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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 04:20

Dans plusieurs pays, des présidents en exercice souhaitent prolonger leur mandat en modifiant la constitution. Ils sont évidemment bien placés pour entreprendre une telle opération. Ils organisent un référendum ou autres moyens électoraux et le tour est joué. La vanité n’a pas de frontière comme on dit et les ors du pouvoir scintillent toujours.

Le temps des présidents à vie, qui font de leur partie un appareil dominant, n’est donc pas terminé, loin de là. On parlait naguère de dictateurs en herbe (eh oui ! çà repousse !).

Manuel Zelaya, président du Honduras

Dernièrement, au Honduras, le Congrès et la Cour suprême disent non au caprice de leur président. Celui-ci persiste et signe, limoge son chef d’Etat-major qui ne veut pas marcher dans la combine et s’apprête à organiser les élections. Il est déposé à temps par l’armée et remis sain et sauf à un pays voisin - tiens, pour une fois que l'armée ne met pas un dictateur en place !  - et voilà qu’il reçoit le soutien unanime des autres chefs d’Etat du monde entier !

Moi je trouve un peu bizarre qu’on soutienne ainsi un aspirant à la présidence à vie. Où est la démocratie ? De quelle côté ? Pourquoi la digne communauté internationale n’a-t-elle rien trouvé à redire pour les présidents au Venezuela et au Niger, manipulateurs de constitution une fois arrivés au pouvoir ?

Le président exilé assure maintenant que si on le remet en selle, il ne refera plus de caprice ...

Je n’engage que moi-même en posant ces questions à contre courant. Je suis toutefois consolé de cette grande solitude en allant sur le Net et en tombant sur l’article d’Emmanuel Martin, analyste sur UnMondeLibre.org : " Coup d’État et coup d’État : Niger, Honduras, et le concept de Constitution ". Ouf, je ne suis pas seul à m’étonner ! D’autant plus que cet auteur est plus connu que moi ...


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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 04:42

Dans deux messages en date du 13 février 2008, nous étions particulièrement heureux et fiers de vous annoncer la pose d’une plaque commémorative, place du Salin, à Toulouse, à l'initiative des Libres penseurs de la ville, en hommage à Giulio Cesare Vanini, supplicié sur cette même place.

Hommage auquel avait été associés aussi d’autres précurseurs de la pensée non dogmatique : Etienne Dolet, Michel Servet et Giordano Bruno
 


à Toulouse, sur une même plaque commémorative, Giulio Cesare Vanini, Etenne Dolet, Michel Servet et Giordano Bruno", lien et
à Toulouse, hommage à Giulio Cesare Vanini (1585-1619) ", lien 

Un an après, le passant retrouve cette plaque vandalisée :
l’obscurantisme violent est de retour !

Photos de Jean-Pierre Sabatié


Suite à ce constat de Jean-Pierre Sabatié, le Service du désaffichage et enlèvement de graffitis de la Mairie de Toulouse est intervenu les 11 et 12 février dernier. Deux applications de décapant ont été nécessaires pour obtenir un résultat convenable, mais il reste des traces si bien que le Service de l'architecture a été saisi pour protéger cette plaque de tout acte malveillant (lettre de la Mairie de Toulouse en date du 5 mars 09 à J.-P. Sabatié)

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Published by Actualités unitariennes - dans les dérives sectaires
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 05:29

Que Benoît XVI lève l'excommunication de 4 évêques intégristes, cela regarde son Eglise et non les unitariens que nous sommes, mais par contre le négationnisme et l'anti-sémitisme de longue date de Mgr Williamson concernent bel et bien tout le monde.

dessin : Mgr Williamson à la recherche des chambres de gaz des nazis !

Mais au delà de la vague d'indignation interne et externe à l'Eglise catholique suscitée par la crise intégriste comme on l'appelle, celle-ci est révélatrice du mode de fonctionnement du Vatican : une vraie usine à gaz, avec un arbitraire total du pape qui confie aux uns ce qu'il cache aux autres !

Ce pape qui refuse à ses fidèles tout relativisme, tout choix personnel parmi les très nombreuses croyances imposées par le magister *, jongle en effet avec les institutions de sa propre administration. A lire absolument sur
le site du journal La Croix un article édifiant de journalistes spécialistes du Vatican : " Les grandes questions posées par la crise intégriste".

* Comme tous les mouvements religieux (sectes y comprises) qui visent une emprise sur leurs ouailles, l'Eglise catholique a multiplié à l'extrême les exigences (en matière de dogmes et de pratiques). Les mouvances libérales, par contre, rappellent seulement l'essentiel ; pour les chrétiens unitariens : louanges et culte à Dieu (seul) et référence à l'enseignement et à la personne de Jésus ; le reste est du ressort des options et des choix personnels. En cela, l'unitarisme est un minimalisme et propose seulement un accompagnement spirituel des fidèles et non leur encadrement.

