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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 04:20
Par Sandro Magister, à Rome, le 3 octobre 2007 – 


Lorsqu’il a redonné pleinement droit de cité à l’ancien rite de la messe, par le motu proprio "Summorum Pontificum", Benoît XVI a dit qu’il voulait aussi réagir à l’excès de "créativité" dans le rite moderne qui "a souvent porté à des déformations de la liturgie à la limite du supportable". Au vu de ce qui se passe dans certaines parties de l’Eglise, cette créativité influe non seulement sur la liturgie mais aussi sur les fondements mêmes de la doctrine catholique.


Kerk---Ambt.jpgNimègue, en Hollande : à l’église des pères augustins, la messe du dimanche est présidée à la fois par un protestant et par un catholique. A tour de rôle, l’un s’occupe de la liturgie de la Parole et du sermon, l’autre de la liturgie eucharistique. Le catholique est presque toujours un simple laïque et souvent une femme. Pour la prière eucharistique, les textes écrits par l’ex-jésuite Huub Oosterhuis sont préférés aux textes du missel. Tous partagent le pain et le vin.

Aucun évêque n’a jamais autorisé cette forme de célébration. Mais le père Lambert van Gelder, l’un des augustins qui s’en font les promoteurs, est certain d’avoir raison: "Dans l’Eglise, différentes formes de participation sont possibles, nous sommes membres de la communauté ecclésiale à part entière. Je ne me considère pas du tout comme schismatique".


En Hollande, toujours, les dominicains sont allés encore plus loin, avec le consentement des provinciaux de l’ordre. Deux semaines avant l’entrée en vigueur du motu proprio "Summorum Pontificium", les dominicains ont distribué dans chacune des 1 300 paroisses catholiques un livret de 38 pages intitulé "Kerk en Ambt", Eglise et ministère. Ils y proposent de transformer en règle générale ce qui se pratique de manière spontanée dans différents endroits.


Les pères dominicains proposent qu’en l’absence de prêtre, une personne choisie par la communauté préside la célébration de la messe: "Peu importe que ce soit un homme ou une femme, un homosexuel ou un hétérosexuel, une personne mariée ou un célibataire". La personne choisie et la communauté sont invitées à prononcer ensemble les paroles de l’institution de l’eucharistie: "Prononcer ces paroles n’est pas une prérogative réservée au prêtre. De telles paroles constituent l’expression consciente de la foi de la communauté toute entière".


Le livret s’ouvre sur l’approbation explicite des supérieurs de la province hollandaise des dominicains. Les premières pages sont consacrées à la description de ce qui se produit le dimanche dans les églises de Hollande.


Par manque de prêtres, la messe n’est pas célébrée dans toutes les églises. De 2002 à 2004, le nombre total des messes dominicales en Hollande est passé de 2 200 à 1 900. En revanche, au cours de la même période, le nombre de "services de Parole et de communion" est passé de 550 à 630. Il s’agit de liturgies de substitution, sans prêtre et donc sans célébration sacramentelle, où la communion se fait avec des hosties consacrées précédemment.


Dans certaines églises, la distinction entre la messe et le rite de substitution est clairement perçue par les fidèles. Mais ce n’est pas le cas dans d’autres églises, où les deux sont considérés comme étant de valeur égale et totalement interchangeables. Le fait que ce soit un groupe de fidèles qui désigne l’homme ou la femme qui conduira la liturgie de substitution renforce chez les fidèles eux-mêmes l’idée que leur choix "d’en bas" est plus important que l’envoi d’un prêtre de l’extérieur et "d’en haut".


Il en va de même pour la formulation des prières et pour l’organisation du rite. On préfère donner libre cours à la créativité. Au cours de la messe, les paroles de la consécration sont souvent remplacées par "des expressions plus faciles à comprendre et plus en accord avec l’expérience moderne de la foi". Dans le rite de substitution, il est fréquent que, pour la distribution de la communion, des hosties non consacrées soient ajoutées à celles consacrées.


Dans ces comportements, les dominicains distinguent trois attentes très répandues :

- que les hommes et les femmes auxquels est confiée la présidence de la célébration eucharistique soient choisis "d’en bas";

- que, de préférence, "ce choix soit suivi par une confirmation, une bénédiction, ou une ordination de la part des autorités de l’Eglise";

- que les paroles de la consécration "soient prononcées tant par ceux qui président l’eucharistie que par la communauté dont ils font partie".


