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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 18:15
S--gol--ne-Royale-le-23-mars-2007.jpg Ségolène Royal lors d'un metting électoral, le 23 mars 07, après qu'elle ait organisé des rencontres participatives.



MELLE - Ségolène Royal a livré samedi sa définition de ce que doit être le Parti socialiste du XXIe siècle, prônant la tenue de "vrais débats" en lieu et place d'une "prolifération" de motions donnant souvent lieu à des règlements de comptes "brutaux". "Il faut un parti réuni, amical et discipliné", a-t-elle dit.

 

"Le Parti socialiste du XXIe siècle doit être à la fois un lieu de connaissance, de délibération, d'élaboration en même temps qu'un outil de combat collectif", a estimé la candidate du PS à la dernière présidentielle lors de son discours de rentrée politique à Melle (Deux-Sèvres), en appelant à un fonctionnement de la formation en "osmose avec les citoyens" et à une accélération de la "mutation".

"Nos congrès doivent obéir à cette nouvelle logique. Plutôt que d'être le champ clos d'affrontements parfois obscurs, les positions des uns et des autres doivent avoir été validées par des débats qui donneront la légitimité aux nuances de convictions et de prises de position. Il faut que notre fonctionnement favorise les vrais débats et plus la prolifération des motions qui donnent souvent lieu à des règlements de comptes inutilement brutaux, suivis de synthèses parfaitement illisibles".

"Qu'est-ce qui ne peut plus durer au Parti socialiste?", a-t-elle ajouté lors de son intervention. "Les champs clos d'affrontements obscurs, des règlements de comptes inutilement brutaux, une violence verbale incompatible avec l'idéal socialiste, parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté par tous" et "des luttes de places et de courants qui étouffent le débat d'idées et qui assèchent les sections", a-t-elle dit.

Associated Press (AP), samedi 25 août 07

Cette invitation, valable bien au-delà des seuls partis politiques (mais ceux-ci en ont "sacrément" besoin !), a déjà fait réagir une grande gueule du PS (que je ne citerais pas car nous ne sommes pas là pour faire de la politique) : un discours " irréel " et qui ne fait pas référence aux questions sociales ! 

Associated Press (AP), samedi 25 août 07
 

Et v’lan ! Certains persistent et signent pour la bagarre permanente entre clans ... !

 

Michel Rocard a, lui aussi, de son côté, attiré l’attention sur la nécessaire réflexion politique à l’écart des votes internes à tout bout de champ et pas toujours opportuns.

" Interrogé sur son adhésion au "Gracques" [groupe de hauts fonctionnaires de sensibilité de gauche qui avait appelé à une alliance électorale entre le PS et l’UDF] qu'il qualifie de "lieu de réflexion et de pensée", devant lequel il prendra la parole dimanche, Michel Rocard souligne que, "dans la déshérence de la gauche française, il faut des lieux où on pense et cela ne peut pas être dans les partis". "Je me suis aperçu de manière indiscutable qu'on ne peut pas réfléchir dans des conditions soumises à des votes". 

Associated Press (AP), samedi 25 août 07

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Published by d'après l'Associated Press - dans vive l'inter-convictionnel !
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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 18:28

Notre sympathie va à l’Union protestante libérale (ULP) de Strasbourg qui se montrent plus hardie que d'autres milieux protestants dans le traitement des sujets qui fâchent !

Eh oui ! les protestants libéraux ont, très légitimement, le soucis de garder le contact avec tous les autres fidèles de leur paroisse et, le libéralisme théologique aidant, ceux qui ont des convictions unitariennes ou proches, préfèrent une attitude plutôt modérée et prudente quant à la nature de Jésus et le dogme trinitaire. Il s’ensuit que les unitariens ont de nombreux amis dans les rangs des protestants libéraux, mais peu d’unitariens déclarés ! 

Or pour les unitariens, la nature de Jésus ne relève pas d’une réponse " normande " : " peut-être ben que oui, peut être ben que non " ; ni d’une réponse libérale " vous êtes libre de penser ce que vous voulez sur cette question " (merci pour l’autorisation de penser librement !), mais d’une recherche de la vérité : qui est Jésus ? that is the question.