Certes, chaque institution ne peut présenter une totale transparence, ne serait-ce que pour ne pas exposer son linge sale et ses contradictions internes, mais de là à jouer aux calamars à encre épaisse, il y a un pas. L'article conclut d'ailleurs sur le constat que les journalistes s'égarent dans les méandres des couloirs du Vatican et ne peuvent que présenter une image simplifiée à leurs lecteurs.

Bref, Benoît-la-Gaffe, qui se permet, lui, de jouer aux cartes de la relativité institutionnelle, a encore de beaux jours devant lui !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 03:25

Intégristes

Vous dénaturez le Verbe primordial,

Par une lecture du texte littéral,

Vous pensez que ce qui est écrit

Est véridiquement et assurément établi.

Vous vous nommez opusiens (1), lefebvristes (2),

Parfois, apocalyptiques évangélistes,

Djihadistes ardents ou salafistes,

Juifs orthodoxes ou sionistes (3).

Vous n’appliquez qu’à votre manière,

La loi la plus ancienne, la première :

La Torah, l’Evangile, la Sunna,

Détruisant l’Amour et la Tolérance

Qui leur fournit bienséance.

Votre sectarisme fondamentaliste de texte et d’esprit,

A l’ensemble de l’Humanité gravement nuit.

Vous vous révoltez contre des moulins à vent.

Nous vous nommons terroristes souvent,

Appellation méritée pour vos détournements,

Vos crimes, vos mensonges et le sang.

Je vous rappellerai Bereschit (4) :

Au commencement était la loi sacrée,

Unissant tous les hommes de toutes les contrées,

Malgré leurs différences, leurs idées.

Où allons-nous donc alors avec ce que vous dites ?

Fabrice Béguin (groupe unitarien de Paris)

NDLR

(1) membres de l’Opus Dei.

(2) fidèles de l’évêque catholique Mgr Lefèbvre qui entra en dissidence au lendemain de Vatican II en fondant la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). Le Vatican s’apprête à lever l’excommunication qu’il avait décrétée à l'encontre de cette mouvance (soit 500 prêtres aujourd'hui) en 1988 suite à la consécration illicite de 4 évêques, voir l’article du journal La Croix publié le 22-01-2009 sur son site
(3) au sens ultra nationaliste de ceux qui revendiquent un Grand Israël en se basant sur la Bible.
(4) béreshit bara Elohim (Genèse 1,1) , " Au commencement Elohim [créa le ciel et la terre …].

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Published by Fabrice Béguin - dans les dérives sectaires
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 13:17

Faut-il faire condamner la France par la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH) pour non respect des anachronismes religieux ?

 

La laïcité à la française n’est pas toujours très bien comprise par les étrangers (pays voisins et minorités ethniques et/ou religieuses). C’est souvent le clash par rapport à des anachronismes religieux portés par des religions, confessions ou mouvements. Accusation est alors portée contre la France devant les tribunaux européens pour condamner notre pays. La dernière accusation de ce genre émane d’un brave commerçant Sikh qui n’a pas voulu ôter son turban pour une photo d’identité exigée pour l’obtention d’un permis de conduire.

 

Les incidents se multiplient localement, dans la vie quotidienne :

 

- transfusion sanguine jugée médicalement urgente (pourtant refusée par des Témoins de Jéhovah),

- sapins de Noël ou autres fêtes des crèches et des écoles (jugées par les mêmes Témoins de Jéhovah comme " païens " et donc nocifs pour leurs enfants),

- viande de porc considérée comme " impurs " par juifs et musulmans (lesquels enseignent pourtant que c’est Dieu lui-même qui a créé les animaux !) et revendication de cantines sans viande de porc,

- vêtements ou objets ostentatoires d’une identité religieuse portés dans un établissement scolaire ou dans l’exercice d’une fonction publique (le turban des Sikhs, le voile musulman – et pourquoi pas la burka ! - , la kippa des juifs, etc.),

- demande de carrés musulmans dans les cimetières orientés vers La Mecque et bien à l’écart afin de ne pas se mêler aux tombes "impures" des autres croyants et celles des non-croyants,

- refus par des musulmans des consultations médicales menées par un médecin d’un autre sexe que le patient, pratique de la circoncision (sans motif médical) et de l’excision au nom de la Tradition ou du Coran (lequel pourtant n’y ait pour rien),

- etc.

Ces anachronismes religieux sont manifestement en confit de civilisation avec nos sociétés occidentales ? Elles sont fondées sur des logiques internes à partir d’écrits considérés comme révélées – donc absolues - ou bien comme des prescriptions de toute première importance sans cesse rappelés par les clergés. Les enfreindre c’est péché et donc aller tout droit dans la marmite bouillante de l’Enfer. Ils ne sont pas négociables, Dieu étant au dessus des lois humaines et de nos institutions.