De l’avis des dominicains hollandais, ces trois attentes s’appuient largement sur le Concile Vatican II. Selon eux, le geste décisif du Concile a été de placer, dans la constitution sur l’Eglise, le chapitre sur le "peuple de Dieu" avant celui sur "l’organisation hiérarchique constituée du haut vers le bas par le pape et les évêques". Cela implique de remplacer l’Eglise "pyramide" par une Eglise "corps", avec le laïcat comme figure centrale, ce qui implique aussi une vision différente de l’eucharistie.


L’idée que la messe soit un "sacrifice" – affirment les dominicains hollandais – est également liée à un modèle "vertical", hiérarchique, où seul le prêtre peut prononcer de manière valide les paroles de la consécration. Un prêtre qui doit être un homme et célibataire, comme le prescrit "une théorie archaïque de la sexualité".


En revanche, du modèle de l’Eglise "peuple de Dieu" dérive une vision plus libre et paritaire de l’eucharistie: comme un simple "partage du pain et du vin entre frères et sœurs au milieu desquels se trouve Jésus", comme une "table ouverte également à des personnes de traditions religieuses différentes".


L’opuscule des dominicains hollandais s’achève en exhortant les paroisses à choisir "par en bas" les personnes destinées à présider l’eucharistie. Dans le cas où, pour des raisons de discipline, l’évêque ne confirmerait pas ces personnes – parce qu’elles sont mariées ou parce que ce sont des femmes – les paroisses suivraient de toute façon leur route: "Que ces personnes sachent qu’elles sont, quoi qu’il arrive, habilitées à célébrer une eucharistie réelle et authentique à chaque fois qu’elles se réunissent en prière et partagent le pain et le vin".


Les auteurs du livret sont les pères Harrie Salemans, curé à Utrecht, Jan Nieuwenhuis, ancien directeur du centre œcuménique des dominicains d’Amsterdam, André Lascaris et Ad Willems, ancien professeur de théologie à l’université de Nimègue. Un autre théologien dominicain hollandais, plus célèbre, se distingue dans leur bibliographie de référence : Edward Schillebeeckx, 93 ans. Dans les années 80, il a été soumis à examen par la congrégation pour la doctrine de la foi pour des thèses proches de celles aujourd’hui réunies dans l’opuscule.


La conférence des évêques de Hollande se garde de donner une réponse officielle. Mais elle a déjà fait savoir que la proposition des dominicains apparaît "en opposition avec la doctrine de l’Eglise catholique".

A Rome, la curie généralice des dominicains a faiblement réagi. Dans un communiqué daté du 18 septembre – non publié sur le site de l’ordre – elle a défini le livret comme une "surprise" et a pris ses distances par rapport à la "solution" proposée. Mais elle a déclaré de partager "l’inquiétude" des confrères hollandais quant à la rareté des prêtres: "Il se peut qu’ils aient l’impression que les autorités de l’Eglise n’ont pas suffisamment travaillé la question et, par conséquent, qu’ils poussent à un dialogue plus ouvert. [...] Nous pensons qu’il faut répondre à cette inquiétude par une réflexion théologique et pastorale prudente entre l’Eglise toute entière et l’ordre dominicain".


En Hollande, les dominicains ont annoncé une réimpression prochaine du livret. Les 2 500 premiers exemplaires ont été très vite épuisés.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 19:13
" Aux Pays-Bas, le nombre de célébrations eucharistiques (au week-end) est tombé entre 2002 et 2004 environ de 2200 à 1900 ; le nombre de services de la Parole et de la Communion [présidés par un laïc en l’absence de prêtre] est monté pendant la même période de 550 à 630. Dans la plupart des diocèses néerlandais, le nombre de ces services est à peu près la moitié de celui des célébrations eucharistiques. 


communion-avec-le-pain-et-le-vin--eucharistie.jpgDans le diocèse d'Utrecht (165 célébrations chaque week-end en 2004) et dans celui de Breda (70) le nombre des services est plus élevé. C'est dans le diocèse de Bois-le-Duc que le glissement des célébrations eucharistiques vers les services de la Parole et de la Communion est le plus élevé en 2004 : il y a eu chaque week-end 95 célébrations eucharistiques de moins qu'en 2003 et 50 services de plus. Le diocèse de Groningen/Leeuwarden bat tous les autres : le nombre des services de la Parole et de la Communion est égal aux Eucharisties dans cette région à celui , soit 50 chaque week-end.


