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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 09:36

Les nouveautés sur les blogs sont immédiatement consultables puisque les messages s’empilent chronologiquement, selon la date de leur publication. Il suffit ensuite de rechercher, dans la pile de documents ainsi entassés, grâce à des outils qui sont mis à notre disposition. 


Il y a d’abord les catégories (que nous avons renommées " rubriques " pour nos propres blogs), mais aussi un archivage par mois, et, le must, un calendrier où le visiteur peut dénicher les messages d’un jour précis. Pour plus de facilité, ceux qui sont inscrits à la Newsletter reçoivent chaque nouveau message dans leur boîte électronique.


Les sites, quant à eux, présentent toutes les entrées sur leur page d’accueil, comme un éventail. Mais il sont alors obligés d’attirer l’attention sur les nouveautés par une entrée qui clignote (du genre " new ") ou bien par un placard bien mis en évidence. A chaque architecture ses avantages et ses inconvénients. Nous en avons déjà parlé.


Mais là où le blog a un avantage certain sur le site, c’est que son succès est lié précisément à ces nouveautés. Il excite la curiosité, il fidélise ses visiteurs, il colle à l’actualité, il s’illustre de photos à chaque message, il adopte un ton plus personnel, moins " officiel ", moins " langue de bois ".

Dordrecht--27-octobre-07--vitrine--famille-hollandaise--PA270966.JPG
famille néerlandaise vue dans une vitrine à Dordrecht,
 
photo Jean-Claude Barbier



A l’opposé du blog, nous avons le site-vitrine qui présente une fois pour toute sa marchandise. 


Il a été fait ponctuellement par un webmestre professionnel ou un militant bénévole. 


Il est là pour signaler l’existence d’un mouvement, d’une organisation, d’une communauté, etc., mais il n’a pas prévu d’actualisation : compte-rendu des activités, nouveaux textes, agenda, etc.  Point de nouveauté et le visiteur se lasse d'aller le voir en faisant le constat que "çà n'a pas l'air d'être bien actif" - eh oui ! la Toile visualise l'activité et pas seulement l'existence nominative.


Parfois le mouvement a cessé toute activité depuis belle lurette, mais son fossile demeure et s’ouvre encore à la curiosité des internautes. La Toile commence ainsi à avoir ses antiquités ; parmi elles, de très beaux sites riches en documentation, mais parfois aussi des sites-vitrines qui font croire, encore, à l’existence des fantômes ...

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la culture Internet
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 19:03

n--o-paganisme--le-sapin-de-No--l.jpgQue vous fêtiez le solstice d’hiver, l’arbre de Noël, la crèche aux santons, l’Incarnation d’un Dieu qui sauve, une naissance miraculeuse, ou tout simplement la naissance de Jésus, les chrétiens unitariens vous souhaitent un joyeux Noël, à vous, à votre famille et aux communautés que vous fréquentez.


Pour votre Noël 2007, la Correspondance unitarienne vous a trouvé un poème qui parle d’Arthur Rimbaud et de Victor Hugo et bien entendu de " l’Enfant ". Son bulletin du mois de décembre a été mis en ligne par La Besace des unitariens. 

 

Nous vous invitons aussi à lire nos Noël antérieurs sur le site " Profils de libertés " 

 


n° 62, décembre 2006
, " Unité ; selon l’apôtre Jean, Jésus a prié pour l’unité de ceux qui croient en lui " par Thierry Moralès

n° 50, décembre 2005, " Du Christ à Jésus ", par Michel Benoît

n°38, décembre 2004, " Marthe, Marie et les autres ", par Jean-Marie Mellet-Guy, aumônier national catholique des Scouts et Guides de France

n°26, décembre 2003, " Jésus, fils de Joseph et de Marie", par Ernest Winstein, président de l’Union protestante libérale (UPL) de Strasbourg

n°11, décembre 2002, " Noël : faisons la fête en lisant la Bible avec attention ! ", par Jean-Claude Barbier

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 15:49

PERSPECTIVES POUR UN CATHOLICISME RENOUVELÉ

Inquiète du virage qui s’effectue dans l’Eglise catholique par les orientations et décisions prises par le Pape Benoît XVI en rupture avec l’esprit du Concile Vatican II, l’association Chrétiens sans Frontières 95, membre de la fédération Réseaux du Parvis, invite les chrétiens à entrer en résistance en utilisant les moyens les plus efficaces pour être entendus de l’ensemble des chrétiens et des autorités religieuses.

