Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher

Archives

8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:57

pascal_vesin_troisieme_semaine_de_marche_vers_rome.jpgParti de Mégève en Haute Savoie le 14 juillet, le prêtre Pascal Vezin espère atteindre Rome le 20 août après 40 jours de marche à pied. Il a demandé au pape François de le recevoir, à qui il compte faire part d'un projet : que l'Eglise catholique mette sur pied une commission pour étudier les relations entre elle et la franc-maçonnerie afin d'actualiser ses informations et son jugement ; un travail de deux ans durant lequel il suspendra sa propre participation au Grand Orient de France.

Ces 40 jours sont vécus par lui dans la souffrance (sans confort, avec une simple tente) et la spiritualité ; dans la solitude aussi car il chemine seul. Il emprunte d'ailleurs la Via Francigena qui était le chemin des pélerins allant se recueillir sur les tombeaux de Pierre et de Paul. "Une quarantaine de jours à travers le désert … Chemin de 40 jours pour refaire alliance, pour relire ma vie, pour marcher avec le Christ, pour offrir l’image d’une Église en marche …" (lettre au pape après sa troisième semaine de marche, publiée sur le site "La voix de Pascal Vezin sur le Web", lien).

Vue sur le site cette photo de Pascal Vezin prise par Isabella Balena, photographe professionnelle italienne (son site).

Repost 0
28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 10:49

 

michel_servet_en_allemand.jpgUn livre du théologien allemand Uwe Birnstein sur la vie de Michel Servet et l'enjeu de la tolérance : Toleranz und Scheiterhaufen, Das Leben des Michael Servet, publié en 2012 aux éditions Vandenhoeck & Ruprecht, 100 p., 9,99 € en PDF eBook ( lien).

 

Repost 0
Published by Actualités unitariennes - dans à propos de Michel Servet
commenter cet article
24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 07:44

Les voiles islamiques sont divers. Ils sont interdits dans nos établissements scolaires et chez les professionnels de nos services publics en tant que signes ostentatoires au même titre que les kippa des juifs et les croix d'une certaine taille des chrétiens. Le niqab, le voile intégral, est quant à lui interdit dans nos espaces publics car il dissimule le visage et peut se prêter à des actions dissimulées (on peut penser entre autres au terrorisme). Dans le tableau ci-dessous, le niqab ne couvre pas le front, mais généralement il ne laisse qu'une fente pour les yeux. A noter que le Coran ne cite que le khimar.


Information donnée, à titre documentaire, par 'Spirit Minister'  sur sa page Facebook.

 

voiles_islamiques.jpg

Repost 0
Published by Actualités unitariennes - dans l'islam et le voile intégral
commenter cet article
20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 11:40

La problématique des jeunes citoyens qui partent combattre en Syrie : Qu’en pensent les ouléma et imams ?

Nous sommes devant une situation complexe : des jeunes citoyens européens, en l’occurrence des jeunes belges, de confession musulmane qui décident de quitter leurs familles et amis, leurs écoles et lieux de formations, leurs quartiers et villes, pour s’engager dans un conflit armé, dans des contrées lointaines.


Si la cause pour laquelle ils veulent combattre--à savoir la chute de la dictature--est une cause juste aux yeux des gouvernements, des décideurs politiques, des états européens ; l’enrôlement de ces jeunes est redouté à plusieurs niveaux. Leur décision de porter les armes est d’abord perçue par certains médias comme un signe de radicalisation au sein de la communauté musulmane vivant en Europe, laquelle radicalisation est assignée à un discours religieux extrémiste. Leur retour après la fin du conflit est beaucoup plus redouté que leur départ. Il est à craindre que ces jeunes n’adoptent les agendas des groupes extrémistes à côté desquels ils combattent, ce qui compliquera leur rapport avec leurs concitoyens européens.


grande-mosquee-bruxelles.jpgGrande mosquée de Bruxelles
 

Que faire ?

Devant la complexité de la situation, les ouléma et imams ne peuvent que déplorer l’échec de notre société à pourvoir ces jeunes idéalistes d’un autre horizon que celui de recourir aux armes sans connaitre les tenants et les aboutissants du conflit dans lequel ils s’engagent. Ces jeunes, sont notamment victimes de certains échecs d’une société qui n’est pas toujours, sur certains aspects, fondée sur l’égalité, la justice et la dignité à leur égard. C’est en partageant la responsabilité de cet échec que nous parviendrons à continuer à œuvrer ensemble, au-delà du travail déjà accompli dans et avec la communauté, pour mettre fin à ce chapitre douloureux de l’histoire de notre vivre-ensemble. Nous tenons à saluer les efforts déjà accomplis pour prévenir ce type de situation.


