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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 13:41
La Traversière, l’une des multiples communautés chrétiennes de base (formée quant à elle en 1974 en Loire-Atlantique) de la mouvance catholique libérale, vient de publier un recueil de 40 poèmes sous le titre de " Sentiers d’humanité " aux éditions de la Coopérative régionale de l’enseignement religieux (CERC), soit 120 p., au prix de 13 euro.

Ce recueil est le fruit de plus de 30 ans d’expérience, de plus de 15 ans de célébration libre de la parole, du pain et du vin au nom de Jésus, et de l’engagement des membres de cette communauté auprès de leurs prochains au sens évangélique du terme. Un recueil " pour dire la saveur de l’existence, la foi inébranlable en l’homme et la quête de Dieu. Des sentiers d’humanité à emprunter librement : seul, pour la méditation et la prière, ou en communauté, pour préparer une célébration ". C’est dire que ces poèmes sont profondément ancrés dans la vie de notre quotidienneté.

Ce recueil est signé Marie-France Billaud (qui en plus a fait les illustrations), Paul Fleuret, Jacqueline Papin et Paulette Radigois. Les textes sont d’eux ou encore d’amis qui fréquentent leur communauté ou qui l’ont croisée : Gilles Baudry, Michel Bégaud, Gisèle Mathieu, Jacques Musset, Paul Noblet.

Bernard Feillet
, écrivain, prêtre et lui-même fondateur en 1969 d’une communauté de base, en a écrite la préface : " Toute célébration, quel que soit le cadre liturgique, devrait favoriser l’expression de cette respiration de l’unique (…) Les poèmes ici publiés relèvent de cette inspiration. Ils témoignent d’une vie personnelle, d’un désir de partage, d’une émotion vivante, d’une prière libérée. Ils sont aussi le signe que ce qui fait la foi de chacun ne peut être retenu dans des formules  figées par le temps ".

Chaque poème est aisément accessible grâce à deux classements en fin d’ouvrage, l’un thématique et l’autre les reliant au calendrier liturgique de l’Eglise et à ses rituels chrétiens (signes pour les uns, sacrements pour d’autres).

En partenariat avec la librairie Siloë LIS, une présentation officielle de cet ouvrage aura lieu le samedi 31 mai 2008 de 10h à 18h, salle de l'Abbé Grégoire, 2 bis, rue Clémenceau, à Nantes. Séance de dédicace, lecture de textes et exposition des toiles originales de Marie-France Billaud.

Le CERC diffuse ses ouvrages dans les librairies religieuses, dans ses points de vente localisés à l’ouest d’une ligne Amiens-Montpellier (voir la carte
) et au Canada en partenariat avec les éditions MediasPaul (3965, boulevard Henri-Bourassa Est, Montréal-Nord, QC Canada) H1H 1L1, tél : (514) 322-7341, Fax : (514) 322-4281). Contact : relations.commerciales@editions-crer.fr

Merci aux auteurs de nous aider ainsi à méditer et à prier, à mieux dire notre foi, à célébrer dans la joie ce Dieu qui nous a donné la Vie.

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Published by d'après les éditions CRER - dans catholiques libres en action
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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 08:36

La Grande loge féminine de Memphis Misraïm (GLFMM) organise un colloque public " Spiritualités : chemin de connaissance en ce 21ème siècle – des femmes engagées et motivées pour rendre le monde plus juste et plus fraternel " au palais des Papes (salle du Conclave) à Avignon, le samedi après-midi 14 juin.

* Cette obédience franc-maçonne a été fondée en 1981. Elle comprend une cinquantaine de loges et un millier d’adhérentes.

En partenariat avec la Librairie L’ETOILE du MAGE (Laurence Gilli & Philippe Subrini), 10, rue de Cassis, 13008 Marseille, letoiledumage@club-internet.fr, tél. 04 91 25 66 38

13 heures : Accueil des participants
Présentation du colloque par Bernadette Cappello, sérénissime Grand Maître de la GLFMM)

Première partie : 14 heures
Modératrice : Michèle Meyfroot, Grand Maître adjointe
Audrey Fella : "Le féminin Sacré"

Essayiste, auteur de " Mélusine et l’éternel féminin " (Dervy). S’intéresse à la question de la Femme et du Sacré. A paraître " Hildegarde de Bingen, la sentinelle de l’invisible " (Guy Trédaniel).

