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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:07

La mouvance unitarienne est résolument moderniste et sait utiliser l'Internet. Un groupe Yahoo "Unitariens francophones" depuis avril 2005 et qui marche toujours bien avec plus de 110 membres et une moyenne mensuelle de 600 messages par mois (lien). Et puis de nombreux blogs apparus depuis décembre 2006. Elle a donc les moyens de s'exprimer, de faire circuler des textes et de publier des inédits, etc. Mais de là à se faire largement connaître, il y a un pas !

 

Certes les moteurs de recherche sont efficaces et captent fort bien les nouveaux articles, mais la Toile est foisonnante et il faut y jouer des coudes pour faire surface ! En cela, nos Actualités unitariennes constituent une véritable locomotive entraînant le reste des blogs unitariens, ou - pour reprendre son logo - un engin volant à la tête d'un vol d'oiseaux sauvages !  Elles tournent avec près de 200 visiteurs par jour, lesquels lisent au total plus de 400 articles.

 

Pegase--vu-sur-loudie--Over-blog.JPGEn plus, Depuis plus d'un mois et demi, les voici classées dans le Top des blogs de la plateforme qui nous gère, Over-blog, la toute première en France en importance, actuellement à la 1 672ème position de ce classement. Son blogrank (l'indice sur lequel est basé ce classement) tourne autour de 75 sur 100 pour les 6 derniers jours.

 

Au sein des blogs d'Over-blog consacrés aux religions, les Actualités unitariennes se débrouillent fort bien au milieu de blogs piétistes et charismatiques qui connaissent un grand succès, consacrés au culte marial ou bien à l'édification salafiste, si ce n'est aux illumatis cosmiques !  ou encore par rapport à des blogs d'institutions, tels que diocèses et mouvements importants. Elles arrivent en 15ème position parmi les blogs qui disent traiter de la Religion (soit 554 blogs) et en 13ème position pour "Religions" au pluriel (soit 343 blogs).

 

Par ses points de vue nourris d'une tradition religieuse et culturelle, en mettant en avant une réflexion éthique et morale, ses analyses sans langue de bois, par son indépendance politique, également par ses inédits en provenance du réseau de la Correspondance unitarienne, qui compte quelques 250 membres, et par sa présentation soignée et ses illustrations, les Actualités unitariennes ont su fidéliser une clientèle et se faire apprécier. Elles continuent plus que jamais sur leur lancée ! Merci à toutes celles et ceux qui nous lisent, se sont abonnés ou nous ont mis dans leurs favoris ou qui nous rendent visite de temps à autres, et nous encouragent.

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 19:17

Pour la première fois, nos Actualités unitariennes ont été classées parmi les blogs au "top" : 645ème de l'ensemble des blogs francophones de la Plateforme d'Over-blog (laquelle comprend plus d'1 million de blogs !) et à ce jour, à la 13ème page de ce classement des meilleurs blogs. Avec en prime les félicitations de l'équipe d'Over-blog ! Rappelons qu'Over-blog est la plateforme la plus importante en France.

 

la-spirobulle.JPG

 

"Bonjour, Avez-vous regardé le classement des "Top blogs" ce matin ? Votre blog actua.unitariennes.over-blog.com figure en 645ème position ! Félicitations ! Il est donc visible sur le portail d'OverBlog, au moins jusqu'au prochain classement, dans 15 jours, sur ces pages . Encore bravo pour votre travail ! Bonne continuation, L'équipe d'OverBlog".

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 15:26

Jean-Paul-Marat.jpg

Il y a les autoroutes de l'Internet, et puis il y a les caniveaux, sinon les égouts !

 

Les serveurs doivent faire le nettoyage de ce qui se publie chez eux, comme tout éditeur qui se respecte. Nous sommes bien loin de ce minimum éthique ! L'Internet est un espace hors la loi où, pour certains, tout semble permis ; une jungle pour les individualistes de tout poil - et ils sont nombreux car c'est facile !


Sur Facebook des lynchages médiatiques sont organisés contre des personnes, personnalités politiques ou religieuses ou autres. Voir par exemple le cas récent de l'évêque de Soissons (lien). Les juges tardent à sévir et lorsqu'ils le font, les serveurs s'en foutent car ils gagnent du fric avec ce genre d'activité qui fait de l'audimat ! et puis ils sont bardés d'avocats.

