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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 15:00

     Nous sommes des femmes et des hommes porteurs des valeurs de la laïcité et du partage dans un monde commun.

Liés par nos histoires singulières, et de différentes manières, à l’islam, ayant pris la mesure des graves crises qui le traversent, nous avons décidé de nous mobiliser pour créer les conditions politiques et intellectuelles d’une culture de la liberté. Espace d’une civilisation hétérogène, irréductible au seul fait religieux et aux seuls musulmans, l’islam est aujourd’hui, et pour quelque temps encore, un lieu qui cristallise dans le monde globalisé nombre de ses périls : fascisme identitaire et emprise totalitaire, guerres civiles et coloniales, despotismes et dictatures, inégalité et injustice, haine de soi et haine de l’autre, au milieu de violences politiques, religieuses et économiques extrêmes.

À ces forces de destruction, dont ce lieu est à la fois la source et la cible, nous voulons nous opposer par une action publique, ouverte à toute personne, sans distinction de naissance ou d’appartenance, qui souscrit aux engagements que nous considérons comme nécessaires, afin d’ouvrir un nouvel horizon à l’espoir.

     Si le principe général de ces engagements est que la démocratie est l’institution du politique, nous savons que sa réalisation ne peut se décréter, ni être imposée par des expéditions militaires, mais résulte d’une action transformatrice critique et inventive. Elle doit toucher les structures internes de l’islam et modifier les rapports à ses bords géopolitiques. D’une manière non exhaustive, nous soutenons que cette action doit viser, en priorité, à libérer la pensée et la politique de la théologie, libération dont l’État laïque est l’expression institutionnelle ; à affirmer l’égalité de droit et de fait des femmes et des hommes, qui, dans la situation actuelle de l’Islam, constitue le passage obligé pour tout processus laïque et démocratique ; à lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme ; à combattre les discriminations qui affectent les minorités identifiées par leur culture, leur religion, ou leur orientation sexuelle.

     Dans ce contexte, les migrants et leurs enfants représentent un enjeu de premier plan, en tant qu’ils forment l’élément par lequel s’imbriquent les civilisations et s’incarne la chance d’un avenir démocratique partagé. Se porter à la hauteur de cette responsabilité implique une mobilisation plus résolue contre les processus de relégation, de discrimination et de fragilisation politique dont ils sont l’objet. L’absence d’analyse critique de l’histoire coloniale pèse encore sur leur devenir.

     Notre but est de favoriser l’expression des forces de résistance, pour combattre partout l’islamisme totalitaire et les États despotiques qui, conjointement, oppriment les femmes et les hommes dans le monde musulman. Convaincre les gouvernements démocratiques de renoncer à la stratégie du double langage et de la démocratie ajournée en est le corollaire. Leur engagement réel pour la paix dans les zones de conflit et de violence politique est la condition de leur crédibilité. Notre action, à vocation transnationale, vise à développer et à soutenir les expériences de la liberté dans tous les domaines de la pensée, des arts et des savoirs.

     Paris, le 17 décembre 2004.

Toute personne qui souhaite adhérer à l’Association du Manifeste des libertés devra souscrire à ce texte, qui en est l’acte de fondation (par l’assemblée générale constitutive du 17 décembre 2004). Cet acte vient dans le prolongement du débat qui a eu lieu depuis la publication du Manifeste des libertés, le 16 février 2004, en tant qu’expression d’une volonté de résistance contre l’entreprise mortifère prétendant, " au nom de l’islam ", imposer un ordre totalitaire. Plus de 1700 personnes ont signé le Manifeste des libertés.


Pour information et contact : Association du Manifeste des libertés (AML),
manifeste@manifeste.org

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 11:49

Communiqué du Manifeste des libertés : " Notre solidarité avec les chrétiens d’Algérie ", Paris, le 27 mars 2008.

Des médias dignes de foi font état d’un climat de harcèlement et de pressions sur les Eglises chrétiennes, tant catholiques que protestantes, à travers tout le territoire.