Jean-Marc Vivenza : " Éléments problématiques du cheminement spirituel"

Auteur. Né en 1957 à Vinay en Isère, est philosophe et entièrement versé dans les questions touchant au symbolisme et à la métaphysique, il est, depuis de nombreuses années, un connaisseur autorisé des penseurs traditionnels tant orientaux qu’occidentaux, et un familier de l’oeuvre de René Guénon.

Serge Caillet : " Spécificités du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm"

Historien. Historien de l’occultisme et des sociétés initiatiques, directeur de collection aux Éditions Dervy, auteur de plusieurs études de référence sur la Franc-maçonnerie " Égyptienne " et le Martinisme.

Débat et pause – chant lyrique : Katherine Denys

Deuxième partie : 17 heures
Modératrice : Michèle Autes, Grand Maître adjointe

Jacqueline Kelen : "La sagesse du coeur"

Écrivain. A suivi des études supérieures de lettres classiques (latin, grec ancien, français) et pendant 20 ans, a été productrice d’émissions à France Culture. Elle consacre la plupart de ses livres et de ses séminaires au déchiffrement des mythes de la tradition occidentale et à l’approche de la vie intérieure.

Dominique Bertrand : " La musique et l’Homme"

Auteur – Conférencier. Musicien formé à diverses musiques traditionnelles. Travaille depuis 25 ans à confronter la pratique musicale à la réflexion philosophique avec ses implantations historiques, thérapeutiques, mythologiques, ethnologiques….

Jérôme Rousse-Lacordaire : " L’église catholique et la franc–maçonnerie : Les raisons d’un conflit "

Dominicain. Docteur en théologie, il est chargé d’enseignement à l’Institut Catholique de Paris (Institut de Science et de théologie des religions), est directeur de la bibliothèque du Saulchoir à Paris.

Débat et Pause – chant lyrique : Katherine Denys

19 heures: Conclusions du colloque par Bernadette Cappello, sérénissime Grand Maître de la GLFMM et par Michèle Tobeilem, conseiller national.

Dîner de gala à L’Espace Jeanne Laurent

Inscription au Colloque avant le 15 mai : 15 € (colloque + dîner de gala :  45 €)
réservation : 06.11.19.20.64,
glfmm.mg@orange.fr, www.glf-mm.org
chèque libellé à l’ordre de GLFMM, à envoyer à :
M. Garnier, 22, Rue des Crocus – 77600 Bussy-Saint Georges.

Les chrétiens unitariens souhaitent un plein succès à cette journée

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Published by information Philippe Subrini
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 20:06

Journée internationale d’études Mémoire du catharisme " Le catharisme européen : un mouvement structuré ? ", le 24 mai 2008, au Palais des Congrès, à Mazamet (Tarn , France), organisée par l’Association de valorisation du patrimoine mazamétain (AVPM) avec le soutien de de la Maison des Mémoires de Mazamet.

matinée à partir de 9 h 30 :
* Anne Brenon, archiviste paléographe : Problématique générale : l’exemple de la Rhénanie.
* Annie Cazenave, ingénieur au CNRS : L’Eglise cathare du Toulousain, un maillage transpyrénéen.
* Daniela Müller, professeur d’histoire de l’Eglise à la Faculté de théologie d’Utrecht (Pays-Bas) : Les cathares en pays néerlandais.

12 h 30 : Buffet froid, reprise des travaux à 14 h 30 : 
* David Zbiral, docteur en histoire, Université de Brno (Rép. Tchèque) : Revenir sur les sources : le lien présumé entre catharisme et bogomilisme.
* Ylva Hagman, docteur en histoire des religions : Interrogatio Ioannis, le Secret apporté de Bulgarie par l'évêque Nazaire et la question des filiations entre les Eglises cathares internationales.
* Jean Duvernoy, historien : Retour à St Félix.