De notre côté, nous saisissons cette occasion pour exprimer notre engagement infaillible auprès de tous ceux et celles qui s’efforcent pour dissuader nos jeunes de s’aventurer dans des conflits armés sous la bannière d’un quelconque groupe, en cédant à des impulsions susceptibles de nuire à l’avenir de notre vivre-ensemble dans une Europe multiconfessionnelle et multiculturelle. Il est de notre devoir moral de chercher l’équilibre entre notre croyance religieuse et les exigences de notre appartenance à la citoyenneté européenne.


A cet effet, nous rappelons que le message de l’islam pour le monde entier, pour les musulmans et non-musulmans, est un message de miséricorde.


Dieu s’adresse dans le Coran au prophète Mohammed, Paix et salut soient sur lui, en lui disant : « Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour l’univers ». Al-Anbiya’ 21 / 107. Il est de principe que l’acte miséricordieux envers l’autre est un acte primordial.


Le Coran nous exhorte sans équivoque à outrepasser nos différences de sexe et de races pour nous connaître les uns les autres : « O vous, les Hommes ! Nous vous avons créés d'un homme et d'une femme. Nous vous avons constitués en peuples et nations pour que vous vous connaissiez mutuellement. En vérité, le plus noble d'entre vous auprès de Dieu est celui qui l'emporte en piété. Dieu est omniscient, Il est instruit de tout.” Al-Hujurât 49 / 13. Connaître l’autre est en effet un devoir moral. Il ne suffit pas de brandir une apparence d’ouverture envers l’autre ; il faut faire des vrais pas pour connaître cet autre tout en sachant que Dieu est omniscient et instruit de nos intentions les plus intimes.


Le mot « islam » découle de la même racine que le mot « silm » ou paix. Ce mot et ses dérivés sont mentionnés plus que 150 fois dans le Coran, alors que le mot « harb » ou guerre n’est mentionné que 4 fois et lié à un contexte bien défini. Il n’est pas de geste plus beau et plus expressif que le geste effectué par le musulman après la fin de chaque prière. En sortant de l’espace de prière, l’espace où l’on cherche à communiquer avec le divin, le musulman profère le mot « salam » en se tournant à droite et à gauche.


D’un point de vue symbolique, ce geste montre qu’avec la fin de la prière on est initié à la paix avec le monde qui nous entoure. Personne ne répète le mot paix par jour plus que le musulman qui fait ses cinq prières. Dans chaque prière il doit le répéter au moins 8 fois. Et le Prophète d’islam d’ajouter : « Le musulman c’est celui qui épargne (salima : un dérivé du mot paix et qui veut dire entre autre «rendre sain et sauf ») aux autres le mal de sa langue et de sa main ».


Ce préambule est nécessaire pour rappeler une vérité fondamentale, à savoir qu’en islam, tout comme dans les autres religions d’ailleurs, le devoir d’oeuvrer pour faire valoir la paix l’emporte sur tous les autres efforts. « Celui qui tue une âme innocente », nous dit le Coran, « c’est comme s’il avait tué l’humanité entière, et celui qui sauve une âme, c’est comme s’il avait sauvé l’humanité entière ». 5 / 32.


Partant de ces principes fondamentaux qui valorisent en premier lieu l’effort de celui qui oeuvre pour la sauvegarde de la vie, il est difficile de trouver des justifications morales pour tout conflit armé susceptible d’entrainer la perte ne serait-ce que d’une seule vie innocente.


Une lecture lucide du Coran nous révèle que les versets qui incitent aux combats sont clairement liés à un contexte historique. Les extraire de ce contexte pour justifier un empressement à tuer ou à mourir ne relève point des préceptes de l’islam. S’impliquer dans un conflit armé en étant sous l’emprise d’une quelconque impulsion mène à la perte certaine de l’âme humaine. Parlant de Caïn et Abel, le Coran nous dit ceci : « Son âme l’incita à tuer son frère. Il le tua donc et devint ainsi du nombre des perdants ». 5/30 . C’est la perte de l’âme qui guette ceux qui s’aventurent dans le grand jeu de la mort qu’est la guerre sans prendre du temps et du recul pour d’abord épuiser les possibilités de la paix et s’interroger sur le bien-fondé de leurs motivations.


