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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 23:20

michel_servet_restitutio_traduction_francaise.jpgMichel Servet, RESTITUTION DU CHRISTIANISME
Édition bilingue (latin, français), Introduction, traduction, annotations et annexes de Rolande-Michelle Bénin. Paris, éditions Champion, collection "Textes littéraires de la Renaissance", publié le 7 décembre 2011, format 15x22, 2 tomes, 1754 pages, 250 euros TTC, n° série : 0008, ISBN : 9782745323019, EAN : 9782745323019. Pour commander aux éditions Champion (lien).


Présentation par l'éditeur : La Christianismi Restitutio (1553) presse les chrétiens de reconstruire leur foi sur une vraie connaissance de Dieu et du Christ, fondée non sur le dogme et l'autorité, mais sur la Bible, à la lumière de ses langues d'origine et de l'histoire. Servet y complète un système ébauché dans ses traités de jeunesse et propose au croyant une praxis digne de l'Évangile. Érasmien, il critique le dogme trinitaire et soutient la théorie des " dispositions " de Tertullien et d`Irénée. Philosophe et médecin, il unit l`Écriture sainte et la sagesse des Gentils dans une cosmogonie au centre de laquelle l'homme s`unit au Christ. Contestant les enseignements luthériens, il renouvelle la vision du péché originel, du baptême et de la circoncision, et décrit le règne de l'Antichrist

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 02:37

"UN DIOS PRESENTE EN LA NATURALEZA. ESTUDIOS SOBRE TEOLOGÍA Y FILOSOFÍA EN LA OBRA DE MIGUEL SERVET" (Dieu présent dans la Nature. Etudes sur la théologie et la philosophie dans l’œuvre de Michel Servet), par Rafael BERMUDO DEL PINO, 2011, Ed. IFC et Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet" (Michael Servetus Institute), 228 p., 20,00 € (lien)


présentation de l’éditeur (traduit en français par Jean-Claude Barbier) :


La présente étude expose et clarifie le côté plus spécialement théologique et philosophique de la pensée de l’humaniste né à Villanueva de Sijena (Huesca), Miguel Servet. La création de l'univers et des entités naturelles, le rôle que jouent dans cette cosmogonie la trinité divine, la nature de l'âme humaine et la théorie de la connaissance de l'auteur sont quelques aspects qui sont abordés en détail. Mais, peut-être, plus significatif encore, est de souligner comment Servet voit l’empreinte, la marque, le symbole de la divinité dans toutes les créatures, ce qui donne une idée de leur lien intime avec le Créateur. Peu importe l'adjectif qui peut être utilisé pour caractériser cette théorie, pour certains un exemple subtil de panthéisme, l’essentiel est que nous rencontrions, dans cet exposé de Servet, une vision, qui peut être nouvelle et inspirante pour beaucoup, de concevoir la présence réelle de Dieu dans le monde.


Sergio Baches Opi, promoteur général de l’Institut Miguel Servet, message du 17 décembre 2011 (traduit en français par Jean-Claude Barbier)


michel servet rafael bermudo del pinoLa théologie et la philosophie de Michel Servet ont toujours été présentées comme faisant partie de la pensée «alambiquée» et «complexe» de l’humaniste aragonais, qualificatifs qui ont servi de prétexte pour justifier un traitement souvent biaisé et superficiel de son œuvre.


Pendant des années, l'Instituto de Estudios Sijenenses " Miguel Servet " (Michel Servet Institute) ® a comme l'un de ses principaux objectifs de promouvoir, directement ou en collaboration avec d'autres institutions, la publication d'études qui permettent, avec rigueur et un bon niveau didactique, d’approcher la théologie de Michel Servet et sa vision cosmologique, tout en s’adressant à un public non spécialisé grâce à un projet éditorial à moindre coût et d'une vulgarisation pertinente.