La loi du 28 février 2006, régissant les " conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulmans ", a pour objectif premier d’assurer " la tolérance et le respect entre les différentes religions ". Les restrictions qui l’accompagnent ne visent que " les activités illégales des évangéliques néo-conservateurs développant un prosélytisme agressif ". Aujourd’hui, ces restrictions sont étendues aux membres des autres Eglises, dont le comportement ne peut être assimilé à du " prosélytisme ".

Outre les difficultés de tous ordres auxquelles sont confrontées les communautés évangéliques récemment constituées, on rapporte :

* l’expulsion, en 2005, d’une vingtaine d’étudiants africains qui avaient participé à une rencontre biblique à Tizi-Ouzou ;

* la radiation de l’Education nationale pour " prosélytisme " d’un directeur d’école et d’un instituteur, citoyens algériens de confession chrétienne, en décembre 2007 ;

* les tracasseries administratives pour les visas d’entrée des responsables de congrégations religieuses engagées dans le pays, ou pour leurs remplacements ;

* la condamnation, le 30 janvier 2008, par le tribunal de Maghnia, du Père Pierre Wallez, du diocèse d’Oran, à un an de prison avec sursis pour avoir prié, un mois plus tôt, le lendemain de Noël, avec un petit groupe de migrants clandestins subsahariens " hors d’un lieu de culte " ;

* la condamnation, par ce même tribunal, à deux ans de prison ferme, d’un médecin algérien accompagnant le Père Wallez : il est accusé d’avoir exercé la médecine hors du centre public de soins dont il a la charge, en faisant usage du matériel du centre ;

* l’expulsion – suspendue, depuis – du pasteur Hugh Johnson, ancien président de l’Eglise protestante d’Algérie, où il réside depuis quarante-cinq ans, et de quatre volontaires brésiliens de la communauté Salam.

Ces mesures qui nous préoccupent au plus haut point sont la marque d’une idéologie rétrograde et obscurantiste, empêchant l’exercice des libertés individuelles de conscience, de culte et d’expression, que garantit la Constitution.

Peut-on oublier qu’à la tête de l’Eglise d’Algérie, monseigneur Duval fut l’une des premières personnalités à condamner publiquement la torture pratiquée par l’armée française, et que de nombreux réseaux chrétiens ont soutenu activement la lutte du peuple algérien pour son indépendance ? Faut-il rappeler le prix que l’Eglise a encore payé durant les années 1990 pour ses relations d’amitié et de partage, avec l’assassinat de dix-neuf de ses membres, dont monseigneur Claverie, évêque d’Oran, et les sept moines de Tibéhirine. Comment ignorer qu’aujourd’hui encore, loin de tout prosélytisme, elle reste " Eglise de la rencontre ".

L’Algérie doit redevenir un pays d’accueil et de fraternité pour tous ceux qui y vivent, et ne pas céder au climat d’islamisme rampant dont de tels agissements sont les symptômes.

Nous assurons les chrétiens d’Algérie de notre sympathie et de notre solidarité, et demandons aux autorités de mettre fin à la campagne de harcèlement à leur égard.


Pour information et contact : Association du Manifeste des libertés (AML),
manifeste@manifeste.org

Ce texte nous a été transmis par Jean Riedinger, responsable de l’Observatoire chrétien de la laïcité (OCL), instance à laquelle adhèrent plusieurs mouvements de la Fédération des réseaux des parvis
.

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 20:22
L'un des maîtres spirituels musulmans le mieux connu en Occident est, bien sûr, Jalaluddin Rumi (1207-1273), mystique et poète dont les disciples étaient chrétiens, juifs aussi bien que musulmans. On trouve dans le Munaqib al-Arifin * (les Actes des Adeptes) d'Aflaki l'histoire du marchand persan qui était en quête de la sagesse et devant lequel Rumi opéra une étonnante démonstration.

