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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 08:27

R--v--rend-Moon-et-sa-nouvelle-F---le-10-f--vrier-2000-a709.jpgLes "Vrais parents" coupant le gâteau du banquet d'ouverture du Festival mondial de la culture et du sport (en anglais WCSF), le 10 février 2000 à Séoul.

Du 17 au 28 août, à Séoul, la nébuleuse pseudo fédérale du mouvement mooniste organise une ènième conférence de la Fédération pour la paix universelle, l’une des plus anciennes " fédération ". Je mets " fédération " entre guillemets car il ne s’agit pas tout à fait de fédérations proprement dite, mais d’un simple regroupement de personnes qui sont invitées, en leur qualité d’élite (eh oui !) de ceci ou de cela, voyage et frais d’hébergement gratuits. 

Qui refuserait un voyage à Séoul, en Sud-Corée, aux frais de la princesse ? Avec en prime le sentiment de faire partie d’une élite et de représenter, ni plus ni moins, son pays. D’autant plus que c’est toujours pour des causes nobles : la paix mondiale, le rôle des croyants dans la paix et le développement, la culture, le sport, etc.

Il n’y a bien entendu pas de mal à cela. Les échanges sont, certes, ennuyeux au possible (lénifiants et sirupeux), mais, sommes toutes, il vaut mieux parler de paix que de guerre. Cette mise en scène grandiose ne fait guère avancer la résolution des conflits (on se réfugie dans les discours généraux et dans la prière), mais çà c'est une autre question ....

Et puis, il faut savoir que votre nom, votre appartenance associative et votre appartenance religieuse seront mises en avant pour les buts de propagande et de prosélytisme du mouvement mooniste.

Enfin, les " élites " sont invitées par le Révérend Moon sans qu’on leur explique en quoi consiste le mouvement Moon et son Eglise de l’unification. Les " élites " sont là pour applaudir le Révérend qui a eu la juste intuition et la grande sagesse de fonder telle ou telle " fédération ". Celui-ci se contente de la cérémonie d’ouverture (avec gâteau coupé) et d’une allocution en fin de séance.

Ceci dit, le mouvement a perdu le caractère sectaire qu’il avait à ses début avec encadrement disciplinaire des jeunes, rupture d’avec leur famille (au bénéfice de la Vraie famille), séminaires de formation tenus à huit clos, apparition des Vrais parents dans des boules de cristal, diabolisation de la société civile (sous le règne de Satan), relations avec les parties d’Extrême droite et anti-communisme primaire, etc. Il veut jouer désormais dans la cour des grands, avec amabilité et courtoisie.

Le mouvement a cessé son anti-communisme et se développe même fort bien dans les anciens pays communistes, à commencer par la Russie. Il y a toutefois les nations " élues " (les nations " Abel ", car Abel fut préféré par Dieu à Caïn) : les Alliés qui firent barrage au communisme durant la guerre froide, puis les Etats-Unis (jusqu’à ce que ceux-ci cherchent noise au Révérend pour ses impôts), et maintenant les pays du Tiers-monde, à commencer par la Corée (berceau du mouvement) et le Brésil où le mouvement possède une grande propriété et rapatrie ses activités nord-américaines.

 

Eglise post-chrétienne (voir notre message précédent), l’Eglise fondée par le révérend Moon fait partie des nouveaux mouvements religieux qui ont le vent en poupe. Elle donne suffisamment d’information sur ses propres fondements (voir par exemple, http://www.tparents.org/), pour qu’on ne puisse plus aujourd’hui la traiter de secte, même si le mouvement préfère mettre en avant ses innombrables " fédérations " qui constituent un système de racolage pour le moins ambiguë. 

Peut-être que le Révérend a compris que la théologie, aujourd’hui, ne fait plus recette auprès des foules – or notre bon révérend veut être adulé et ne pas mourir bêtement comme Jésus, sans famille, sans descendance (à moins que le tombeau de Talpiot ne nous révèle, finalement, un Jésus marié à Marie-Madeleine et ayant eu un petit Judas – voir notre rubrique " tombeau de Jésus à Talpiot ? ").