 

Jean-Paul Marat, né en Suisse dans le canton de Neuchâtel en 1743, médecin puis journaliste, assassiné à Paris en 1793 par Charlotte Corday. Ici peint par J. Boze (Musée Carnavelet, Paris).


C'est franchement nauséabond. Si notre démocratie ne se réveille pas, elle connaîtra des lendemains douloureux. Après les totalitarismes du XXème siècle, nous allons avoir le règne des anarcho-individualistes totalement irresponsables. Notre langage populaire connaît bien ce genre d'individus : on les appelle des "branleurs" ou des "petits cons". Ils tiennent maintenant les antennes de certaines radios et font des buzz dans la blogosphère. Il paraît qu'on ne peut pas réussir si l'on ne fait pas preuve d'impertinence ! L'opinion applaudit ...

 

Marat, le journaliste démagogue et haineux de la Révolution française, est de retour !


Les unitariens ont toujours proclamé la liberté de pensée et la saine critique des religions et des institutions, MAIS en toute responsabilité et dans le respect des personnes.


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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 14:32
Les sites sont maintenant nombreux à proposer des prières, des méditations, des textes spirituels (1), ou des sermons, homélies, prédications ou prêches de Carême ou de Ramadan (2) ou encore des vidéos de cérémonies en ligne ; On peut aussi déposer des intentions et des demandes de prières (3).
(1) dans le cas de notre Eglise, voir sa rubrique « un espace de prière et de méditation »
(2) toujours dans le cas de notre Eglise, voir sa rubrique « la chaire du pasteur »
(3) idem, voir la rubrique « nos faire-part »

Mais peut-on aller plus loin ? faire des cultes en direct et qui soient interactifs ? Oui ! Les unitariens francophones l’on fait ce dimanche 7 mars 2010, de 10h 30 à 11h 30.

EUfr-1b.gifFondée en juin 2008, sur la Toile, l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) (lien) s’est rapidement organisée comme toute Eglise protestante avec un conseil d’Eglise (7 membres pour l’instant), un pasteur titulaire de la chaire (la révérende Maria Pap, ministre du culte de l’Eglise unitarienne de Transylvanie), une bibliothèque (des livres recommandés), des œuvres humanitaires (aide aux étudiants pygmées du Congo RDC), etc.

le logo de l'EUfr : un calice et sa bougie encerclés par l'anneau multicolore du drapeau de la Francophonie.

Elle a commencé à organiser un culte mensuel à partir de juin 2009, chaque premier dimanche du mois, sur la base de célébrations libres et en deux temps : un culte de maison, chacun faisant culte selon sa propre tradition, suivi d’un échange d’expérience sur le site (en envoyant les messages au webmestre du site). Il est apparu rapidement le besoin de faire des choses non seulement le même jour, mais aussi en commun :

1 - le rituel de l’allumage de la bougie ou de l’huile du calice, si cher au cœur des unitariens (lien)

2 - la lecture de la prière mensuelle qui est proposée par une congrégation unitarienne et qui est envoyée par notre réseau mondial, l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), à toutes les autres communautés unitariennes du monde entier (lien)

3 - Ensuite le besoin s'est fait jour d’un même cheminement liturgique, d’un fil conducteur, d’un canevas que chacun pourrait suivre. Puis un pas décisif a été fait avec la préparation quelques jours auparavant du culte par un volontaire : choix d’un ou plusieurs chants spirituels en vidéo, de textes (un extrait du Nouveau testament ou d’un autre corpus fondateur d’une religion, poème ou texte « profane » incitant à la méditation, etc.), et d’une progression du culte. Chaque culte sera ainsi préparé chaque mois par un animateur différent qui imprimera sa marque, son style tout en facilitant l’expression des uns et des autres.

4 - Au cours du culte, les participants, sur le site (qui est de type blog) utilisent les commentaires en bas d'article pour s’exprimer ; ceux-ci s’inscrivent alors en temps réel. Ces mêmes participants doivent toutefois réactualiser la page d’écran afin de lire les commentaires faits par les autres. L’avantage par rapport à un tchat habituel, c’est que les participants ont sous les yeux la ou les vidéo qui ont été proposées, les textes choisis, des illustrations ou autres documents. Je précise que le site de notre Eglise, œuvre entièrement bénévole, est soigné, et que nous faisons tout notre possible pour que sa vision en soit à la fois simple et agréable. Après le culte, le webmestre peut réintroduire les commentaires qui ont été fait dans le canevas du culte.