James W. Redhouse, Legends of the Sufis, Kingston (Surrey, Angleterre), 1965 ; réimpression de l'édition de 1881 du Munaeibal-Arifinde Aflaki (Les Actes des Adeptes).


Cet homme originaire de Tabriz vint à Konya (alors appelé Roum), en Turquie d'Asie, à la recherche d'un enseignement spirituel. Il apportait avec lui une offrande de cinquante dinars. Aflaki poursuit :


Lorsqu'ils arrivèrent au collège, Jelal (Rumi) était seul, dans la salle de conférence, plongé dans l'étude de quelques livres. Tous le saluèrent et le marchand se sentit comme subjugué à la vue du maître ; il fondit en larmes et ne put dire un mot. Jelal s'adressa alors à lui en ces termes :

" Les cinquante dinars que tu as apportés en offrande sont acceptés ... Les pertes que tu as subies, et qui te préoccupent, sont dues au fait qu'un jour, alors que tu te trouvais dans le pays des Francs occidentaux, tu t'es rendu sur la place d'une certaine ville : là, tu as vu un pauvre, un Farangi (Européen), l'un des plus grands parmi les saints chéris de Dieu, allongé dans un coin du marché. Lorsque tu es passé, tu as craché sur lui et tu as montré de la répulsion, Son coeur fut blessé par ton geste et ta conduite. De là viennent les épreuves qui t'ont affligé. Va, fais la paix avec lui, demande-lui pardon et transmets-lui notre salut. "

A ces mots, le marchand fut pétrifié. Jelal lui demanda alors :

" Veux-tu que nous te le montrions ? " Sur ces mots, il posa la main sur le mur et dit au marchand de bien regarder. Instantanément, une porte s'ouvrit dans la muraille et le marchand aperçut alors cet homme endormi sur une place du marché, en Europe. A cette vue, il baissa la tête et déchira ses vêtements, s'éloignant de la sainte présence dans un état de stupeur. Il se souvint de tous ces événements comme s'il s'était agi de faits.

Il commença aussitôt ses préparatifs et se mit en route sans tarder vers la ville en question. Quand il l'eut atteinte, il s'enquit du quartier où il désirait se rendre, et de l'homme qu'il avait offensé.

Il le trouva endormi, tel que Jelal le lui avait montré. Le marchand descendit de sa monture, et salua le derviche * Farangi prostré sur le sol, qui s'adressa immédiatement à lui en ces termes : " Que faire ? Notre Maître Jelal ne me laisse pas faire ; j'aurais tant voulu te faire voir le pouvoir de Dieu et te faire connaître qui je suis. Mais maintenant, approche ! "
* l'Européen en question se révèle être lui aussi un adepte de Jelal !

Le derviche Farangi attira le marchand sur son coeur, l'embrassa à plusieurs reprises sur les deux joues, puis il ajouta : " Regarde maintenant. Puisses-tu voir mon Seigneur et Maître, mon Guide spirituel, et être témoin d'un prodige. "

Le marchand regarda et il vit le Maître Jelal transporté par la danse et la musique sacrées il chantait cet hymne : " Son royaume est vaste et pur; chacun y trouvera sa juste place ; Que tu sois cormaline, rubis, motte de terre ou caillou sur Sa montagne Si tu crois, Il te cherche ; si tu ne crois pas, Il te purifie dans la joie. Sois à volonté ici un fidèle Abu-Bekr *, et là un Farangi "

* Abu-Bekr, compagnon du Prophète, symbolise ici celui qui observe fidèlement les pratiques de la tendance majoritaire de l'islam, la sunna. Certains ont affirmé que le "derviche franc" n'était autre que Raymond Lulle de Majorque, dont les écrits témoignent qu'il approuvait les Soufis.


Extrait de : Idries Shah, L’éléphant dans le noir, Le courrier du livre 1980,
ISBN 2-7029-0103-4


Texte lu sur le site de Jean-Claude Flornoy "Les tarots de Marseille".