En dénonçant

Toutes formes d’intégrisme, de fanatisme. 
Toute atteinte à la liberté de penser, d’écrire, de prier, d’aimer. 
Toutes formes d’autoritarisme et tout abus de pouvoir de la part de ceux et celles qui exercent des responsabilités. 
Toute discrimination de caractère culturel ou sexuel. 

En proposant 

de vivre selon l’esprit du Concile Vatican II et de l’Evangile :

En accueillant 

avec intérêt, curiosité, sympathie et bienveillance la pensée et la vie des femmes et des hommes d’aujourd’hui sans jamais se départir d’un sain esprit critique à la lumière du message évangélique.

En invitant 

chacun/e à prendre ses responsabilités pour participer activement à la construction d’une civilisation de l’amour, basée sur la paix, la justice, la solidarité et la fraternité.
  


Theologie-de-la-lib--ration--hors-s--rie-du-Parvis.jpgEn soutenant 

toute initiative laïque au service de l’homme, en participant aux mouvements de libération.

En découvrant 

que le pluralisme dans la manière de vivre la relation à Dieu et aux autres peut être source d’enrichissement mutuel, ce qui suppose de renoncer à détenir une vérité 
définitive et absolue, en particulier sur tout ce qui concerne les redoutables questions du début et de la fin de vie.

En appelant 

à un fonctionnement plus démocratique et plus fraternel de l’Eglise, en accord avec la Déclaration des Droits de l’Homme, avec des espaces de débats, de prises de décisions collectives. Que les femmes y aient toute leur place : qu’elles puissent exercer toute fonction nécessaire au service des communautés chrétiennes.

En participant 

à l’existence de lieux d’Eglise où puissent se retrouver celles et ceux qui veulent travailler selon ces perspectives, célébrer autrement et se conforter dans ce combat de résistance, enraciné dans la foi en Jésus-Christ.

" L’Eglise s’invente également en marge ", " Il faut déjà rêver de ce qui pourra venir après, qui se prépare discrètement et qui nous surprendra peut-être ! " (Golias).
 

Contact : CsF95@orange.fr ou Jacqueline SEBBEN – 5, rue de Grenoble – 95100 ARGENTEUIL 


Les chrétiens sans frontières du Val d'Oise (CsF 95) sont membres de la Fédération du Parvis

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Published by Chrétiens sans frontières 95 - dans catholiques libres en action
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 15:32

S'inspirant de la proposition de manifeste de Golias " Pour un Catholicisme moderne " (n° 114bis) et d'un article de la Revue Jonas " Un autre schisme " (n°133), des membres de Chrétiens sans Frontières du Val d'Oise (CsF 95) invitent à diffuser largement le texte suivant et plus particulièrement les perspectives qui en découlent. 

ANALYSE DE LA SITUATION ACTUELLE DU CATHOLICISME

Une suite de décisions et de documents romains viennent de mettre en lumière les orientations que Benoît XVI prétend mettre en oeuvre. Par leur contenu, celles-ci mettent fin aux orientations du Concile Vatican II et ouvrent une ère de restauration, au risque de provoquer un nouveau schisme ou le détournement d'un certain nombre de chrétiens de l'Eglise vers d'autres formes et lieux de spiritualité.

Aussi, dans un premier temps, il parait important de se demander " comment en est-on arrivé là ? "

Une première cause est une mutation globale de la société qui a échappé à l'attention de nos responsables religieux ou dont ils n'ont pas voulu tenir compte, car remettant en cause leur rôle et leur formation. Ainsi on a pu constater " un moindre engouement pour ce qui est collectif " et un phénomène d'individualisation. Cela a abouti à de nouvelles formes de regroupement : limité dans le temps et dans l'objectif à atteindre ou encore en réseaux.

La deuxième cause est " la pauvreté du langage chrétien actuel ". Ni la symbolique, ni l'émotion, ni l'imaginaire n'y retrouvent leur compte ! La créativité, quand elle arrive à s'exercer, est objet de suspicion voire de rejet non seulement de la part de certaines autorités religieuses mais aussi d'une partie des catholiques encore pratiquants. La liturgie est devenue souvent cérébrale, ennuyeuse, sans lien réel avec la vie des femmes et des hommes de notre temps !