En attirant l’attention sur l’humanité de Jésus, l’ULP de Strasbourg reste dans cette tradition libérale qui ne veut pas trancher sur ce sujet, mais elle avance néanmoins là où d’autres font du sur place. Déjà, Ernest Winstein s’était interrogé sur la famille de Jésus (voir l’article à la Une dans la Correspondance unitarienne " Jésus, fils de Joseph et de Marie ",n° 26, décembre 2003 ; qui était un extrait d’un " dossier biblique " préparé par l’auteur). Les Annales n° 4 de l’ULP ont également publié une contribution du même pasteur sur " le projet politique de Jésus " (thème central du livre de James Tabor (voir notre article du 3 juillet 07). 

Tombe-de-Talpiot.jpgVoilà que l’ULP propose maintenant une conférence sur le " tombeau de Jésus ". Or, les Actualités unitariennes ont été l’un des (très) rares sites à penser et à dire à haute voix que le sujet était tout à fait pertinent et à protester contre sa mise aux oubliettes (voir notre rubrique " le tombeau de Jésus à Talpiot ? "). Nous ne pouvons que nous féliciter de cette attitude hardie de nos amis protestants libéraux de Strasbourg.

vendredi 7 septembre 2007 - A propos du " tombeau de Jésus ". Soirée d’information et de débat. La rencontre est animée par Ernest Winstein. Synthèse du documentaire sur le tombeau de Talbiot de James Calmeron et Simche Jacobovici présentée par Nathalie Leroy-Mandart, à 20h30 au Foyer Lecocq (cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg.


Et, dans la foulée, une rencontre les samedi 29 et dimanche 30 mars 2008 sur " l’humanité de Jésus " (voir notre agenda à l’usage des unitariens et de leurs sympathisants, rubrique agenda).

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le temps des évangiles
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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 17:13

Georges-Lecocq--r--duction-50-.JPG

Georges Lecocq (1890 – 1984) est né le 7 novembre 1890 à Torigni-sur-Vire, chef-lieu de canton du bocage normand. Son père était chef de la police municipale. Sa famille était catholique. 

C'est lors de son service militaire à Cherbourg qu'il se convertit au protestantisme. Il n'avait pas fait d'études avancées et disposait seulement d'un brevet élémentaire, mais, à cette époque, c'était suffisant pour savoir bien écrire - et c'était son cas. Il écrivait d’ailleurs mieux qu'il ne parlait ; il sera cependant bon prêcheur et il avait le sens des relations. Dès qu'il arrivait quelque part, il rendait visite à de multiples personnes des lieux. 

Il fut d'abord employé dans une quincaillerie. Après sa conversion et souhaitant devenir pasteur, il suivit une formation au sein de l’Ecole de la cause de l’Evangile laquelle avait été mise en place par l’Union des Eglises réformées.

 

G. Lecocq exerça une fonction pastorale durant 15 ans à Alençon, " Grâce à son acharnement, à son attachante personnalité, son enthousiasme communicatif, il réunit les fonds nécessaires à la construction de plusieurs lieux de culte, telles les chapelles de Granville, de Bagnoles-de-l'Orne " (Marcel Schnepp). Selon Philippe Vassaux, l'un des plus beaux édifices qu'il construisit est sûrement ce temple de Bagnole. Il laissa le souvenir d’un grand bâtisseur !

 

Peu avant 1950, il fut nommé, à Nancy, aumônier militaire de la 6ème région. Il restera 58 ans dans cette fonction. Il fit la guerre d'Algérie. Lors d'un office à Nancy, en 1962, il proclama qu'un soldat du contingent, l’aspirant Brun, chef de sa section était mort en héros car il avait sauvé au risque de sa propre vie un camarade touché d'une balle. Mais, dans les milieux protestants en particulier, l'opinion à Nancy était franchement opposée à cette guerre d'Algérie. A cette époque des pasteurs protestants étaient même inscrits au Parti communiste. A Nancy, l’un de ses collègues, le jeune pasteur Mathiot (fils du pasteur Charles Mathiot de l'Eglise évangélique luthérienne de Vésoul),  écopa même 9 mois de prison pour avoir aidé les militants FLN à venir en France. On lui reprocha vivement son discours patriotique. Ses opinions en faveur de l'Algérie française étaient par ailleurs connues. Son supérieur s'entremit et lui proposa une affectation à Bordeaux, mais G. Lecocq estima qu'il devait rester à Nancy pour continuer son œuvre et refusa. Il fut alors relevé de sa fonction d'aumônier. L’intéressé s'entêta et préféra sortir de l'ERF et fonder sa propre Eglise locale indépendante !