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 18:28

 



Les prochaines journées annuelles du protestantisme libéral organisées par l’association Evangile et Liberté auront lieu les samedi et dimanche 11 et 12 octobre, à la Grande Motte (au sud-est de Montpellier), sur le thème " Economie et bonheur "

Au programme :

samedi 11 octobre 2008

10h30-11h30 : De quoi l’homme a-t-il besoin pour être heureux ? par Olivier Abel, professeur de philosophie à la
Faculté de théologie protestante de Paris
14h10-15h : Réflexion sur la maladie, par Didier Sicard, médecin, président du Comité consultatif national d’éthique.
16h-17h : table ronde sur les problèmes de l’immigration, avec Christian Apothéloz, journaliste , Jean-Paul Nunez, responsable régional de la Cimade et Nathalie Kouakou, médecin à Montpellier.

Dimanche 12 octobre 2008

9h30-10h20 : Quelle croissance et quelle décroissance voulons-nous ? par Philippe Frémeaux, directeur de la revue " Alternatives économiques ".
11h15-12h15 : Culte présidé par Gilles Castelnau, pasteur de l’
Église Réformée de France
14h30-15h20 : Une approche protestante de l’écologie, par Stéphane Lavignotte, pasteur à la Mission populaire évangélique
16h : Envoi par James Woody, pasteur de l'Eglise Réformée de France à Marseille

Renseignements et inscriptions : Lucette ou Pierre Marion, tél. 04 66 86 27 10,
lupi.marion@orange.fr

 
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 16:34

 

Hammasa Kohistani

En 2005, cette jeune femme se fait remarquer en devenant, à 18 ans, la première femme musulmane à être couronnée Miss Angleterre. Elle est capable de s’exprimer dans six langues différentes dont le farsi, le russe et le français. Née en Ouzbékistan de parents afghans obligés de fuir leur pays, elle a ensuite émigré au Royaume-Uni avec sa famille.

Elle a alors été confrontée à de très fortes pressions de la part de la communauté musulmane qui ne voulait pas qu'elle participe pas au concours de Miss Angleterre; et même après avoir remporté le titre, elle a continué à recevoir des menaces de mort.

Déterminée à ne pas se laisser impressionner, Hammasa Kohistani est une militante active en faveur de la tolérance religieuse. Elle est depuis retournée sur les bancs de l’université du Uxbridge College, où elle entend achever ses études portant sur les médias, la littérature, les sciences politiques et la sociologie !

lu ce jour sur le site de Yahoo

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 10:34

Que vous soyez croyant, agnostique ou athée, vous n’êtes certainement pas indifférent au rôle joué par l'homme Jésus dans la civilisation occidentale. Le retour massif du "fait religieux" dans notre vie sociale et politique montre la place qu'y tient le christianisme qui se réclame de sa personne.

Depuis une cinquantaine d'années, la recherche permet de retrouver l'homme derrière le mythe. Qui était-il ? Pourquoi a-t-il été divinisé, par qui, comment ? A-t-il voulu fonder une nouvelle religion ? Sinon, qu'apporte-t-il de nouveau ? Quelle est sa réponse aux questions de toujours : le cheminement humain, l'aventure personnelle et sociale ?



Le mouvement lorrain "Ecoute et Partage", déjà présenté sur ce site, organise du 8 au 11 novembre 2008, un stage de formation avec Michel Benoît, qui vient de publier "Jésus et ses héritiers" aux éditions Albin Michel (voir notre message du dimanche 16 mars 08 qui présente ce livre), sur le thème "Découvrir Jésus tel qu'il fut ; l'homme et son enseignement ".

Michel Benoit, docteur en pharmacie, théologien et spécialiste des origines du christianisme, propose de porter sur ces questions un regard neuf par une série d'exposés simples et progressifs, suivis d'échanges.  Ce stage est ouvert à tous car il requiert seulement une curiosité, une ouverture d’esprit, un désir d’en savoir plus. Ce n’est pas une " démarche de foi " mais la recherche du visage d’un homme.

