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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 16:30
Les mots seraient-ils comme de l’eau qui sert à noyer le poisson, à diluer les réalités dans un tout fluide ? où tout est relatif ? au même niveau ? finalement sans différence, sans relief ?


Certains font l’amalgame entre minorités religieuses et sectes. Une secte serait tout bonnement un mouvement religieux en émergence, encore mal connu, rejeté simplement par malentendu et ignorance, certainement par erreur, parce qu’il serait encore exotique, nouveau sur le marché des spiritualités et des religions, bref un Petit Poucet. Or, nous (les unitariens) qui le sommes, nous pouvons témoigner ici que nous n’avons jamais reçu ni le soupçon ni l’accusation d’être une secte ! Il en est de même des Quakers, des Salutistes, des Baha’ïs, etc.


On nous dit que la secte serait radicale par rapport aux Eglises ronronnantes. Les unitariens sont aussi des radicaux : nous revendiquons haut et fort notre anti-trinitarisme, notre rejet des dogmes religieux et des soit disantes vérités absolues. Les Quakers, quant à eux, ont, en leur temps, défrayés la chronique en refusant d’enlever leur couvre-chef devant les autorités humaines et dans les lieux de culte ; avec les anabaptistes, ils ont été les premiers objecteurs de conscience pacifistes.


Les sociologues nous expliquent doctement que "la secte", au départ radicale et séparatiste, teigneuse, arrondit progressivement ses angles, ses aspérités et, en définitive, négocie son acceptation au sein de la société civile qu’elle vilipendait pourtant à ses débuts (thèse du sociologue allemand Max Weber, 1864-1920 ). Beau scénario. Mais nous les unitariens nous n’avons rien du tout arrondi ! 


En fait le modèle, pour cette école sociologique, est celui du christianisme devenu constantinien – mais ce n’est nullement un arrondissement d’angle qu’il y eut mais plutôt un virage à 180 degrés où les chrétiens se sont retrouvés dépositaires du pouvoir séculier, chassant les " païens " des hautes sphères administratives et politiques, vidant les lieux de culte de ces derniers de leur mobilier et de leurs fidèles, monopolisant à leur profit le pouvoir décisionnel et les honneurs. 


Et puis, comment expliquer, avec cette théorie, que des mouvements religieux se radicalisent encore plus ? Par exemple en ce moment certains fondamentalismes évangéliques et islamiques.


Alors, la liste des mouvements religieux estimées comme " sectes " par les Renseignements généraux et consignés en 1995 dans un rapport parlementaire auraient-ils été identifiés par simple hasard ? épinglés par erreur ? par censure injustifiée ? par entorse à la sacro-sainte la liberté de penser ?

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 15:37
Le Groupe d’étude des mouvements de pensée en vue de la protection de l’individu (GEMPPI) a été fondé en 1998. Association loi 1901, Il bénéficie du soutien du Conseil Général des Bouches du Rhône et de la Ville de Marseille. Il est associé au Centre de documentation et d’action contre les manipulations mentales (CCMM), 3 rue Lespagnol 75020 Paris. Il est aussi membre de la Fédération européenne des centres de recherche et d’information sur le sectarisme (FECRIS) 


Son fondateur et animateur est Didier Pachoud.renard-et-corbeau-copie-1.jpg


Adresse
 : GEMPPI BP 30095, 13192 Marseille cedex 20, 
tel/fax : 04 91 08 72 22 et 06 76 01 94 95
gemppi@wanadoo.fr, 
http://www.ifrance.com/sectes-info-gemppi/


Une permanence d'accueil est organisée à la Cité des associations de Marseille, 93, La Canebière 13001 Marseille, 
tous les mardis de 18 à 19h (sauf les jours fériés) avec certains jours un psy ou un avocat. 
Et sur rendez-vous. 

E
n juillet- août : uniquement sur rendez-vous 


pour information et aide aux victimes des dérives sectaires


Eh oui ! tous les acteurs religieux ou parlant de spiritualité ne sont pas forcément des anges !

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 13:53

T-moins-de-J-hovah.jpgCroix--croissant-et-cristal-rouges.jpeg


Biblicistes convaincus, les témoins de Jéhovah sont très attachés à la prescription comme quoi le sang appartient à Dieu et à Dieu seul. Conscients que cela constitue un hiatus très sérieux dans leur rapport avec la médecine moderne, laquelle préconise la transfusion sanguine dans de nombreux cas, les T de J encouragent les recherches scientifiques de haut niveau afin de trouver des substituts au sang.