17 h 30 : Questions et clôture.
19 h : Repas médiéval.
21 h : Spectacle " Cathare ! ": Revivez l'épopée cathare à travers Raluca, soeur de l'évêque de Constantinople Nicétas, qui arrive en terre occitane pour élever l'enfant qu'elle attend…. ( à l’Espace Apollo)

Informations et réservations, inscriptions avant le 21 mai :
Maison des Mémoires de Mazamet, rue des Casernes, 81200 Mazamet,
tél. 05 63 61 56 56,
contact@maison-memoires.com 
 


En Europe de l’Est, développement des Bogomiles dans la région de Constantinople et en Bosnie.

En 1022, premier bûcher en France pour hérésie avec 12 chanoines d’Orléans.
En 1135-1143 des évêques sont soupçonnés d’hérésie en Rhénanie, à Liège et à Cologne. Les années suivantes, en 1163-1167 des évêques sont qualifiés " d’archi cathares " à Bonn et à Mayence. Au même moment, en 1165, un " évêque de bons hommes ", Sicard Cellerier, est connu en pays albigeois. Le mouvement se développe suffisamment en pays occitan pour qu’en 1167-1170 se tienne une assemblée à Saint-Felix de Laurageais autour de trois évêques ; Sicard Cellerier pour l’Albigeois, Robert d’Epernon venu du Nord de la France et Marc qui vient de Lombardie. Trois nouveaux évêques y seront élus et ordonnés : Géraut Mercier dans le Carcassès, Bernard Raimond dans le Toulousain et Raimond de Caxals dans l’Agenais au val d’Arans.

Au début du siècle suivant (début XIII), alors que les cathares font face en France à la croisade contre eux (déclenchée en 1209), le catharisme se développe en Italie autour de 6 Eglises épiscopales attestées à Concorezzo (Milan), Desenzano (lac de Garde), Florence, Bagnolo (Mantoue), Vicence (Padoue) et au val de Spolète.

Enfin, vers 1225, une nouvelle Eglise se formera en pays de Razès, non loin de la frontière avec l’Aragon, avec Benoît de Terme.

Le n° 7 (février 2007) de nos Cahiers Michel Servet a été consacré aux cathares, avec des textes de Pierre-Jean Ruff et une préface de Michel Jas (ce n° a été mis en ligne dans La Besace des unitariens, rubrique "CMS").

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 18:42

Nous vous conseillons de visiter le site du "Collectif Algérie pour la défense des croyants autres que musulmans en Algérie", lequel est bien documenté et laisse place aux réactions des visiteurs, et de signer la pétition qu'il présente.
http://collectifalgerie.free.fr/fr/

Halte aux génocides des cultures et des religions.
L'Humanité, c'est la richesse de sa diversité.
Défendons les minorités qui sont menacées.
Démocratie et laïcité
y compris pour les pays qui ont une religion officielle ou en position dominante.

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 13:42


Concert de solidarité avec Maxime Riehl, le dimanche 27 avril 2008, à 16h30 en l’Eglise protestante de Haguenau.

La Chorale protestante de Haguenau et les organistes, la Chorale des maîtres chanteurs de l’Alsace Bossue, sous la direction de Jean-Pierre Schmitt et Christiane Helmlinger, interprèteront des gospels, des chansons françaises du répertoire sacrée et profane et des pièces d’orgue. Entrée libre, plateau.

La petite ville d’Haguenau, aujourd’hui avec 32 000 habitant, fut naguère ville impériale, fortifiée par l'empereur Fréderic I Barberousse de Hohenstauffen (1152-1190). Dans son château sera jugé Richard Cœur de Lion lors de sa capture de retour de la troisième Croisade.