Rafael Bermudo del Pino est docteur en philosophie à l'Université de Séville, et depuis 2007 conseiller titulaire de l'Instituto de estudios sijenenses «Miguel Servet». C’est un grand connaisseur de la théologie de Servet, dont la profondeur de l’analyse et de la réflexion s’est manifesté dans une thèse universitaire. Le livre se compose essentiellement de deux parties. La première fournit une analyse détaillée des fondements de la pensée théologique de Servet. Il consacre une attention toute particulière à expliquer pourquoi, pour Servet, il était si important d’expliquer son interprétation du dogme de la Trinité et l'ajustement de ce mystère dans le plan divin de la création de l'univers.


La notion du Dieu éternel et créateur, son incarnation dans le Christ et la raison de cette manifestation humaine, ainsi que l’action essentielle de l’Esprit sous la forme d’air nécessaire à l’animation des êtres vivants et aux éléments naturels, sont expliqués avec simplicité. Comme le souligne l'auteur, pour Servet, ils font tous partis d'un plan divin qui souligne l'importance du Christ comme le mode principal et le plus parfait de la manifestation de la sagesse divine et l'archétype de toutes les choses créées.


Dans la seconde partie de son livre, Rafael Bermudo décrit comment cette sagesse éternelle, composée d'idées et de lumière, que nous appelons Dieu, crée le monde. Pour Servet, Dieu est le grand «producteur d’essence» ; celui qui communique son essence à toutes choses créées dans la nature et, en cela, on peut en conclure qu’elles participent toutes de l'essence divine.


Il ne fait aucun doute que, de cette cosmologie humaniste, on peut extraire des enseignements actuels de grande portée si on la relie au comportement – parfois irresponsable – de l’individu dans son environnement humain et naturel. Le traitement critique de l'accusation de «panthéiste» dont est traditionnellement accusé Servet est également brillant.


L'Instituto de estudios sijenenses "Miguel Servet " tient à souligner l'importance de cette publication et à remercier le Dr Rafael del Pino Bermude de ses efforts et de son dévouement à une œuvre qui est destinée à devenir un livre de référence pour quiconque veut entrer plus en avant dans la pensée originale et passionnée de cet humaniste si engagé dans la raison et la recherche de la vérité. Preuve de la pertinence de ce livre, le défi que notre Institut s’est lancé pour aboutir à sa prochaine traduction en anglais et en français dans un délai raisonnable.

 

ajout du 19 décembre 2011 - voir à ce sujet l'article de Fabien Girard sur son blog Liberté de croyance et anti-trinitarisme autour de Michel Servet et Sébastien Castellion, en date du 1er mai 2009 (lien) : " Quel panthéisme pour Michel Servet ? ", avec de larges citations de Roland H. Bainton (1953) - Michel Servet, hérétique et martyr 1553-1953 ; Georges Haldas (1975) - Passion et mort de Michel Servet ; et Pierre Domeyne (2008) - Michel Servet au risque de se perdre.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:49

Michel Mathe, écrivain français de la région de Toulouse (né à Tarascon-sur-Ariège en 1963), s’inspire, pour ses romans et pièces de théâtre, de personnages dramatiques de l’histoire : Raymond IV, comte de Toulouse, contre Simon de Montfort ; Michel Servet accusé par Jean Calvin et défendu par Sébastien Castellion au XVI° ; Jules César Vanini * exécuté au début du XVIIème siècle ; Jean Calas, défendu par Voltaire, au XVIII°.

* Lucilio Vanini, dit Giulio Cesare Vanini, né en 1585 à Taurisano dans la Terre d'Otrante, et exécuté à Toulouse le 9 février 1619, a été un philosophe et naturaliste italien, proche du courant libertin. Voir sa biographie sur Wikipedia ( lien).


Dans le cadre d’un grand rassemblement « œcuménique » (mais en fait au seul niveau inter protestants) qui avait réuni à Strasbourg les 30 octobre et 1er novembre 2009 quelques 10 000 fidèles, la Fédération protestante de France avait organisée une représentation de la pièce de Michel Mathe "Le calice de Calvin, controverse à Genève", au Temple protestant du Bouclier de Strasbourg ( lien).