Dans le cas ci-dessous, c’est l’utilisation de l’EPO qui s’est avérée opportune et a pu éviter une transfusion sanguine.

Nous ne pouvons qu’espérer que les archaïsmes religieux puissent être ainsi contournés à défaut d’être dépassés, voire techniquement solutionnés, chaque fois que cela est possible. Le chemin est parfois bien long, mais souhaitable !

L’information suivante nous a été envoyée par Fabien Girard le 22 février.


Un fait médical important, survenu à l’hôpital de Purpan à Toulouse, a été rapporté lors d'une assemblée à Marseille par M. Baudril, responsable du Comité de Liaison Hospitalier (CLH), un service mis en place par le siège des Témoins de Jéhovah de France.


Margo, bébé prématuré, née à 30 semaines de gestation, et ne pesant qu'1kg 200, avec un taux d'hémoglobine trop bas ; les médecins préconisent alors la transfusion du sang. Les parents, Témoins de Jéhovah, font appel au CLH, le processus est mis en route, fax envoyé et l'on propose aux médecins s'ils accepteraient d'administrer l'Erythropoïétine (EPO, hormone de synthèse qui stimule la production de globules rouges) pendant 3 jours, les médecins acceptent, le siège des Témoins de Jéhovah fournit le produit. Après trois jours, le taux d'hémoglobine s'est stabilisé, on propose un 4éme jour d'administration et, là, le taux remonte. Le traitement est approuvé et mis en route, Margo, qu'on appelle maintenant "La battante" est sauvée. 


C'est une première, les médecins veulent l'essayer sur d'autres prématurés ; ils obtiennent les même résultats ; le traitement est alors établi sur tous les prématurés du service de Pédiatrie de l'hôpital de Purpan à Toulouse. Suite à cet événement cette thérapie à été établie dans tous les services des prématurés de tous les Hôpitaux de France.

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 05:24
mitterand.jpgRama-Yade.jpg


Les " chiens ". François Mitterrand avait ainsi désigné les journalistes qui s’étaient acharnés contre son Premier ministre dans le cadre de ce qui était présenté alors comme " une affaire " et qui l'avaient acculé au suicide. Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, vient à son tour de désigner de " charognards " les journalistes qui ont diffusé un SMS soit disant envoyé par le président Sarkozy à son ex femme.


C’est bien sûr le tollé chaque fois qu’on ose toucher à la vaillante profession des journalistes. Mais celle-ci serait-elle donc au-dessus de toute critique et de toute les lois ?


Naguère, c’était les hommes politiques, les ecclésiastiques, les policiers, les militaires, les notables, etc. Depuis 68, ceux-ci se font plutôt modestes dans leur expression publique, par contre la relève est joyeusement assurée par d’autres : certains journalistes qui veulent faire l’opinion, des juges qui décident des nouvelles bonnes mœurs que les Français doivent adopter, des avocats qui sont sans cesse appelés à la Une pour déclamer l'angélisme de leur clients, etc.


Mieux, ou pire, les journalistes en question jouent les offusqués avec des arguments dignes de Courteline : ce n’est pas bien qu’un président ose porter plainte car " les présidents précédents ne l’avaient pas fait ", etc.  Et si c'était une autre personne ? Mais aucune interrogation professionnelle sur l’existence réelle du SMS, sur le droit de publier (s’il existe) un message strictement de la sphère intime ...


Dans un communiqué, l'association Reporters sans frontières (RSF) s'inquiète tout simplement de la nature des poursuites engagées par le président.

"Nous regrettons que Nicolas Sarkozy ait choisi la voie la plus dure pour attaquer en justice le site du Nouvel Observateur. Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée", note RSF.

"Le chef d'accusation de 'faux et usage de faux' retenu par son avocat prévoit une peine d'emprisonnement. Même si nous faisons confiance à la justice pour faire preuve d'équité, cette manière de procéder suscite notre inquiétude. En plus, engager une poursuite au pénal permet de faire convoquer le journaliste incriminé devant la justice et éventuellement de lui demander de révéler ses sources. Ce qui n'est pas le cas dans le cadre d'une affaire civile", ajoute l'organisation.


On ne peut faire plus dans le corporatisme d’une profession !