 

Les première réunions se firent au centre Charles Wagner (du nom du pasteur protestant libéral, décédé en 1918, qui fonda en 1907 le " Foyer de l’âme " à la Bastille, à Paris), puis G. Lecocq, avec l’aide de plusieurs familles, construisit une chapelle qu’il inaugura à la fin de 1963 *. Il retrouvait là sa vocation de bâtisseur. P. Vassaux assista à la dédicace du nouveau lieu de culte, non pas tant pour ses convictions personnelles mais parce que G. Lecocq était pour lui " l’oncle Georges " - en fait non apparenté, mais c’était un grand ami de son père.

  * chapelle lefebvriste du Sacré-Coeur, rue du maréchal Oudinot

Le nouveau lieu de culte était bien placé, puisque sur les boulevards extérieurs. Une quarantaine de fidèles l’avaient suivi, pour la plupart venant des milieux plutôt conservateurs.

 Puis, G. Lecocq disposant d’une maison importante en centre-ville, il préféra vendre le lieu de culte (vers 1980 aux intégristes catholiques de Mgr. Lefevre) et continuer le culte à domicile. Puis il partit à la retraite, en 1984, chez les diaconesses protestantes de Strasbourg. Il passa ainsi ses trois dernières années de sa vie chez elles. Les familles qui l’avaient suivi réintégrèrent l'ERF.

 

Ph. Vassaux se souvint qu'il lui rendit visite lorsque " son oncle " avait 94 ans. Il avait encore bon pied bon œil. Il était venu le chercher à la gare avec sa voiture - mais la conduite laissait à désirer ! Ph.Vassaux dit avoir eu très peur. Les gens connaissaient la façon de conduire du père Lecocq et s'en amusaient.

 

Avant de mourir, le 6 août 1987, il fit une donation d’une part à ces diaconesses, d’autre part à l'Union protestante libérale (UPL) de Strasbourg, partie qui fut remis ensuite à l'Eglise Saint-Guillaume. Celle-ci fit construire un foyer "Georges Lecocq". L’UPL a, par ailleurs, subventionné la construction grâce au fond provenant de la vente de l'ancienne maison et siège de l'UPL de la rue de l'Epine.

Un culte fut célébré à St. Guillaume, mais l'enterrement eut lieu à Nancy, où Georges Lecocq avait conservé de nombreux amis.

 

Le foyer paroissial de Saint-Guillaume " Georges Lecocq ", situé dans la cour de l'église Saint-Guillaume, rue Ernest Munch à Strasbourg, accueille les nombreuses conférences de l'Union protestante libérale (UPL).  


Sources
  :  Marcel Schnepp (ancien président de l'UPL, article du 6 septembre 2005, sur le site de l’Union protestante libérale), Ernest Winstein (président de l’ULP, même article), Philippe Vassaux (entretiens téléphoniques des 24 avril 2003 et 13 juillet 2004).

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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 12:30

vendredi 7 septembre 2007 - A propos du " tombeau de Jésus ". Soirée d’information et de débat. La rencontre est animée par Ernest Winstein. Synthèse du documentaire sur le tombeau de Talbiot de James Calmeron et Simche Jacobovici présentée par Nathalie Leroy-Mandart, à 20h30 au Foyer Lecocq (cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg. 

samedi 6 octobre 2007 - colloque Quel avenir pour notre société ? ", de 14h à 17h00 au Foyer Lecocq (cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg. Introduction : Ernest WINSTEIN, pasteur, Quelles valeurs président à la construction de la société ? La tension entre l’idéalisme et le pragmatisme. Alain DEGREMONT, professeur (Université Robert Schuman) : Restructurer nos entreprises - avec ou sans délocalisations ? ". Eric NAVET, professeur  d’ethnologie : Un autre modèle de civilisation : les sociétés amérindiennes. Exposé des valeurs humaines, spirituelles et écologiques des Peuples traditionnels dans le cadre de la mondialisation".

lundi 19 novembre 2007 , Rabbin Yonathan LEVY, Union juive libérale (Strasbourg, Montpellier) et Ernest WINSTEIN, Union protestante libérale (Strasbourg) : Jésus, prophète, maître, messie ? à 20h30 au Foyer Lecocq, rue Ernest Munch, Strasbourg.