 

Il s’agit bien entendu d’un calice d’amertume qui trouble la mémoire collective sur Calvin. Comme l’œil de Dieu poursuivit Caïn jusque dans sa tombe pour le crime de son frère Abel, Calvin, dans sa réputation, est poursuivi – que dis-je – harcelé par son rôle d’infâme inquisiteur qui mena le savant et théologien humaniste Michel Servet sur le bûcher. De son vivant même, des protestants comme Sébastien Castellion, s’étonnèrent que des protestants puissent imiter les catholiques en pratiquant l’Inquisition.

 

le_calice_de_calvin.jpgCette pièce de théâtre, écrite en 2009, a été mise en scène par Jean-Pierre Schlagg, avec les acteurs Alain Moussay et Tobias Kempf, représentant Jean Calvin et Sébastien Castellion. La scène se passe à Genève dans le cabinet de travail du grand réformateur ; les deux protagonistes s’y entretiennent la veille de la mort de Michel Servet. Il s’agit bien entendu d’une fiction car Sébastien Castellion était alors à Bâle, ayant quitté Genève à cause de ses désaccords d’avec Calvin et parce que celui-ci lui barrait l’accès au pastorat. Dans une vidéo, France 3 et Culture Box avaient alors filmé une répétition ( lien). 


Nous remercions Fabien Girard, éditeur du blog « Liberté de croyance et l’anti-trinitarisme autour de Michel Servet et de Sébastien Castellion » (lien) de nous avoir informé de  l’existence de cette pièce

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 19:25

Conférence de Peter Moralès, président de l’Unitarian Universalist Association of Congregations (UUA), à Saragosse, le 28 octobre dans le cadre du congrès international pour le 500ème anniversaire de la naissance de Michel Servet (lien) : « Etat du mouvement unitarien dans le monde : le libéralisme religieux en face du dogmatisme ». Ici un résumé par l’auteur de sa communication, écrite en anglais et traduite en français par Jean-Claude Barbier.


Peter_Morales_et_dalai_lama.jpg

Peter Moralès, président de l'UUA, s'entretenant avec le dalaï-lama

 

Imaginons que Michel Servet revienne aujourd’hui à la vie ; que penserait-il du mouvement religieux qui le vénère comme un héros et martyr ? Que pourrait-il penser en voyant ce mouvement, les unitariens et les unitariens-universalistes, embrasser chrétiens libéraux, agnostiques, athées, bouddhistes, païens, sans compter toutes les combinaisons qui peuvent se faire entre les courants que je viens de citer.  Que penserait-il d'une religion qui rejette toutes les croyances ? [ndlr –plutôt qui ne les rend pas obligatoires].


Il y a, cependant, quelques similitudes importantes entre Servet et la version moderne que représentent les unitariens-universalistes. Alors que la plupart des unitariens-universalistes ne se reconnaîtraient pas dans les arguments théologiques du XVIe siècle, la façon dont nous abordons la religion est somme toute très proche de celle de Servet lorsqu’il débuta sa vie publique. En effet, une fois que nous allons au-delà des détails de la théologie, les parallèles sont frappants : la liberté de pensée qui est une valeur fondamentale, l’usage de la raison qui est tenu en haute estime, une indépendance par rapport aux enseignements acceptés qui fondent l’orthodoxie, le fait de ne pas craindre d’être considéré comme hérétique, l’assurance qu’il ne doit pas y avoir de conflit entre la religion et la science.


En plus, on peut établir d’importants parallèles entre son époque et la nôtre. Comme Servet, nous vivons à une époque où une révolution dans les communications se répand rapidement et permet un changement culturel. Au temps de Servet, ce fut l'imprimerie. Pour nous, bien sûr, ce sont les communications électroniques et l'Internet.


Cependant, il y a aussi de profondes différences. La religion était au centre de la vie en son temps. Aujourd'hui, surtout ici en Europe, la religion a connu un déclin dramatique. Les églises sont presque vides aujourd'hui.