 

Que faut-il faire ?

 

Accepter les communautarismes (que chaque communauté s’organise à sa guise, y compris au niveau juridique comme l’organisation des mariages, le règlement des conflits familiaux, etc.) , ce qui permet la paix sociale et, éventuellement, l’apport de voix le jour des élections ?

 

Mettre en pratique ce que les Canadiens (surtout anglophones car les Québécois entendent défendre leur identité historique) appellent joliment des " accommodements raisonnables ", à savoir inviter les populations à accueillir les immigrés en adoptant les institutions du pays aux mœurs des arrivants afin qu'is se sentent comme chez eux et de les aider à mieux s'intégrer.

 

C’est vrai que, chaque fois que cela est possible, il convient d’éviter les clashs.

- Lorsque les recherches en cours sur le sang artificiel auront abouti, les chirurgiens de nos hôpitaux pourront répondre positivement aux exigences des Témoins de Jéhovah,

- la charcuterie à base de volailles est maintenant entrée dans nos mœurs culinaires,

- les objecteurs de conscience bénéficient d’un statut qui leur évite l’emprisonnement,

- un secteur privé confessionnel travaille dans de bonnes conditions sous contrat avec l’Etat,

- etc.

 

Certaines choses peuvent être effectivement négociées … mais d’autres non car elles touchent aux valeurs même de la laïcité.

 

Disons d'abord que le secteur privé peut absorber une bonne partie des exigences particulières de la part de certains acteurs religieux. C’est effectivement plus cher que les services publiques, mais ce qui paraît un absolu pour les uns est aux yeux des autres pur caprice irrationnel basé sur des superstitions.

 

Mais voilà, certains considèrent que, en France et autres pays, le secteur public doit tout faire pour répondre à toutes les situations, et encore au moindre prix avec remboursement à la clef par une Sécurité sociale transformée ainsi en vache à lait. Ils se mettent à crier à la discrimination si on leur conseille de s’adresser au secteur privé.

 

Or le laxisme non seulement ne fait que reporter le problème, mais en plus ouvre des brèches dans lesquels s’engouffrent immédiatement les demandeurs … pour exiger toujours plus. Pour les islamistes (fort heureusement une très faible minorité en France, surtout à ne pas confondre avec les autres musulmans), c’est ni plus ni moins la charia. Ils ont fait du voile porté à l’école par les jeunes musulmanes, un étendard de combat et une visualisation de leur influence (ce qui n’a rien à voir avec le voile porté d’une façon culturelle ou par conviction personnelle).

 

Dieu merci, les institutions européennes commencent à comprendre la chanson et ne se laissent plus faire (1). Notre Sikh devra donc enlever son turban, le temps d’une pose photographique, s’il veut obtenir son permis de conduire français. Il en avait été de même pour l'un de ses coreligionnaires : un Britannique à qui on avait demandé, à l’aéroport de Strasbourg en 2003, de bien vouloir ôter son turban avant l’embarquement – par mesure de sécurité. La digne Cour européenne des Droits de l'Homme CEDH (deux ans après ! eh oui, la procédure est longue) avait jugé la requête irrecevable en estimant en janvier 2005 que cette mesure répondait à des motifs de sécurité qui justifiaient une "ingérence" dans le droit à la liberté de religion.

 

Ce 27 novembre 2008, la même Cour a maintenu son analyse : obliger un musulman pratiquant à présenter une "tête nue" sur les photos d'identité à des fins de délivrance de diplôme universitaire ou de retirer un voile ou un turban lors d'un contrôle de sécurité notamment dans une enceinte consulaire "ne constituent pas une atteinte" à l'exercice de la liberté de religion. Ouf pour Dame Laïcité !

 

Le problème n’est pas nouveau : au XVIIème siècle, les quakers défrayèrent la chronique car il refusaient d’enlever leur couvre-chef (= chapeau) devant les autorités civiles et religieuses de l’époque, soit disant que seul Dieu à le droit de recevoir la révérence.

 

Ceci dit, qu’on le sache quand même, en France, toute personne peut déambuler dans les rues de nos villes et les chemins de nos campagnes en portant l’accoutrement vestimentaire qu’il souhaite (hormis les atteintes à la pudeur), de fréquenter les lieux de cultes et les magasins casher ou autres de son choix.

 

Vous ne pouvez toutefois pas vous promener hors de vos espaces privés dans la tenue ci-contre. Vous seriez accusée - non pas de porter la burqa (sauf à l'école !) - mais d'atteinte à la pudeur ! Bref, mettez plutôt une mini-jupe ou un mini short qui, eux, sont admis ...

 

Toute chasse aux sorcières, toute attaque de personnes affichant son identité religieuse, ou encore tout vandalisme de lieux de culte soulève d’emblée l'indignation des populations locales, croyants et non croyants confondus, la ferme réprobation des pouvoirs publiques et l’ouverture immédiate de poursuites judiciaires.