Un tel culte, entièrement innovant, a eu lieu ce dimanche 7 mars. Un groupe de jeunes adultes unitariens a vécu intensément cette première expérience … et promet de recommencer ! Donc, comme on dit, à suivre.

Ce vécu cultuel des unitariens est ouvert à tous puisque notre tradition accepte les gens comme ils sont, avec leurs propres cultures, leurs appartenances antérieures, leurs itinéraires spirituels, leurs diversités et leurs talents. En plus, nous pensons que ce genre de culte peut être accueillant pour nombre de croyants qui pour des raisons d’isolement géographique ou de rupture idéologique ou autres avec leur communauté d’origine se retrouvent hors assemblée priante. Nous savons combien nombreux en souffrent. Aux lieux de culte en pierre et en dur, ne faut-il pas ajouter désormais des lieux de culte sur la Toile ?

L’initiative de notre Eglise francophone montre que c’est possible et constitue en quelque sorte un prototype. Mieux, elle participe d’une recherche d’alternativité pour tous ceux qui, pour une raison ou une autre, ne se sentent plus à l’aise dans leur propre Eglise mais qui ne veulent pas pour autant – ce qui est parfaitement légitime – changer de confession ou de religion. L’offre que nous faisons n’est donc pas un appel à dissidence et en nul cas prosélyte.

L’Internet nous propose de nouveaux modes de relations sociales, une sociabilité basée à distance et dans l’immédiat sur l’interactif ; c’est à nous de savoir en profiter. La mouvance unitarienne, minoritaire mais aussi moins engoncée dans des pesanteurs, nouvelle en France depuis 1987 *, donc en chantier, ouverte aux autres de par son adhésion totale à la liberté de pensée, est particulièrement apte à une telle recherche et prospective.
* récente en France, mais très implantée dans les pays anglo-saxons (au Royaume uni depuis le XVII° siècle et aux Etats-Unis depuis XIXème siècle. Notre Eglise historique, en Transylvanie, quant à elle, date des Réformes protestantes du XVIème siècle ; elle fut fondée en 1568. On compte près d’
un million d’unitariens de par le monde.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:37

Extrait du discours de Mgr di Falco-Léandri à l’assemblée plénière de la Commission Épiscopale d´Europe pour les Médias (CEEM), Rome, le jeudi 12 novembre 2009, Source : CEEM, " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ". 

" (...) l’émergence de la Web generation, les bouleversements dans l’organisation du temps et de l’espace, dans la manière de s’informer et de communiquer, les conséquences ecclésiologiques, les effets sur le gouvernement même de l’Eglise, la place de la religion sur le marché Internet, les manières d’y proclamer l’Evangile et d’y être Eglise.


Ne nous leurrons pas. Ne faisons pas l’autruche. Internet se transforme, transforme notre société et ne peut pas ne pas transformer l’Eglise, ne peut pas ne pas transformer notre manière d’être et d’agir en Eglise, au risque de ne plus être témoins du Christ dans le monde d’aujourd’hui !


Avec Internet, nous assistons à une révolution copernicienne qui a déjà ses effets sur notre manière d’être dans notre relation au monde, de nous situer dans le monde, d’interagir avec le monde. La prise de conscience par l’Eglise institutionnelle de l’importance d’Internet est là. Nul doute. La preuve en est encore aujourd’hui. Mais savoir surfer sur la vague Internet est une toute autre histoire.


Internet est un révélateur, un marqueur. Soit vous savez communiquer, soit vous ne le savez pas, soit vous êtes crédible soit vous ne l’êtes pas, soit vous répondez aux attentes soit vous êtes dans votre bulle, soit vous êtes prophète soit vous êtes le dernier des Mohicans, soit vous êtes vivant soit vous êtes fossile, soit vous connaissez la langue Internet soit vous ne la connaissez pas et vous ne pouvez pas communiquer.

Je compare souvent le mode de présence de l’Eglise dans le monde des médias et sur Internet à ce qui est demandé à un missionnaire devant partir vers des terres inconnues. Que demande-t-on à un missionnaire avant son départ ? De connaître la culture du pays dans lequel il se rend et d’en apprendre la langue. Ne devrions-nous pas avoir la même attitude pour ce qui est de la présence dans les médias ?