La troisième cause est que, tout en se prétendant " ouverts ", des prêtres mais aussi des laïcs en responsabilité sont directifs voire autoritaires.

Des théologiens se sont autocensurés de peur d'être sanctionnés ou se sont contentés à être " la voix de son maître ". 

le-4--me---tage.jpg

militante catholique épuisée pour avoir dû monter trop d'étages ! 

De grands " rassemblements télévisuels " ont tenté de cacher la réalité : le peu de présence active
des 18-35 ans, ce qui hypothèque gravement l'avenir des communautés chrétiennes. Enfin, les évêques, sauf quelques rares personnalités, n'ont pas osé ouvrir une forme de ministère pastoral renouvelé. De ce fait, chrétiens en responsabilité et prêtres se sont épuisés à la tâche ou se sont découragés devant le peu de succès apostolique et le manque de relève.

Cette dévitalisation de forces vives a permis à une alternative de type conservateur voire intégriste d'occuper le terrain. La nostalgie d'un passé idéalisé a envahi certains esprits. " Un moralisme coincé, anachronique, inhumain et parfois hypocrite " en particulier dans le domaine de la sexualité s'est affiché. Joseph Ratzinger, par sa rigidité doctrinale et morale, a conforté cette évolution.

Or on ne peut enfermer le mystère chrétien dans des formules, des rites et des prescriptions qui ont été élaborés en fonction de la culture d’autres époques. Ils se révèlent bien souvent inadaptés pour la mission de l'Eglise : transmettre et faire vivre pour nos contemporains le message d'amour de Jésus-Christ.

Ce constat affligeant amène à formuler quelques perspectives de résistance et d'ouverture à notre monde contemporain. C'est l'objet de la deuxième partie de ce Manifeste. [à suivre]

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 07:37

Utrecht--26-octobre-07--Domkerk-en-Pandhorf--PA260879.JPG Utrecht : Domkerk en Pandhorf (cathédrale  Saint-Patrick), photo Jean-Claude Barbier


Le vendredi 26 octobre, à Utrecht a eu lieu une réunion franco-néerlandaise en vue de relancer le réseau européen de l'ELPN. Des décisions importantes ont été prises en attendant la rencontre de Belfast en juillet 2008. Vous en trouverez le compte-rendu sur le site de l'AFCU.


Voir aussi sur le même site, la présentation générale du réseau et son agenda.


Les Eglises unitariennes de Transylvanie et de Hongrie et les associations chrétiennes unitariennes encouragent leurs membres à participer activement à ce réseau.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les protestantismes
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 09:12

saint-Nicolas----Li--ge--photo-Yves-Melin.jpg
photo Yves Melin, saint Nicolas à Liège, le 6 décembre 07


Saint Nicolas :
IVème siècle, évêque de Myra [ou Smyrne, actuellement Izmir] en Lycie (Turquie),
patron de la Russie et des petits enfants (selon certaines légendes, il en aurait sauvé plusieurs).
Il jouit d'un culte très populaire en Orient et en Europe,
notamment en Italie, à Bari, où l'on vénère ses reliques,
sous le nom allemand de Santa Clauss.
Il est à l'origine du Père Noël [ndlr : après un détour américain via Coca-cola].

(Le Petit Larousse Illustré 2001)

On a volé l'icône de saint Nicolas

Saint Nicolas de l'antique Myra,
des collines de Lycie, en lointaine Turquie,
qui distribua ses biens lorsqu'il devint évêque,
les enfants te cherchent et ne te trouvent plus.


Quand finit l'Avent,
le sapin quitte la noire forêt
pour trouver guirlandes dans les maisons.
Qu'attendez vous, jeunes Allemands, sinon le bon Santa Clauss !


Et vous jeunes Italiens, pèlerins de Bari,
groupés en joyeux essaims
dans l’année d’écolier pour un jour béni,
qu'êtes vous venu voir ? le tombeau d’un saint ?


En France et Navarre,
que l'on disait fille aînée de l'Eglise,
comme naguère, dans le désert, Joseph par ses frères,
saint Nicolas fut vendu aux commerçants.