Malheureusement, la confusion qui sévit dans le climat sociologique et psychologique contribue à galvauder beaucoup de notions fondamentales relatives à l’islam. La notion de « Jihad », entre autres, est devenue presque synonyme de « lutte acharnée de tout le monde contre tout le monde », voire d’action terroriste dans certains esprits. En principe, le jihad est en premier lieu une lutte contre soi-même, un effort effectué pour plier son âme aux exigences de la justice. Quant aux autres connotations de ce terme, lorsque celles-ci impliquent un acte de guerre, il ne s’agit point de guerre décidée, déclarée, ou entreprise par des individus, des groupuscules, ou une quelconque organisation. Même dans le cas de combat juste, l’enrôlement dans le conflit est soumis à des règles et des conditions très fermes. La Tradition nous raconte qu’un homme vint voir le Prophète pour lui demander la permission de participer au jihad. Le Prophète lui demanda : « As-tu des parents en vie ? ». L’homme répondit « oui ». Le Prophète lui dit : « Ton jihad c’est de veiller au bien-être de tes parents ». (Hadith dans le Bokhari).


Aux musulmans vivant en Europe se pose le défi de conjuguer la croyance et l’appartenance. Les différences de croyance ne doivent en aucun cas entraver leur appartenance à la citoyenneté européenne caractérisée par la diversité religieuse. De ce fait, il leur incombe, au même titre que les autres citoyens, de veiller à la paix, la stabilité, et l’harmonie au sein de ces sociétés. Et le Coran de leur rappeler une injonction fondamentale : « Dieu ne vous interdit pas d’excuser et de traiter avec équité ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre foi et qui ne vous ont pas expulsés de vos demeures ; Dieu aime ceux qui sont équitables ». Al-Mumtahanah 60 / 8.

 

Ainsi, il est vain de chercher dans le Coran une justification pour prendre des distances vis-à-vis des concitoyens non-musulmans. Le musulman a le devoir moral de communiquer avec toutes les composantes de la société où il vit, de concerter avec les autres, indépendamment de leurs couleurs, race, religion ou autres, en vue de consolider le vivre-ensemble, dans le respect absolu des lois, ces lois qui lui garantissent, à lui en premier lieu, le droit d’être différent. Il est équitable de veiller aux intérêts de la société toute entière, d’intégrer la citoyenneté dans le but de l’enrichir, au lieu de se recroqueviller en lançant l’anathème à l’autre. Le Coran nous enjoint : « Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression ». Al Maîda 4 / 2

 

Pour souligner notre engagement indéfectible aux principes du vivre-ensemble nous avons choisi de mettre l’accent sur les principes fondamentaux de notre religion, et ainsi notamment de montrer notre engagement à soutenir ceux qui luttent légitimement contre le processus de radicalisation de notre jeunesse. Toutefois, nous ne pouvons nous empêcher d’exprimer notre profonde conviction que plus on donnera de l’amour à ces jeunes qui sont mus par l’idéal de sacrifier leur vie pour une croyance, plus ils seront disposés à intégrer la société et contribuer positivement à sa prospérité.


Il est d’urgence de déployer tous les moyens pour combattre toutes les formes d’injustice et d’inégalité, de conjuguer tous les efforts pour arrêter l’islamophobie galopante et la radicalisation violente qui soumettent ces jeunes à une stigmatisation accablante.


En effet, ce phénomène de radicalisation doit nous interpeller tous quant à la place de l’islam dans notre société et à la mise à niveau de la pratique religieuse. Ces événements doivent nous inciter à repenser nos politiques envers la communauté musulmane, à œuvrer pour sa libération du ghetto sociologique et imaginaire où elle est cantonnée, à garantir aux musulmans une place digne dans notre société en tant que citoyens, à les doter de lieux de culte et d’enseignement respectables, à faciliter l’instauration de centres de formation des cadres religieux capables d’accompagner les jeunes désorientés dans l’apprentissage et la pratique de leur religion, à améliorer l’enseignement public pour combattre l’échec scolaire et à renforcer l’égalité des chances.
 
A présent, unissons-nous pour que ces jeunes ne se considèrent comme des laissés-pour-compte.