De nouveaux langages se constituent sur Internet, utilisés par les jeunes. Abréviations, photos et émoticons, fichiers audios et vidéos sont prépondérants. La culture digitale se dote de sa propre grammaire, d’une langue en constante et rapide évolution. (LOL, MDR)


Notre génération a trop tendance à considérer comme superficiel tout ce qui est bref, instantané, porté sur l’émotion. Serait-ce que nous serions plutôt tournés vers l’écrit, les longs développements, la qualité de l’argumentation par les épais dossiers que nous devons traiter, les livres de théologie et les thèses que nous avons lus ou que nous lisons encore ? Mais à y regarder de plus près, l’Eglise dans son histoire n’a pas considérés comme seuls vecteurs de vérité les longs traités de théologie. Elle a su exprimer sa foi de manière concise et percutante. Qu’il suffise de citer la proclamation du kérygme dans les Actes des Apôtres. Elle a su utiliser des formes de communication non-verbale. Qu’il suffise de penser aux icônes, aux fresques et mosaïques de nos églises, aux vitraux et aux sculptures sur les tympans de nos cathédrales.

Elle a su provoquer les émotions. Qu’il suffise d’écouter ses chants et ses musiques. Nous proclamons "une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père", mais il existe bien mille et une manières d’exprimer cette foi. Et l’aggiornamento demandé par le Pape Jean XXIII nous pousse à réactualiser sans cesse la manière dont nous proposons la foi aux nouvelles générations.


Nous sommes dans un monde pluraliste, où nombreux sont ceux qui, grâce à Internet, peuvent avoir accès à tout et donner leur avis sur tout. L’Eglise ne peut pas ne pas en tenir compte. Avec la sécularisation, la mondialisation, la montée d’Internet, notre vision du monde, de la vie, de la mort, et considérée par certains comme un produit parmi d’autres sur le marché des religions. L’Eglise ne peut pas communiquer comme si d’autres conceptions et interprétations du monde n’existaient pas. Elle a une Parole, un message d’amour à proclamer, mais elle se doit aussi écouter et Internet est une formidable chambre d’écho de la vie du monde.


(...) Il y a plus de 25 ans je disais que les cathédrales du XXIe siècle seraient médiatiques. Aujourd’hui ces nouvelles cathédrales sont à construire sur le Net. Dans l’histoire de l’Eglise, dans le même temps que la charité se faisait inventive pour répondre aux nouveaux besoins, les anciennes structures subsistaient. Pour nous aussi, tout en assurant la vie de nos paroisses et de nos diocèses, nous devons avoir le souci de continuer à être là où sont les gens, là où le monde change, et donc à nous rendre sur You Tube, My Space, Facebook et autres ...


Ce ne sont pas les jeunes qui ne viennent plus vers l’Eglise, c’est l’Eglise qui est loin de leur monde. En surfant sur le Net, en allant sur n’importe quel site de rencontre comme Facebook on se rend bien compte du besoin de communiquer, du besoin d’une rencontre et d’un dialogue authentiques. L’authenticité pour eux est signe de vérité. Nous devons donc promouvoir une présence chrétienne sur le web faite d’opérateurs, prêtres inclus, maîtrisant certes les techniques de communication, mais sachant aussi offrir des espaces pour la recherche, la rencontre, le dialogue, la prière.


Réfléchir au branding visant à travailler la notoriété et l’image.


Le pape Jean-Paul II savait poser des gestes symboliquement chargés de sens. Seule l’écoute du monde d’une part, et l’écoute du Dieu de l’Evangile d’autre part, peuvent permettre de nous positionner là on l’on ne nous attend pas, de surprendre, de faire tomber les idées fausses sur l’Eglise.


Ces diverses pistes ne doivent pas donner à penser qu’on peut résoudre les problèmes de communication de l’Eglise par de simples mesures de communication au risque d’être de ces "cymbales retentissantes" dénoncées par Saint Paul, de ces instruments qui sonnent creux. Il nous faut être d’abord et avant tout habité. "La forme, c’est le fond qui remonte à la surface" disait l’écrivain Victor Hugo. "L’agir suit l’être", disait saint Thomas d’Aquin, et avant lui Aristote. Nous agissons selon ce que nous sommes. Nous donnons à voir ce que nous sommes.