Et puis, de la part du Nouvel Observateur, grand hebdomadaire de la Gauche française, quelle peopolarisation ! quelle descente dans le marécage des rumeurs ! quelle chute de l’ange au niveau du trottoir ! Tout cela parce qu'on a été mécontent du verdict des urnes et qu'on continue à faire campagne contre ... 

Dommage, car, lors des élections présidentielles, les Français, dans l'ensemble,  avaient su garder retenue vis-à-vis de la vie privée de leurs candidats, dont deux connaissaient des difficultés à ce niveau.



Nouveaux justiciers qui croient avoir raison dès lors qu’ils s’attaquent aux pouvoirs politiques. L'arrogance déclarée vertue, la subjectivité partisane encouragée même si c'est pour cracher sur les autres. Opposants auréolés tout simplement parce qu’ils se disent contestataires. Démagogues qui pratiquent le lynchage médiatique pour se faire connaître, valoir, gagner de l’audimat. L'absence totale d’esprit critique vis-à-vis de soi même puisque la critique est précisément entièrement tournée vers l’autre à abattre. Nouveaux maîtres de l'opinion publique, de la rue, des caniveaux, des égoûts. Nouveaux pharisiens des temps modernes qui ne doutiez de rien, que faites vous de la poutre que vous avez dans l’œil ? 

Plus (+) de morale, plus de modestie, plus d’humilité, plus de charité, plus d’amour des autres et des " ennemis " ne feraient certainement pas de mal à notre démocratie " à la française ". Ce sont là, comme on dit, des valeurs " chrétiennes " bien classiques (ou, pour certains, judéo-chrétiennes !) mais que les chrétiens (et les juifs bien entendu) sont prêts, j’en suis sûr, à partager avec tout le monde !


En démocratie, faut-il donc le rappeler, 
la liberté de pensée et de s’exprimer 
va de pair avec le respect des autres.


complément en date du 14 février :

Dans son éditorial intitulé "Une erreur ? Oui", Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur, reconnaît le faux pas déontologique. Dans un autre article, les directeurs de la rédaction du Nouvel Observateur, Guillaume Malaurie et Michel Labro, rejoignent la position de J. Daniel. Cette autocritique sauve enfin l’honneur du journal du moins version papier car " nouvelobs.com " dit simplement avoir mis en ligne une information qu’on lui a envoyée ! Mise en ligne bêtement ?

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080213/tcu-politique-sarkozy-medias-presse-inte-7b903d2_1.html

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 09:31
Les Occidentaux - et les Français en particuliers - se vantent (abondamment) de leur démocratie. Ils donnent des leçons tout azimut comme naguère nos braves révolutionnaires de l’An I qui voulurent faire du bien aux peuples voisins en les envahissant ! Il s’ensuit une certaine absence d’esprit critique vis-à-vis de nos propres institutions … que ne sauraient faire oublier les flots de polémiques dont nous sommes chaque jour plus qu’abreuvés.

Parmi les partis politiques les plus donneurs (aux autres) de leçon de morale, de valeurs, de rigueur, de bonne gouvernance, de laïcité et de démocratie, le Parti socialiste vient d’accorder la liberté de vote aux députés qui sont inscrits à ses groupes parlementaire et sénatorial. Merci pour eux !


Ce parti revient de loin car, dans le sillage de la pensée unique marxiste, l’adhésion à la ligne majoritaire est un dogme, même si cette ligne s’avère purement conjoncturelle ou méandreuse. De même, toute collaboration d’un de ses membres avec d’autres acteurs ou instances politiques est considérée comme un délit de haute trahison avec excommunication à la clef (les apostats des temps modernes !). Je précise que, dans le paysage politique français, ce parti n’est pas plus sectaire que bien d’autres ! Il dispose d’ailleurs de ressources humaines de grande qualité.


Or, soudainement, ce parti accorde la liberté de vote à ses députés à propos de la signature du Traité européen. Par ailleurs, pour les communales, il a décidé de pratiquer, dès le premier tour,  une très large ouverture sur ses listes à des membres qui ne sont pas encartés chez lui ni sympathisants, alors que la même pratique est toujours considérée comme un crime de lèse-démocratie lorsqu'elle est d’initiative gouvernementale (lutte de classe oblige).


On aurait souhaité que ces bienheureuses décisions soient liées à des principes et non à des conjonctures difficiles pour lui (une cacophonie en son sein sur un sujet d’importance : la relance de nos institutions européennes).