Conseil européen des ouléma marocains
Conseil des théologiens des musulmans de Belgique
Ligue des imams de Belgique
Le Rassemblement des musulmans de Belgique
Union des mosquées de Bruxelles / de la province d'Anvers / du Limbourg / de Flandre orientale / de Flandre occidentale / du Brabant Flamand / de Liège / du Brabant Wallon
Islamic Relief
Ligue d'entraide islamique
Union des ministres de culte musulman de Belgique
Association des imams des mosquées reconnues
Centre islamique et culturel de Flandre occidentale
Fédération des associations des enseignants de religion islamique

 

Texte envoyé à la Correspondance unitarienne par Philippe De Briey (Belgique) le 20 juillet 2013

Repost 0
Published by organisations musulmanes de Belgique - dans l'islam en Europe
commenter cet article
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:54

mandela_nelson_pere_d_une_nation.jpg

 

Placé sous assistance respiratoire, c'est assurément une fin de vie pour Nelson Mandela. Il n'a pas été le premier président de l'Afrique du Sud indépendante (des Britanniques), mais il est pourtant considéré comme le père de sa nation. Tels le roi Clovis pour la France et le général De Gaulle plus récemment, il a su, à un tournant historique, rallier toutes les composantes d'une nation, faire d'un peuplement disparâtre, voire scindé en clivages politico-culturels avec des clans hostiles, en guerre civile avec le régime de l'apartheid, un peuple nouveau avec comme on dit une âme. Une justice pour tous, une démocratie pour tous, une citoyenneté pour tous. Cette ouverture non partisane, ce dépassement des contentieux, cette volonté de réconciliation nationale, sont la marque d'un véritable homme d'Etat. Il a fait oeuvre durable. Il a exorcisé son pays de ses vieux démons.

Nous le saluons très fraternellement.

 

ajout du 6 décembre 2013 - Nelson Mandela (1918-2013) est décédé à l'âge de 95 ans, à son domicile, le 5 décembre 2013.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans en Afrique noire
commenter cet article
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 04:54

Nous reproduisons ici le témoignage de Yveline et Philippe Guicheteau, au sein du "Comité de soutien au prêtre Pascal Vesin", le 26 juin 2013 *. Paroissiens de Megève en Haute-Savoie, pratiquants et attachés à leur Eglise, mais  très déçus du manque de considération qu'ils perçoivent de la part des autorités ecclésiastiques lesquelles font des annonces à la presse avant même que d'en parler aux principaux concernés, à savoir les paroissiens, ils nous font part de leur souffrance des baptisés qui s'aperçoivent que leur baptême ne leur donne aucun droit démocratique au sein de l'Ekklésia. Pascal Vesin, avec son attention à chaque personne, était précisément l'inverse de cette arrogance ecclésiale.

* lancé le dimanche 26 mai 2013 suite à l'excommunication de Pascal Vesin, curé de Megève, pour appartenance parallèle à la franc-maçonnerie, ce groupe fonctionne sur Facebook et comprend à ce jour 224 membres.

Bapteme1.gif

Je voulais juste dire que, de la même façon que nous avons appris le départ de Pascal par la presse, c'est également par la presse que nous ( ses paroissiens) apprenons l'arrivée du père Milani. C'est triste de voir que, pour l'Institution, les paroissiens comptent si peu, pas plus que ne compte Pascal maintenant qu'il est parti. Pour l'Institution, il est rayé de la carte ; un peu comme nous ! Pourtant, avec lui, on a fait tellement de choses, on a vécu tous ensemble des temps très forts de partage, de rencontres , de prière, de pélerinages, de repas paroissial, de travail en aumônerie pour certains, en Paroisse pour d'autres, en tant que relais ! et oui, il a su faire de ses paroissiens des hommes debout, en marche, des croyants missionnaires parce qu il croyait en chacun de nous . Et nous sommes nombreux, très nombreux : non, il ne faut pas nous oublier ! Pascal prenait chacun au sérieux, il lui confiait une mission et nous devions respecter les règles et lui rendre compte, mais quelle confiance ! Quelle belle image de l'Eglise, en marche, il a su nous donner ! Et cela, aucun de nous ne l'oubliera jamais. il nous a pris au sérieux en tant que baptisés et il a su trouver, pour chacun, la mission appropriée.

 

Alors, vous comprendrez qu'apprendre son départ par les journaux, et apprendre de la même façon l'arrivée du père Milani a de quoi nous faire mal ! on dirait que l'Institution prend ses décisions presque avec la presse ! c'est choquant et révoltant à la fois ; infantilisant. Le contraire de ce que faisait Pascal! quand il avait quelque chose à nous dire, il nous appelait, il n'appelait pas la presse ! Au moins, on comptait pour lui et on aurait aimé que pour l'Institution Eglise, on compte un peu aussi, parce qu'avec Pascal, on a fait , ensemble du bon travail, ou au moins, on a fait ce qu'on a pu : on existait. Je crois que vous pourrez tous comprendre que l'on vive mal d'être les derniers informés et aussi, que les courriers envoyés à l'évêché pour tenter d'expliquer tout ce qui a été vécu dans les 13 communautés de notre belle Paroisse grâce à Pascal, ne soient pas pris au sérieux. Je connais des personnes qui en sont bouleversées. on nous infantilise encore, alors que nous avions perdu l'habitude de ce type de comportement, grâce à la confiance que Pascal faisait à tous ses paroissiens . Bien sûr, on est content que le père Milani vienne : on ne pouvait pas continuer à porter seuls la Paroisse (car, contrairement à ce que certains pensent peut-être, la mission a continué : la Paroisse n'a pas cessé de vivre, chacun d'entre nous ayant eu à coeur de continuer ce que Pascal avait mis en route.).