Certains croient qu’Internet n’est que du virtuel ou du superflu. Tous nous connaissons des prêtres, des évêques pour qui Internet est le dernier de leurs soucis et continuent leur pastorale comme si Internet n’existait pas. Or Internet fait de plus en plus partie intégrante de la vie quotidienne. En n’y étant pas présent on se coupe d’une bonne partie de la vie des gens. Et lorsqu’on y est ce que l’on y donne à voir est inséparable de ce que l’on est. D’ailleurs, d’une manière naturelle, à moins d’être complètement paranoïaque, on prend ce que l’on perçoit pour la réalité ; et à moins d’être un parfait manipulateur, on donne à percevoir ce que l’on est. Il ne peut y avoir dichotomie complète entre l’être et le paraître dans l’esprit des gens, et je pense que nos sites et nos blogs disent beaucoup plus sur nous que nous ne l’imaginons.


(...) Un site Internet chrétien doit s’occuper du monde et non se couper du monde. Il doit éviter la langue de bois, éviter d’être lui-même idéologue cherchant à imposer sa vérité. Un site doit être ouvert au dialogue et au débat tout en montrant qu’il ne transigera pas avec certains principes acceptés par tous et partout. Il doit se contenter de proposer la vérité du Christ, fermement, tendrement, humblement. Et s’il s’agit de rendre compte de l’espérance qui est en nous à ceux qui en demandent raison (cf. 1 Pierre 3, 15), que ce soit "avec douceur et respect " dit saint Pierre. […] Le site chrétien se doit d’être un éveilleur de consciences en misant sur l’attrait de tout homme à la bonté, à la vérité, à la beauté.


(...) A trop faire la distinction entre médias profanes d’un côté et médias intra-ecclésiaux de l’autre, on prend le risque de la ghettoïsation, de la victimisation, sans entendre ce que le monde a à dire de l’Eglise, ce qu’elle en comprend, comment elle le ressent, sans chercher non plus à savoir comment elle peut être présente à tous médias.


(...) Qu’un fidèle, ou que tout homme, se fasse son opinion par lui-même peut faire peur aux pasteurs que nous sommes. Nous aimerions protéger les plus faibles et les plus vulnérables. Mais il nous faut trouver des solutions autres que la censure et l’interdit pour cela. La censure est toujours une mauvaise réponse, même quand elle se pare des meilleures intentions du monde. Elle apparaît toujours comme erratique et arbitraire, et donc en fin de compte comme totalitaire. Or la vérité n’a pas besoin de nous pour s’imposer.


(...) Internet est un outil, et comme tel il n’est pas porteur de morale. Mais il est utilisé par des hommes porteurs de morale, capables d’en user en bien comme en mal. Comme tout outil démultipliant les capacités humaines, il est porteur de menaces comme de potentialités. Tout dépend de l’usage qu’on en fait. La moralisation d’Internet ne se fera pas sans la moralisation des hommes, et en premier lieu de nous-mêmes. Quel Christ donnons-nous à voir sur nos sites ?


(...) Avant de terminer je voudrais souligner un point d’attention tout particulier, celui des plus pauvres je cite : " L’une des (préoccupations) les plus importantes (…) se réfère à ce que l’on appelle aujourd’hui le "fossé numérique", une forme de discrimination qui divise les riches des pauvres sur la base de l’accès, ou du manque d’accès, aux nouvelles technologies de l’information."


(...) Pour terminer, permettez-moi de citer un écrivain français, Jules Renard : "Quelques gouttes de rosée sur une toile d’araignée, et voilà une rivière de diamants. " Puissent les quelques gouttes de rosées que nous déposons sur l’immense toile Internet la transfigurer aux yeux de tous en rivière de diamants.

 

† Jean-Michel di Falco Léandri, Évêque de Gap et d’Embrun, Président de la CEEM, Président du Conseil pour la Communication de la CEF

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:24

Extrait du discours de Mgr di Falco-Léandri à l’assemblée plénière de la Commission Épiscopale d´Europe pour les Médias (CEEM), Rome, le jeudi 12 novembre 2009, Source : CEEM, " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ".