[Et puis,] aujourd'hui, dans le monde moderne, nous voyons des gens qui, trop souvent, présentent des options négatives. D'un côté la religion qui est [souvent] rigide et anachronique - pire encore, le fondamentalisme rejette le monde moderne, se cantonne à la défensive et tend vers la violence - d'un autre côté, c'est la banalité et la vacuité d’une société de consommation sécularisée. Dans un tel contexte, la religion libérale, comme le mouvement que je représente, apporte une autre offre, et, je crois, une option plus viable. Nous cherchons à construire sur ce qui est de meilleur dans nos traditions religieuses tout en embrassant l'ouverture et de nouvelles possibilités pour l'avenir.


En ce sens, j’ai présenté l’unitarisme-universalisme en Amérique, et l'unitarisme d’une façon générale [et sa version américaine] l'universalisme-universalisme en particulier dans le monde entier. J'ai donné quelques repères historiques. J'ai parlé des grands groupes, en Transylvanie, Inde du Nord-Est [ndlr – en pays kashi], au Royaume-Uni, Canada et Philippines. J’ai aussi évoqué les multiples groupes émergents en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Ceci pour montrer l’urgence qu’il y a à promouvoir les religions libérales, à réexaminer les enseignements du passé et à chercher une spiritualité nouvelle et vitale ; bref ce qui a existé [aussi, plus ou moins,] en tout temps et dans toutes les cultures.


Les défis futurs sont nombreux. Nous sommes confrontés à de nouvelles formes de communication et de mobilité, lesquelles nous mettent au défi de trouver de nouvelles formes de rassemblement qui vont au-delà du modèle traditionnel d'une paroisse locale. Plusieurs millions de personnes croient aux principes de la religion libérale et ont faim d’une profonde spiritualité. Nous devons apprendre comment les engager dans de nouvelles voies.


Nous vivons finalement dans des temps très proches de ceux dans lesquels Servet vécut. Ce sont des temps de changements rapides, de recherche de nouvelles formes d'expression religieuse. Notre défi, comme au XVIe siècle, est de laisser derrière nous ce qui est rigide, vide et sans vie. Nous honorons Michel Servet comme un martyr et un héros, non pas pour ses propres formulations théologiques, mais pour son amour de la vérité, son ouverture aux nouvelles compréhensions, son esprit d'aventure.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 11:38

opera michel servet 33La générale de l'opéra de Shauna Beesley, compositrice, et Jean-Claude Humbert, librettiste, "Le Procès de Michel Servet", a eu lieu vendredi 28 octobre 2011 à Genève ( lien). Vous trouverez sur le site des unitariens français (lien) un reportage sur cette soirée avec des photos de l'agence Genevox et des notes explicatives de Fabien Girard, ainsi qu'un extrait en vidéo, lorsque Michel Servet s'adresse aux "Magnifiques Seigneurs" (c'était le style voulu pour l'époque !) pour se plaindre des conditions de sa détention (lien).

opera_michel_servet_29.jpgl'orchestre dirigé par Jonathan Haskell

 

L'avis de Karin Holm Randall, unitarienne-universaliste de Genève

 

« J'ai assisté à la soirée d'ouverture de l’opéra de Beesley / Humbert "Le procès de Servet Michel", que j’ai énormément apprécié. Vous savez peut-être que l’Espagnol Miguel Servet est considéré comme le premier «martyr unitarien" - parce qu'il fut brûlé sur le bûcher en 1553 à Genève en raison principalement de Jean Calvin qui l'a condamné pour hérésie et blasphème. Cet opéra avait tout pour me plaire : beauté de la musique et des voix, une histoire épique sur la liberté religieuse et le dialogue, une histoire passionnante qui concerne Genève, écrite et chantée en langue française, avec mise en scène impressionnante et costumes d'époque, et passionnément réalisé par d’excellents acteurs d'opéra.