 

Voilà simplement quelques réflexions que pourront comprendre tous ceux qui écrivent sur ces pages contrairement à ce que l'Institution ne semble pas avoir compris. C'est bien que le père Milani vienne, et nous avons de la chance de ne pas rester sans curé, mais pour moi, le mot "remplacer" n'est pas vraiment adapté : on ne remplace pas Pascal, c'est peut être pour cela qu'il est maintenant mis dehors : son charisme dérangeait certainement, mais quelle perte pour l'Eglise ! Si les nombreux témoignages montrent bien tout ce que Pascal a accompli ici, sur notre Paroisse Ste Anne d'Arly Val Montjoie, pourquoi l'Eglise ne fait elle pas tout ce qu'elle peut pour le garder ? Après, on va s'étonner qu'il s'engage un peu plus dans la franc maçonnerie ! En tout cas, ce n'était pas son désir : il est prêtre avant tout , et cela, visiblement, on ne veut pas l'entendre, alors, que personne ne s'étonne si on apprend un jour qu il s'est engagé ailleurs, totalement, avec toutes ses compétences, toute sa foi et tout son charisme !

 

Pour conclure, je dirais que nous sommes finalement assez privilégiés d'avoir pu travailler à ses côtés parce que, pour une fois, les baptisés ont été pris au sérieux, et cela, personne ne pourra nous l'enlever, même pas les personnes qui préfèrent s'adresser à la presse plutôt qu'à ses paroissiens ! et après tout, pourquoi ne pas demander à la presse de faire notre travail ? peut-être se rendrait elle compte alors que nous existons et que nous sommes des interlocuteurs à part entière ! Mais cela, visiblement, ce n'est pas pour demain ! Demain, nous continuerons notre vie de baptisés avec le père Milani parce que c'est ainsi que nous concevons notre mission. Mais nous ne laisserons jamais Pascal Vesin, car lui, il n'aurait jamais laissé tomber aucun d'entre nous. Que là où il est, il en soit remercié.

Repost 0
Published by Philippe et Yveline Guicheteau - dans la franc-maçonnerie-affaire Pascal Vesin
commenter cet article
21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 08:15

nsaeNous sommes Aussi l'Eglise Hérault (NSAE34) ( contact) par une lettre à l'évêque d'Annecy, Mgr Yves Boivineau, en date du 19 juin, qu'il a rendue publique (avec ampliation aux journaux catholiques La Vie, La Croix et Témoignage chrétien), fait référence aux propos du pape François qui invitent l'Eglise à dialoguer en sortant sur ses "périphéries" comme par exemple les milieux musulmans ... et la franc-maçonnerie.


Cher frère Evêque, 

 

Nous ne sommes pas de votre diocèse mais de celui de Pierre-Marie Carré [évêque de Montpellier] à qui nous  communiquons donc cette lettre, ainsi qu’à Mgr Georges Pontier [président de la Conférence des Evêques de France] , Mgr Gehrard Müller [ préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi] et au Père Pascal Vesin.
Nous tenons à vous dire que nous avons mal ressenti la sanction que vous avez communiquée au Père Pascal Vesin, Curé Paroisse de Megève, au prétexte de son appartenance au Grand Orient de France. Pour nous, engagés dans nos mouvements et nos paroisses, soucieux d’un visage  conciliaire de l’Eglise (cf. Appel de Montpellier du 13 juin 1985), qui osons nous appeler NSAE, (Nous Sommes Aussi Eglise), nous ressentons aujourd’hui la même inquiétude qui a amené en son temps beaucoup de nos amis à se réunir dans la Fédération des Parvis, à la suite de l’expulsion de Jacques Gaillot.
Nous écoutons avec joie et étonnement la parole qui nous dit que nous sommes le corps du Christ, le corps de Dieu. Ce n’est pas facile à croire. Pardonnez notre lenteur. Mais il nous faut essayer de le vivre et Jésus fait un lien très fort entre le salut du monde et la vie fraternelle et aimante.
Donner la priorité à un règlement pour juger des personnes, et d’autant plus à partir d’une délation , nous consterne.
Mais surtout, pour nous, notre rôle est de questionner : quelle est la place du peuple de Dieu en tout cela ? S’agissant d’une communauté paroissiale, il y a des baptisés : ont-ils été consultés ? Quel est leur avis ?  Par quel moyen a-t-on tenu compte d’eux, surtout en cette période où les prêtres sont rares et où les baptisés doivent prendre des initiatives ?  Tout le travail que notre archevêque Pierre-Marie a soutenu en France et à Rome pour la Nouvelle Evangélisation a trouvé son illustration dans l’attitude de Jésus avec la samaritaine. Jésus s’assoit au bord de son puits pour échanger un dialogue personnel.