" Si les sites institutionnels avec leur lourdeur sont nécessaires, les électrons libres peuvent l’être aussi. Quelqu’un comme Napoléon est certainement diversement apprécié dans une assemblée comme la nôtre, mais permettez-moi cependant de parler de lui pour une comparaison. Napoléon savait user dans une bataille aussi bien de la cavalerie lourde comme les Dragons enfonçant les flancs de l’adversaire, que des Voltigeurs venant piquer ces mêmes flancs tels des mouches du coche.



Un site Internet devrait pouvoir mettre en contact avec Jésus-Christ et une Eglise vivante, une communauté où se vit l’unité et la charité. Loin de trouver cela, les internautes se trouvent bien des fois confrontés à un "système", qui certes a ses avantages une fois qu’ils en ont franchi le seuil, mais qui, dans un premier contact, fait davantage écran que courroie de transmission, n’ayant pas pour lui la souplesse de l’amour.

Ces voltigeurs de l’Evangile, je les vois dans les blogs créés par des laïcs. Cela entre dans le champ propre de leur activité, de leur vocation et de leur mission de baptisés dans l’Eglise et dans le monde.
(…) Les médias réduisent souvent l’Eglise au pape et à quelques cardinaux. Raison de plus pour que les évêques et les prêtres laissent toute leur place aux laïcs sur le net. L’Action catholique consistait à évangéliser le même par le même, l’ouvrier par l’ouvrier, l’étudiant par l’étudiant, la femme par la femme, le patron par le patron, etc. Il nous faut retrouver cette intuition en ce qui concerne le Net, et si ce n’est évangéliser le Net, du moins évangéliser par le Net. Seule la présence de chrétiens laïcs compétents et éclairés sur le Net, s’exprimant en tant que chrétiens, pourra montrer qu’on ne peut réduire l’Eglise à sa hiérarchie et au pape.

 


(…) Mais heureusement, plus que jamais, Internet redistribue les cartes, nous fait descendre de notre piédestal, de notre chaire magistrale, nous fait sortir de nos ghettos, de nos sacristies. Pape, cardinaux, évêques, prêtres, fidèles laïcs, nous intégrons avec Internet une agora, un espace libre et spontané où tout se dit sur tout, où tout le monde peut débattre de tout, une agora virtuelle où les internautes se font une idée sur tel ou tel sujet au gré de leur pérégrination, de leur recherche, voire de leur zapping.

L’internaute catholique ne déroge pas à cette règle. Tout en adhérant librement à la foi de l’Eglise, il veut se faire une opinion par lui-même, être le seul juge de là où se trouve son bien. Il surfe donc sur le net en fonction de ses centres d’intérêt, de là où il en est dans sa quête, et il exerce son jugement en fonction de là où il en est dans sa foi et ses connaissances.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:11

Extrait du discours de Mgr di Falco-Léandri à l’assemblée plénière de la Commission Épiscopale d´Europe pour les Médias (CEEM), Rome, le jeudi 12 novembre 2009, Source : CEEM, " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ".

" Un ami a fait l’étude des sites chrétiens en français les plus consultés. Il en ressort que les sites catholiques en France viennent loin après les sites évangélistes [ndlr : plutôt "évangéliques" de l'anglais evangelical] alors même que les évangélistes sont une minorité par rapport aux catholiques dans notre pays. Comment cela se fait-il ? Pour lui les raisons en sont les suivantes :


La première, c’est que "Les évangélistes écoutent et les catholiques parlent". Par là, il veut dire que les évangélistes sortent d’eux-mêmes pour se mettre d’abord à la place des autres. Ils répondent aux besoins. "Que veux-tu ?" demande Jésus au paralytique, à l’aveugle-né. Autrement dit "De quoi as-tu besoin ? Quel est ton désir le plus profond ? Je peux y répondre". La communication commence toujours par l’écoute. D’où sa question : l’Eglise catholique parlerait-elle à partir d’elle-même sans prendre suffisamment en considération ce que vivent les gens ?
 

La seconde raison du succès des sites évangélistes par rapport aux sites catholiques, c’est que "les sites catholiques sont centrés sur eux-mêmes" et "considérés comme outils et non comme un monde à évangéliser". Par là, il veut dire que nos sites sont des extensions ou des duplicata de nos feuilles paroissiales, de nos bulletins diocésains. Ils sont à usage interne. Ils parlent la langue des initiés à l’usage exclusif des initiés. Les sites évangélistes, au contraire, veulent atteindre les internautes, utilisant Internet comme outil et vecteur d’évangélisation.