Au pays des mille et une nuits, le voici maintenant
sur traîneau d'esquimaux, tout gonflé de ballons étoilés,
d'allure bonhomme, hotte à tout vent,
semant jouets en poquets dans les cheminées,


devenu par procuration, l'espace d'une nuit,
le distributeur bénévole des envies pêle-mêle,
achetés par les parents tout attendris.
Par dessus les toits, où cours-tu Père Noël ?


Qu'avez-vous fait de votre pair ? Las !
Princes de l'Eglise qui présentez bague d'or à baiser
mais non point aux pauvres ne la donnez,
qu'avez-vous fait du frère Nicolas ?

devenu évêque, Nicolas de Smyrne
vendit tous les biens dont il avait hérités de ses parents
et les distribua aux pauvres,
conformément à l'Evangile qui est Bonne nouvelle pour tous


Jean-Claude Barbier, Gradignan, le 10 décembre 2000

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 07:41
Les croyants sont bel et bien présents dans l'univers virtuel de la Second Life. 

Nous avions déja parlé de l'existence de la First Unitarian Universalist Church of Second Life (FUUCSF) dans un message du lundi 26 février 07. Elle a été rejointe par une église, une synagogue et une mosquée.
 

usatoday.jpg



Mieux, son succès est telle, qu'un nouveau lieu de culte, plus grand, a du être construit. Celui-ci n'est plus une "chapelle" (qui contenait 40 places), mais désormais un "sanctuaire" (nom que les unitariens-universalistes nouvelle génération donnent à leur lieu de culte de préférence à "temple" ou "église" qui appartiennent au vocabulaire chrétien), pouvant accueillir jusqu'à 60 personnes.

Deux cultes ont lieu chaque semaine, plus des séances de discussion ("salon discussion").

Un Français, Virgil Pérez, est ministre du culte de cette Eglise.

Vous trouverez une vidéo sur le site de la FUUCSF qui présente un culte. Vous y entendrez le célèbre chant "Come, Come Whoever You Are" qui reproduit le poème du soufi Roumi (en Anatolie, 1207-1273), paroles adaptées et musique de Lynn Adair Ungar (1963)

Venez, venez, qui que vous soyez,
vagabonds, dévots, amants des adieux.
Notre caravane n’est pas celle du désespoir.
Venez, venez encore une fois.



Pour contact (en anglais) : george Byrd

 

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 20:00

Dans un milieu catholique habitué à être bien encadré par sa hiérarchie, donc bien lisse dans son expression à usage extérieure, nous avons toutefois de grandes voix contestatrices, entre autres mobilisées par des quotidiens et des revues de qualité comme Témoignage chrétien, Golias, etc., ou des mouvements internationaux comme " Nous sommes aussi l’Eglise " (NSAE), etc. 

 

la-blogmania-chez-les-pr--tres.jpg

 



Et puis, nous avons maintenant les sites et les blogs.


Les diocèses s’y mettent, certaines paroisses et mouvements aussi, mais de plus en plus de voix individuelles qui n’engagent qu’elles mêmes – et çà c’est nouveau. Des séminaristes, des prêtres en exercice ou mis hors cadres, ou tout simplement des laïcs qui parlent de leurs sentiments religieux


Vous trouverez de telles voix en consultant par exemple la communauté de blogs que nous animons depuis quelques mois et qui est intitulée " Religions en toute liberté ". 


Elles sont sincères, émouvantes ; elles nous font part d’un vécu intime ; elles témoignent d’une attention aux évènements, aux autres ; d’une exigence éthique ; d’une curiosité face à la Vie …


Et puis, c’est la grande liberté des enfants du bon Dieu avec des voix parfois / souvent bien discordantes : les dévots qui répètent les prières, les béni oui-oui et les conservateurs qui rabâchent les bonnes instructions venues d’en haut (je veux dire de leur hiérarchie), les prophètes plus ou moins allumés, les militants toujours sur le qui vive, etc. 


Les évangélistes, les charismatiques, les islamistes, les bouddhistes, les néo-païens, quelques protestants, etc., investissent eux aussi ce nouvel espace de liberté.


On trouve de tout sur ce marché du religieux ! Il a l’exotisme d’un marché aux puces.


Ce matin, j’ai été touché par ce cri du cœur d’un prêtre horrifié par les propositions des dominicains néerlandais. Il nous invite, ni plus ni moins, à " intensifier notre prière pour que le bon sens et la fidélité à la foi de l'Église puissent prévaloir sur toutes les attaques des puissances de l'enfer". Bigre ! l'heure est grave !