vendredi 18 janvier 2008, Sabine URBAN, Professeur (Université Robert Schuman) : "Le réchauffement climatique: quelles modalités de gestion économique?" suite à une intervention à une conférence au Japon, relative au protocole de Kyoto, en 2005. A 20h15 au Foyer Lecocq. -

lundi 4 février 2008, René LAMEY : " Une nouvelle Réforme " - Présentation de la pensée et  l’œuvre de l’évêque épiscopalien " radical " John S. Spong ", à 20h15 au Foyer Lecocq. -

samedi 29 - dimanche 30 mars 2008 - Rencontre Evangile et Liberté - Union protestante libérale – St-Guillaume Strasbourg, Lieu : Foyer Lecocq et église St-Guillaume. Le thème : L'humanité de Jésus. Inscriptions : 3, rue Calvin 67000 Strasbourg. Une participation aux frais d’organisation est prévue. Les conférences de la journée du samedi 29 mars, avec la participation de André GOUNELLE : "le Christ, être nouveau" ("l'ancien et le nouveau"; "la résurrection", "la foi et la vie chrétiennes"), Raphaël PICON (sollicité) : " Jésus pour l’homme d’aujourd’hui ", Jean-Paul SORG : " Jésus vu par Albert Schweitzer ", Ernest WINSTEIN : " Jésus a-t-il promulgué une nouvelle Loi ? ", Henri PERSOZ et Raphaël PICON (rédacteur en chef du journal). Présentation de l’association et du journal " Evangile et Liberté ". Moment musical. Dîner à la discrétion des participants. Dimanche 30 mars à 10h30 : culte en l’église Saint-Guillaume (prédication : Pierre-Yves RUFF, ancien pasteur à l’Oratoire du Louvre) suivi d’un verre de l’amitié. Clôture. -

samedi 26 avril 2008, Colloque, de 14h à 17h : " Quel avenir pour notre société ? Perspectives sociales ". Débat : Comment préserver le tissu social ? Bertrand ROEHNER, professeur, " Emeutes urbaines, ici et ailleurs. Présentation comparative. Perspectives évolutives ". B. Roehner est physicien à l’Université de Paris 6. Yves ACKERMANN, directeur commercial (Strasbourg) : "Une activité créatrice de liens sociaux. Exemple les échecs". -

vendredi 3 octobre 2008, Christophe KOCHER, pasteur et consultant (Genève) : "Faire du neuf dans l’Eglise ! Restructurations comparées d’Eglises ". à 20h30 au Foyer Lecocq.

vendredi 28 novembre 2008 à 20h30, Michel JAS, Pasteur, Président d’ " Evangile et Liberté " (Montpellier), " Que sait-on des cathares ? De Toulouse à Strasbourg, sont-ils adeptes de la même " hérésie " ? Essai d’analyse historico-critique ".,

Autres contributions prévues en 2008-2009 : Jacques PERRIER, ancien président du Centre d’action sociale protestant de Paris : " L’espérance dans un monde marqué par les injustices ", Caroll DE MAISTRE-RIOT : , Ecole : état des lieux - Réformation ou Refondation ? "Henri MALOSSE, président du Groupe employeurs au Comité économique et social européen, conseiller pour les affaires européennes à l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie : " Europe et mondialisation ".

Les rencontres ont lieu au Foyer Lecocq (Cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg - en liaison avec la paroisse Saint-Guillaume. Le site de l'UPL : http://unionprotlib.free.fr, Le blog de l’UPL : http://unionprotlib.over-blog.com/ ; s’inscrire à la newsletter. Renseignements : Union Protestante Libérale, Ernest Winstein, président, 3, rue Calvin F 67000 Strasbourg. Tél. 03 88 35 24 54 ou 06 10 92 92 42. Mail : unionprotlib@free.fr

Les "Annales n° 4 ", recueil de textes de conférences, sont communiquées au prix de 5€ (+ frais d'envoi 1.30€). Contributions de Philippe Kah (Giordano Bruno, tel Jésus, coupable de liberté), Claude Conedera (Tillich) et Ernest Winstein (Le projet "politique" de Jésus). 

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Published by Ernest Winstein - dans les protestantismes
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 13:22

La chaire placée à gauche du grand portail est le plus vieil élément de la Collégiale, tout ayant été détruit à la fin du seizième siècle lors des Guerres de Religion. Elle a été construite par un sculpteur bourguignon Pierre Noirot, mort en 1630 à Montréal. Le panneau central en bois sculpté représente le Christ Roi, et, de part et d'autre, les évangélistes : Mathieu, Marc, Luc et Jean. La cuve est supportée par un aigle doré aux ailes déployées et six corps de serpents à la tête d'hydre.