La religion spectacle (mise en scène de tout temps par les catholiques et les orthodoxes, et aujourd'hui par les pentecôtistes, les moonistes, etc.) fut la réponse des Jésuites et de la Contre-Réforme aux protestantismes austères, biblicistes, et ergoteurs du XVIème siècle. 

Voilà, on aime ou on aime pas l'art baroque et ses anges joufflus ! That is the question au delà des "disputes" théologiques.

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 08:06

R--v--rend-Moon--Sun-Myung-Moo-le--le-13-f--vrier-2000-ac06.jpg

Le 13 février 2000, le révérend Sun Myung Moon et sa nouvelle épouse Mrs Hak Ja Han entrent au stade de Séoul pour y bénir le 4 millionème couple du mouvement. 
Les couples sont tous formés par le Révérend lui-même (version officielle) - ce qui constitue une bien grande grâce pour les fiancés et un gage de bonheur assuré.
Encadré par deux dragons "sud-coréens", le symbole du mouvement avec un soleil en son centre.

Le messianisme biblique est ici pris à la lettre. Adam et Eve, ayant commis le péché, se retrouvent mis à la porte du Paradis et, avec eux, leurs futurs descendants ! C’est la (terrible) Chute prise ici comme événement historique car la Bible est lue (par des millions de chrétiens) d’une façon tout à fait littérale. 

Puis, comme chacun sait, Dieu nous prit en pitié et envoya Jean-le-Baptiste afin qu’il prépare la venue du Messie ; mais Jean n’a pas pu achever sa mission car il se fit décapiter avant l’heure. Jésus ne fit guère mieux : il ne réussit pas à mobiliser les élites de son temps et mourut sur une croix, lui aussi avant l’heure. Pire, il n’eut pas le temps de se marier et de fonder une famille. 

La fonction christique est donc inachevée, restée en suspens depuis près de 2 millénaires. Fort heureusement, le révérend Sun Myung Moon a repris le flambeau. Mieux, avec sa nouvelle et chère épouse, Hak Ja Han – la Nouvelle Eve – , il est en mesure de restaurer le Royaume perdu, réparant ce que le premier couple Adam & Eve détruisit par le péché, ceci grâce à la formation d’un Nouveau couple fondé sur le Vrai amour : les Vrais parents de l’humanité, entourés d’une Vraie famille à commencer par leurs rejetons (ben voyons ! la dynastie se prépare).

Nous sommes donc entrés dans l’ère messianique. Tous les chrétiens doivent se rassembler, d’où le nom premier de l’Eglise du Révérend : l’Eglise de l’unification du christianisme (AUC). Mieux, tous les croyants sont appelés indistinctement de leurs obédiences puisque, dorénavant, les temps sont accomplis et il n’est plus besoin des religions – d’où le second nom d’Eglise de l’unification. Enfin, la famille étant la Vraie valeur universelle et fondamentale, l’Eglise devient l’Eglise de la famille.

Le mouvement est post-chrétien puisqu’on passe de Jésus dit le Christ comme figure centrale à celle du Révérend et de son épouse, tout en conservant le même corpus religieux ; glissement tout à fait comparable avec celui qui eut lieu avec l’islam du Prophète. On peut toutefois dire que le mouvement est christique puisque le Révérend poursuit la même mission qui était assignée à Jésus.

A chacun bien entendu de préférer Jésus, Muhammad ou Moon !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le messianisme de Moon
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 18:47
Pour la première fois, la mise à l’écart d’un prêtre catholique par sa hiérarchie ne s’est pas passée en catimini. Il y a eu courage public de la victime, mobilisation des paroissiens et les médias sont venus à la rescousse. 

Cela suffira-t-il pour que la hiérarchie soit dorénavant plus prudente ? N’y a-t-il pas en effet pénurie de prêtres pour qu’on évite de renvoyer ceux qui restent ?