Nous, qui avons ici à Montpellier, une forte population musulmane et qui sentons le besoin d’un dialogue sur le respect  de l’homme, les valeurs d’éthique, d’anthropologie, que nous partageons, nous voyons dans cette attitude de Jésus la même image que celle des moines de Tibhirine : ils sont allés vivre avec, ils ont dialogué.
L’Esprit sème des valeurs chez nos frères musulmans : tout aussi bien dans la vie et les principes des francs-maçons.
Il y a lieu à un discernement et nous attendons cela de nos pasteurs, de nos évêques : comme Pascal Vesin, nous, les baptisés, sommes tous envoyés. Le nouveau pape François nous fait espérer en répétant sans cesse : « Sortez. Allez dans la rue. Tant pis pour les accidents. Je préfère mille fois une Eglise accidentée que malade d’être repliée sur elle ». « Allez à la périphérie ».  
Voici justement une initiative : un prêtre qui sort de sa sacristie pour participer à des réunions de francs-maçons. Quand l’Eglise ouvre les portes à ceux qui refusent la liberté de conscience, elle condamne ceux qui s’en réclament. Nous comprenons que le Pape François mette en priorité la compassion. Comment alors nous soutenir les uns les autres, au sein du peuple de Dieu ? Nous aider à vivre la fraternité ?


Enfin, nous croyons sentir une chose qui nous pose question : est-ce que le Père Vesin n’est pas allé chercher dans une loge maçonnique une fraternité qu’il ne trouvait pas dans son Eglise ?
Par copie, nous demandons à Mgr PONTIER dès sa prise de fonction de Président de la Conférence des Evêques d’intervenir pour :
-  lever cette sanction d’un autre âge, brutale et lourde de conséquences pour l'intéressé,
-  mettre en œuvre un dialogue entre l’institution catholique et la Franc Maçonnerie,
-  restaurer une image plus évangélique de notre Eglise. 

 

Fraternellement en Jésus Christ    

Repost 0
13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 09:11

Lors de la première rencontre nationale des unitariennes de Hongrie, à Budapest, le 20 avril 2013, Judit Chehadé-Boér a évoqué la rencontre internationale qu'il y a eue en Transylvanie, à Targu-Murès, les 4-7 octobre 2012, dans le cadre de l'ICUUW (lien ). Son exposé a été traduit en français par la révérende Maria Pap, ministre du culte de l'Eglise unitarienne de Transylvanie et pasteur de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) ( lien). L'International Convocation of Unitarian*Universalist Women (ICUUW) (lien) tiendra sa prochaine assemblée générale le 21 juin 2013 à Louisville, dans l'Etat du Kentucky, aux Etats-Unis.

 

ICUUW_GA_2013.jpg

 

Chères Soeurs,

Pendant les quelques brèves journées de la conférence qui se sont tenues l’année dernière à Marosvásárhely (ndlr - dénomination hongroise de Targu-Murès) j’ai amassé tant d’expériences, de nourritures intellectuelles et spirituelles que leur assimilation mentale devra prendra plusieurs années. L’élan reçu là-bas me porte encore et me rend apte à assumer et à exécuter des tâches dont auparavant je me suis senti tout à fait incapable. Par exemple  la participation active dans la préparation et l’organisation d'une prochaine rencontre. J’ai souvent entendu la sagesse selon laquelle ceux qui veulent que le monde change autour d’eux devraient d’abord se transformer eux-mêmes. A 65 ans, c’est pourtant la première fois qu’il m’arrive de sentir suffisamment de motivation et de force intérieure pour le tenter effectivement. Les nombreux exemples positifs montrés par les participantes à la rencontre internationale unitarienne-universaliste d’il y a six mois y jouent indéniablement un rôle déterminant.