Le MODEM, quant à lui, pourtant porteur d’une belle aventure politique à l’heure des dernières élections présidentielles, voit ses députés se défiler les uns après les autres, votant pour ainsi dire avec leurs pieds et retrouvant donc leur pleine liberté !


Que je sache, nos députés sont élus par le peuple
 et n’ont de compte à rendre qu’à lui seul.


Lorsqu’ils se réfèrent à leurs " électeurs ", pensent ils seulement à ceux qui ont voté pour eux ou bien à tous les habitants sans exception de leur circonscription ?


Les partis politiques ne sont là que pour aider et non pour s’ériger au-dessus d’eux. Je ne comprend pas les députés qui, bien qu’élus, se transforment allègrement en godillots, en bénis oui-oui, en perroquets, en polémiquards, chargés de répondre au quart de tour à tous les faits et gestes des " adversaires ", des " ennemis ", des " traites ", de les pourfendre illico presto, sans pitié. 

Les solidarités (légitimes) au sein des formations politiques ne doivent pas aller à l’encontre de la liberté de conscience ni transformer nos députés en partisans sectaires à la solde de leur parti (mon parti a toujours raison, les autres ne peuvent qu’être dans l’erreur, ce ne sont d’ailleurs qu’affreux jojo menteurs, qu’hypocrites qui cachent leur jeu, qu’ennemis dangereux, etc.).


A quand aurons nous des familles politiques, inspiratrices pour leurs adhérents, respectueuses de leurs choix, lieux de formation, d’information et d’échange, et non des machines de guerre électorale ?


J’observe une bien plus grande retenue de la part des acteurs religieux de toute religion, 
du moins pour ceux que nous avons en France. 


Alors que le phénomène sectaire a été relativement contenu dans le paysage religieux français, nombre de nos partis politiques se permettent encore des comportements qui relèvent de la dynamique partisane la plus brutale : tous les arguments (tous les coups) sont bons, même s’ils sont contradictoires entre eux, pour rafler la mise électorale. On s’attaque aux personnes mêmes, à leur vie privée, à leur psychologie (après avoir dit bien entendu que c’est un pur débat d’idées !). On aboie au loup à tout propos sans chercher à comprendre les propos des autres. 


Démocratie ou démagogie ?


Rien n’est plus vain (au sens où l’entend le Quohelet) que des personnes ou des instances qui disent détenir la vérité et que " les autres " sont dans l’erreur la plus absolue. Or, le bon usage de la raison et l’action altruiste traversent nos partis politiques comme nos communautés religieuses. Elles ne sont le monopole d’aucun.
 

La liberté de penser et de conscience
et de choisir en conséquence 
est très chère au cœur des unitariens

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 11:54

undefinedPriorité aux plus anciens documents, ce qui est une règle d’or pour tous les historiens du monde entier fussent-ils musulmans. C’est donc la Bible par ordre chronologique. Le Coran n’en est qu’un décalque, plusieurs siècles plus tard, pour maints passages dont celui d’Abraham qui s’apprête à trucider son fils unique dont il avait pourtant tant attendu la naissance (Genèse, 22, 1-18 ; sourate XXXVII, 102-103).


Les différences fourmillent dans les détails : il y a l’inversion entre Isaac (ancêtre éponyme des Israélites) et Ismaël (celui des Arabes), le reçu du message céleste (en direct pour la Bible, " en rêve " pour le Coran : " je me suis vu en rêve t’égorger " dira le naïf Abraham à son benêt de fils), le mode de sacrifice (le brûlage sur un tas de fagots de bois selon le rituel de l’holocauste juive ; par simple égorgement, sans doute en tranchant la carotide, pour le pauvre Ismaël qui aide son père jusqu’au bout en connaissance de cause).


Mais le Coran reste tout à fait fidèle au sens global du texte d’origine : Abraham est bel et bien récompensé pour son obéissance, pour sa soumission, pour son jusqu’au-boutisme qui est un modèle de sentiment fanatique.


Plus récent que la Bible, le Coran n’en prend pas moins sa revanche par une botte secrète dont les spadassins religieux ont seuls le secret : l’original est au ciel (Platon n’aurait pas désavoué), auprès de Dieu archiviste – eh oui, il suffisait d’y penser -, si bien que la Bible n’en est qu’une bien pâle copie – en plus dévoyée par les Juifs et les chrétiens, et bing ! – ainsi que les traductions (re-bing !) puisque seule l’arabe est la langue des anges (tant pis pour nos grands orientalistes comme Jacques Berque, tout professeur honoraire qu’il fut au Collège de France). C’est imparable et l'on ne peut que rester bouche bée !