Mais la hiérarchie catholique, parfois très pragmatique lorsqu’il le faut, est en phase de rectification d’un christianisme qui se serait dilué dans l’humanisme. Son pape invite au dogmatisme, au rigorisme, à la piété d’un autre âge. Or, le dogmatisme transforme en absolu des choses parfois bien humaines et la piété consiste trop souvent à s’en remettre tout " benoîtement ", à coup de prières et autres exercices spirituels, à la volonté de Dieu (Dieu fera qu’on sorte de la crise des vocations !).

A l’horizon, des légions (romaines) de séminaristes sortis tout droit de l’Institut Bon Pasteur de statut pontifical et installé dans les murs de l'archi-diocèse de Bordeaux au nez et à la barbe de Mgr Ricard, pourtant président de la Conférence française des évêques. Ils remplaceront progressivement ces générations de prêtres fort sympathiques qui ont vécu dans l’espérance, puis dans l’enthousiasme de Vatican II. Car les intégristes catholiques, eux, ont de l’argent, des vocations et des fidèles mobilisés qui en veulent

Dès le début, les Actualités unitariennes ont apporté l’amitié des chrétiens unitariens à Léon et à Marga. Plusieurs messages ont déjà été, ici, écrits et nous avons décidé de les regrouper en une seule rubrique " affaire Léon Laclau ". 

Par là nous prenons date car il y a bel et bien " affaire " qui, nous en sommes persuadés, marquera l’histoire de l’Eglise catholique française en tant que mouvement de résistance. Il y aura un avant et un après. La hiérarchie catholique sait dorénavant que sa maltraitance des prêtres ne passera plus inaperçu et que chaque cas donnera lieu à une forte réaction de l’opinion publique.
  

Sans hiérarchie sur leur dos et sans dogme auxquels soumettre leur liberté de pensée, menant leurs activités à leur guise dans le cadre associatif, ne recevant aucun ordre de la part de clercs, louant Dieu au sein d’assemblées qui se relient sur la base du volontariat, les chrétiens unitariens sont les plus heureux des hommes !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans vies de prêtre
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 18:44

 Vic en Bigorre, ce 1er août 2007 

Chers Amis.

Les semaines ont passé … Les évènements du Piémont pyrénéen vous semblent certainement déjà bien loin. Je me rapproche de vous par cette circulaire, ne pouvant pas évidemment répondre individuellement à chacun.

A la date du 23 avril 2007, j’ai dessiné sur mon agenda une croix. Certes, c’est la croix de la mort, mais c’est aussi, et je veux bien le croire, la croix de l’espérance, celle qui annonce le matin de Pâques, la victoire de l’amour.

Bien sûr, c’est d’abord la croix de la mort

Combien de temps me faudra-t-il pour que le souvenir de tous ces enfants, jeunes ou adultes, que j’ai accompagnés pendant les 28 ans de mon ministère ne vienne plus " retourner le couteau dans la plaie ? Deux semaines durant, au plus fort de la médiatisation, la cour du presbytère n’a pas désempli : porteurs d’amitié, de soutien, de cris de révolte et d’incompréhension, souvent de pleurs, parfois même de prières, les habitants des villages que je desservais sont venus en masse. En voyant les gens signer la pétition de soutien, l’un d’eux a osé dire avec beaucoup d’émotion : " on dirait qu’il y a un deuil au presbytère ".

Les médias ont vite compris qu’ils voulaient, par cette présence spontanée et massive, apporter leur soutien au Père Léon, mais aussi interroger l’Eglise sur son organisation et son fonctionnement. Répondre aux médias fut pour moi un parcours éprouvant mais réconfortant car ils n’ont sali en rien notre histoire, certes interdite selon la loi de l’Eglise, mais simple et vraie.

Quelques 500 lettres, 400 messages téléphoniques, une centaine de courriels, 3 500 signatures, les différentes manifestations de soutien (salle de sports, parvis de l’église, marche à la rencontre de l’évêque) : autant de gouttes d’eau qui ont alimenté la cause d’une Eglise que l’on souhaite passionnée par l’Evangile, pleine d’humanité et surtout refusant l’hypocrisie. J’ai une reconnaissance particulière pour mon comité de soutien : une dizaine de chrétiens, blessés dans leur appartenance à une Eglise qu’ils aiment mais qui les déçoit énormément. Ils nous ont permis de nous exprimer, de nous rassembler et d’interpeller l’Eglise dans le respect des personnes et dans la dignité.