La chronique de Guillaume de Puylaurens raconte ainsi l'évènement qui eut lieu en 1202

" Parmi les multiples disputes qui eurent lieu avec les hérétiques en divers endroits, l'une des plus solennelles eut lieu à Montréal où furent présents nos champions et le vénérable Pierre de Castello novo légat, son collègue Maître Radulfus, pour sa partie ainsi que plusieurs autres boni viri, et pour l'autre partie, l'hérésiarque Arnaldus Othonis, Guilhabertus de Castris, Benedictus de Termino, Poncius Iordani et beaucoup d'autres dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie, l'an du Seigneur 1207.

 

On disputa par le moyen d'écrits durant plusieurs jours devant des arbitres élus par les parties, à savoir, Bernardo de Villanoua et Bernardo de Arcens, chevaliers, et Bernardo Goti et Arnaldo Riberiae, bourgeois, auxquels les parties remirent leurs écrits. Le fondement de la dispute fut pour la partie des hérétiques qu'Arnaldus Othonis accusa l'Église romaine défendue par l'évêque Oxomensis (d'Osma) d'être ni la sainte Église, ni l'épouse du Christ mais l'Église du diable et la doctrine des démons, et d'être la Babylone que Jean dans l'Apocalypse accuse en tant que "mère des fornications et des abominations, ivre du sang des saints et des martyrs de Jésus-Christ ", dont l'ordination n'est ni sainte ni bonne ni instituée par le Seigneur Jésus-Christ disant que jamais le Christ ni les apôtres n'avaient ordonné ou installé l'ordre de la Messe comme elle est ordonnée aujourd'hui.

 

Pour prouver le contraire, l'évêque se présenta avec les autorités du Nouveau Testament. Quelle douleur que parmi des chrétiens l'état de l'Église et de la foi catholique se fut avili au point d'être obligé de remettre au jugement de laïcs l'examen de tant d'outrages.

 

Les mêmes parties apportèrent donc les écrits aux laïcs susdits, qui reçurent d'elles l'autorité de juger, et ils refusèrent de délibérer et se séparèrent sans avoir achevé l'affaire. Pour moi, bien des années après, je demandai au seigneur Bernardum de Villanoua ce qu'on avait fait des écrits susdits, ou si la dispute avait été conclue. Il me répondit que rien n'avait été conclu, car les écrits furent perdus à l'arrivée des croisés, quand tous s'enfuirent de ce castrum et des autres. Il dit que cependant cent­cinquante hérétiques environ se convertirent à la foi après avoir compris ce qui avait été dit. Pour moi, je soupçonne que quelques-uns de ses collègues qui étaient favorables aux hérétiques les avaient supprimés... "

 

C’était deux ans avant que les Croisés traversent et soumettent le Midi, et passent par Montréal vidé de ses habitants lors du siège de Carcassonne...

" L’Eglise cathare avait connu à Montréal le plus grand succès de son histoire. Elle avait obtenu de l’Eglise catholique une discussion publique sur un pied d’égalité, et elle avait à son tour et pour la première fois depuis le Xe siècle mis officiellement son adversaire en accusation, en s’adressant à un légat, Pierre de Castelnau, dont l’irénisme ne semble pas avoir été la qualité majeure. Cette attitude de provocation peut paraître étrange, alors que la Croisade commençait à être suggérée depuis le début du siècle et en tout cas depuis 1204" Jean Duvernoy.

 

La mairie de Montréal d’Aude organise le mardi matin 2 octobre (rendez-vous à 10 heures devant la Mairie) une cérémonie commémorative avec une introduction par Jean Louis Gasc (Association les Compagnons de Partage), la lecture de l’épisode dit " Colloque de Montréal " d’après la chronique de Guillaume De Puylaurens, une mention des différentes sources documentaires de l’épisode par Michel Jas, un exposé d’Anne Brenon " Montréal avant le déclenchement de la Croisade ", suivi d’un verre de l’amitié et de chants des troubadours Virginie et Rodolphe Kowal.

 

Information transmise aux Actualités unitariennes par le pasteur Michel Jas.

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Published by information Michel Jas - dans les cathares
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 11:43

allocution-du-r--v--rend-Sun-M--the-Sciences---en-1987-5aba.jpgphoto : allocution du Révérend Moon à la 11ème conférence internationale pour l'unification des sciences (Unify of the Sciences)  - est-ce autour de Dieu ? - en 1987. Par sa myriade de "fédérations", le Révérend espère mobiliser toutes les élites du monde entier. 