Voilà ce que j’ai appris là-bas. Les Américaines m’ont enseigné l’art de présenter un sujet de manière logiquement articulée, compréhensible, avec l’énumération de cas concrets, en contact permanent avec l’auditoire et le respect rigoureux du temps imparti. Leur tendance à reconnaître leurs faiblesses, à aborder ouvertement les problèmes liés au financement des activités en question et à ne pas se plaindre des difficultés rencontrées est une attitude digne d’être suivie. Elles m’ont fait comprendre également qu’il n’est jamais trop tard de rejoindre des communautés en vue de s’y activer dans l’intérêt de tous.

De nos hôtesses de Transylvanie [ndr - organisatrices locales de la rencontre] j’ai appris la nécessité d’avoir de la tenue, de nous attacher à nos propres cultures et traditions dans notre façon de nous comporter et de nous habiller. Qu’il importe de respecter le principe de la gradualité lorsque nous faisons connaissance les unes avec les autres sans pour autant paraître trop rigides ou trop distantes.

Les autres participantes  européennes ont attiré mon attention sur le fait que, dans notre monde en voie de sécularisation accélérée et plein de défis à relever, il nous faut acquérir une capacité d’adaptation à toute épreuve sans perdre l’essentiel, c’est-à-dire nos véritables valeurs, en premier lieu, notre âme.

J’ai particulièrement apprécié l’attitude des deux dames indiennes, arrivées à notre conférence d’une région très éloignée où le problème essentiel consiste à lutter contre la misère, les maladies, l’exclusion, et qui, au moment du départ des participantes, se sont installées dans le hall de l’hôtel pour embrasser chacune d’entre nous et agiter leur main en guise d’adieu. Leur gentillesse sincère était pour moi un très bel exemple d’humanité.

En écoutant les femmes présentes, j’ai aussi cru comprendre que la forme ultramilitante du féminisme, cherchant à remplacer la dominance masculine par la dominance féminine et à la soumission des femmes substituer celle des hommes, touchait probablement à sa fin. La plupart des conférencières ont en effet exprimé leur affection et gratitude envers leurs compagnons, enfants ou petits-enfants. J’ai retenu la leçon selon laquelle l’avenir vivable de nos descendants dépend de notre capacité, femmes et hommes, individus autonomes à personnalité mûre, à vivre et à travailler ensemble côte-à-côte, en s’appuyant mutuellement et non pas en s’empêchant de s’épanouir, à force de s’affronter sans cesse. De notre capacité à nous tous, hommes et femmes, dépendent la face gauche (le Créateur) et la face droite (la Providence) du Dieu unique, afin de remédier à la dangeureuse perte d’équilibre qui caractérise le monde d’aujourd’hui.

Repost 0
Published by Judit Chehadé-Boér - dans unitarisme international
commenter cet article
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 02:24

 

golias-news

pascal_vesin_golias_hebdo.png

Après l'article de Témoignage chrétien n° 3543 du 6 juin 2013 (lien) "Le 'scandale' du prêtre franc-maçon" par Christine Pedotti et Jean-Pierre Mignard, les éditions Golias avec leur Hebdomadaire n° 291 du même jour ont fait de cette affaire leur couverture ( lien) ; relayé par leurs actualités en ligne "Goli@s-news.fr" ( lien).

 

Cette montée au créneau est importante car cette mouvance progressiste apporte son militantisme et sa tenacité. Elle interroge directement le nouveau pape : quid de sa volonté d'une Eglise plus simple et plus au service des Hommes ? Cette soudaine condamnation d'un prêtre révèle les rigidités institutionnelles qui persistent malgré les beaux discours du pape François. Il s'agit pour lui d'un véritable test, d'un défi pour le début de son règne. De plus en plus nombreux seront ceux qui le lui rappelleront.

Repost 0
Published by Actualités unitariennes - dans la franc-maçonnerie-affaire Pascal Vesin
commenter cet article
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 00:38

Communiqué de presse de Véronique De Keyser, vice-présidente du Groupe Socialistes & Démocrates au Parlement européen (le vote est prévu ce mercredi 12 juin).

La santé et l’éducation assujetties à des choix religieux : il faut dire NON au rapport Andrikiené, s’insurge Véronique De Keyser Le Parlement européen va voter cette semaine à Strasbourg le rapport Andrikiené.  C’est-à- dire, des Lignes de conduite afin de promouvoir et de protéger la liberté de religion et de conviction dans le monde. Qui pourrait être contre l’idée de protéger la liberté de religion et de conviction ? 