On trouve dans le diocèse de Roermond non seulement le nombre le plus élevé d'Eucharisties, soit 530 chaque week-end en 2004, mais aussi de très loin le plus faible nombre de services de la Parole et de la Communion. Selon le porte parole du diocèse, Bemelmans, une partie de l'explication tient au petit nombre d'agents pastoraux actifs dans le diocèse. " Mais c'est aussi dû à notre politique de découragement. Nous qualifions ces services d' 'Eucharisties à trou' ". La situation dans le diocèse de Roermond est relativement favorable, car il dispose d'assez de prêtres pour avoir une célébration eucharistique chaque week-end dans chaque paroisse. Bemelmans : " Mais nous avons dû
, nous aussi, fermer des églises, une vingtaine ces dix dernières années. Pendant des années, nous avons poussé les paroisses à réduire le nombre de célébrations : mieux vaut une seule Messe véritable chaque week-end. Et nous importons des prêtres de l'étranger, par exemple d'Inde ou d'Argentine ". Seuls les diocèses de Haarlem et d'Utrecht ont réussi à réduire le nombre de services alternatifs en 2004 et même à augmenter légèrement le nombre d'Eucharisties. " Nous sommes fermement décidés à réduire encore le nombre de services de la Parole et de la Communion", déclare Wim Peeters, porte-parole du diocèse de Haarlem.


On pourrait difficilement trouver mieux que ces chiffres pour formuler l'écart toujours plus grand entre l'église de base et la politique de l'autorité ecclésiale. La différence est frappante entre d'un côté la vue très stricte sur l'Eglise, les célébrations liturgiques et le ministère et, de l'autre côté, les vues divergentes et les pratiques fréquentes dans le champ pastoral. Les informations régulières sur ce sujet dans les journaux, les périodiques, à la télé et dans les sondages que ce comité a réalisés antérieurement ne laissent aucune place au doute sur ce point. "



D’après une enquête faite par les dominicains néerlandais en leur pays et traduite en français par " Nous sommes aussi l’Eglise ", voir nos messages précédents.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 11:41

Dordrecht--27-octobre-07----glise-transform--e-en-magasin--format-r--duit.JPGalternative à la fermeture des églises paroissiales : les vendre (ou les louer) aux commerçants ! Ici à Dordrecht, en Hollande, en plein centre ville. 

photo Jean-Claude Barbier (2007)



Les catholiques, c’est bien connu, n’osent pas contredire leur pape et leurs évêques, mais ronchonnent et râlent dans leur coin, par derrière, sinon quittent leur bateau sur la pointe des pieds. En France, ils n’ont pas moufté lorsqu’on leur a fermé leur lieux de culte le dimanche matin sous prétexte qu’il n’y avait pas assez de prêtres et qu’il fallait " regrouper les paroisses ".

Mieux, ou pire, les synodes diocésains, noyés sous le nombre de dévots et de bénis oui-oui, n’ont fait entendre aucune voix discordante, bien conduits qu’ils étaient sous la houlette des évêques et de leurs assistants. Assurément, les débats ouverts ne sont pas le fort des milieux catholiques par trop habitués à une longue obéissance de type cléricale. On explique doctement aux ouailles que l’Eglise du Christ n’est pas une démocratie ... Serait-ce alors une monarchie papale ? une théocratie ? çà, on n'ose le dire franchement ...
 

La Correspondance unitarienne * s’était étonnée en son temps de cette fermeture d’églises paroissiales allant à l’encontre des services de proximité, de la convivialité villageoise, des identités locales, et, au-delà des seuls fidèles, de la fierté d’un patrimoine architectural et d’une histoire particulière.

* "Urgent ! des communautés de base, bon Dieu ! pour ne pas laisser tomber nos lieux de culte", Jean-Claude Barbier, n° 21, juillet 2003.