D’accord ou pas avec cette analyse, il n’en demeure pas moins que nous pouvons prendre pour notre compte la nécessité d’écouter le monde pour mieux l’aimer et lui parler ".

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 19:15

Lorsque les fidèles d’une même confession sont assez nombreux pour former un groupe de proximité, résidant dans un même quartier, dans une même commune, dans une même agglomération, ils sont bien entendus heureux de célébrer le culte ensemble.

Mais, avec la déchristianisation qui raréfie les croyants et les militants et aussi l’individuation des croyances et des opinions qui pousse certains à vivre à l’écart des communautés de base de leur propre religion (par exemple chez les catholiques contestataires qui n’apprécient pas l’attitude de leur hiérarchie ou encore chez des musulmans qui préfèrent se tenir à l’écart de prêches intégristes, et bien sûr pour les hérétiques de tout poil qui décrochent pour des raisons de croyance, de dogme ou de doctrine), les fidèles isolés seront de plus en plus nombreux. Il leur restera alors la possibilité de se relier à distance grâce au téléphone, aux SMS et à l’Internet.

Jusqu’à quand dureront nos paroisses ? Est-ce la fin des assemblées de proximité ?

Du fait de leur faible effectif en France (environ 200) et du caractère récent de leur mouvement, sans l’appui de paroisses historiques (celles-ci existent mais en Transylvanie, en Hongrie, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada), les unitariens français se trouvent déjà dans cette situation ; d’où l’intérêt de leurs efforts pour s’organiser en conséquence, avec des associations nationales loi 1901, une instance de coordination nationale, un forum, un réseau et une Eglise (en l’occurrence une église linguistique sur la Toile, l’Eglise unitarienne francophone EUfr, lien). Et finalement, çà marche !  Dieu merci !

C’est là en quelque sorte un rôle de prototype ; une Eglise alternative ; une esquisse du futur qui vaudra pour de nombreuses autres mouvances religieuses ...


Ceci dit, la vie en réseau s’adresse plutôt à des internautes qui disposent d’une messagerie électronique pour recevoir des bulletins, des documents et des messages d’information, pour naviguer sur les sites de leur mouvance. Une fracture numérique s’instaure manifestement entre ceux qui s’y mettent et d’autres qui en restent au courrier postal et au téléphone.

Demain, le fidèle sera beaucoup plus actif, désireux de rencontrer d’autres personnes afin de partager sa foi, de faire action commune, plus ingénieux pour s’organiser, à la fois producteur de textes et émetteur de messages et consommateur de ceux des autres. Un fidèle décléricalisé !

Et puis heureux de rencontres ponctuelles, occasionnelles, et de grands rassemblements festifs, il ne rechignera plus à faire des kilomètres lors des rendez-vous importants. Un fidèle sans doute très différent dans son attitude du fidèle régulier et dévot d’aujourd’hui, quelque peu routinier.


Oui, Internet, ouvre à un autre type de sociabilité : de chez nous au monde entier !

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 13:38

La Commission épiscopale européenne pour les médias (CEEM), de l'Eglise catholique romaine, présidée par Mgr. Jean-Michel di Falco, évêque de Gap et d’Embrun (France) s’est réunie à Rome du 12 au 15 novembre, avec une centaine de participants venus de 29 pays, pour échanger sur " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ". Les "maîtres du monde numérique" - Facebook, YouTube, Wikipedia et Twitter y ont participé. Voir le compte-rendu de cette rencontre sur le site du journal La Croix en date du 18 novembre ("l’Eglise dialogue à Rome avec les maîtres du monde numérique" par Frédéric Mounier).

D’emblée, Mgr di Falco a parlé de révolution numérique : " Sortons de nos ghettos, de nos sacristies ! De nouvelles cathédrales sont à construire sur le Net. La révolution du Net est proche de celle de l’imprimerie, qui a déclenché la Réforme puis la Contre-Réforme. Internet ne peut pas ne pas transformer l’Église ".