Sur ce, c’est moi qui ait été bien étonné à mon tour en consultant le profil de ce blogueur qui s’appelle lui même " Dominicanus " (mais sans doute, si j’ai bien compris, en désaccord avec les dominicains du moins néerlandais) : ni plus ni moins le produit d’études brillantes avec un cursus plus qu’exemplaire. A sa rubrique " A mon propos ", on peut lire en effet " prêtre belge, né à Anvers, études de traducteur (Antwerpen), philosophie (Paris), théologie (Fribourg, Suisse), ordonné prêtre à Hérémence (diocèse de Sion, Valais, Suisse), prédicateur de retraites, incardiné dans l'archidiocèse de Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique), prêtre en paroisse (Vert-Pré) ". Re-bigre ! et félicitations.


Moyennant quoi, "Dominicanus" nous donne à lire des documents intégraux pour notre bonne science et conscience, ce qui est toujours bon à prendre.


Ainsi va l’information sur la toile, où l’on grappille à droite et à gauche.

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 17:11
Le protestantisme multiplie sans fin les Eglises chaque fois qu’il y a une question théologique abordée d’une façon un peu différente ou chaque fois qu’il y a un nouveau style, un peu différent des autres, ou bien tout simplement lorsqu’un nouvel entrepreneur religieux se dit charismatique (" évangélique " selon le terme en usage chez les protestants). Pour lui, les Eglises institutionnelles, toutes humaines, visibles, sont plurielles, mais l'Eglise " spirituelle" du Christ  reste indemne, toute immaculée d’unité ... même si elle est parfaitement invisible !


un-trois-m--ts--r--duction-50-.JPGcabotons, cabotons le long des rivages (et dans ce cas a-t-on besoin du Saint-Esprit ?) où bien faut-il larguer les amarres sous le souffle de Dieu (selon l'expression des unitariens) ?

 

L’Eglise catholique, quant à elle, veut maintenir l’unité (toute fictive) d'une Eglise terrestre qui se veut à l’image de l’Eglise céleste (du moins le troupeau restant car les nombreuses branches hérétiques ont été auparavant élaguées !). 


Elle a ainsi un formidable savoir faire pour gérer la diversité en son sein. Que l’on voit la pléiade de congrégations religieuses dont beaucoup empruntent le même registre mais où, cependant, nombre d’entre elles font preuve d’originalité, de créativité, de spécificité et contribuent activement aux progrès de la pensée. Certes les styles et les domaines d’activités se heurtaient parfois ; ils étaient vite régulés par l’évêque du lieu ou au niveau papal. 


Ainsi en a-t-il été récemment de l’encadrement en douceur des mouvements charismatiques, de la mise sous boisseau de la théologie de la libération en Amérique latine avec l'aide de l'Opus Déi, de la récupération fort diplomatique des traditionalistes anti-Vatican II.


Mais qu’en sera-t-il demain avec les laïcs autonomes ? Les dominicains néerlandais nous le disent : nous assistons à une forte poussée par le bas des fidèles qui, à défaut de prêtres, souhaitent des services locaux. Le monopole des prêtres est battu en brèche tout simplement parce que la crise des vocations - en Europe occidentale et au Canada, et seulement dans ces pays là – met pratiquement en déroute l’organisation cléricale des Eglises – toujours pour ces mêmes pays.


Bien sûr que le Vatican va se crisper, mais qu’y pourra-t-il ? Le sol ne va-t-il pas se dérober sous ses pieds ? Ne va-t-il pas parler de plus en plus dans le vide ? 


Le relativisme théologique tant redouté par Benoît XVI prend le contour mou des nécessités pratiques : les catholiques sont habitués à une eucharistie dominicale. Or depuis que les laïcs sont habilités à aller porter la communion aux malades et aux handicapés à leur domicile, ils savent qu’ils ne sont pas manchots et peuvent retrousser leurs manches. Si le prêtre est absent, " on " fera quand même la communion avec des hosties préalablement consacrées, et ainsi de suite.


La corde va se tendre, mais le Vatican sera bien obligé d’obtempérer tout en multipliant les discours de précautions.