Dieu merci, les soufi ont préféré la poésie à la rhétorique, la méditation au bavardage métaphysique, la spiritualité à la religion, l’approche de Dieu qui est et non pas la répétition (obéissante et soumise) de ce qu’Il aurait dit selon certains écrits, l’amour aux malédictions, le cheminement aux grandes certitudes idéologiques, l’humilité aux discours des prêcheurs. Pour eux, les corpus religieux ne sont que des béquilles pour apprendre à marcher, mais qu’on lâche ensuite pour s’engager dans une relation plus personnelle et intime avec Dieu.


Alors que devons nous faire de nos vieux parchemins ? Les lire bien entendu, d’autant plus qu’ils recèlent d’admirables textes, mais surtout ne pas les idolâtrer car, c’est le Premier testament qui le dit, " tu n’adoreras pas des œuvres faites de main d’homme ". Qu’on se le dise : aimer et admirer n’est pas idolâtrer !

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 07:20

Colloque national sur le thème " Principes d’assujettissement et d’influence par des mécanismes mentaux ", organisé par le Groupe d’étude des mouvements de pensée en vue de la prévention de l’individu  (GEMPPI), en partenariat avec l’Espace Ethique Méditerranéen et le CEREM. 


 
Le GEMPPI est membre de la Fédération européenne des centres de recherche et d’information sur le sectarisme (FECRIS), http://www.fecris.org


Nous assistons actuellement à une forte contestation (heureusement minoritaire) des fondements scientifiques de la médecine au profit du tout psychologique, confinant même souvent avec le tout spirituel. Les conséquences sont parfois graves : rejet de la médecine classique, problèmes psychologiques induits par une forme d’autoritarisme de thérapeutes sectaires ... 


samedi 6 octobre 2007 à partir de 9h00

9h00 - Etat des lieux au chevet des malades. Observations et expérience d’Eric Dudoit, Unité de soins et de recherches sur l’esprit, psychologue clinicien dans le service d’oncologie du Pr. Favre, hôpital de La Timone, Marseille.

10h30 - L’ambition de l’irréversible par l’emprise sectaire, Pr. Michel Monroy, psychiatre, membre conseil d’orientation de la Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

11h15 - Médecines psychosomatiques, les limites de l’acceptable dans les secteurs de la santé publique et privée, Françoise Chalmeau, membre de la (Miviludes), conseillère en matière de santé.

12h00 - La soumission librement consentie, Jean Léon Beauvois, professeur à l’université de Nice, coauteur avec V. R.V. Joule de plusieurs ouvrages dont : " La soumission librement consentie " 

14h30 - Psychothérapies sectaires et soumission librement consentie : comment s'en sortir ?
Jean Luc Swertvaegher, psychologue clinicien, chercheur au Centre Georges Devereux, Université de Paris VIII, coauteur avec le Pr. Tobie Nathan de "Sortir d'une secte", éd. Les Empêcheurs de Penser en Rond, 2003.

15h30 - Quel choix et quels repères pour prévenir le risque psycho-sectaire ?  Martine Maurer, psychologue, auteur de " Comment choisir son psychothérapeute ? " éd. Hommes et perspectives 2001

16h15 - Pratiques addictives (thème non définitif), Philippe Jean Parquet, psychiatre, membre du conseil d’orientation de la Miviludes

17h15 - Influences ou manipulations mentales : quelles sont les limites ? Conclusion philosophique, Pierre Le Coz, philosophe, maître de conférences à la faculté de médecine de Marseille, essai sur " L'Empire des coachs ; une nouvelle forme de contrôle social " Albin Michel


Lieu :

Espace Ethique Méditerranéen, Hôpital adultes de La Timone, 264, rue St Pierre 13005 Marseille  - (http://www.medethique.com).