 

Beaucoup de pays ne pourraient pas en dire autant ; comme quoi notre laïcité n’a de leçon à recevoir de personne.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 09:38

Naguère, on nous gavait de symboles religieux à tous les coins de rue (1), et maintenant c’est la pub commerciale ! La notion de pollution du paysage fait son chemin et la pub est désormais interdite en certains lieux. Vaste opération de nettoyage car il y a vraiment à faire.

(1) Nos voisins espagnols – avec un temps de retard sur la France – sont en train de demander, auprès de leurs tribunaux de justice, que les crucifix soient (enfin) retirés des écoles publiques. Voir l’article publié par le journal La Croix 

 

Trop de papiers commerciaux qui nécessitent l’abattage de forêts, trop de pub agressives qui choquent les mœurs – parce qu’elles sont sexistes, machistes (par exemple cette affiche de Dolce & Cabbana qui a été interdite en Italie et en Espagne car elle mimait un viol collectif), volontairement ambiguës (comme l’utilisation de jeunes adolescentes dont l’âge est tout juste au-dessus de l’âge légal pour présenter petits soutiens gorge et petites culottes sexy), choquantes pour nombre de nos minorités culturelles et/ou religieuses (à qui on reproche pourtant leur non intégration à notre modernité !).

 

 

On critique les sectes – et à juste raison – pour leurs pratiques manipulatrices et enfermantes, mais ce sont des enfants de chœur par rapport aux publicitaires qui pratiquent le mensonge, le matraquage, la séduction, l’omniprésence (Dieu est lui-même dépassé dans ce sport !), l’achat de complices grâce à leur énorme fric, la diffusion de produits toxiques (tabac, alcools, boissons énergisantes, etc.), etc.  Les jeunes loups de la publicité, pleins d'imagination et d'ambition, s'en donnent à coeur joie : ils ont carte blanche et ne sont guère stoppés dans leurs élans par les instances (plutôt  "molles") chargées de contrôler leur secteur d'activité.

 

Cette publicité est liée au gros capitalisme : adieu aux petites marques qui n’ont pas de budget suffisant pour financer des campagnes, et adieu donc aux petites entreprises ; c’est tout un tissu d’entreprises indépendantes qui fout le camps. Bien entendu, ces frais de pub se répercutent sur les prix et, en définitive, c’est le client qui paient. Par contre, il y a peu d’espaces où les producteurs peuvent présenter leurs nouveaux produits en toute objectivité et avec l’avis de spécialistes indépendants.

 

Pour quelques affiches bien faites, esthétiques, pertinentes, humoristiques ; nous subissons une invasion d’images, de formules, de clignotants, de propositions plus que douteuses, etc.

 

Paradoxalement, au sein de la Gauche française, qui se veut pourtant contre le libéralisme économique, nul n’élève la voix pour dénoncer un tel système pourtant bel et bien lié au grand capitalisme. La pub commerciale est entrée dans notre paysage audiovisuel. Même la " Nouvelle Gauche anti-capitalise " ne dit rien sur le sujet. Tout au contraire, " on " se montre plus disert sur le projet de suppression de la pub sur les chaînes publiques de télévision et on s’y oppose avec l’énergie du désespoir (au nom de la liberté de penser et de s’exprimer ?). Eh oui, la pub commerciale, çà apporte du fric à certains endroits ... même si cela participe à la hausse du prix des produits que les braves consommateurs subissent.

 

 dessin de Yann Le Breton, yann_LeBreton_pub

 

Devons nous être ainsi esclaves d’un bourrage de crâne à tous les coins de rue et à notre domicile sur notre petite lucarne. On nous dit que les gens (même nos enfants) sont habitués, qu’ils n’y prêtent plus attention (mais alors pourquoi donc la pub si elle n’était pas d’une efficacité redoutable ?), que cela ajoute de la couleur, que c’est rigolo, etc. Dans ce bourrage de crâne notre capitalisme moderne fait assurément beaucoup mieux que les religions d’antan.

 

 dessin de Mix

C’est pas que les unitariens veuillent contredire en tout point leurs braves compatriotes, c'est pas qu'ils soient des anars, mais ils tiennent à leur liberté de penser et n’adhèrent pas aux dogmes, y compris à ceux d’aujourd’hui, sociétaux, qu’on nous présente comme admis, évidents, entrés dans nos mœurs, bcbg, politiquement correct, religieusement permis, etc.

 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 10:15

Il est de bon ton en ces jours de crier haro sur le Parti socialiste. Or ce qui s’y passe serait-il réservé à nos seuls amis socialistes français, ou bien n’y a-t-il pas là, tout haut, médiatisé à l’extrême, ce qui se passe – tout bas – dans bien d’autres appareils, jusqu’à nos plus petites associations loi 1901 ?

