notamment religieuse- ou d'un groupe identitaire auxquelles seraient alors réduite- de façon aliénante- leur identité personnelle et donc leur humanité.

Jean Riedinger
secrétaire de l’OCL


L’Observatoire chrétien de la laïcité regroupe plusieurs mouvements au sein de la Fédération des réseaux des Parvis. Nous reproduisons ce communiqué de presse qui a été mis en ligne sur le site de cette fédération

http://reseaux.parvis.free.fr:80/index.htm

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 14:43

Le Tribunal de Grande instance de Lille vient d'annuler un mariage sous le prétexte que la fiancée avait dit qu'elle était vierge ...

Que la jeune fille ait menti à son fiancé quant à sa virginité, c’est là une affaire toute privée et l’on ne voit pas pourquoi la Justice s’y mêle. Somme toute, le futur mari n'avait qu’à aller z’y voir lui-même ou envoyer les vertueuses matrones musulmanes écarter les jambes de sa fiancée ! C’est ce qu’on appelle en France un benêt. Et en plus, il va se plaindre, sans doute poussé par les dévots et dévotes de son entourage !

Plainte reçue par le Tribunal en question qui pourtant a sans doute bien d’autres chats à fouetter. Eh oui ! les pauvres rigoristes musulmans qui sont tout déroutés par la laïcité à la française, il faut bien s’adapter à eux ...

Pourquoi le Tribunal de Lille ne lui a-t-il pas demandé de faire preuve lui aussi de sa propre virginité puisque, en France, les femmes et les hommes doivent être traités à égalité, sans discrimination. On reste pantois devant certains raisonnements juridiques. Il paraît que cela s’appelle faire jurisprudence ...

machine mise à la disposition de la Justice française par les Shaddoks
afin de tester la virginité des poissons mâles


On réserve des heures de piscines municipales aux femmes qui ne veulent pas être vues en maillot de bain (même si ce sont des "une pièce") ; quant au cimetière,  ne mélangeons pas les impurs et les fidèles ! Au Canada, où certains prônent des "accommodements raisonnables" *, on fait polir les vitres des salles de gym afin que les Juifs hassidim (mâles) ne voient pas les jambes (impudiques) des femmes qui font de la musculation, etc.
* allusion à la commission Bouchard-Taylor mise en place par le gouvernement québécois en février 2007 et qui vient de rendre un rapport très controversé.

Pour ceux qui veulent des accommodements " raisonnables ", le secteur privé est tout désigné pour rendre des services à la carte. On peut aussi aménager une piscine chez soi ; ce n’est pas interdit ! Le secteur public, quant à lui, est ouvert à tous sans condition – mais, inversement, sans caprices fussent-ils religieux.

Jusqu’à présent, du côté des partis politiques, seuls le PCF, le PS  et l’UMP ont bougé, également Mme Elisabeth Badinter et l'association Ni putes, ni soumises. Tiens, pour une fois, on ne se bouscule pas de trop au portillon médiatique des réactions hâtives ! Par contre, çà bouillonne dur au sein de la bloguosphère ...

Quant aux acteurs religieux, toujours longs à la détente et bien souvent faisant profil bas quand il s'agit des leurs - en l'occurrence de braves musulmans fondamentalistes quelque peu demeurés -, je crois bien, en toute modestie, que nous sommes les premiers à dire quelque chose. Pour nous ce sera sans ambiguïté :


Pour une laïcité sans bavures : halte aux archaïsmes religieux !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 17:12

Rome ne veut plus d'une nouvelle affaire Galilée et prend les devants ! Pour une fois, l'Eglise catholique ose, du moins en la personne d'un jésuite astronome qui ressemble fort à son devancier Teilhard de Chardin. Comme quoi la roue tourne, parfois très rapidement et dans le bon sens. Nous applaudissons sans réserve.




CITE DU VATICAN - AP - Mardi 13 mai, 21h34 - "Extraterrestre, mon frère"... Croire qu'il existe peut-être une vie extraterrestre quelque part dans l'univers n'est pas contradictoire avec la croyance en Dieu, a estimé mardi l'astronome en chef du Vatican.

Vu la taille de l'univers, il pourrait y avoir d'autres formes de vie que sur la Terre, voire des formes de vie intelligentes, estime José Gabriel Funes, jésuite et directeur de l'Observatoire du Vatican dans un entretien au journal du Saint-Siège,l'Osservatore Romano, intitulé "l'extraterrestre est mon frère".

"Tout comme il y a une multitude de créatures sur Terre, il pourrait y avoir d'autres êtres, même des êtres intelligents, crées par Dieu. Cela ne contredit pas notre foi, car nous ne pouvons pas poser de limites à la liberté créatrice de Dieu", dit-il.
"Tout comme nous considérons les créatures terrestres comme des 'frères' ou 'soeurs', pourquoi ne parlerions-nous pas d'un 'frère extraterrestre'? Il ferait quand même partie de la création", ajoute le religieux dans cet entretien qui porte sur les relations entre la religion et la science, ou encore les aspects théologiques d'une éventuelle existence extraterrestre.

Et Funes de se dire en tous cas que ces extraterrestres n'auraient pas reçu Jésus, car "son incarnation était un événement unique qui ne peut être répété". Mais "je suis sûr qu'eux aussi, d'une certaine manière, auraient la possibilité de bénéficier de la miséricorde divine".

Il a en outre estimé que la théorie du Big Bang était la plus "raisonnable" des explications sur la création de l'univers. Et pourtant, "je continue de croire que Dieu est le créateur de l'univers et que nous ne sommes pas le résultat du hasard". Avant d'exhorter l'Eglise et la communauté scientifique à oublier les divisions issues du temps de Galilée, jugé pour hérésie pour avoir expliqué que la Terre tournait autour du soleil, alors que l'enseignement de l'Eglise mettait à l'époque la Terre au centre de l'univers.