En effet, si l’Internet joue un rôle documentaire indéniable et admis jusque dans les établissements scolaires, c’est désormais sur le terrain de la sociabilité elle-même que les choses avancent le plus actuellement. Les gens ne se connectent pas seulement à des documents, à des jeux et à des films, mais de plus en plus à d’autres personnes. On parle d’un nouvel altruisme (le chercheur suisse Jean-François Mayer de l’Institut Religioscope), d’une conjonction entre l’individualisme et l’hyper-choix au niveau de réseaux (le père Éric de Beukelaer, porte-parole francophone des évêques de Belgique). La participation aux forums, à des réseaux thématiques ou de convivialité, sont désormais préférés à l’encartement dans la vie associative (les partis politiques, les syndicats, les associations citoyennes, les communautés religieuses, etc.).  L’Internet accentue la mobilité : on veut de l’immédiateté, de l’occasionnel, du temporaire, de la mobilité ...


Avec un groupe Yahoo d’information et de discussion Unitariens francophones (100 membres, plus de 800 messages chaque mois) et une Eglise linguistique, l’Eglise unitarienne francophone (avec notamment sa rubrique "nos faire-part",  et sa rubrique " nos cultes mensuels "), les unitariens se sont pas en reste sur ce versant convivial d’Internet.



Alors que beaucoup pensaient que la chaleur humaine, l’approfondissement des échanges, l’intimité fraternelle, la communion des êtres seraient réservés aux seuls groupes de proximité, l’expérience internaute rejoint la grande tradition des correspondances épistolaires de qualité en y ajoutant l’accélération de l’immédiateté. En s’accompagnant de photos, d’enregistrements audio et vidéo, en permettant les commentaires des visiteurs, les blogs et les sites sont interactifs et des relations s’y nouent.


Nous sommes désormais loin des sites institutionnels qui sont froids comme des vitrines, fixes dans leur présentation et parfois leur contenu (lorsqu’ils ne sont pas actualisés). Les blogs, quant à eux, excitent la curiosité par leurs nouveautés, par leur réactivité aux évènements, leur présence à l’actualité, par la diversité de leurs sujets, par la collaboration d’auteurs venus d’horizons divers, par leur accueil à l’expression des uns et des autres.


N’est-ce pas cela faire Eglise entre les hommes et sous le regard de Dieu ?

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 17:23

Après les propos pourtant privés de Manuel Valls en juillet dernier et ceux, plus récents de Brice Hortefeux, "révélés" en scoop par les journalistes, on peut s’inquiéter de cette tendance à voler des bribes de paroles, de plaisanteries plus ou moins foireuses dites en marchant avec un ami, d’expressions spontanées bien qu’inaudibles, de SMS, d’extraits de courriels, etc., puis de les sortir de leur contexte pour en faire des procès d’intention à l'adresse de l’opinion bcbg (bien sous toutes les coutures).

Moyennant quoi, nos hommes politiques sont désormais invités à la boucler, à tenir seulement des discours on ne peut plus officiels, à ne pas se "lâcher", à adopter la langue de bois – ce qui leur sera bien entendu reproché ultérieurement ! Et, bien entendu, sans toutefois faire de mise en scène !

L’enjeu est important lorsque l’on sait que, aujourd’hui, les services de police et d’espionnage disposent du matériel de captage à moyenne distance pouvant suivre une conversation dans un lieu privé. Or le matériel, cela se diffuse !


L’enjeu est également important puisque ce ne sont pas seulement des bloggeurs en rêvent de gloire qui veulent capter à tout prix ces bribes d’inédits, mais bel et bien des gens du métier ; dernièrement des journalistes de Public Sénat et du Monde.


Bizarrement, les bcbg, d’habitude si sourcilleux de tout risque liberticide, de la vidéo surveillance qui nous "flicquerait" sur la voie public, sont les premiers à s’engouffrer dans ce jeu malsain avec une ardeur toute militante.
Comme dirait Mitterrand : attention les chiens sont lâchés !

Pour information, ce mardi 8 septembre, la permanence du député Manuel Valls a été saccagée. Tout lien avec ses propos volés n'est bien entendu pas fondé.

Les unitariens seraient-ils donc des moralistes ? Eh Oui ! et à contre courant s’il le faut. L’audiovisuel fait partie de ces espaces où une éthique doit prévaloir ; ce n’est pas un no-man’s land social, encore moins un égout.

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