 

Il est en effet bien facile de crier à la guerre des chefs dès qu’une tension apparaît et qu’elle est portée par des leaders qui s’opposent sur un ou plusieurs points. A défaut de programme proprement dit (que faire par exemple en ces temps de crise financière et économique ?), les débats du congrès de Reims ont porté, quand même, sur de réels enjeux : quid des alliances électorales qui seront nécessaires – au plus tard entre les deux tours de la prochaine élection électorale (François Bayrou ou Olivier Besancenot ?) ; comment désigner un meneur de parti politique (par conciliabules de couloir, au sein d’une commission de la dernière chance ou bien par recours au suffrage universel des encartés ?) ; ou bien encore, quel style de personnalité faut-il pour porter haut les couleurs du parti aux prochaines élections présidentielles (Ségolène Royal, Martine Aubry et Bertrand Delanoë ont des personnalités et des styles bien distinctes).

 

Ce dessin de Moix " Ô vallée de larmes ",  vu sur   http://moix.over-blog.org , est reproduit ici avec l’autorisation aimable de son auteur (la reproduction des dessins de cet auteur est soumise à autorisation, écrire pour cela à : moixdessins@yahoo.fr ).

 

Or que se passe-t-il dans nos conseils municipaux, dans nos conseils presbytéraux (pour les Eglises qui en ont comme l’Eglise réformée de France), dans nos associations de quartier, dans les syndicats de copropriété, partout où s’agite des militants ?

 

Combien fréquents sont les autoritaires, les avides de la moindre parcelle de pouvoir, ceux à qui une fonction de premier plan monte très vite à la tête, les rigides, les agressifs, les grincheux, les frileux, etc. Bien souvent, ils paralysent les associations, les détournent à leur profit, ferment les portes.

 

Pire, combien de raisonnements militants sont répétitifs, circulaires, déconnectés des réalités, incantatoires, purement idéologiques, utilisant des concepts de prêts à porter, sans nuance, de type binaire (la Droite et la Gauche, le Capitalisme et le Socialisme, le Gouvernement et l’Opposition, la Réaction et les " forces du progrès ", les croyants et les athées, Dieu et Satan, les Blancs et les Noirs, les Français – de souche – et les immigrés, etc.), amalgamant les personnes dans des catégories toute faites comme si elles étaient homogènes (les " socialistes ", les " juifs ", les " chrétiens " - et mieux la morale " judéo-chrétienne " si chère à certains philosophes -, les " musulmans ", les " Arabes ", etc. … et parfois les Juifs sont systématiquement amalgamés aux financiers, les Arabes à la violence, les homosexuels à la pédophilie, les croyants à la superstition, etc.

 

Ceux qui transgressent ces catégories sont des " apostats " ou des " hérétiques " en religion, des "naïfs qui se laissent manipuler" ou des " traîtres " en politique (bien que nous ne soyons pas en tant de guerre !).

 

Or nos associations locales et nos institutions de base ne devraient-elles pas être des lieux d’éducation à la démocratie : savoir s’exprimer, expliquer les questions, écouter les autres et tenir compte de leurs avis, rechercher un dénominateur commun, ce qu’il est possible de faire ensemble – ou encore une synthèse qui ajoute un plus aux apports des uns et des autres, aller de l’avant en respectant le rythme des autres, permettre aux minorités de s’exprimer, de ne pas être étouffées par une majorité " qui a le pouvoir " et qui monopolise tout, diversifier les lieux d’action afin que tous ceux qui veulent faire quelque chose puisse montrer leur capacité (les pouvoirs publics, mais aussi des associations gestionnaires du secteur social, des entreprises privées, etc.), ne pas faire de procès d’intention, ne pas condamner les autres lorsque ce qu’ils disent ne convient pas à ce que l’on pense, etc.

 

Oui, la démocratie, c’est d’abord de la morale citoyenne. La IIIème République l’avait fort bien comprise qui parlait sans fard de civisme et de vertue.

 

Il paraît qu’aujourd’hui, on préfère une formation dite " professionnelle " au civisme comme si les dites professions pouvaient se dispenser d'une dimension éthique et civique. On a eu ce que l’on a récolté dans notre système scolaire : des capitaines d’entreprise réputés " efficaces ", des financiers " dynamiques ", des commerciaux " agressifs ", des syndicats " musclés ", des partis politique " d’Opposition " qui pratiquent allègrement la démagogie pour mobiliser leurs troupes et maintenir le tonus, etc.

 

Comme qui dirait l’autre, c’est une culture qui fout le camps ! Mais ne nous couine-t-on pas aux oreilles que nous sommes désormais dans une société diversifiée où chacun vaque à ses tâches et vise ses petits intérêts personnels, que la vie publique ce sont des rapport de forces (eh oui tant pas aux naïfs !) : les sociologues appellent cela l’anomie et tire la sonnette d’alarme. Assurément, elle menace nos sociétés dites modernes.