L'Olympique Lyonnais (OL) s’est rendu en Corée du 12 au 21 juillet pour participer à la "Peace Cup", la Coupe de la Paix présidée par le Révérend Moon et où s’affrontent des équipes célèbres du monde entier. Le tirage au sort a placé le sextuple champion de France dans le Groupe B en compagnie des Chinois de Shimizu S-PULSE, des Anglais de Reading et des Argentins de River Plate. Le groupe A était quant à lui composé des Coréens de Seongnam Séoul, des Anglais de Bolton, des Mexicains de Chivas et des Italiens de l'Udinese.

 

Les Lyonnais étaient arrivés en finale pour les deux premières éditions de ce tournoi qui a lieu tous les deux ans. Ils ont perdu en 2003 contre le PSV Eindhoven et en 2005 contre Tottenham. Eh bien, cette année, ce sont eux qui ont gagné et empoché les 2,4 millions de dollars promis. Mieux, au dire d’un membre français de la Fédération pour la Paix universel " c’était bien mérité ". L’OL a donc été lui aussi au-dessus de la mêlée !

 

Merci à la religion spectable de s'occuper d'autre chose que de la religion ! Au moins, elle nous divertit alors que nombre de cultes (chrétiens y compris) sont ennuyeux à loisir ... 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le messianisme de Moon
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 10:29
Esprit-Saint.gifpar Jean-Claude Barbier (chrétien unitarien), le 20 avril 2005.

mise en ligne sur le site " Profils de libertés ", et publiée par Parvis (bulletin de la Fédération des réseaux du parvis), n° 26, juin 2005, p. 31.

Sans vouloir jouer au prophète, mais en faisant tout simplement preuve de lucidité lors de nos choix humains, je reproduis ici un texte ancien qui est plus que jamais d'actualité. 

A l'époque, la franchise des propos vis-à-vis d'une élection placée sous la bienveillance du Saint-Esprit avait pu en effrayer certains.

Chères Amies, Chers Amis.
 

Vous le savez bien, le choix de Joseph Ratzinger, par un collège de cardinaux truffé d’ultra conservateurs par Jean-Paul II, ne s’est pas fait entre une mouvance plutôt conservatrice et une autre plutôt libérale - comme on dirait en politique française entre Droite et Gauche, ou en politique britannique entre Conservateurs et Travaillistes. Non ! il ne s’agit pas d’une simple alternance, mais de l’arrivée au pouvoir (ou de la prise de pouvoir par noyautage) d’une extrême droite. L’Opus Dei, dont on connaît l’entrisme dans les hautes sphères et la porte d’entrée royale que lui offrit le précédent pape, est arrivée à ses fins.
  

Il s’agit d’une victoire à la Pyrrhus car la situation de l’Eglise catholique ne lui permet pas une telle politique. En Europe occidentale et en Amérique du Nord la déchristianisation va s’en trouvée accélérée. En Amérique latine, la condamnation sans nuance de la théologie de la libération et la nomination d’évêques réactionnaires, a creusé un écart entre la hiérarchie et nombre de prêtres et de fidèles. En Afrique noire, la condamnation (criminelle) de l’usage des préservatifs a, elle aussi, plongé nombre de catholiques dans le désarroi. Si Jean-Paul II, du fait de sa résistance historique au communisme, et de sa politique de réconciliation avec les juifs et les musulmans, de son âge et de sa souffrance - c’était comme un grand-père à qui on pardonnait volontiers certains propos -, était auréolé et hors d’atteinte, il n’en est pas de même de Joseph Ratzinger qui arrive avec la réputation de champion d’un camp politico-religieux et dont les prises de position sont bien connues.
 

L’avantage du choix de nos éminents cardinaux, c’est qu’il crée une situation désormais claire et nette : un pape réactionnaire, une hiérarchie complètement domestiquée qui s’empresse de dire (hypocritement) sa joie, l’illusion de penser que le catholicisme peut surfer sur les mouvements charismatiques et la piété populaire qui remplissent la place Saint-Pierre à Rome, etc. Au tour des catholiques de base de faire leur choix, à commencer par cette question : à qui donner nos deniers du culte ?
 