Le problème, c’est ce que Madame Andrikiené, une eurodéputée lituanienne du Parti populaire européen, a fait de la proposition initiale de la Commission.  Elle l’a transformée en un véritable brûlot religieux.  Si on la suit dans son rapport, rien ne permettra plus de s’opposer au créationnisme dans les écoles, rien n’obligera les élèves à suivre des cours de biologie, de gymnastique ou de natation, rien ne permettra d’empêcher des pratiques médicales religieuses dangereuses ou rétrogrades. Pour ce qui est de l’éducation « le droit des parents d’éduquer leurs enfants conformément à leur convictions qu’elles soient religieuses ou pas, inclut le droit de dénier toute interférence indue dans cette éducation, qu’elle provienne d’acteurs étatiques ou non étatiques, si elle est opposée à leurs convictions, qu’elle soient religieuses ou pas ». 

Je n’ose imaginer les dérapages possibles, religieux ou sectaires (car ce sont les pays qui définissent ce qu’ils considèrent comme religions ou associations philosophiques, pas l’EU) dans ces domaines. En fait ce rapport est aussi une contestation de l’idée d’enseignement officiel : le choix des parents de ce qui peut et doit être enseigné à leur enfant est, pour Madame Andrikiené, la référence ultime : quel recul dans la conception même de l’éducation ! 

Ne parlons pas ici de la santé et du droit des femmes : si ce rapport passe, les femmes risquent se heurter à l’objection de conscience de leurs soignants, sans garantie de leurs droits. L’objection de conscience est promue comme «  exercice légitime de la liberté de la liberté de pensée, de conscience et de religion dans les matières moralement sensibles »,  (avortement,  procréation assistée, euthanasie etc ).   En l’état, ce rapport est inacceptable.  Il a été rejeté par les Socialistes et Démocrates en Commission des Affaires Étrangères, et le sera encore en plénière s’il ne subit pas un lifting complet, c’est-à-dire si des pans entiers ne sont pas élagués par des votes de rejet.


parlement-europeen.jpg

 

Communiqué de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL).


Informé du rapport Andrikiéne , proposé au Parlement Européen, « pour promouvoir la liberté de religion et de conviction dans le monde », l'Observatoire Chrétien de la Laïcité (France) souligne le grave danger que ce rapport fait courir à la liberté de conscience qui consiste dans le droit des citoyens des pays démocratiques  de choisir librement leurs  convictions, c'est à dire  d'avoir une religion, de n'en pas avoir et  d'en changer librement. Contrairement à la notion de liberté religieuse qui consisterait selon ce rapport à défendre « le droit des parents d'éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions qu'elles  soient religieuses ou pas » ce qui supposerait «  le droit de  dénier toute interférence  dans cette éducation qu'elle provienne d 'acteur étatiques, si elle est opposée à leur conviction qu'elles  soient religieuses ou pas » la liberté de conscience suppose la neutralité de l'Etat et d'un système scolaire, fondé sur l'éducation au savoir théorique et pratique, sur des méthodes communes  de transmission et d'élaboration des connaissances,  sur une pensée rationnelle commune et l'acquisition d'un esprit critique positif,  et permettant l'apprentissage vécu de la citoyenneté démocratique et  du "vivre ensemble dans le respect des différences ". Il serait désastreux pour tout système éducatif dans une société sécularisée de femmes et d'hommes libres d'y introduire l'obligation à enseigner des convictions particulières, à la limite sectaires ou délirantes ...
L'école n'est pas le prolongement de l'éducation parentale mais elle doit ouvrir l'enfant sur la vie sociale globale et sur la diversité légitime qu'inclut la liberté de conscience, et non imposer des points de vue particuliers  que ce soient  des croyances particulières voire  des idéologies (religieuses ou non) d'un Etat, en ce dernier cas non démocratique.
Le système éducatif ouvert à tous les enfants est de la responsabilité des Etat dans une  société sécularisée dans lesquelles l'Etat n'a pas à reconnaître, mais seulement à connaître, les diverses convictions et groupes de conviction des citoyens et s'adresse à  des enfants de toutes convictions. Ce qui implique une neutralité du système éducatif dans le domaine des croyances et la définition des moyens d'une éducation humaine à une morale citoyenne fondée sur les valeurs communes qui permettent de fonder une démocratie.

Jean Riedinger secrétaire l'O.C.L.

Repost 0
Published by Véronique de Keyser et OCL - dans les dérives sectaires
commenter cet article

Articles Récents