 

Mettre à feu et à sang son parti, son Eglise ou son association, le traîner devant les tribunaux, se jeter lors d’un dépouillement de vote sur les premiers résultats connus avant que l’issue ne soit officialisée après vérification minutieuse des bulletins, manipuler commissions, AG et Congrès, poser des ultimatums aux autres, virer de position à angle droit au dernier moment, voilà effectivement des méthodes qui relèvent plus de la stratégie purement militaire que du compagnonnage au sein d’une même famille idéologique. Avec ces méthodes, on gagne à coup sûr … mais après ? Bonjour les dégâts !

 

Dans la même optique que cet article, lire l’analyse de Michel Benoît comparant fort judicieusement le PS et le Vatican ! " Socialistes français : la tentation du Vatican ? ", du lundi 24 novembre 08,  http://michelbenoit17.over-blog.com/article-25103861.html

 

 

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 12:39


Dans le cadre d'une prévention contre les dérives sectaires et/ou thérapeutiques holistiques, le Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu (GEMPPI), basé à Marseille *, a établi cette charte visant à conseiller le public et à contribuer à assainir un milieu où des charlatants s'en donnent à coeur joie et s'enrichissent sur le dos de leurs clients.

* BP 30095, 13192 Marseille cedex 20, tél. 04 91 08 72 22, courriel : gemppi@wanadoo.fr 
sites : www.gemppi.org et http://www.ifrance.com/sectes-info-gemppi/

PREAMBULE

Cette charte a été élaborée par le GEMPPI et a fait l’objet de réflexions publiques pour la première fois le 04/10/08 lors du colloque  " Comment éviter les dérives sectaires dans les pratiques de santé non " reconnues " et de bien-être ? " à l’Espace Ethique Méditerranéen, Hôpital adultes de La Timone, Marseille.  Elle s’inscrit dans l’esprit du respect d’autrui et de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen.

Le GEMPPI en est seul détenteur. La personne physique ou morale signant cette charte s’engage sur son honneur à y adhérer et à en mettre en pratique tous ses articles ainsi que son préambule. Elle adhère aussi aux buts du GEMPPI. Le non-respect de cette charte l’exclut automatiquement de cet engagement et du registre des inscrits. Si l’un de ces derniers venait à ne plus agréer cette charte, il devrait signaler au GEMPPI et au plus vite, son désir de ne plus être considéré comme signataire. C’est le signataire de cette charte qui définit lui-même s’il correspond au profil de praticien ou d’acteur du corps et de l’esprit.

Cette charte n'est pas une homologation du GEMPPI des techniques ou pratiques qui seront représentées, ni même un certificat de garantie ou de qualité du praticien, c’est seulement l’expression  par sa signature qu’il agréé les buts du GEMPPI, qu’il est d’accord avec cette charte et qu’il s’engage à l’appliquer. Le praticien désirant signer cette charte doit au préalable envoyer son CV (formations, Etc.) et une présentation de ses pratiques, de ses outils de praticien ou d’acteur du corps et de l’esprit et orientations idéologiques impliquées.

Lorsqu’il opère des changements dans ses pratiques et orientations, il doit en informer le GEMPPI. Tout signataire de cette charte attend une année de probation avant de pouvoir figurer dans ce registre après accord du GEMPPI. Le GEMPPI se réserve le droit d’accepter ou de refuser tout signataire et de radier tout signataire de cette charte, notamment dans le cas où un signataire utiliserait une technique ou une pratique mal connue ou inconnue du GEMPPI, selon le principe de précaution. Tout signataire renonce à toute indemnisation ou dédommagement s’il est radié de ce registre.


Le signataire s’engage à respecter le préambule et les articles suivants


1) Il s’efforce de ne pas nuire
aux personnes le sollicitant ou lui demandant des prestations, notamment en refusant de profiter de l’ascendant lié à son rôle, toute relation de pouvoir et d’aliénation à sa personne, ses concepts ou sa pratique. Il est prêt à faire son possible pour résoudre les problèmes éventuels pour lesquels le GEMPPI aurait été saisi concernant sa pratique.

2) Il a une pratique respectant les principes de laïcité
et du respect de la personne humaine notamment en s’abstenant d’orienter ses clients ou usagers vers quelques croyances ou religions que ce soient. Son activité de praticien ou d’acteur du corps et de l’esprit est indépendante de toute appartenance  à des groupes désignés comme secte dans les rapports parlementaires français " Les sectes en France " (1995), " L’argent des sectes " (1999) et " L’enfance volée " (2006) ou nommés comme tels dans les rapports de la MILS ou de la MIVILUDES.