Pour nous les unitariens, elle est aussi et surtout la ville où l’imprimerie de Johann Setzer sortit les livres anti-trinitaires de Michel Servet qui mirent les humanistes tant catholiques que protestants sur les dents. Voir nos articles dans La Besace des unitariens, à la rubrique " sur Michel Servet " : " lorsque Michel Servet séjourna en Alsace (1531-1532) "

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 19:37

synagogue " porte ouverte " à Arcachon (Gironde, France), le 3 septembre 2006, ouverture de l'armoire contenant les rouleaux du Pacte d'alliance, cliché Jean-Claude Barbier.


Après la conversion par les évangélisateurs et les missionnaires, qui fut naguère parfois / souvent forcée, les dévots appellent leur propre Dieu à la rescousse pour convertir, in extrémis, les têtus, les teigneux, les récalcitrants, les incroyants, les blasphémateurs, voire même les apostats pour leur retour à la bergerie.

Dans cette histoire du Salut, le cas des Juifs est particulièrement grave. Non seulement ils ont rater le train en ne reconnaissant pas que Jésus était le Messie que les textes du Premier testament annonçaient (eh oui ! ce n’était pas évident pour ses contemporains, voire même pour ses propres disciples *), mais ils ont mis en croix un homme pour un prétexte des plus futiles (il n’était pas un zélote criminel !) et qui, en plus, devint Dieu une centaine d’année plus tard (ce qui n’était pas prévu au début !). Donc grave inattention et erreur d’analyse (confinant à l’aveuglément !) + collaboration honteuse avec l’occupant romain + mise à mort d’un innocent + déicide (de leur propre Dieu !).

* il leur a fallut la découverte du tombeau vide comme nous l’avons expliqué dans notre série " Que s’est-il donc passé de la Pâque à la Pentecôte ", rubrique " le temps des évangiles ".

Si bien que les pieux catholiques n'ont pas manqué, au cours des siècles, de prier pour eux, parfois entre deux pogroms ou entre deux bûchers des bibles hébraïques et des Talmud.

Voilà ce que cela donna, sur recommandation du Concile de Trente (1545-1563) :  la prière pour la conversion des Juifs "qui fait partie de la prière universelle du Vendredi saint.

Prions aussi pour les juifs perfides (Oremus et pro perfidis Judaeis) afin que Dieu Notre Seigneur retire le voile qui couvre leurs cœurs et qu’eux aussi reconnaissent Jésus , Christ, Notre-Seigneur [….] Dieu Tout-Puissant et éternel, qui n’exclut pas même la  perfidie juive de la miséricorde, exauce nos prières que nous te présentons pour l’aveuglement de ce peuple afin qu’ayant reconnu la lumière de ta vérité qui est le Christ, ils sortent de leurs ténèbres. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur, etc.… ".

Cette formulation faisait manifestement tâche après la Shoa. Le bon pape Jean XXIII fit ôter, en 1959, les mots " perfide " et " perfidie ".

En 1970, par le rite dit de " Paul VI ", qui s’inscrit  dans la droite ligne de la déclaration conciliaire de Nostra Aetate (octobre 1965) sur les religions non-chrétiennes, ce pape reformula la prière.

Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier : qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance […] Dieu éternel et tout-puissant, toi qui a choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Eglise t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. ".

C’est déjà mieux ... bien que les Juifs demandent tout simplement
qu’on leur foute la paix.

Mais notre Benoît XVI - aux petits pas réactionnaires et aux grandes gaffes - a voulu faire plaisir aux lefèvristes repentants qui sont revenus dans sa bergerie. Le 7 juillet 2007, il ressort des oubliettes ce vieux rite tridentin au bénéfice des intégristes catholiques – qui retrouvent ainsi leur messe en latin – et, pour le passage délicat en question, l’amende tout récemment (par décret papal du mercredi 6 février 2008, au tout début du Carême) de la façon suivante  :

Prions aussi pour les Juifs. Que notre Dieu et Seigneur illumine leurs cœurs pour qu’ils reconnaissent Jésus-Christ comme sauveur de tous les hommes […] Dieu éternel et tout-puissant, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, accorde dans ta bonté que la plénitude des nations étant entrés dans ton Eglise, tout Israël soit sauvé. Par le Christ notre Seigneur "

Bref, qu’on se le dise, les Juifs sont à sauver (malgré eux-mêmes) et à convertir. Bigre !