L'Observatoire du Vatican, fondé en 1891 et basé à Castel Gandolfo, résidence d'été du pape, a été le fer de lance des efforts visant à réconcilier science et religion, ses chercheurs étant très considérés par la communauté scientifique.
On peut croire en Dieu et aux martiens, dit l'astronome du pape.

CITÉ DU VATICAN, Reuters, le 14 mai 08, par Philip Pullella,  Croire en Dieu et en l'existence d'éventuels "frères extraterrestres" plus évolués que les humains n'est pas inconciliable, estimé l'astronome en chef du Vatican.

"Pour moi, la possibilité (d'une vie sur d'autres planètes) existe", a déclaré le jésuite José Gabriel Funes, 45 ans, qui dirige l'Observatoire du Vatican et conseille le pape Benoît XVI sur les questions scientifiques.
"Comment peut-on exclure que la vie se soit développée ailleurs ? ", a-t-il confié au quotidien du Vatican L'Osservatore Romano dans son édition de mardi-mercredi, arguant que le grand nombre de galaxies possédant leurs propres planètes accréditait cette possibilité.

Interrogé pour savoir s'il faisait allusion à des êtres semblables aux humains ou, en revanche, à des créatures plus évoluées, il a répondu : "Dans un univers aussi grand, vous ne pouvez pas exclure cette hypothèse."
Au cours de cette interview titrée "Les extraterrestres sont mes frères", le jésuite a jugé qu'il n'y avait pas de contradiction entre la croyance en ces créatures et la foi en Dieu.

"De la même manière qu'il y a une multiplicité de créatures sur Terre, il peut exister d'autres êtres, y compris intelligents, créés par Dieu. Il n'y a pas de rupture dans notre foi car nous ne pouvons pas poser des limites à la liberté créatrice de Dieu. ".

"Pourquoi ne pas parler d'un 'frère extraterrestre' ? Il ferait lui aussi partie de la Création", a-t-il déclaré, avançant par ailleurs la possibilité que la race humaine soit en fait "une brebis égarée" dans l'univers.
"Il pourrait exister (d'autres êtres) qui entretiennent des relations de complète amitié avec leur créateur."

DIEU DERRIÈRE LE "BIG-BANG" ?

Les chrétiens ont longtemps débattu avec les scientifiques pour déterminer si la Bible devait être comprise littéralement, et la controverse qui oppose créationnisme et théorie de l'évolution a donné lieu aux plus vifs débats pendant des décennies.

Au XVIIe siècle, l'Inquisition avait condamné Galilée pour avoir soutenu que la terre tournait autour du soleil ; et l'Eglise catholique ne l'a réhabilité qu'en 1992.

José Gabriel Funes a confié qu'en tant qu'astronome, la théorie la plus vraisemblable pour expliquer la naissance de l'univers était celle du "Big Bang", qui suppose une grande explosion et une expansion continue à partir d'une concentration de matière très dense.
"Je continue de croire que Dieu est le créateur de l'univers et que nous ne sommes pas le fruit du hasard, mais les enfants d'un père bienveillant qui a pour nous des projets d'amour ", conclut le religieux.

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Published by AP et Philip Pullella pour Reuters - dans le Dessein intelligent
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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 18:45

Oberwesel--le-ch-teau--sur-le--oto-recadr-e-et-r-duite-83c9.JPGRoberto Rosso, fondateur en mai 2004 de la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU) va être ordonné ministre à l’Eglise unitarienne Bela Bartok à Budapest par Csaba Razmany, évêque de l’Eglise unitarienne de Hongrie, le 29 juin 2008. Seront présents à la cérémonie, les révérends de l’Eglise de Transylvanie Sandor Szilard, ministre à Jobbagyfalva-Nyaradszereda (près de Mures) et le rév. Dr. Elek Rezi, professeur au collège théologique de Kolozvar. Ndlr - l'évènement a dû être reporté et c'est finalement à l'église unitarienne de Copenhague que la cérémonie a eu lieu (lien).

Roberto Rosso avait été baptisé en juillet 2005, en Transylvanie, par le révérend Sandor Szilard en sa paroisse de Jobbagyfalva-Nyaradszereda.

à Oberwesel en novembre 2007 lors de la rencontre internationale de l’ICUU (photo de Jean-Claude Barbier).

A notre connaissance il sera le 3ème ministre consacré par nos Eglises historiques en dehors de l’aire hungarophone, après la révérende Lucienne Kirk (présidente de l’Association unitarienne française de 1986 à 1990), ordonnée à Kolozsvar le 7 décembre 1986, et le révérend Knut Klaveness Heidelberg de l’Eglise unitarienne de Norvège, ordonné à Budapest le 7 janvier 2007.

En plus d’un groupe de chrétiens unitariens, qui se réunit à Turin chaque mois de novembre afin de célébrer la mort de Ferenc David, fondateur de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, le futur ministre anime un site "Unitariani" (1) et un groupe de discussion sur Yahoo (2) de plus de 85 personnes à ce jour.

(1) http://www.unitariani.splinder.com

(2) http://it.groups.yahoo.com/group/unitariani

La Congregazione italiana cristiano unitariana est partenaire de l’AFCU, dont elle utilise les statuts juridiques, et elle a été reconnue comme groupe émergent par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) en avril 2006.

Nos meilleurs voeux au futur ministre et à sa communauté

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Published by chrétiens unitariens - dans U en Italie
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