Quant aux membres de l’institution Eglise, ils ont joué à la " grande muette " même si quelques confrères prêtres, rencontrés dans mes différents lieux de mission (diocèse de Tarbes, de Bordeaux et de Bayonne), m’ont témoigné leur amitié mais aussi leurs inquiétudes par rapport à une Eglise qui verrouille la fenêtre de la modernité et qui cautionne l’hypocrisie.

Mais c’est aussi la croix de l’espérance

Maintenant … une nouvelle page commence. Elle sera faite tout d’abord de la recherche d’un travail, d’engagements dans la vie associative et, un peu plus tard, je l’espère, d’une vie en Eglise, avec d’autres chrétiens. Cette page, nous l’écrirons ensemble, Marga et moi. Et si parfois le ciel s’obscurcit sur notre chemin de vie, nous penserons à ce que vous avez été pour nous, depuis ce mois d’avril 2007. Après avoir fait, pendant tout le mois de juin un bilan de compétences, je me prépare à une Validation des acquis de l’expérience dans le domaine social. Marga est infirmière dans un service d’Alzheimer. Elle s’y plaît beaucoup. Pour répondre çà une forte demande, je suis en train de rédiger un livre.

Vous pourrez lire, au verso [voir notre message précédent], le mot que l’ai prononcé lors de la soirée de soutien, à la salle de sports d’Asson, où 1 500 amis s’étaient réunis. Vous comprendre mieux notre histoire. Dans la magazine " Marie France " (15 juillet-15 août), vous pourrez lire aussi le témoignage de Marga.

Merci encore à vous tous pour votre amitié et votre soutien. Léon Laclau.


Voir aussi le blog de Michel (" La Vie est là, à nous de la faire Vivre "), lui aussi prêtre marié mis hors cadre, et qui a publié
plusieurs messages sur cette même " affaire ".

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Published by Léon Laclau - dans vies de prêtre
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 18:40
Allocution du Père Léon Laclau lors de la soirée de soutien organisée à son égard le vendredi 27 avril 2007 à la Salle des sports, à Asson, devant 1 500 personnes. 



Merci. Grand merci à vous tous, à tous ceux qui nous ont témoigné leur amitié, leur affection, leur soutien dans ce déchirement que nous vivons et que nous vous faisons vivre.

Comme ce torrent de l’Ouzom qui traverse les villages du Piémont, votre soutien, rugissant de colère et d’incompréhension, mais toujours plein de respect et de dignité, a traversé notre grand Sud-Ouest pour remonter vers les chaumières et les évêchés de l’hexagone.

Merci. Je suis sûr maintenant, mais je le savais déjà, que les années passées près de vous, comme compagnon de route dans vos moments de joie ou de souffrance, avaient créé entre vous et moi un lien très fort : spirituel pour certain, simplement humain pour d’autres. Merci encore.Dommage. Oui, dommage, parce que ce soir j’ai un profond sentiment d’un grand gâchis :

  • le désarroi de tous ces enfants qui ne comprennent pas et qui pleurent le départ de celui qui, comme ils l’ont dit, " leur ont ouvert la porte de Jésus ".
  • le silence de tous ces jeunes qui ne trouvent pas de mots pour exprimer leur amitié à cet " homme de Dieu " qui leur montrait un visage sympathique de l’Eglise.
  • la révolte des adultes qui ne comprennent pas que les autorités de l’Eglise préfèrent s’en tenir à la stricte observance d’une loi plutôt que de juger l’arbre aux fruits qu’il porte.

Oui, c’est vrai. Je suis sorti de la route que j’avais choisie en m’engageant dans la vie religieuse et le sacerdoce. J’espère simplement, qu’un jour, cette route deviendra plus large et que des hommes et des femmes mariées, pourront aussi être ordonnés pour un service d’Eglise.