Je pense que beaucoup de mes compatriotes unitariens universalistes seraient aussi enthousiastes que moi à propos de cette incroyable œuvre présentée sous une forme hautement dramatique. J'ai le sentiment que cet opéra pourrait être un chef-d'œuvre musical spécialement adopté, soutenu et annoncé par les unitariens et les autres groupes religieux libéraux du monde entier !


Au cours de cet opéra sur Servet, comme simple spectatrice, cela m’a fait penser tout naturellement à tous ceux qui sont encore aujourd’hui jetés en prison et tués pour leurs croyances ou leurs pensées dans de nombreuses parties du monde. Alors que les Genevois jouissent maintenant d’une grande liberté, le totalitarisme est loin d'être éradiqué ailleurs sur le globe et, peut-être, par ce moyen dramatique et de médiatisation qu’est l’opéra, les leçons que l’on peut tirer de cette histoire de Servet pourront-elles apporter l'espoir à ceux qui souffrent actuellement de répression et d'injustice. » (extrait du message de Karin Holm Randall, le 31 octobre 2011 à la communauté unitarienne-universaliste de Genève dont elle est membre, lien, traduit en français par Jean-Claude Barbier)

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 09:39

michel_servet_portrait_billet_loterie.JPGLa loterie espagnole (Loterías y Apuestas del Estado) a elle aussi célébré le 500 ème anniversaire de la naissance de Michel Servet en émettant un billet à son effigie. Ce billet reproduit le visage de l'intéressé d'après un dessin de Joan Casaramona, jeune artiste dont l'oeuvre est exposé depuis deux ans dans la salle "José Beulas" de la Maison natale de Michel Servet à Villanueva de Sijena, en Aragon.


michel_servet_billet_loterie.jpeg

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 14:32

Swiss-flag.gifMme Karin Holm Randall, unitarienne-universaliste de Genève, a représenté sa congrégation, la Geneva Unitarian Universalits ( lien) lors de l'inauguration de la statue de Michel Servet par les autorités de la ville, ce 3 octobre ( lien). A cette occasion, elle a pu s'entretenir avec le magistrat Rémy Pagani, Mme Isabelle Graesslé, directrice du Musée de la Réforme, le Dr. Sergio Baches Opi, directeur de l'Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet", Christian Bernet, journaliste à la Tribune de Genève, Eric May, président du Conseil protestant à la paroisse Champel/Malagnou et Mme Shauna Beesley, compositrice et productrice de l'opéra, "Le procès de Michel Servet" (lien)


La Geneva UU Fellowship fait culte chaque 3ème dimanche du mois à 16 heures à la Maison de la Société religieuse des Amis suisses (quakers), avenue du Mervelet 13, quartier du Grand-Saconnex, 1209 Genève ; et le prochain culte aura lieu ce dimanche 16 octobre. Cette petite congrégation (une fellowship), n'ayant pas elle-même de ministre du culte, fait appel occasionnellement à des pasteurs unitariens-universalistes de passage en provenance d'autres pays, par exemple de Grande-Bretagne et des Etats-Unis. Elle réunit principalement des anglophones en séjour à Genève, mais elle est ouverte à tous. Les cultes sont en anglais, lohnhof.pngmais nombre de participants parlent couramment le français.


A noter que, depuis une année, une autre congrégation est ouverte à Bâle, la Unitarian Universalists of Basel (lien), avec des fidèles venant de Zurich, de Berne, et de Mulhouse. La présidente en est Mme Lara Fuschs, Hanfgartenweg 4,  4223 Blauen, CH,  Mobile 079 487 05 33. Les cultes  ont lieu chaque 2ème dimanche du mois à "Im Lohnhof 8", dans le quartier de l’église évangélique-reformée Leonhard