Et voilà que les rares prêtres restant, comme des facteurs, se sont mis à circuler à vive allure entre des lieux de culte de plus en plus éloignés afin d’aller y donner les sacrements, car il paraît que, sans eux, ces dits sacrements ne seraient pas valables. Les laïcs seraient-ils donc trop nuls ? pas assez baptisés (malgré le sacrement de confirmation qui pourtant dit bien son nom) ? pas assez purs et saints (par rapport à un chaste clergé) ? pas assez formés (rien ne vaut de longues études de théologie pour ressasser les vieilleries !) ? ou tout simplement pas assez encadrés pour une obéissance à toute épreuve ? trop libres ?


Cette politique de regroupement des paroisses a-t-elle pensé aux braves prêtes desservants en leur fournissant des véhicules en bon état pour leurs tournées incessantes ? en prévoyant des primes de pénibilité ? le paiement des heures sup ? Il paraît que ces derniers se plaignent d’être débordés .. mais ils ne sont pas encore syndiqués !


Et voici que nos dominicains néerlandais soulèvent un lièvre : il paraît que çà ronchonne effectivement dans les chaumières et que, somme toute, nombre de fidèles préfèrent une distribution eucharistique faite par un laïc du coin, rencontrer leurs voisins dans le lieu de culte habituel, plutôt que d’aller se farcir des kilomètres (d’autant plus que les néerlandais pédalent à vélos !) et assister au sein d’une assemblée moins communautaire, sinon anonyme.


Et puis, comme se sont de gros nuls en théologie, ils ne verraient pas très bien, paraît-il, la différence entre une eucharistie déjà consacrée par un prêtre et distribuée par un laïc (en quelque sorte du play-back) et une eucharistie célébrée en direct. Bien entendu, la hiérarchie répète à qui veut l'entendre qu’on ne saurait confondre, que c’est un pis-aller, que rien ne vaut le direct, que " les services de la parole et la communion " constituent seulement un palliatif, en quelque sorte une sous-eucharistie, des trucs que l’on fait en cas d’urgence (comme par exemple le baptême par un laïc – eh oui, c’est dans le Droit canonique de l’Eglise !). Rien n’y fait, car les laïcs sont par ailleurs des têtus … et puis, ils votent avec leurs pieds.
 

Le texte intégrale de l'enquête qui fut menée par les dominicains néerlandais  auprès des paroissiens de leur pays à été traduit en français par "Nous sommes aussi l'Eglise" (NSAE). Il est disponible auprès de Lucienne Gouguenheim ou de la Correspondance unitarienne


En France, c’est depuis belle lurette que la mouvance catholique libérale, réunie au sein de la Fédération des réseaux du Parvis, pratique des célébration libres où le partage du pain et le vin fait signe tout simplement parce que l’assemblée est réunie au nom de Jésus. 

La dernière en date : le culte de clôture de la Rencontre annuelle du Parvis dans les montagnes vosgiennes, près de Saint-Dié, ce dimanche 25 novembre, avec plus de 80 participants (malgré les grèves et autres avatars). 

Moments particulièrement émouvants pour des chrétiens qui redécouvrent le sens de l’eucharistie qui nous réunit tous, par un lien profond, intensément fraternel.


Les chrétiens unitariens s’honorent de participer à la Fédération des réseaux du Parvis
Ils y contribuent à la réflexion théologique qui y est menée 
pour une pratique cultuelle mieux adaptée.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans catholiques libres en action
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 08:21
L’Eglise et le ministère, vers une Eglise du futur (version française de " Kerk en Ambt"), traduit par Lucienne Gouguenheim à partir de la version anglaise disponible sur le site  http://chiesa.espresso.repubblica.it , relecture par Edith Fèvre-Kuropatwa à partir de la version néerlandaise d'origine, et publié par Nous sommes aussi l'Eglise (NSAE).



Lors du Chapitre provincial des dominicains néerlandais, en juin 2005, des groupes de dominicains hollandais ont proposé la motion suivante : " Nous demandons au Chapitre de mettre en place le plus rapidement possible une commission ou un groupe de travail, auquel sera donné la tâche d'étudier les aspects théologiques de la question suivante : la célébration de l'Eucharistie dépend-elle du ministère d'hommes ordonnés ou est-il possible que des communautés ecclésiales ou les pasteurs qu'elle a désignés célèbrent eux-mêmes l'Eucharistie.