C’était voici plus de 20 ans, quand mon chemin a croisé celui de Marga, mère de Sébastien, de Charlotte et de Thomas. Elle venait de perdre tragiquement Pierre, son mari. Nous nous sommes apportés mutuellement affection, tendresse et force. Ensemble, nous avons porté les interrogations que cet " amour interdit " suscitait en nous et autour de nous. Toujours et malgré tout, je me suis senti digne de servir le Christ et son Evangile d’amour. Loin de m’écarter de mon travail de prêtre, Marga m’a soutenu et encouragé par son enthousiasme, par sa vision du monde et de l’Eglise et par sa foi.

Dommage
pour tant de souffrances occasionnées par cette sanction. Dommage pour la déception qui blesse le cœur de tant de croyants : l’Eglise saigne " comma l’a dit Marga lors d’un reportage.

Je demande pardon à tous ceux et celles qui n’étaient pas d’accord avec cette relation amoureuse et que j’ai fait souffrir. A ceux qui m’ont fait du mal, je leur pardonne.

Demain. Demain, il faudra bien rebondir : tourner une page de 28 ans de vie religieuse et de sacerdoce ; chercheur du travail ; trouver un nouveau pied à terre ; et surtout continuer à aimer la vie. L’amour de Marga et de ses enfants, cet amour qui m’a tant aidé jusqu’à présent, continuera, j’en suis sûr, à me donner force et enthousiasme.

Je prie le Seigneur pour qu’il me garde dans sa foi.

Notre chemin de vie doit à présent négocier un virage délicat. Nous aurons encore besoin de votre amitié, de vos prières. Merci.

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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 08:49

Job-chapitre-5-versets-8-et-9.jpg

Dieu a dit que Job avait mieux parlé de Lui que ses trois amis venus le conseiller dans son malheur. Et pourtant, ces amis, n’ont pas ménagé leur peine. Ils ont fait valoir un ordre divin où il faut être patient dans les épreuves puisque Dieu sauve le juste. 

Mieux, en ces temps de la doctrine de la rétribution terrestre, cette récompense aux pieux et aux dévôts se faisait de notre vivant et n’était pas remise aux calandres grecques comme aujourd’hui. Mieux vaut de mon vivant que la promesse d’un Ciel dont, finalement, on ne connaît rien ! L’homme moderne se méfie des promesses sans preuves … D’ailleurs, si l’on veut jouer aux fondamentalistes, les Ecritures ont toujours parlé d’une résurrection à la fin des temps, après le Jugement dernier, et PAS DU TOUT d’une survie de l’âme consécutive à la mort.

Eliphaz parle ainsi à Job, dans un magnifique passage intitulé " l’espoir du gueux " (Job 5, 8-27). Les Béatitudes se situeront dans cette lignée d’un ordre divin récompensant les justes et abaissant les brutaux qui peuvent, temporairement, sembler triompher. Dieu, dans ses récompenses, inverse les rangs sociaux, rétablit la justice.

Je prend le texte dans la traduction d’André Chouraqui. C’est Eliphaz qui parle, et non Job (qui, lui, tiendra un tout autre discours) .

Pourtant, moi je cherche El ; je mets ma parole auprès d’Elohîm, auteur de grandeurs insondable, de prodiges sans nombre, donneur de pluie sur les faces de la terre, envoyeur d’eau sur les faces des allées.

Il relève les abattus en haut ; les assombris culminent de salut. Il annule les pensées des rusés ; leurs mains n’agissent pas avec efficacité. Il prend les sages dans leurs ruses ; le conseil des retors avorte. De jour, ils rencontrent la ténèbre ; et, comme dans la nuit, ils tâtonnent à midi. Il sauve le pauvre de l’épée de leur bouche et de la main du fort. C’est l’espoir du gueux : la forfaiture boucle sa bouche.

Voici les marches de l’homme qu’admoneste Eloha ! Ne rejette pas la discippline de Shadaï ! 