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 08:40

 Le Congrès en Aragon met, à juste titre, l’accent sur la dimension européenne de Michel Servet (lien). En confirmation, ce qui se passe à Genève (lien) et aussi une manifestation qui a déjà eu lieu en Belgique (lien).
Par contre, en France, où Michel Servet a cependant séjourné à Toulouse, Strasbourg, Paris, Charlieu et Vienne, nous n’avons recensé aucune manifestation. Seuls nos sites unitariens ont été présents à leur façon : les Actualités unitariennes, par leur rubrique « A propos de Michel Servet » (lien) se sont faites l’écho des manifestations ; et La Besace des unitariens a publié deux documents dans sa rubrique historique consacrée à Michel Servet (lien) : mise en ligne de la contribution de Jean-Claude Barbier au colloque de Barcelone 2006 « L’accès à l’universel des unitariens » ; et la traduction en français d’une conférence de Jaume de Marcos de 2006 sur « Servet de l’islam »
 
On ne peut que souhaiter que les unitariens de France et de Navarre s’agitent un peu, aillent fleurir les lieux de mémoire et alertent les autorités des villes concernées où il y a des statues dédiées à Michel Servet (Annemasse, Vienne, Paris), des établissements scolaires (Lyon, Charlieu, Vienne, Annemasse, Lille), des imprimeries (Lyon) ou des noms de rue à son nom (Dijon).


michael_servetus_heartfelt.jpg

A noter par ailleurs les récentes publications, dont nous avons aussi rendu compte :


BOEKE Richard F. et WYNNE-JONES Patrick (sous la direction de), 2011 - Servetus ; our 16th Century Contemporary ; a brief introduction to the life and teaching of Michael Servetus, a pioneer of religious freedom, brochure éditée par le chapitre britannique de l’International Association for Religious Freedom (IARF) / Association internationale pour la liberté religieuse, 68 p., en anglais (lien)

"Miguel Servet. Historia de un fugitivo", par Fernando Martínez Laínez, publié chez IFC Edición, mai 2011, 165 p. (lien)

Enfin, la Servetus International Society a publié l'important colloque de Barcelone 2006 consacré à Michel Servet (lien). Voir le rappel des contributions à ce colloque sur le site de La Besace des unitariens (lien).

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 06:00

Michel Servet est né le 19 septembre 1511 à Villanueva de Sijena (Aragon).


Le vendredi 28 octobre à Saragosse, de 10 à 20 h, à la salle de conférence du musée de Saragosse (Plaza de los Sitios, 6)


Ouverture du congrès par Mme Luisa Fernanda Rudi, présidente du gouvernement d’Aragon ; présentation du Congrès par Sergio Baches Opi, directeur de l’Instituto de Estudios Sijenenses « Miguel Servet » ; oeuvre musicale originale en hommage à Michel Servet jouée par les élèves du Conservatoire supérieur de la Musique d’Aragon.

 

les conférences :


Fernando Martinez Lainez, journaliste et écrivain, Madrid, «Miguel Servet, notre contemporain»
Peter Morales, président de l’Association unitarienne-universaliste des Etats-Unis (UUA, Boston) « Etat du mouvement unitarien dans le monde : le libéralisme religieux en face du dogmatisme »
Luis Larrad, chef du service d’Immunité de l’hôpital privé Lozano Blesa à Zaragosse « La médecine régénérative : Prométhée parmi nous ? »

 

une table ronde :

 

Antonio Angulo, journaliste, Huesca, animation d’une table-ronde sur « Conscience et éthique dans les investigations » avec la participation de :

Pere Puigdomènech, professeur et enquêteur du CSIC, Barcelone : « L’éthique et les applications de la science. Une perspective européenne »,

Mme Carmen Ayuso, docteur au Service de génétique de l’Hôpital universitaire de la Fondation Jimenez Diaz à Madrid, Ciberer, ISCIII, Madrid : « Défis éthiques de la nouvelle médecine génomique »,  

Rogello Altisent, coordinateur du Groupe d’investigation en bioéthique de l’Institut Aragonais d’inspection sanitaire, Saragosse : « La conscience des limites »,