Nous vous suggérons non seulement une grève des deniers du culte, mais de les donner désormais aux mouvements qui oeuvrent à la re-fondation d’un christianisme plus conforme aux évangiles et à la personne de Jésus. Nous nous tournons tout naturellement vers les grandes fédérations qui regroupent les " catholiques réformateurs ", en France avec le Parvis, en Belgique francophone avec les Pavés, en Europe avec le réseau Nous sommes l’Eglise et le réseau européen " Eglise de liberté ", etc. A elles d’organiser la collecte des fonds dont nous avons besoin pour nos multiples activités : bulletins, revues, célébrations de partage du pain et du vin entre chrétiens libres, conférences, universités d’été, publications de livres, aide à nos prêtres et théologiens en difficultés, etc. Oui, nous avons besoin de moyens financiers et logistiques. Il ne s’agit pas de dissidence, ni de fonder une autre Eglise, mais de nous donner les moyens - non seulement de survivre avec notre foi - mais pour redonner espoir à un grand nombre de nos frères.
 

Le souffle de Dieu nous l’a souvent appris : un événement est toujours positif si les hommes savent le mettre à profit. Merci à Joseph Ratzinger de nous avoir ôté nos dernières hésitations, nos ultimes " benoîteries ". Le temps est désormais à l’action par le bas et non plus aux vaines attentes d’un destin qui nous viendrait d’en haut, comme par exemple d’un " nouveau pape ". Enfin, nous voilà totalement libres, adultes : à nous de savoir nous organiser en conséquence. Et d’abord, mettons à profit nos messageries électroniques et nos sites pour diffuser nos analyses et nos décisions !
 

Avec l’espoir de reconstruire un christianisme plus fraternel.
 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la Contre-Réforme
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 06:59

Radio-Maryja.jpg

L’Eglise catholique n’étant pas la leur, les chrétiens unitariens ont à se montrer discrets par rapport aux affaires intérieures de cette Eglise tant que cela ne touche pas aux droits de l’Homme comme dans " l’affaire Léon Laclau " (voir notre rubrique qui y est consacrée). 


C’est pour cela que nous nous sommes abstenus de toute réflexion quant aux relations entre Rome et la mouvance catholique intégriste.
  
 

Et puis, il faut bien l’avouer, nous arrivons à une saturation vis-à-vis de Benoît XVI. Les instances protestantes ne commentent plus ses inepties ; un ami catholique réformateur m’a avoué sa nausée et un autre lance ni plus ni moins un appel à rejoindre les Eglises plus ouvertes à la modernité ou carrément à la dissidence (voir le libre propos que Régis Pluchet vient de tenir dans le n° 70, août 2007 de la Correspondance unitarienne). 


Je ne sais pas si le journal La Croix est également saisi du même vertige car il s’est fait plus que discret sur l’événement ! Fort heureusement pour ce quotidien, l’hommage justifié à Jean-Marie Lustiger rempli sa rubrique " religion ".
  

Le bimensuel Golias, qui se présente comme " l’empêcheur de croire en rond ", dans son n° 114 bis des mois de juillet-août 2007, titre sur sa page de couverture et sur fond de soutanes " Motu proprio, l’OPA des tradis ", et lance un " Manifeste pour un catholicisme moderne " (8 euros le numéro, 38 euros pour un abonnement annuel qui donne droit, en plus, à La Lettre de Golias).  http://www.golias.fr   



Sans vouloir mettre notre nez dans les affaires de l’Eglise catholique, nous ne pouvons que partager l’indignation des démocrates de tous les pays suite à la rencontre, ce dimanche, de Benoît XVI avec le père Tadeusz Rydzyk, prêtre polonais habitué à des déclarations antisémites sur la radio Maryja qu’il dirige. Par rapport à cette radio, célèbre pour ses prises de position nationalistes et racistes, l’Extrême droite en France fait figure d’enfant de chœur !
   

Pour en savoir plus sur les modalités de cette rencontre et l’influence religieuse et politique de cette puissante radio en Pologne, voir sur le site de Yahoo la dépêche de l’AFP du mardi 7 août : " Benoît XVI a reçu le chef de la radio antisémite polonaise Radio Maryja ".   



Dans ce cas, ce ne sont plus les jésuites qui orchestrent la Contre-Réforme, comme ils le firent au XVIème siècle, aux dépends entres autres des Eglises unitariennes en Pologne (qu’ils firent supprimer) et en Transylvanie, mais les rédemptoristes – sans oublier bien entendu la main plus qu’occulte de l’Opus Dei (voir le livre de Golias sur cette question " Opus Dei. Enquête au cœur d’un pouvoir occulte ", au prix de 15 euros).