Vous pouvez vous faire une idée de la méthode et du style en lisant son dernier ouvrage, un court essai publié en mars chez Albin Michel : Jésus et ses héritiers, 13€50

S'inscrire (ou du moins faire part de votre intention) assez vite afin de faciliter l'organisation de ce stage. Pour contact :
pascal.jacquot@free.fr

Pour plus ample information, voir le site d’Ecoute et Parole  http://www.ecoutetpartage.fr

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) recommande très vivement et la lecture des livres de cet auteur et ce stage de formation.

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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 05:41

l'euthanasie passive

La loi française " Leonetti ", du nom du député-maire d'Antibes, dans les Alpes maritimes, par ailleurs cardiologue, Jean Leonetti (UMP), qui avait été le rapporteur de cette proposition de loi mise au point par une mission d'information de l'Assemblée nationale d'avril 2005 (loi promulguée le 22 avril 2005), définit l'euthanasie passive : pas d'acharnement thérapeutique ; les traitements peuvent cesser et on peut administrer des calmants comme la morphine afin d'éviter les souffrances même si ces substances peuvent abréger la vie du patient. Il est remarquable que, devant la gravité de la question, cette loi fut adoptée à l'unanimité des parlementaires français.

 

l'euthanasie d'exception

Mais en face de drames humains, cette législation n'est plus suffisante. Des voix s'élèvent pour demander l'évolution de cette loi.

Nadine-Morano.jpgGaëtan Gorce (PS), député de la Nièvre, qui avait participé à l'élaboration de la loi précédente : " Il faut introduire une formule d'exception qui fasse que lorsqu'une personne n'a pas d'autre solution que celle demandée par Chantale Sébire, elle puisse saisir une haute autorité indépendante qui, au cas par cas, au vu de cette situation, puisse autoriser le médecin à administrer une injection léthale ". Le professeur Jean-Claude Ameisen, membre du comité national d'éthique, de renchérir : " Le législateur pourrait envisager une exception permettant l'accès au suicide assisté, comme ça existe dans certains pays, en dernier recours, et je dirais à titre d'exception et de constatation d'échec.". Même son de cloche avec la nouvelle secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano (voir photo), qui a déclaré jeudi "à titre personnel" qu'elle était favorable à la création d'une "commission nationale d'euthanasie à qui reviendrait le soin d'examiner les cas exceptionnels graves". Le Premier ministre, François Fillon, a demandé à Jean Leonetti de se remettre à l'ouvrage.

 

l'euthanasie active

Elle est pratiquée chez nos voisins en Belgique et en Pays-Bas et autorise l'intervention médicale pour abréger les souffrances du malade en fin de vie. En France, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius (PS) vient de faire part des travaux d'une commission qui a été mise sur pied après la mort de Vincent Humbert *. La proposition de loi qu'il dépose vise "à autoriser, préciser et conditionner le droit de finir sa vie sans déchéance et dans le libre consentement".

* En 2003, Marie Humbert demanda l'euthanasie pour son fils Vincent, 22 ans, tétraplégique, sourd et quasi aveugle, qui réclamait la mort sur son lit d'hôpital depuis 3 ans.

Voici les grandes lignes de ce texte :

"Toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection reconnue grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique constante, insupportable et ne pouvant être apaisée, peut demander à bénéficier, dans (d)es conditions strictes (...) d'une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité", stipule l'article 1 du texte qui viendrait compléter l'article L-1110-9 du Code de la Santé publique.

Une fois cette demande formulée, le médecin traitant du patient doit consulter quatre praticiens (un spécialiste de la pathologie, un médecin hospitalier, un légiste et un psychologue). Ce collège doit parvenir "à la conviction qu'il n'y a aucune autre solution dans sa situation et que la demande du patient est entièrement volontaire".