Oui, il endolorit et panse ; il mutile, mais ses mains guérissent. Il te secourt de six détresses ; et dans la septième, le mal ne te touche pas. Pendant la famine, il te rachète de la mort ; pendant la guerre, de la main de l’épée. Dissimule-toi au fouet de la langue : tu ne frémiras pas de la razzia quand elle surviendra. Tu te ris de la razzia, de la malefaim, et ne frémis pas de l’animal de la terre.

Oui, ton pacte est avec les pierres du champ ; l’animal du champ fait la paix avec toi. Tu le sais, oui, ta tente est paix ; tu inspectes ton oasis et ne fautes pas. Tu le sais, oui, ta semence est nombreuse ; tes rejetons semblables à l’herbe de la terre. Tu viens en pétulance au sépulcre, comme la meule monte à temps.

Voici, cela, nous l’avons sondé. C’est ainsi ! Entends donc, et toi, sache-le pour toi-même ! "



Très beau discours d’Eliphaz, supposé reproduire les promesses qu’on attribue à Dieu. Mais peut-on encore continuer à penser ainsi ? selon cette belle rhétorique de la rétribution terrestre ou céleste ? En définitive, où est l’ordre divin ? Vivons nous dans un monde qui serait organisé comme un paradis (qu’il nous faudrait alors retouver par notre vertue et notre piété) ? Où le " Mal " serait des punitions " paternelles " et temporaires de Dieu pour nous remettre dans le droit chemin …


A demain pour la réponse de Job.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le Dessein intelligent
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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 20:45

roquefixade-cathare.jpg

le château de Roquefixade sur son éperon rocheux ; le donjon est daté des XIII° -XIV° siècles


L’Association du château de Roquefixade organise chaque année, sur la place du village, en contrebas du célèbre château cathare qui, à l’est de Foix, (entre Foix et Lavelanet) contrôlait l’accès au pays d’Olmes, des " disputatio ". 

Ce mois d’août, nous en seront à la troisième année de cette manifestation avec, comme débatteurs, un pasteur protestant (Bernard Bordes, pasteur au Mas d'Azil), un évêque catholique (Mgr Marcel Perrier, évêque de Palmiers), et un philosophe cathare (Yves Maris). Patrick Lasseube, maire de Saint-Lys et président de l’association organisatrice du débat, sera dans le rôle de modérateur.

Cela se passera le samedi 4 août à 15 heures, sur le thème " Dogmes et liberté de conscience dans les religions chrétiennes ".

Information transmise au groupe de discussion " Unitariens francophones " par Hassan Aslafy

L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et le réseau de la Correspondance unitarienne ont publié un Cahiers Michel Servet (n° 7, février 2007) consacré à la théologie cathares (voir la rubrique de La Besace des unitariens consacrée à cette série).

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Published by information Hassan Aslafy - dans les cathares
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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 14:30
Ralph Waldo Emerson et, avec lui, les transcendantalistes américains du milieu du XIXème siècle, inspirateurs de l'unitarisme-universalisme contemporain, faisaient appel à l'intuition, qui était pour eux un mouvement de l'âme humaine. 

Ne l'écartons pas !  car
elle est pour nous un moyen de mieux sentir les choses, un accès possible à la connaissance, le zest qui rend la démarche scientifique plus alerte et - parfois - moins au ras des pâquerettes. 

Parfois, eh oui !  la méthodologie, lorsqu'elle est sans génie, risque fort bien d'engluer l'intelligence comme nous l'avons vu à propos du traitement du tombeau de Jésus à Talpiot par l'archéologie "officielle" israélienne. Il arrive que la science passe à côté de son objet par manque d'attention (par exemple pour les faits qui lui paraissent à priori "particuliers") ... et par absence de réflexion philosophique (qui, elle, n'a de cesse de poser les questions).