Certes, c’est à l’usage des seuls amateurs du latin du concile de Trente ; les autres catholiques continuant ave la formule de Paul VI, mais cela fait tâche sur le plan théologique et dans les relations avec les Juifs. La Commission internationale de Nous sommes aussi l’Eglise (NSAE) a réagi contre ce texte " benoîtin ", ce 7 avril 2008, en stigmatisant son mépris vis-à-vis du peuple juif.

Nous remercions Lucienne Gouguenheim (NSAE France) de nous avoir transmis ce communiqué.

Pour connaître le point de vue des Juifs, lire " Tensions entre l’Eglise de Rome et la communauté juive ", par Sophie Castella, article du 6 février 2008 mis en ligne le site israélien francophone de Guysen International News.

Voir notre article précédent du 5 mars 08 "
Et si l’œcuménisme concernait aussi les Juifs ? " qui se fait l'écho de cet article.

A quand la prochaine gaffe de Benoît XVI ?


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Published by Jean-Claude Barbier - dans l'oecuménisme
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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 15:15

carte vue sur le site de Wikipedia à l'article "Tibet"
On y voit bien l'adéquation entre le Tibet "historique" et l'ensemble montagneux.

légende :
en orange et en rouge, les territoires tibétains sous administration chinoise directe,
en jaune, la République autonome du Tibet
en vert, les conquêtes chinoises de 1962 au détriment de l'Inde : l'Arunachal-Pradesh (d'où les militaires chinois se sont retirés) et au Cachemire.
en bleu, les pays sur le versant sud de l'Himalaya qui sont de langue et de culture tibétaine (l'ancien royaume du Ladakh, l'Etat indien du Sikkin et le Bhoustan).


Tous les Tibétains revendiquent bien entendu l’autonomie effective de la République autonome du Tibet conformément aux accords qui furent établis au lendemain de l’invasion chinoise (en jaune sur la carte). C’est l’actuelle demande du dalaï-lama.

Les nationalistes, quant à eux, revendiquent bien entendu, en plus, les territoires " historiques " passés sous administration directe chinoise des provinces Qinghai, Gunsi, Sichuan et Yunnan (en couleur orange).

Ils rappellent aussi (mais il ne s’agit pas là de revendications territoriales) que la langue tibétaine est parlée sur le versant sud de l’Himalaya ; d’ouest en est :

L’ancien royaume du Ladakh, de langue tibétaine et de religion bouddhiste, appelé affectueusement "le Petit Tibet ". Il a voulu conserver son indépendance par rapport au Tibet et, pour cela, a demandé, au XVIIè siècle, l’aide du Cachemire musulman. mais celui-ci a posé ses conditions : la conversion du roi ladakhi à l'islam et la construction d'une mosquée dans sa capitale, Leh. Le Cachemire finira d'ailleurs par envahir le royaume mettant fin à son indépendance et entraînant, à terme, son intégration dans l'Inde britannique. Le territoire initial du royaume est maintenant divisé entre l'Inde, le Pakistan et l’Aksai Chin (conquis par la Chine en 1962 et mis dans la République autonome du Xinjiang).

Le Népal (capitale Katmandu) où les autochtones parlaient le newari (ou newar, ou nepâlbhâsa), une langue tibéto-birmane, jusqu’au XVIII° siècle, date où des Gurkha (originaires du pays khasi, Nord-Est de l’Inde actuelle) évincèrent la dynastie des Malla et imposent (y compris par la force) le népalais, qui est une langue indo-européenne.

Le Sikkin, ancien royaume (capitale Gangtok) situé sur une importante voie d’accès (surnommée " la vallée du riz ", mais on y cultive surtout de la cardamome, un condiment de la cuisine indienne) entre l’Inde et le Tibet, et actuel Etat indien depuis 1975, date à laquelle l’armée indienne en chassa le roi et sa famille.