3) Il exclut de sa démarche de praticien ou d’acteur du corps et de l’esprit, tout dogmatisme et exclusivisme
ainsi que toute annonce publicitaire exagérée, surévaluée, trompeuse, en particulier au regard des données scientifiques acquises (le GEMPPI pourra, le cas échéant, en juger en s’en remettant à des intervenants plus compétents dans ce domaine), et s'engage à une prudente humilité la concernant. Il considère que sa pratique ou sa technique ou le concept qu’il met en application, en particulier lorsqu’il n’est pas validé scientifiquement, n’est pas un remède à tout ou extraordinaire, il ne prétend pas qu’il permette de répondre à des problèmes ou questions précises auxquels la science, dont la médecine, ne peut encore répondre. Il s’engage à informer honnêtement son usager sur sa pratique et sans amoindrir d’aucune façon son esprit critique.

4) Il ne se substitue en rien à la médecine
et ne tient pas de discours incitant directement ou indirectement à la rejeter ou la discréditer. Il ne se substitue pas dans sa pratique aux différentes professions de santé reconnues. Il ne fait rien qui pourrait faire perdre des chances de soins appropriés ou de guérison à des personnes atteintes de pathologies. S’il soupçonne une pathologie chez son usager, il se fait un devoir de l’inciter à consulter un médecin. Il ne fait rien qui puisse être assimilé à du charlatanisme, de l’exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie. Il n’incite pas à la prise de substances illicites ou dommageables pour ses usagers.

5) Il s’engage au respect du secret et de l’intimité de ses usagers

6) S’il adhère à une autre charte (ou règle déontologique) ou il doit la respecter,
mais si elle est contradictoire à cette charte des Praticiens et acteurs du corps et de l’esprit, il ne peut être signataire de cette dernière.

7) Il s’engage à mentionner sur les documents publics d’information
(site Internet, plaquettes de présentation de son activité ou de son association) de sa pratique la formule " Signataire de la Charte des praticiens et acteurs du corps et de l’esprit du GEMPPI  - Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu agissant pour la protection des citoyens contre les dérives sectaires et thérapeutiques holistiques. Tél. 04 91 08 72 22. www.gemppi.org - Courriel : gemppi@wanadoo.fr - Cette charte n'est pas une homologation du GEMPPI des techniques ou pratiques du signataire, ni même un certificat de garantie ou de qualité du praticien, c’est seulement l’expression  par sa signature qu’il agréé les buts du GEMPPI, qu’il est d’accord avec cette charte et qu’il s’engage à l’appliquer" et de l’afficher aussi, bien en évidence, et en gros caractères, sur le lieu de sa pratique, avec au moins le texte des 8 premiers articles de cette charte et avec la fiche permettant aux usagers de détecter une possible dérive sectaire ou thérapeutique, dont le texte est fourni par le GEMPPI.

8) Il accepte que toute fausse déclaration ou omission de sa part
concernant certains aspects de sa pratique et de ses orientations et qui seraient incompatibles avec les statuts du GEMPPI et cette charte et leur esprit l’excluraient automatiquement de la liste des signataires.

9) Il souscrit une cotisation "sympathisant"
auprès du GEMPPI, chaque année, en début d’année, au plus tard le 31 janvier (sauf pour une première inscription, à une date ultérieure) (soit 3 euros à la date du 1er janvier 2008). Le GEMPPI n’est pas tenu d’envoyer systématiquement des rappels de cotisation du fait que cette dernière arrive à échéance à période fixe. Cette cotisation, aide à la tenue de ce registre et exprime l’accord du cotisant avec les buts du GEMPPI* et son désir d’être inscrit dans le registre des signataires de la Charte des praticiens et acteurs du corps et de l’esprit. Le non-renouvellement de sa cotisation (dès le 1er février) signifie ipso facto, son désir de ne plus souscrire à cette charte et provoque sa radiation automatique et le renouvellement de sa cotisation signifie son désir de maintenir son adhésion à cette charte. Si des modifications étaient apportées à cette charte, le GEMPPI en informerait les signataires. Si ces modifications ne convenaient pas aux signataires, ils devraient demander sans attendre à être radiés du registre.

10) Il accepte que le GEMPPI communique ses coordonnées publiques sans lui demander
, ou que le GEMPPI ne les communique pas, sans qu’il ait à s’en expliquer, à des personnes qui en ont besoin ou qui lui en font la demande. Par contre le GEMPPI ne diffuse pas la liste des praticiens et acteurs de ce registre. Le GEMPPI diffusera cependant, par sélection, une liste de techniques et spécialités des praticiens et acteurs du corps et de l’esprit mises en œuvre par les signataires de ce registre, accompagnée éventuellement d’un bref descriptif.