Entrée gratuite mais salle limitée à 120 places ; il vaut donc mieux s’inscrire auprès de l’organisateur : GEMPPI, BP 30095, 13192 Marseille cedex 20, tel/fax : 04 91 08 72 22 ou 06 76 01 94 95,
gemppi@wanadoo.fr



notre avis

Eh oui ! nonobstant ceux qui ne veulent pas stigmatiser les comportement des acteurs religieux - qui sont quand même loin d'être tous des saints ! - les faits sectaires sont bel et bien là. Et ils sont même nombreux : enfants sous emprise morale, parfois physique, éducation en circuit fermé, familles divisées, financièrement ruinées, déviations psychologiques (mégalomanie, paranoïa, parfois tendance suicidaire dans le cadre de scénario apocalyptiques ou de sortie de l'âme, etc.), coupures d'avec son environnement social et diabolisation de la société civile, intolérance vis-à-vis des autres courants d'opinion, rejet des connaissances scientifiques, etc. 

Les acteurs religieux ne sont pas les seuls à exercer ce genre d'emprise. Certains  encadrements politiques particulièrement "mobilisateurs" pratiquent les mêmes méthodes (à grande échelle, les fascismes et les communismes). Il y a même parfaite convergence comme dans le cas de mouvements politico-religieux (l'islamisme djihadiste, l'intégrisme chrétien ultra-conservateur, des prophétismes sur une base ethnique, etc.).

Et puis certains thérapeutes, sans doute avides de réputation ... et d'argent, exploitent le même filon. D'où l'intérêt du colloque organisé par le GEMPPI. 

Pour ceux qui disent que "les sectes" çà n'existent pas, nous vous conseillons de vous inscrire au bulletin du GEMPPI (par voie postale ou par messagerie électronique), ne serait-ce que pour être au courant des pratiques dénoncées comme sectaires et systématiquement pratiquées en toute conscience et volonté  par certains mouvements.


Les unitariens sont attachés à la liberté individuelle de penser, laquelle fait partie de leur tradition depuis son origine (les réformes protestantes du XVIème siècle). 


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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 08:25

Quand on est religieux, on sent doublement le souffre, d’une part vis-à-vis de sa hiérarchie qui n’aime pas les électrons libres, mais aussi de la part de certains laïcs qui estiment incompatible la recherche objective avec l'existence de convictions métaphysiques. Certes, la première ne doit être en aucun point dépendante de la seconde, mais celle-ci succède nécessairement à la première : au-delà des certitudes prouvées et démontrées, partagées par toute l’humanité, nous avons bien comme on dit des convictions intimes liées à notre culture d'origine, à nos expériences subjectives, à nos rencontres avec les autres, à nos propres cogitations. Et puis la spiritualité, la méditation, la philosophie prennent le relais des connaissances objectives car on empêchera jamais l’homme de penser l’au-delà du connu.

Bref, quand on est religieux, on risque fort une double discrimination.

Teilhard de Chardin fut interdit d’enseignement par son Eglise, et la Fondation qui porte son nom est en survie au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).

Teilhard-de-Chardin.jpgaffiche pour le colloque "Mondialisation et Teilhard de Chardin" qui se tint le 29 octobre 2002 à Bagnols-sur-Cèze (dans le Gard), avec la participation de Jean Boissonnat.


On lit dans Le Monde du samedi 16 juin 2007, p. 8, article de Christiane Galus " Teilhard de Chardin a-t-il sa place au Muséum ? "

" La réinstallation de la Fondation Teilhard-de-Chardin dans les locaux en cours de réaménagement de la bibliothèque du MNHN a été suspendue par Bertrand-Pierre Galey, directeur général de l’établissement. M. Galey va adresser un courrier à Henry de Lumley, président de la Fondation, pour lui demander des précisions sur son activité et ses projets. " Cela permettra de voir si la Fondation a bien sa place au Muséum ", précise M. Galey ". […] La décision d’accueillir celle-ci avait été prise en 1962 par le ministre de l’éducation de l’époque et l’assemblée des professeurs, et reconduite en 1994. Elle a pour objet d’accueillir le fonds documentaire relatif aux travaux du scientifique. Géologue et paléontologue, ce jésuite a effectué de nombreuses fouilles en Chine, et réfléchi sur les liens entre ses recherches et sa foi, qu’il présenta dans Le Phénomène humain ".

Mais voilà, les élus du personnel, estiment qu’il y a entorse à la laïcité. Le Muséum perdra-t-il ainsi l’un de ses fleurons au nom de Dame laïcité ? Celle-ci étant muette par définition, on peut lui fait dire n’importe quoi ! Sur ce point, nous ne sommes guère mieux avancés qu’à l’époque antique où les devins faisaient parler les déesses …

Rappelons qu’en bonne gouvernance démocratique le rôle des institutions est fixé par Dame République et que les élus du personnel défendent, comme leur fonction l’indique, des intérêts catégoriels seulement internes - lesquels ne concernent pas la politique extérieure de l’institution. En cela, les élus du personnel n’ont pas à prendre la place des citoyens ; ils peuvent toutefois informer leurs compatriotes.