A défaut de débats ouverts et de synodes attentifs aux réalités et à l’expression des fidèles, c’est par les contraintes bassement matérielles que l’Eglise catholique avancera ... tout en prétendant, bien entendu, que l’Esprit-Saint souffle en ses voiles !

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 04:39
Le synode des évêques de 2005 a travaillé sur les questions soulevées par les dominicains hollandais et en a tiré des indications radicalement différentes.


Dans l’exhortation apostolique post-synodale "Sacramentum caritatis", Benoît XVI a consacré le paragraphe 75 aux "assemblées dominicales en l’absence de prêtre". Le voici :


beno_t_xvi_dit_non_et_redit_non__dessin_de_ghertman_paru_dans_le_canard_encha_n__du_21_mars_07.jpg"Redécouvrant le sens de la célébration dominicale pour la vie des chrétiens, il est naturel de se poser le problème de ces communautés chrétiennes où manque le prêtre et où il n'est donc pas possible de célébrer la Messe le Jour du Seigneur. 


Il faut dire, à ce propos, que nous nous trouvons face à des situations très différentes les unes des autres. Le Synode a tout d'abord recommandé aux fidèles de se rendre dans une des églises du diocèse où est garantie la présence du prêtre, même quand cela demande un certain sacrifice. Là où, par contre, les grandes distances rendent pratiquement impossible la participation à l'Eucharistie dominicale, il est important que les communautés chrétiennes se rassemblent également pour louer le Seigneur et pour faire mémoire du jour qui lui est consacré. 


Cela devra cependant se réaliser dans le cadre d'une instruction appropriée sur la différence entre la Messe et les assemblées dominicales en absence de prêtre. Le soin pastoral de l'Église doit s'exprimer dans ce cas en veillant à ce que la liturgie de la Parole, organisée sous la présidence d'un diacre ou d'un responsable de la communauté à qui ce ministère a été régulièrement confié par l'autorité compétente, se déroule selon un rituel spécifique, élaboré par les Conférences épiscopales et approuvé par elles à cette fin. Je rappelle que concéder la faculté de distribuer la communion dans ces liturgies revient aux Ordinaires, qui évalueront attentivement l'opportunité des choix à effectuer. En outre, on doit faire en sorte que de telles assemblées n'entraînent pas de confusion sur le rôle central du prêtre et sur l'aspect sacramentel dans la vie de l'Église. 


L'importance du rôle des laïcs, que l'on doit justement remercier de leur générosité au service des communautés chrétiennes, ne peut jamais occulter le ministère irremplaçable des prêtres pour la vie de l'Église. On veillera donc avec attention à ce que les assemblées en absence de prêtre ne donnent pas prise à des visions ecclésiologiques qui ne seraient pas fidèles à la vérité de l'Évangile et à la tradition de l'Église. Elles devraient plutôt être des occasions privilégiées de prière adressée à Dieu pour qu'il envoie de saints prêtres selon son cœur. 


À ce sujet, ce qu'écrivait le Pape Jean-Paul II dans sa Lettre aux prêtres pour le Jeudi Saint 1979, est particulièrement émouvant, rappelant les lieux où les fidèles, privés de prêtre par un régime dictatorial, se réunissaient dans une église ou dans un sanctuaire, mettaient sur l’autel une étole qu'ils conservaient encore et récitaient les prières de la liturgie eucharistique, faisant silence 'au moment qui correspondrait à la transsubstantiation', témoignant qu'ils désiraient 'ardemment entendre les paroles que seules les lèvres d'un prêtre peuvent prononcer efficacement'. 


Dans cette perspective, étant donné le bien incomparable qui découle de la célébration du Sacrifice eucharistique, je demande à tous les prêtres une disponibilité effective et concrète pour visiter le plus souvent possible les communautés qui sont confiées à leur soin pastoral, pour qu'elles ne restent pas trop longtemps sans le Sacrement de la charité".



En se mettant en dehors de toute hiérarchie, en toute indépendance et créativité, la Fédération des réseaux du Parvis (mouvance catholique libérale en France), s'est mise fort judicieusement à l'abri des coups de crosse, qu'ils soient donnés par en dessus ou par en dessous. Elle peut donc continuer à célébrer en toute liberté !
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Published by Benoît XVI (sauf la caricature) - dans catholiques libres en action
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