Cette étude devra donner lieu à un document indiquant une direction, proposé par les Dominicains Néerlandais à l'Eglise néerlandaise ".


Lors du Chapitre, la pétition a reçu un soutien tel que la discussion a conduit à une résolution formulée comme suit dans les Actes du chapitre, sous le titre : " Les paroisses à la lumière d'une nouvelle conception de l'Eglise ".


" Un centre de foi et de spiritualité peut être une nouvelle forme d'Eglise. Dans de tels centres, on rencontrera le désir de célébrer l'Eucharistie. Ce désir est déjà là dans les paroisses qui ne peuvent la célébrer parce qu'elles n'ont pas de pasteur ordonné

En conséquence, nous chargeons l'Administration [de la Province Dominicaine des Pays Bas] de mettre en place le plus rapidement possible une commission ou un groupe de travail, auquel sera donné la tâche d'étudier les aspects théologiques de la question suivante : la célébration de l'Eucharistie dépend-elle du ministère d'hommes ordonnés ou est-il possible que des communautés ecclésiales ou les pasteurs qu'elle a désignés célèbrent eux-mêmes l'Eucharistie

Cette étude devra donner lieu à un document indiquant une direction, présenté par les Dominicains néerlandais à l'Eglise néerlandaise, en particulier aux paroisses et aux centres de foi et de spiritualité, avec l'objectif principal d'ouvrir un dialogue auquel tous les intéressés puissent participer. La commission devrait aussi penser à la stratégie qui facilitera ce dialogue ouvert. "


Le texte intégrale de l'enquête qui fut menée par les dominicains néerlandais auprès des paroissiens de leur pays est disponible auprès de Lucienne Gouguenheim ou de la Correspondance unitarienne

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 00:15

Libre pensée chrétienne

Fondateur : André Verheyen (1925-2007)

Pour un discours chrétien crédible

 Chers amis de LPC,

 Nous avons le vif plaisir de reprendre contact avec vous, impressionnés par l’appui enthousiaste que plus de soixante d’entre vous ont marqué quant à la poursuite de la parution de notre bulletin. Nous les remercions chaleureusement pour la sincérité et l’intensité de leurs témoignages.

 C’est donc avec le même enthousiasme que nous nous engageons à continuer notre action en respectant au mieux l’esprit dans lequel travaillait André Verheyen. Fidèle à notre cher fondateur, nous garderons toujours dans le cœur et dans la tête :

"  Que, par souci de fidélité à Jésus et à son message et par souci de crédibilité, La Libre Pensée Chrétienne continuera à proposer les orientations suivantes :

 1. la liberté de pensée qui est un acquis irréversible de l’humanité et une condition essentielle à la démarche de la foi ;

2. une relecture des textes bibliques à la lumière des acquis de l’exégèse contemporaine en refusant tout dogmatisme ;

3. une ouverture œcuménique qui accueille aussi ceux qui, sans se référer à une institution confessionnelle, adhèrent aux valeurs de Justice, d’Amour, de Liberté et de Vérité. "


Nous remercions ceux d’entre vous qui nous ont proposé de collaborer d’une façon ou d’une autre à l’élaboration de la revue, ce qui nous permettra de renforcer et d’élargir notre équipe de rédaction afin de pouvoir assurer la publication d’un bulletin trimestriel à partir de 2008.

 Auparavant, André Verheyen, considérant la revue comme son idéal, son œuvre, son" enfant", prenait en charge la majeure partie des frais d’édition du bulletin et celui-ci était distribué gratuitement. Afin de pouvoir continuer la publication de LPC, sous forme "papier",  nous nous voyons contraints d’instaurer un système de souscription.

Le bulletin (4 numéros par an) sera donc envoyé à tous ceux qui auront versé le montant de l’abonnement avant le 15 janvier 2008 en indiquant leurs nom et adresse en communication (pas de mandat s.v.p.) : Pour la Belgique : 10 €,  Pour l’étranger : 13 €

Tout don ou versement supérieur à ces montants " planchers" seront évidemment les bienvenus.