11) Si sa pratique s’exerce par le biais d’une association ou d’un autre organisme
(Ordre, syndicat, fédération…), ou s'il est personne morale, il doit en communiquer au GEMPPI tous les documents utiles permettant de constater sa conformité à cette charte, sa transparence et la rectitude de son fonctionnement et s’assurer que ses membres respectent cette charte ou y souscrivent.
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 07:15

Ce n’est pas parce qu’un mouvement est contestable sur certains points qu’il faut être injuste et malhonnête vis-à-vis de lui. Nous avons ici dénoncé des pratiques comme celles de la Scientologie et nul ne peut nous accuser de complaisance. La mouvance unitarienne qui est la nôtre sait parfaitement faire la différence entre la tolérance (qui exige d’être bien informé) et le laxisme (qui est un manque de rigueur intellectuelle, un relativisme culturel béât et assurément une lâcheté).

Plutôt rationalistes, volontiers progressistes, tenant compte des progrès scientifiques, nous n’apprécions pas du tout les archaïsmes religieux véhiculés par les mouvements religieux conservateurs et piétistes. Nonobstant, nous devons faire attention à ne pas devenir à notre tour injustes et sectaires.

Mouvement religieusement rigoriste et moralement conservateur, les témoins de Jéhovah sont critiqués sur bien des points de leur doctrine et de leur mode de fonctionnement, mais de là à les accuser globalement de pédophilie, il y a un pas à ne pas franchir ! Or, un ancien témoin de Jéhovah américain, William Bowen, en tournée en France jusqu'au 3 octobre, fondateur de l'association Silent Lambs (Les agneaux silencieux), affirme ni plus ni moins qu'"un tiers des enfants" vivant dans des familles de Témoins de Jéhovah "sont ou risquent d'être sexuellement abusés".

Certes toutes les institutions confrontées à des actes pédophiles ont eu tendance à laver le linge sale en famille, que ce soit l’Eglise catholique ou l’Education nationale en France. Mais depuis quelques années, les responsables ont tous pris conscience de la gravité de tels actes et conseillent le recours à la Justice. Il en est ainsi pour les témoins de Jéhovah, ni plus ni moins pédophiles que les autres, ni plus ni moins conscients de cette question que les autres. Depuis plusieurs années, le bureau des affaires religieuses de la Fédération chrétienne des Témoins de Jéhovah en France donne des instructions pour que soit obligatoirement signalé tout fait connu d'abus sexuel.

De même, que le fisc français veuille imposer les offrandes faites par les fidèles, cela paraît ubuesque. Les catholiques et les protestants accepteraient-ils un prélèvement sur les quêtes qu’ils font ? Que nous sachions, les témoins de Jéhovah mènent une existence sobre et modeste conformément à leur tradition puritaine ; le luxe et les mondanités ne sont pas leur affaire. On est loin de la Scientologie avec ses stars ! Sachons leur reconnaître du moins les qualités morales qu’ils pratiquent.

De même, faut-il leur interdire la construction de lieux de culte ? Le débat est vif, comme par exemple près d’Epinal. Voir l’article du Monde sur ce sujet en date du 2 octobre 2008
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/02/les-temoins-de-jehovah-dans-la-rue-pour-se-defendre-d-accusations-de-pedophilie_1102490_3224.html

à Deyvillier, près d'Epinal, une association locale se mobilise pour empêcher la construction d'un lieu de culte de 1 600 places au service des témoins de Jéohvah de la région Nord-Est.

De même, faut-il rejeter quelqu’un sous le prétexte qu’il est témoin de Jéhovah comme naguère on écartait les pestiférés ? Les anti-sectaires ont le mérite d’interpeller les pratiques de certains mouvements, mais ils tombent parfois dans des attitudes elles mêmes sectaires. C’est Jésus qui parlait de la poutre que nous avons dans l’œil alors que notre bouche dénonce la paille dans les yeux des autres ...

Les unitariens n’ont pas de contact avec le mouvement des Témoins de Jéhovah en tant que tel, les styles n’étant pas les mêmes ! mais cela n’interdit pas d’en avoir si l’occasion se présentait et cela n’empêche pas, d’ores et déjà, d’avoir des relations avec des personnes de cette mouvance, entre autres intéressées par Michel Servet et l’anti-trinitarisme du XVIème siècle (puisque leur mouvement conteste lui aussi le dogme de la Trinité).

Oui, soyons critiques, mais ne soyons pas bêtes et méchants !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 18:55

le Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu (GEMPPI) se propose l'étude des nouvelles croyances, des thérapeutiques holistiques, documentation, aide information et prévention contre les dérives sectaires.

Il est basé à Marseille : GEMPPI BP 30095 - 13192 Marseille Cedex 20 Tél. / Fax : 04 91 08 72 22 - 06 76 01 94 95,
gemppi@wanadoo.fr, http://www.gemppi.org. Permanence d’accueil tous les mardis de 18 à 19 h à La Cité des Associations 93, La Canebière 13001 Marseille (Sauf jours fériés et juillet/août : sur rendez-vous)

et a un contact dans le Var : GEMPPI VAR, 06 09 06 69 67
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