Santiago Lamas, chercheur en biologie moléculaire au Centre Severo Ochoa à l’Université autonome de Madrid : « Intégrité scientifique : une question de principes et de conséquences »,

et Eduardo Lopez Azpitarte, philosophe et théologien, titulaire de la chaire de théologie morale à la Faculté de théologie de Grenade : « Fanatisme et objection de conscience en face d’une éthique pluraliste ».
michel_servet_aragon_2011.jpegIllustration : les lieux en Europe où séjourna Michel Servet (les dates indiquent les débuts de séjour) : Villanueva de Sijena (1511), Toulouse (1528), Bologne en Italie (1530), Bâle (1530), Strasbourg (1531), Paris (1533), Lyon (1533), Paris (de nouveau en 1537), Charlieu (1538), Lyon (de nouveau en 1538), Vienne (1541 à 1553), Genève (1553)

 

et le samed.i 29, de 10 h à 20 h, à Villanueva-de-Sijena, à la Maison natale de Michel Servet

 
Mot de bienvenue par le maire de la ville, Ildefonso Salillas, et président de la Chambre régionale de Los Monegros

des conférences :

 

Ana Maria Valero, professeur de droit constitutionnel à l’université de Castille-La Mancha, Cuenca : « Liberté de conscience, neutralité de l’Etat et principe de laïcité »
José Ma Martinez de Pison, titulaire de la chaire de philosophie du Droit et recteur de l’université de la Rioja : « Le laborieux chemin jusqu’à la liberté de conscience : Michel Servet et Blanco White »
Sergio Carletto, professeur de philosophie au Centre d’études sur la pensée contemporaine, Cuneo, Piémont, Italie : « Michel Servet et Georges Biandrata : précurseurs de la liberté de conscience en Europe ».
Ronald Cordes, producteur de télévision, Bedford, Massachussets, Etats-Unis, présentation et projection d’un document sur Michel Servet « pour le XXème siècle ».
Mme Alicia McNary Forsey, professeur en accueil  Graduate Theological Union, Berkeley, Californie, Etats-Unis.

 

et une table ronde :

 

animée par Anton Castro, journaliste et écrivain, Saragosse sur le thème : « Théologie, liberté de conscience et tolérance », avec la participation de :

Rafael Bermudo des Pino, professeur de philosophie à l’Institut d’éducation du Secondaire « Miguel Servet », Saragosse : « Optimisme cosmologique et humanisme : Servet et la théologie ‘prisca’ » ;

Joaquin Manuel Parra, psychologue, Murcie : « Michel Servet devant son holocauste : une interprétation basée sur l’analyse existentielle de Viktor Frankl ».
Bizen D’o Rio Martinez, Académie royale d’Histoire, Huesca : « Le traitement de Servet par la première presse européenne [de son époque] ».
Angel Gari, historien et directeur du Musée des croyances et de la religiosité populaire de Abizanda, Huesca : « Sorcellerie et intolérance dans le nord de l’Espagne »


Séance plénière, puis clôture du congrès par Mme Dolores Serrat, conseillère de l’Education, de l’université et de la Culture et du sport au Gouvernement d’Aragon.

 

Les conférences sont en espagnol, la traduction des titres a été faite ici par Jean-Claude Barbier

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 09:55

né le 19 septembre 1511 à Villanueva-de-Sijena (Aragon) et mort le 23 octobre 1553 à Genève


Fin octobre, début novembre - Opéra : le procès de Michel Servet en 3 actes de Shauna Beesley et de Jean-Claude Humbert (lien)


Le lundi 3 octobre à 14 h - Inauguration d'une statue de Michel Servet à Genève (lien)

Annemasse--Michel-Servet--statue.jpgEn 1902, un congrès international de Libres Penseurs, réuni à Genève, chargea la sculptrice Clotilde Roch de concevoir une statue de Michel Servet. Celle-ci fut refusée par les autorités municipales de l'époque. La statue prit place à Annemasse, de l’autre côté de la frontière, côté français. Seule une pierre expiatoire fut installée en 1903, à l'emplacement du bûcher, à l’initiative des calvinistes qui reconnaissaient « l’erreur de l’époque » (en omettant de parler de celle, personnelle, de Jean Calvin !). Ceci en bas de la colline de Champel, à l'angle des avenues de la Roseraie et de Beau-Séjour, en face des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). A noter la présence proche d'une rue dédier au médecin espagnol et à l'humaniste que fut Michel Servet.