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la Contre-Réforme
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 09:49

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le Révérend contant fleurette à la Nouvelle Eve, Mrs Hak Ja Han, vers 1973 au Jardin du Belvédère (Tarrytown, New-York) à une époque où les Etats-Unis étaient encore une nation "Abel" (par opposition à son frère Caïn, le non aimé de Dieu).


A l’occasion de la préparation de la prochaine (17 au 28 août, à Séoul) conférence de la Fédération pour la paix universelle (FPU), l’une des multiples " fédérations " de la mouvance mooniste, des prêtres mariés français ont reçu une invitation.

Il faut dire que le Révérend Moon recrute tout azimut dès lors que le Messie (lui-même) est arrivé : les cloisons entre les diverses religions tombent d’elles même (voir la fin du culte annoncée à la fin du livre de Zacharie et concrétisée par Jésus renversant les étals du Temple de Jérusalem fournisseurs d’animaux à sacrifier). Nous sommes dorénavant en relation "restaurée" et donc directe avec Dieu.

Mettant à profit l’archaïsme de l’Eglise catholique, dont la hiérarchie se refuse toujours au mariage de ses prêtres (voir notre rubrique " affaire Léon Laclau "), et après avoir détourné l’évêque du Zimbabwe, Emmanuel Milingo, à la fois de son célibat (en lui proposant une charmante Sud-Coréenne) et de son Eglise (qui n'a pas su reconnaître son charisme de guérisseur), le Révérend utilise l'entregent de son nouvel ami pour séduire les " élites " ecclésiales mises en chômage sasn espoir par l'entêtement de Benoît XVI.

Par ses grandes cérémonies publiques centrés sur une hiérarchie ecclésiale, par ses vastes rassemblements populaires, par sa bonne volonté pour la paix dans le monde, par son appel à la piété, par son moralisme conservateur, par son appel à l’Amour avec un grand A, le moonisme a des points communs avec le catholicisme, si bien que certains ne seront pas dépaysés. Et puis ils seront assurément chouchoutés.

Parions que les sœurs catholiques seront moins attirées : ne sont-elles pas épouses du Christ ? et donc un flirt avec Moon, serait pour elles l’équivalent d’un adultère.

Précisons que la Fédération européenne des prêtres mariés met en garde contre les manipulations de ce mouvement et demande de ne pas céder à la tentation (mooniste en l’occurrence).

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le messianisme de Moon
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 09:07

R--v--rend-Moon---manifestatio-xuelle-avant-le-mariage-18db.jpgmanifestation à Séoul, en février 2000, organisée par "The Pure Love Alliance" de la mouvance mooniste.

La hiérarchie catholique n’est pas la seule à donner dans l’obsession de la sexualité. L’Eglise de la famille (ou précédemment dite l’Eglise de l’unification du christianisme) est appréciée par les uns et critiquée par les autres pour sa campagne contre la libération sexuelle. Elle prône l’abstinence sexuelle avant le mariage, la fidélité des époux, la procréation abondante, l’interdiction des avortements, des divorces, etc.

De jeunes couples y adhèrent volontiers car ce message va dans le sens de leur enthousiasme volontariste ... mais aussi de leur égocentrisme car les adultères, les avortements, les divorces font partie des drames humains qu’on ne souhaite à personne mais à propos desquels il faut bien légiférer.

Les Etats-Unis qui étaient la nation " Abel ", élue par Dieu afin de contenir le communisme, est tombée dans le libéralisme sexuel et la dépravation des mœurs. En plus, sa réglementation fiscale gênant les activités prosaïques et lucratives du Révérend, celui-ci a déménagé au Brésil.

Cet ultra conservatisme sexuel exaspère les progressistes et les conservateurs conciliants, mais si ceux-ci commençaient à balayer devant leur porte – à savoir les excès de notre société de consommation complaisamment relatés par les médias – peut-être que cela calmerait un peu le jeu. Jésus nous disait de ne pas critiquer la paille des autres avant que nous ne retirions la poutre que nous avions dans l’œil. Avec notre société de consommation tout azimut, nous avons sérieusement à faire … 

A noter que le rejet de l’Occident par les milieux musulmans et autres milieux de croyants repose principalement sur l’étalement de notre luxure médiatisée. Nous sommes à leurs yeux des décadents, comme le furent les Romains en fin de parcours d'empire. Eh oui ! un peu plus de pudeur en public nous ferait non seulement du bien, mais éviterait des incompréhensions avec les voisins.

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