Nous remercions Marie-Claire Lefeuvre, membre de l'AFCU, de nous avoir alerté sur cette situation.

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 07:48
EcoleElitairePourTous.jpgFace à un Gouvernement français qui recrute les compétences à Droite, au Centre et à Gauche, le Parti socialiste se rétracte comme un hérisson et veut retenir ses élites à coup de menace d’excommunication. Et oui ! les Eglises n’ont pas ce monopole. Jean-Marc Ayrault, président du groupe parlementaire socialiste, traite Jack Lang (quand même ancien ministre de Lionel Jospin et camarade de parti depuis 30 ans) comme un petit garçon à qui on demande d’obéir aux ordres du parti : pas d’aventure individuelle lui dit-il, sinon c’est l’exclusion du groupe (en attendant celle du parti ?). 

un livre de Jack Lang alors qu'il était ministre de l'Education nationale.

Le PS n’a pas le monopole d’encarter solidement et dogmatiquement militants et députés. François Bayrou avait exclu Gilles de Robien de l’UDF sous prétexte qu’il participait au gouvernement d’alors, avant de " suicider " son propre groupe parlementaire entre les deux tours de la présidentielle ! Quant au Parti communiste, il a exclu de ses listes électorales son remuant Maxime Gremetz, mais qui a été cependant réélu haut la main, au nez et à la barbe de son parti !
 

Les députés, élus par le peuple rappelons-le, ne seraient-ils pas assez grands pour analyser une situation politique et voir s’ils peuvent ou non répondre à une proposition de responsabilité gouvernementale ou proche ? Est-ce le tout opposition ? camp contre camp ? avec rectification des traîtres ? L’opposition refusant systématiquement toute responsabilité et se contentant trop souvent de brailler (car braille - démagogique - il y a !) ?

Cela fait vraiment peur de s’encarter dans des partis politiques qui ne respectent pas la liberté la plus élémentaire de conscience.

A quand des partis politiques français qui cesseront de se comporter comme les Eglises d’autrefois avec des directives, des mots d’ordre, des menaces d’exclusion au nom de " la " vérité (à savoir de la pensée unique) et de la solidarité (celle des godillots) ? 

Nos Eglises, pour la plupart, ont su évoluer vers des familles spirituelles, moins dogmatiques, où l’accueil prévaut désormais sur la suspicion. Les partis politiques ne devraient-il pas être d’abord des familles où l’on respecte les engagements des uns et des autres dans le partage d’une tradition, d’une culture, de valeurs … et d’une réelle amitié ?


Faites la société inter-convictionnelle et non la guerre !

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 08:26
Oui à en croire Michel Benoît dans son article " La Gauche française et l’enfermement dualiste ".


Orque--vu-sur-le-site-de-Koulou.JPG
Sa vision de la France, nous dit-il, est totalement gnostique : il y a une politique bonne, vertueuse, pure, c'est la nôtre. Et tout ce qui n'est pas cette conception du monde est mauvais, doit être combattu. Ni écoute, ni compromission, ni collaboration possible entre les "fils de Lumière" (la gauche) et les "fils des Ténèbres" (la droite). Il faut choisir son camp.
 

orque, dessin vu sur le site de Koulou, plateforme d'Over-blog.


M. Sarkozy fait-il, dans son gouvernement, une ouverture à gauche que la majorité des français voit d'un bon oeil ? Les socialistes qui rejoignent ce gouvernement sont "des traîtres", "des renégats", ils sont "misérables" et dignes "de mépris" - ou de haine. On ne peut pas changer de camp.

Le rejet de tout ce qui n'est pas "nous", le refus de toute main tendue, la condamnation de toute collaboration avec "l'autre" est une des caractéristiques du gnosticisme.

Je vois là un drame pour notre pays : une Gauche depuis toujours engluée dans sa conception religieuse de la politique, avec ses dogmes, son sectarisme, son obsession de forteresse assiégée, de "camp contre camp". Une Gauche dualiste, gnostique. "

Ce que dit Michel Benoît, je le pense aussi, en n’engageant en cela que moi même : la vie politique emprunte (très) largement aux attitudes religieuses et inversement.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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