La demande du patient doit être confirmée par écrit. S'il n'est pas en état de le faire, une personne majeure de son choix n'ayant "aucun intérêt matériel au décès du patient" peut la rédiger "en présence du médecin".

"Le médecin traitant respecte cette volonté. L'acte d'aide active à mourir pratiqué sous son contrôle a lieu dans un délai raisonnable au regard de l'évolution de l'état du patient", précise l'article 2.

Le texte prévoit également la création d'une Commission nationale de contrôle des pratiques relatives au droit de finir sa vie dans la dignité, au sein des ministères de la Justice et de la Santé, et précise que les médecins ne sont "pas tenus d'apporter leur concours" à cette "aide active à mourir". S'ils refusent, ils doivent "orienter immédiatement le patient vers un autre praticien".

 

Des considérations d'ordre religieux s'opposent à cette évolution de nos législations : la vie d'un être humain appartiendrait à Dieu seul. Elles sont rejointes par une absolutisation des droits humains, du respect de la vie. Mais que valent ces positions doctrinales ou idéologiques face à la souffrance humaine ?

En Italie, la justice rendit un non lieu pour le suicide assisté de Piergiorgio Welby en 2006 mais l'Eglise catholique romaine refusa des obsèques religieuses au sexagénaire paralysé. Où est l'amour du prochain ?

Pour les unitariens, le christianisme est d'abord un humanisme, résolument centré sur l'homme, conformément au message de Jésus pour qui le sabbat est fait pour l'homme et non l'inverse. Bien de nos absolus, de nos transcendances, de nos valeurs, se transforment vite en idoles, à commencer par certaines représentations de Dieu.

 

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 11:19

Tibet.gif

 

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante, mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les valeurs de la population à travers le monde influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

Elle appelle à la signature d’une pétition d’1 million de personnes qui sera remise aux autorités chinoises et leur faire comprendre que l’opinion mondiale ne se laissera pas faire, qu’elle boycottera et les jeux olympiques et l’achat de produits " made in China ".

http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/97.php/?cl_tf_sign=1  



undefinedaujourd’hui jeudi 20 mars, Rama Yade, la secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, n'a pas exclu, à titre personnel, un boycottage de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin si la situation se dégrade au Tibet.

"S'il y a bain de sang au Tibet [ndlr : et il y a !], je ne vois pas ce que je vais faire dans un gradin à observer une manifestation sportive et je crois que tout le monde aurait cette réaction de bon sens" (sur Canal Plus).


Autres sources d’information sur les évènements au Tibet

http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php 
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736

Nous sommes tous derrière le peuple tibétain et son chef spirituel, le Dalai Lama

La signification du drapeau tibétain

Une montagne avec 2 lions des neiges accompagné de rayons bleus et rouges autour du soleil. La montagne blanche (mont Kailash) symbolise la terre de la nation tibétaine entourée de montagnes enneigées. Les 6 rayons de lumière représentent les 6 peuplades originelles du Tibet : Sé, Mar, Dong, Tang, Drou, Ré. L'alternance du rouge et du bleu signifie l'union du spirituel et du temporel. Le soleil levant sur le pic de la montagne exprime le rayonnement de la liberté et du bonheur. Les 2 lions des neiges symbolisent les défenseurs du Tibet. Les 3 joyaux de couleurs différentes représentent la pensée, la parole et l'action juste envers tout être vivant. Le joyau du tourbillon symbolise le respect spirituel et laïc. La bordure jaune signifie l'ouverture à toutes les directions de l'espace et du temps.


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Published by chrétiens unitariens - dans halte aux génocides
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 09:30
2816848859-caricatures-de-mahomet-ben-laden-menace-l-europe-dans-un.jpgislam--La-bombe-au-turban.jpg

Oussama ben Laden vu en vidéo

AFP - Jeudi 20 mars, 00h23 WASHINGTON (AFP) - "Oussama ben Laden a averti mercredi l'Europe qu'elle devrait "rendre des comptes" pour les caricatures du prophète Mahomet publiées dans des quotidiens danois, selon un message attribué au chef du réseau Al-Qaïda par la société américaine SITE.