Le prix de l’abonnement ( frais de port compris)  est à verser sur le compte : Libre Pensée Chrétienne, Berkendallaan,78.B-1800 Vilvoorde, Compte 068-2487291-44, Banque Dexia, IBAN: BE55-0682-4872-9144, BIC : GKCCBEBB. Par ailleurs, ceux qui le souhaitent pourront recevoir la revue (gratuitement) par voie informatique. Si vous êtes dans ce cas, communiquez-nous, s’il vous plaît, votre adresse électronique. Merci.

 Nous voilà donc à nouveau embarqués dans l’aventure LPC, prêts à appareiller et à prendre le large…

L’équipe de LPC, le 30 novembre2007

Editeurs responsables : Christiane et Herman Van den Meersschaut. Rue C. Hoornaert,9 – 1090 Jette, e-mail :  christianehermanvdm@tele2allin.be


 

lpc-logo.jpg

des articles de LPC ont été mis en ligne sur le site de "Profils de libertés", 
ainsi que les activités du mouvement jusqu'en mai 2006.

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 08:14
Ce mardi 27 novembre, les éditions Honoré Champion viennent de publier les actes d'un colloque tenu à la Sorbonne sur Michel Servet et les hérésies.


2007 – ZUBER Valentine (textes réunis par) – Michel Servet (1511-1553). Hérésie et pluralisme, XVI°-XXI° siècles, Paris, Honoré Champion, 368 p. (" Colloques, congrès et conférences de la Renaissance européenne ", actes du colloque de l’Ecole pratique des Hautes Etudes, tenu à la Sorbonne les 11-13 décembre 2003, 65 euros).


servet-1808.JPGMichel Servet, gravure sur cuivre, 1808.

 
A l’occasion de la commémoration du 450ème anniversaire de la mort de Michel Servet, des spécialistes du monde entier se sont rassemblés pour faire le point sur cette histoire toujours controversée. Comme l’indique le sous-titre de l’ouvrage : " Hérésie et pluralisme, XVI° - XXI° siècles ", deux principaux axes d’étude et de réflexion ont été privilégiés : - procéder à un inventaire nécessaire des derniers résultats des recherches académiques consacrées à Michel Servet et au milieu dans lequel il a étudié et travaillé, tant d’un point de vue historique qu’historiographique. – Reprendre, de façon dépassionnée mais exigeante, le débat sur l’évolution des rapports entretenus entre les orthodoxies et les hétérodoxies religieuses dans l’histoire moderne et contemporaine du christianisme.



La Correspondance unitarienne, dans son bulletin n° 16 du mois de mars 2003, avait donné le programme de cette importante manifestation.


Rappel : du même auteur et par le même éditeur, la publication de sa thèse :

ZUBER Valentine, 2004 - Les conflits de la tolérance, Michel Servet entre mémoire et histoire, Paris, éd. Honoré Champion, 656 p., 100 euros

 

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Published by présentation par les éditions Honoré Champion - dans à propos de Michel Servet
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 11:09

Il y a des différences techniques concernant par exemple le volume qui est alloué à un blog par le fournisseur d’accès, en général moindre que pour un site, mais cela le visiteur n’est pas censé le savoir. Dans leur esthétique, les meilleurs blogs, les plus léchés, ceux par exemple des artistes, n’ont rien à envier aux plus beaux sites. 

L’architecture des blogs est certes fixe, contrairement à celle d’un site où tout est à inventer, toutefois les parties sont modulables et cette contrainte se révèle finalement être une facilité d’aménagement.

La différence la plus apparente c’est que la page d’accueil d’un site présente les entrées possibles réparties sur toute la surface de votre écran au gré de la fantaisie de son webmestre, alors que les mêmes entrées sont disposées en colonne (à droite, à gauche ou les deux) sur un blog. 

Il s’ensuit un premier avantage du blog, c’est que le centre de votre écran vous donne d’emblée les nouveautés puisque les messages sont en quelque sorte empilés, du plus ancien au plus récent. Et, pour retrouver les anciens messages, vous avez les catégories qui les regroupent par thème ou autre critère, un calendrier, un archivage par mois, une fonction recherche, etc.

Pour vos plus fidèles lecteurs, une Newsletter se propose de leur envoyer, sur leur messagerie automatique, le début de chaque nouvel article. Que voulez-vous de plus ? 

Finalement, la différence n’est pas que technique ; elle est surtout de l’ordre de la communication. Le site est très souvent la vitrine d’une association, d’une entreprise, d’une collectivité. Il présente surtout des pages fixes remplies une fois pour toute. Quelques nouveautés, mais il n’y est pas astreint. 