En cela, pour notre débat sur l'aventure de notre monde qui nous reste bien mystérieux, du moins dans ses origines, la poésie d'Apollinaire est la bienvenue !

coucher-de-lune.JPGLune multifluente aux lèvres des déments

Les vergers et les bourgs cette nuit sont gourmands

Les astres assez bien figurent les abeilles

De ce miel lumineux qui dégoûte des treilles

Car voici que tout doux et leur tombant du ciel

Chaque rayon de lune est un rayon de miel

Or caché je conçois la très douce aventure

J'ai peur du dard de feu de cette abeille Areture

Qui posa dans mes mains des rayons décevants

Et prit son miel lunaire à la rose des vents.

 

Photo de clair de lune sur "apollinaire" d'Over-blog.

 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le Dessein intelligent
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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 14:22

coucher-de-soleil-en-Bretagne-vu-sur-larn-et-theo.JPG

coucher de soleil en Bretagne, vu sur "larn-et-theo", plateforme d'Over-blog.



par Michel Lefeuvre

Selon le créationnisme : le monde a été fait en 6 jours, repos dominical divin exclus !

 Selon le  Dessein intelligent  (ou néo-creationnisme ! ... selon ses adversaires), Dieu intervient dans le temps, ou du moins c’est l’idée que l’on prête à ces deux grands savants américains : le biochimiste Michael Behe et le mathématicien William A. Dembski.

 M. Behe fonde sa théorie du Dessein intelligent sur ce qu’il appelle la complexité irréductible, ainsi définie : " état d’un système composé de plusieurs parties inter-agissantes bien adaptées pour contribuer ensemble à une fonction de base, où l’enlèvement d’une quelconque des parties rend le système effectivement incapable de fonctionner ". Parmi les exemples choisis par Behe, retenons l’un des plus simples, la cascade enzymatique qui règle la coagulation du sang.

 W. A. Dembski pose un peu différemment le problème ; il se demande comment la vie naissante a pu, sans guide, sélectionner ses constituants à partir d’un nombre aussi démesurément grand de possibilités ; c’est ce que Dembski appelle The design inference.

 

Mon point de vue

 Il ne faut pas faire intervenir Dieu dans le temps. D’ailleurs le temps n’existe pas pour Dieu. Le temps n’a commencé à exister qu’avec la Création du monde (le Big-Bang). Par contre je me sens tout à fait d’accord avec Roger Penrose, mathématicien et physicien britannique, sur le " principe anthropique faible " (1) qui reprend les idées de deux grands physiciens, B. Carter et R. Dicke : l’homme, ou tout être lui ressemblant doté de pensée, n’aurait pu voir le jour si, à l’origine, l’univers n’avait été réglé avec une extrême précision. L’ordre de cette précision s’inscrit de la façon suivante, en terme de probabilité : sur chaque proton et sur chaque neutron que contient l’univers il faudrait écrire un zéro suivi de 10123 zéros pour que notre univers ait une chance d’apparaître. Cette précision peut-elle être attribuée au hasard qui conduirait à l’homme grâce à la sélection naturelle ? Ne faut-il pas y voir plutôt l’intention d’une intelligence créatrice désireuse de se communiquer à des intelligences faites " à son image et à sa ressemblance " en vue de rentrer en relation avec elles.

 

(1) si l’univers est actuellement observable, c’est parce qu’il a été réglé au départ d’une façon tellement minutieuse que, si le moindre écart par rapport à ses données initiales s’était produit, aucune vie, aucune pensée, aucune conscience ne pourrait naître pour l’observer. C’est le principe anthropique. Il a été proposé par deux grands physiciens, B. Carter et R. Dicke, pour résoudre un problème qui rendait perplexes les physiciens. Il s’agissait de différentes relations numériques surprenantes entre la constante gravitationnelle, la masse du proton et l’âge de l’univers. Il est curieux en effet que certaines de ces relations ne semblent valoir que pour l’époque où l’homme apparaissait sur terre, à l’échelle de temps géologique bien entendu.