Coincé entre le Népal et le Bhoustan, le Sikkim reçut les visites militaires des uns et des autres (le Bhoutan en 1700-1710, encore le Bhoutan et le Népal à son tour 1717-1733). Il s’ensuivit une domination des langues locales classées comme tibéto-birmanes : le vbras-ljongs-skad (orthographié souvent drejonke), le lepcha et le limbou. Mais la langue officielle est le népalais : 75% des Sikkimais sont d'origine népalaise. Les Lepchas ne représentent plus que 15 % de la population. Les autres habitants sont des Bhutias, d'origine tibétaine, et des Indiens venus de la plaine.

Le Bouthan, un royaume de culture tibétaine, mais qui a su conserver son indépendance.

Quant à l’Etat indien de l’Arunachal-Pradesh, conquis 1962 par les Chinois, qui se sont ensuite retirés au nord de la ligne Mac-Mahon de 1914, le parler dominant est la langue télougou qui, avec le tamoul (Sud de l’Inde et Sri-Lanka), fait partie des vieilles langues draviniennes du sous-continent indien. Cette région n'est donc ni tibétaine, ni chinoise !

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 14:50

carte vue sur Tibet Map  http://www.tibetmap.com/tibet21.jpg 

ligne bleue : le Tibet à la fin du XIXème siècle
ligne rouge : première réduction du Tibet à la suite de conquêtes chinoises avalisées par l'accord de Simla en 1914
ligne verte : la République autonome du Tibet en 1965



Les Britanniques, à partir de leur colonie en Inde, font irruption à Lhassa en 1904, forçant le dalaï-lama à se réfugier en Mongolie (1904-1909). Mais les Chinois prennent le relais en 1910, ce qui oblige le dalaï-lama à s’exiler cette fois-ci en Inde (1910-1913). Par la convention de Simla (1914), où se réunissent Britanniques, Chinois et Tibétains, une ligne " Mac-Mahon " (du nom du négociateur britannique) délimite la frontière indo-tibétaine.

La Chine administre directement un " Tibet intérieur " constitué d’une frange orientale qu’elle a conquise militairement, et exerce une suzeraineté toute formelle sur le Tibet. Celui ci reste gouverné et administré par le Dalaï Lama, lequel conserve son autorité spirituelle (mais non plus temporelle) sur le " Tibet intérieur " sous administration chinoise. A noter aussi que les montagnes Kunlun passent au Xinjiang (le Turkestan oriental).

Les Britanniques avaient souhaité que le Tibet soit un Etat tampon entre l’Inde et la Chine.

Mais la Chine n’entérine finalement pas cette convention de Simla. Plus tard, sous régime communiste, elle reprend sa politique expansionnisme :

En 1950, les troupes chinoises envahissent le Tibet. De 1956 à 1959, la révolte tibétaine s’organise sur l’ensemble du Tibet " historique ", mais, à la suite du soulèvement de Lhassa, violemment réprimé par les troupes chinoises, le dalaï-lama doit quitter le Tibet pour se réfugier en Inde, où, l’année suivante, il forme un gouvernement en exil à Dharamsala (dans l’Etat de l’Himachal Pradesh, tout à fait sans le nord de l’Inde).

En 1962, du 10 octobre au 20 novembre, la Chine attaque l’Inde et occupe des territoires au sud de la ligne Mac-Mahon, au Cachemire (territoires de l’Aksai Chin) et au Nord-Est de l’Inde, un territoire de l’Assam. Finalement, la Chine se retire de ce dernier territoire, lequel devient l’Etat indien de l’Arunachal-Pradesh, mais garde ses conquêtes au Cachemire et les intègre à la République autonome du Xinjiang.

En 1965, la Chine annexe administrativement l’Amdo, un morceau Nord-Est du Jangtang et les 2/3 du Kham (les régions les plus densément peuplées), laissant un Tibet diminué de la moitié de son territoire et appelé " République autonome du Tibet ".