Le blog au contraire propose des messages fréquents et invite, par les commentaires qu’on peut y faire, à l’interactivité. Il est convivial, adopte volontiers le langage de l’émotion, de la confidence, de l’étonnement, de l’indignation. Il suit les méandres de l’actualité. Il est à l’armée, ce qu’est la cavalerie légère : la mobilité, la surprise, la présence là où il le faut. Il tient ses lecteurs en haleine. 

C’est un état d’esprit, une culture, un art de vivre.

Et puis et surtout, le blog est révolutionnaire. Il est gratuit, là où il fallait payer. Il est égalitaire car chacun peut s’y mettre et " on " est plus obligé de passer par les services (bénévoles ou professionnels) d’un webmestre toujours débordé. Il démocratise à l’extrême l’édition, puisque chacun peut devenir lui-même auteur – éditeur – imprimeur – diffuseur (bonjour à Johannes Gensfleich, dit Gutenberg, vers 1397-1468 !).

Il vient au secours des braves associations de nos vies citoyennes dont les responsables s’échinent à tirer des bulletins, à les déposer dans les boîtes aux lettres (pour combien de lus ?) ou à les affranchir avec des tarifs postaux à la hausse, à courir après les cotisations (des membres qui se montrent de plus en plus radins en alléguant la vie chère), à mobiliser les troupes pour chaque activité afin qu’il y ait - quand même - quelques participants, et qui épuisent leurs rares militants qui ont le sentiment, avec la pénurie des vocations, d’être au four et au moulin.

Merci à Dieu de nous avoir envoyer les blogs … 


Merci--vu-sur-loudie--Over-blog--r--duit----20-.JPG

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la culture Internet
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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 08:22

VIVONS nos RELIGIONS, nos SPIRITUALITES et nos PHILOSOPHIES 
avec INTELLIGENCE et RAISON. 
AGISSONS avec CONVICTION 
en toute TOLERANCE et pleine GENEROSITE


Par leurs prières et leur amitié les chrétiens unitariens accompagnent vos voeux

Les chrétiens unitariens vous proposent leurs cartes de voeux 
sur le site de l'AFCU, 
http://afcu.over-blog.org

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Published by Jean-Claude Barbier - dans U en Europe francophone
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 08:20

18ème rencontre du Réseau européen Eglises et Libertés
19ème conférence européenne pour les Droits et Libertés dans l’Eglise

du jeudi 1er (à partir de 17h) au dimanche 4 mai 2008 (après le déjeuner), 
au centre culturel Saint-Thomas,
Inscriptions définitives avant le 15 mars 2008 auprès de Raymond Godefroy

 


Thème de la journée d’étude du samedi 3 mai 2008 (organisée par la Fédération des Réseaux du Parvis)

La sécularisation dans une Europe multiculturelle et multiconvictionnelle en quête de cohésion sociale autour de valeurs communes : implication au niveau des personnes de convictions différentes, de la société civile (y compris les institutions religieuses) et de l’Etat.


logo2re.jpg logo du réseau européen Eglises et libertés (mouvance catholique libérale)

 


Cette journée propose une réflexion s’appuyant sur la démarche mise en place à Madrid, confirmée à Wiesbaden et dont deux étapes importantes ont été le séminaire tenu en janvier 2007 au Forum Mondial Théologie et Libération de Nairobi et le Colloque 3I tenu à Strasbourg les 3 et 4 octobre 2007 sur le thème "Cohésion sociale dans une Europe multiculturelle: rôle et impact des courants de pensée et des religions". Cette réflexion, animée par des intervenants et des travaux en atelier se fera autour de trois problématiques intimement liées 



Sécularisation et laïcité

Analyse des concepts et des processus historiques de sécularisation et de laïcité dans différents pays d’Europe et au niveau des institutions européennes: autonomisation des individus et des sociétés par rapport aux religions et courants de pensée dominants, aspects moraux, spirituels, culturels, politiques et juridiques,

Mise en oeuvre de la sécularisation dans le creuset européen : implications pour les Etats, les institutions européennes et la société civile

- au niveau des citoyens,

- au niveau des Etats et de l’Union européenne:

- au niveau des relations avec les institutions et communautés religieuses, émergence de textes fondateurs (la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme, la Charte Sociale Européenne : comment créer les conditions du " vivre ensemble " en prenant en compte la multiplicité et la diversité des religions et les courants de pensée?