 

la statue de Michel Servet à Annemasse, le représentant dans sa geole durant son procès où il vécut dans des conditions sordides


La Ville de Genève a fait réaliser une copie de la statue de Clotilde Roch *, pour l'installer à côté du monument expiatoire. Elle sera inaugurée par Rémy Pagani, conseiller administratif de la Ville, en présence de l’ambassadeur d'Espagne en Suisse (M. De Frutos), de la Directrice du Musée de la Réforme (Mme Isabelle Graesslé), et de Jean Batou, professeur d'histoire à l'université de Lausanne.

 

ndlr - ajout du 16 novembre 2011 - Jean Batou a publié son discours sur son propre blog personnel "Regard Critique" sous le titre "Une foi dans l'humanité" en date du 4 octobre (lien) ; le même texte a été republié le 15 novembre sur le site d'Europe solidaire « Michel Servet eut la singulière infortune d’avoir été brûlé deux fois : en effigie par les catholiques, et par les protestants en chair et en os » (lien).

 

* historique de cette statue entre Annemasse, Saragosse et finalement Genève !

Information de Philippe Beuchat, conseiller en conservation, transmise à nous par Etienne Lezat, tous deux cadres de la Ville de Genève


La sculpture originale, c'est-à-dire le positif en plâtre, a été réalisée par l'artiste Clotilde Roch (1867 - 1923). En 1908, suite au refus des autorités de l'installer à Genève, la première épreuve en bronze de cette sculpture a été mise en place à Annemasse. Puis le plâtre original a été remis à la Ville de Saragosse qui l'a entreposé successivement en divers lieux. En 1942, les forces d'occupation allemandes se font remettre la statue en bronze d'Annemasse pour la faire fondre. En 1960, une nouvelle statue de Michel Servet en bronze est installée à Annemasse, à l'entrée du parc municipal. Elle sera transférée en 1988 à la place de l'Hôtel de Ville. Il s'agit d'une oeuvre "inspirée" de celle de Clotilde Roch et signée de cette dernière (qui est décédée en 1923). Elle est produite par la Fonderie M. Pastori à Genève. Cette sculpture est légèrement plus petite que l'originale, la posture du personnage est la même mais le rendu de ses vêtements semble plus grossier. Sans autre élément, je formule l'hypothèse que le fondeur a dû retrouver une des ébauches en plâtre de la sculpture originale réalisée par Clotilde Roch en 1908, dans notre région, puisque "l'original" n'a pas quitté Saragosse, selon les indications trouvées. En 2004, une épreuve en bronze est tirée du plâtre original par une fonderie de Villanueva de Gállego et installée à Saragosse. En 2011, une seconde épreuve est tirée du plâtre original dans la fonderie Villaguz SA de Villanueva de Gállego (vraisemblablement le même établissement que celui cité plus haut) pour être livré à la Ville de Genève. En conclusion, le bronze de Genève est une épreuve tirée du même original que celle de Saragosse et que celle qui se trouvait à Annemasse de 1908 à 1942.

 

Le 15 octobre à 17 h - Conférence du pasteur Vincent Schmid : « Les pourquoi d’une tragédie »

dans le cadre de l’Eglise protestante de Genève, au centre paroissial de la paroisse de Champel-Malagnou (10, avenue Bertrand, Genève), Cette conférence d’une heure (17h30 - 18 h30) sera précédée à 17 heures d’un accueil-rafraîchissement et suivie à 18h 30 d’un déplacement au site mémorial (stèle de 1903 et statue récente).

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