Le centre spécialisé dans la surveillance des sites islamistes SITE Intelligence Group avait annoncé peu avant qu'un nouveau message du chef d'Al-Qaïda allait être diffusé et qu'il serait intitulé: +La réponse sera ce que vous voyez, pas ce que vous entendez+".

Dix-sept journaux danois ont publié mi-février, au nom de la liberté d'expression et en signe de solidarité, une caricature du prophète Mahomet réalisée par un dessinateur visé par un projet d'attentat déjoué par la police.

Le dessin en question --la tête du prophète coiffée d'un turban en forme de bombe à la mèche allumée-- est l'une des 12 caricatures de Mahomet qui avaient provoqué une vague de colère et de violence dans le monde musulman en janvier et février 2006 (...)".

Connaissez vous la violence (non spirituelle !) dans les Ecritures dites saintes ? eh bien allez-y-voir ! par exemple sur le site personnel de Michel Benoît son articleSarkozy, la Bible et le Coran ".
C’est édifiant ! Heureusement qu'il y a d'autres passages plus beaux !

Que les éditeurs de nos bibles et corans veuillent bien mettre en préface un avertissement à leurs lecteurs comme quoi il ne faut surtout pas prendre à la lettre certains passages qui ne sont plus de mode aujourd’hui et manifestement en violation des droits humains les plus élémentaires.

Robert Redeker
, vous savez, ce philosophe toulousain qui avait dit, certes sans diplomatie aucune, qu’il fallait lire directement le Coran dans le texte !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans l'islam en Europe
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 07:30
Chantal-S-bire.jpgChantal Sébire, qui souffrait d'une tumeur incurable et avait sollicité le droit de recourir à l'euthanasie, est morte hier, à 52 ans. Nos pays voisins, la Suisse et la Belgique autorisent le suicide assisté, avec médecins et la famille. En France, pas encore. Une commission va être mise sur pied, dans le cadre du Premier ministère, pour faire évoluer notre législation et éviter ces cas douloureux.

La photo a été prise avant sa maladie

Elle avait eu le courage d’apparaître sur nos écrans avec la tumeur qui lui déformait le visage et exorbitait ses yeux. 

Le respect de la vie passe entre autres par le fait de ne pas exiger l’acharnement thérapeutique et, lorsque le drame arrive, de ne pas exiger non plus l’acharnement policier ou judiciaire. A une opinion publique qui veut la transparence totale (dans la vie des autres bien entendu !), il faut savoir opposer le droit à la discrétion, à l’intimité familiale, et pourquoi pas au secret. 

Evangile et Liberté avait, avec tact, traité de cette question du secret nécessaire lors de ses Journées annuelles du protestantisme libéral tenues à La Grande Motte (Hérault), les 14-15 octobre 2006 (le secret – faut-il cacher ?). Les actes de ces Journées ont été publiés un an après, en septembre 2007, avec les interventions de Laurent Gagnebin, Pierre Joxe, Étienne Leenhardt, Henri Persoz, Raphaël Picon, Didier Sicard, Édith Tartar-Goddet, en édition conjointe Évangile et Liberté et Van Dieren Éditeur (au prix de 15 euros, http://www.evangile-et-liberte.net).

Si Chantal Sébire nous a quitté dans le secret, nous pouvons dire qu’elle nous a marqué à tout jamais dans nos cœurs.

Nous présentons à sa famille nos condoléances et l’assurance que son combat est aussi le nôtre.

Les Actualités unitariennes avait déjà salué la clémence de la Cour d’assises de Dordogne qui, en mars 2007, avait jugé d’un cas d’euthanasie (message du 16 mars 2007, rubrique "l'euthanasie"). Nous rappelions à ce propos l’existence militante de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD, fondée en 1980, http://www.admd.net).


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