Mise en oeuvre de la sécularisation dans le creuset européen : implications pour les religions et les institutions religieuses

-au niveau théologique: en quoi la sécularisation et la laïcité interpellent-elles la théologie ainsi que les expressions et le vécu de la foi?

-au niveau des croyants, collectivement ou individuellement,

-au niveau des institutions religieuses: la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et la Charte Sociale Européenne doivent-elles s’appliquer à ces institutions ? Les institutions religieuses doivent-elles être logées dans la société civile ?

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Published by EURONEWS bulletin n°b2 novembre 2007 - dans Europe
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 07:07
mardi, 27 novembre 2007, au Parlement européen, à Bruxelles (salle PH7-C50, de 9 h à 16:00), aura lieu un forum pour experts, activistes dans le domaine des Droits Humains, professionnels de la politique publique, qui vise à discuter les relations entre les institutions gouvernementales et les influences religieuses. Parmi les sujets traités : La laïcité et l'âme de l'Europe, égalité, religion et représentation en Europe, avec des études de cas sur la situation en Espagne, Suède et Pologne. 

Service de traduction assuré anglais-francais-espagnol.

Organisé par Catholics for a Free Choice * et le Groupe multipartis Séparation de la religion et la politique au Parlement européen.
 

* Elfriede Harth, European Representative Catholics for a Free Choice
eharth@catholicsforchoice.org, www.catholicsforchoice.org


Europe--drapeaux-des-pays-de-l-Europe.jpgParmi les questions analysées au Forum :


Quel est le rôle approprié de la religion dans un Etat laïque ?
Comment devrait un Etat laïque chercher à équilibrer la concurrence entre les différents intérêts religieux ?
Le soutien aux religions aliène-t-elle les athées et les partisans de la laïcité ?
Un fidèle peut-il être représenté par un gouvernement laïque ou par un gouvernement lié à une autre religion ?
Des religions comme le catholicisme ou l'Islam cherchent-elles à exercer ouvertement de l'influence sur la politique ?


Parmi les intervenants :

Proinsias De Rossa, membre du Parlement européen, PES-Irlande, 
Sophie in Veld, membre du Parlement européen, ALDE-Pays-Bas
Michael Cashman, membre du Parlement européen, PES-Royaume Uni
Miguel Angel Martinez, membre du Parlement européen, PES-Espagne
Dr. Alexandra Colen, membre du Parlement, Belgique (VB)
Marieme Hélie Lucas, sociologue, fondatrice de Femmes Vivant sous les Lois Musulmanes (WLUML)
Tarik Mira
, Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, Algérie
W. David Myers, professeur associé d'Histoire à l'Université Fordham (USA)
Jon O'Brien, président, Catholics for a Free Choice
Keith Porteous Wood, président, National Secular Society (Royaume Uni)
Åsa Régner, président, RFSU - Association suédoise pour le planning familial (Suède)
Hubert Tournés, Réseau européen Eglise de liberté


Sous le patronage de


Proinsias De Rossa
(PES-IE) avec le soutien du Groupe socialiste.


Co-Sponsors :

Michael Cashman (PES-UK), Andrew Duff (ALDE-UK) Claire Gibault, (ALDE-FR), Sophie in't Veld (ALDE-NL), Magda Kósáné Kovács (PES-HU), Jean Lambert (GREEN-UK), Baroness Sarah Ludford (ALDE-UK), Miguel Angel Martínez (PES-ES), Eva-Britt Svensson (GUE/NGL-SE).



Contact : 

pour participer, RSVP à Nina Miller :
nmiller@catholicforchoice.org.

Si vous avez besoin d'une accréditation pour entrer au Parlement, veuillez communiquer : nom et prénom, adresse, acte de naissance et n° de pièce d'indentité. Les personnes ayant besoin d'une accréditation doivent obligatoirement se présenter le 27 novembre à 8h30 au centre d'accréditation du Parlement qui se trouve du côté de la place du Luxembourg. RSVP avant mercredi 21 novembre.

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Published by message d'Elfriede Harth - dans Europe
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