Le Tibet est réduit comme peau de chagrin passant de 2 500 000 km2 à 1 221 600 km2 pour la Région autonome du Tibet, et de 6 millions de Tibétains à 2 618 999 habitants en 2000 pour la région autonome. 150 000 Tibétains sont en exil, principalement ne Inde.

En 1987, les manifestations autonomistes reprennent à Lhassa, où la loi martiale est proclamée en 1989. La même année, le prix Nobel de la paix est décerné au dalaï-lama.

En mars 2008, les manifestations reprennent de plus belle afin d’attirer l’attention de l’opinion internationale en rapport avec l’organisation des jeux olympiques à Pékin.

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 14:34

Cet espace a commencé à s’organiser politiquement au VII° siècle avec l’émergence d’un premier royaume tibétain dans la vallée du Yarlung (sa fondation remonterait, selon l’historiographie traditionnelle, à 127 avant JC), avec comme première capitale Yumbum Lhakang.

Ce royaume transfère sa capitale à Lhassa en 633 après JC. Il a comme voisins, au nord, des royaumes turcs (occidentaux et orientaux) et à l’est, la Chine. A partir des années 700, le Tibet connaît une extension politique au détriment de ces voisins ; il descend jusqu’à la mer et débouche sur le golfe du Bengale (englobant ainsi l’actuel Bangladesh et le Nord-Est de l’Inde). Un traité de paix est signé avec la Chine des Tang en 821. C’est le temps de l’empire tibétain qui contrôle la route de la soie.

Mais à partir des années 900, c’est la Chine (sous les dynasties Song, Ming, etc. ) qui prend le dessus. Elle conquiert le Turkestan oriental et repousse les Tibétains dans leur espace " naturel ". Mieux, avec sa dynastie mongole au XIII° siècle, elle va exercer son influence sur cette région au bénéfice de la lignée des Sakyas (ou Sakyapas) (laquelle avait été fondée en 1071). En 1578, le chef mongol Altan Khan confère le titre de dalaï-lama à Sonam Gyatso, qui devient rétrospectivement le troisième dalaï-lama. En 1720, après avoir refoulé l’invasion des Dzoungares (des Turcs orientaux) qui s’étaient emparés de Lhassa en 1717, la Chine exerce un protectorat sur le Tibet.

   
vue sur http://www.tibet.info.net/ 
Ce Tibet " historique " correspond à la situation d’avant le XXème siècle.


Ses régions traditionnelles en sont :
 

 Le Ngari, au Tibet occidental, en limite avec le Cachemire correspondant à l’ancien royaume du Zhangzhung
Le Jangtang, grande région aux très faible densité humaines (au nord du Ü-Tsang)
Le Utsang, prononcé [ytsaŋ] (Ü-Tsang, en versant nord de l’Himalaya, plus densément peuplé et où se trouve la capitale Lhassa (depuis l’an 633)
Le Kham, qui correspond au sud-ouest
L’Amdo au nord-ouest et qui englobe une poche occidentale de locuteurs du mongol.

 

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 14:14

carte linguistique de la Chine en 1967 (vue sur le site de Wikipedia, article Tibet)


groupe sino-tibétain : les locuteurs du han (le chinois) en
vert, les tibéto-burman en violet
groupe altaïc : en jaune bistre, le turkic dont le uighur (parlé par les Ouïghours), et en jaune pâle, le mongol.

La carte se limitant à la Chine, les les locuteurs tibéto-burman au sud de l'Himalaya ne sont pas représentés.




La population tibétaine s’est adaptée à cet espace et l’a occupé ainsi que le montre les cartes linguistiques du tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane. 

A cela s’ajoute une identité religieuse car les Tibétains sont majoritairement bouddhistes (de la voie vajrayâna, introduite en 641 après JC). Tous reconnaissent l’autorité du dalaï-lama, à la fois chef spirituel et chef temporel historique depuis que les Mongol nommèrent le premier dalaï-lama en 1518.

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