Il existe deux versions du principe anthropique : la version forte est généralement contestée par les physiciens. Pour Roger Penrose, elle tend à être encore invoquée aujourd’hui par quelques-uns parce que l’on n’a pas encore trouvé une théorie assez bonne pour expliquer les faits observés. En retour, le même Penrose pense que, sous sa forme faible, le principe anthropique reste irréprochable. Ce n’est pas grâce à une quelconque sélection naturelle que l’homme devait naître dans l’univers. Hors de toute théorie explicative, il semble irréprochable de penser que l’homme ou un quelconque être lui ressemblant devait un jour se trouver là pour observer le monde. " À mon avis, écrit-il, cet argument est techniquement correct, et le principe faible (au moins) pourrait donner une raison à la présence de la conscience sans que l’on ait à invoquer une faveur quelconque due à la sélection naturelle. " (Une nouvelle primauté du réel. Michel Lefeuvre. Revue des Sciences Religieuses de la faculté de théologie catholique de l’Université Marc Bloch à Strasbourg, avril 2007).

 

Cet article apporte des précisions au texte précédent de Jean Riedinger (" Offensive néo-créationniste en Europe ", mis en ligne sur notre site le 28 juillet 2007) et lui est complémentaire. Il montre combien la philosophie (non asservie à la religion mais pouvant y puiser) est complémentaire aux sciences, ce que nos anti-trinitaires du XVI° siècle mirent déjà en pratique avec bonheur à commencer par Michel Servet et Faust Socin. 

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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 13:32

avion-a--l----vue-sur-pop-andines--Over-blog.JPG

qu'on se le dise, les chrétiens unitariens sont gens de la modernité !  en tout cas plus internautes que la moyenne.

Sans le faire exprès, les chrétiens unitariens qui étaient en retard de site, se trouvent désormais dans le peloton de tête grâce à leur trois blogs qui connaissent une excellente audience. Comme nous sommes altruistes, nous en parlons à nos amis militants d’autres mouvements, mais la culture Internet n’avance pas aussi vite qu’on pourrait l’imaginer. Beaucoup de gens ne sont pas encore habitués à naviguer sur la toile, et en restent aux anciens modes de communication. Pour les convaincre et pour alimenter notre rubrique " la culture Internet ", voici une bonne blague que je viens de recevoir de la part d’un ami :

 

Un couple de parisiens décide de partir en week-end à la plage et de descendre au même hôtel qu'il y a 20 ans, lors de leur lune de miel. Mais, au dernier moment, à cause d'un problème au travail, la femme ne peut pas prendre son jeudi. Il est donc décidé que le mari prendra l'avion le jeudi, et sa femme le lendemain. L'homme arrive comme prévu et, après avoir loué la chambre d'hôtel, il se rend compte que, dans la chambre, il y a un ordinateur avec connexion Internet. Il décide alors d'envoyer un courriel à sa femme.

Mais il se trompe en écrivant l'adresse. C'est ainsi qu'à Perpignan une veuve, qui vient de rentrer des funérailles de son mari mort d'une crise cardiaque, reçoit le courriel. La veuve consulte sa boîte aux lettres électroniques pour voir s'il n'y a pas de messages de la famille ou des amis. C'est ainsi qu'à la lecture du premier d'entre eux, elle s'évanouit. Son fils entre dans la chambre et trouve sa mère allongée sur le sol, sans connaissance, au pied de l'ordinateur. Sur l'écran, on peut lire le message suivant :

" A mon épouse bien-aimée, Je suis bien arrivé. Tu seras certainement surprise de recevoir de mes nouvelles maintenant et de cette manière. Ici, ils ont des ordinateurs et tu peux envoyer des messages à ceux que tu aimes. Je viens d'arriver et j'ai vérifié que tout était prêt pour ton arrivée, demain vendredi. J'ai hâte de te revoir. J'espère que ton voyage se passera aussi bien que s'est passé le mien.

P.S. : Il n'est pas nécessaire que tu apportes beaucoup de vêtements : il fait une chaleur d'enfer ici ! "

Envoyé par Piotr Ulhig (Belgique), ce 30 juillet, au réseau de la Correspondance unitarienne



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Published by Piotr Ulhig - dans la culture Internet
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