Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher

Archives

1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 16:42

suite et fin de l'article précédant

 

En fait, le néo-protestantisme désigne AUSSI, mais pour d’autres auteurs, les nouvelles Eglises apparues aux Etats Unis et qui ne se revendiquent pas comme issues des Réformes européennes du XVIème siècle.


Sont issues de la Réforme : les Eglises luthériennes, les Eglises calvinistes / congrégationalistes (aux Etats-Unis) / Réformées (en France et pays voisins), les Mennonites (ayant hérités des anabaptistes), sans oublier les Eglises unitariennes de langue hongroise (héritières d’une autre Réforme radicale : l’anti-trinitaire). S’y sont ajoutées des Eglises catholiques qui se sont ralliées à la Réforme : les vaudois (qui étaient sous le coup de l’Inquisition), les anglicans / épiscopaliens américains, avec le rejeton méthodiste, les hussites en Tchécoslovaquie, etc.


Mais, aux Etats-Unis au XIXème siècle, d’autres Eglises sont apparues sans aucune filiation avec les Réformes européennes du XVIème siècle et dont les liens avec le protestantisme sont à géométrie variable. Les adventistes se disent volontiers protestants et participent aux fédérations nationales mises en place, mais les quakers, les mormons, les témoins de Jéhovah ne fréquentent pas les autres protestants et font bande à part. Les unitariens anglo-saxons et les unitariens-universalistes, héritiers du protestantisme anti-trinitaire, sont carrément sortis du giron protestant. Qu’en est-il des Eglises pentecôtistes et des chrétiens évangéliques du début du XXème siècle ?

Le dimanche 19 février 1999, le pasteur Pierre Bailleux, de l’Eglise réformée de l’Alliance (située à Braine l’Alleux, en banlieue Sud-Est de Bruxelles), adressa une lettre ouverte à l’Eglise protestante unie de Belgique (EPUB) dont son Eglise est membre et qui s’apprêtait à intégrer les Eglises évangéliques fondamentalistes en son sein ; exactement ce que souhaite aujourd’hui, ardemment, la Fédération protestante française (FPF). Sont cosignataires les membres du Consistoire et du Conseil d'administration de l'Église réformée de l’Alliance. Il y conteste très vigoureusement un tel élargissement au nom de l'identité protestante (lien ).

 

Ses arguments : une lecture encore littéraliste et naïve de la Bible aux antipodes de l’exégèse scientifique, l’affirmation de détenir une Vérité absolue à partir de la même Bible, traînant avec eux le créationnisme comme un boulet depuis le récit de la Genèse, une théologie éculée faisant croire aux châtiments divins chaque fois qu’il y a une catastrophe (le sida, etc.), la discrimination de la femme dans la gestion des communautés chrétienne, la réprobation sans l’ombre d’un doute l’homosexualité, sans ouverture aux autres religions, etc. La liste des griefs est longue !

Que de différences d’avec le protestantisme d’aujourd’hui qui, depuis longtemps, a largué Calvin aux oubliettes. Olivier Abel a bien été le seul à parler d'une soi disante « modernité » de Calvin en cette année du 500ème anniversaire de sa naissance où les Réformés ont voulu faire un effort de mémoire (voir son livre paru à Paris aux éditions Pymalion, en 2009). Mal leur en a pris d’ailleurs, car la pieuse commémoration a viré à l’éloge de Michel Servet (brûlé martyr à Genève en 1553) et de Sébastien Castellion (qui dût s’exiler à Bâle en 1544) ! Merci à Calvin, sinistre dictateur théologique, qui sert manifestement de repoussoir, sinon d’épouvantail à tous les chrétiens libéraux d’aujourd’hui (nonobstant ses qualités d’organisateur efficace, sa grande aisance dans le maniement de la langue française, la clarté de ses argumentaires, et sa connaissance de l’hébreux et de l’Ancien testament dont il ressortit tous les préceptes !).

olivier-abel-yod-2009-s.jpgCertes, des communautés de la nouvelle mouvance pentecôtiste - évangéliques n’en sont plus là et ont su évoluer, se faire plus tolérantes, mais le gros du bataillon reste dogmatique et conservateur. Avec un tel grand écart, peut-il y avoir travail en commun, voir même osmose ? Le vœux d’Olivier Abel semble fort pieux :


« De ces vieilles souches [protestantes européennes] pourraient alors surgir de frais rameaux et une résistance inattendue - alors que certains néo-protestantismes sont parfois comme des fleurs coupées, à l’efflorescence impressionnante mais qui s’étiolent bien vite. Afin de réussir cette greffe, cependant, il faudrait trouver un bon rythme entre ce vétéro-protestantisme et ce néo-protestantisme. » (
"Les cultures et le différend, Un rythme protestant ?", Réforme, n°3196 du 26 octobre 2009)


Le vœux semble d’autant plus pieux, que ces « néo-protestants » surfent sur leur succès et s’ennuient fermes avec un protestantisme qu'ils jugent essoufflé, où ils ne sentent pas les fortes manifestations de l’Esprit-Saint auxquelles, eux, sont habitués (le parler en langue, l’ondoiement, les guérisons miraculeuses, les alléluias à tout bout de champs, etc.), d’où la création récente d’un Conseil national évangélique français (CNEF) où ils ont manifestement le plaisir d’être ensemble et qui met à mal le projet de la Fédération de les racoler. Aux derniers débats, certains voulaient quand même rester au sein de la Fédération, pendant que d’autres n’y étaient pas du tout intéressés.


Faut-il forcer les choses, vouloir élargir les Fédérations, en faire des attrape tout ? où bien se contenter de mouvances religieuses cohérentes où la gestion des diversités n’empêche pas le travail, les échanges, la fraternité (voir notre définition des mouvances religieuses, lien) ?


Et si Pierre Bailleux (1942-2008) * avait raison ?

* pour en savoir plus sur Pierre Bailleux, voir la rubrique à son nom dans La Besace des unitariens.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans les protestantismes
commenter cet article
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 04:07

Extraits du discours du président Nicolas Sarkozy lors de l'inauguration du Fonds Paul RICOEUR à l'Institut protestant de théologie de Paris, le jeudi 27 mai 2010.


Nous voici donc réunis dans ces locaux magnifiquement rénovés et modernisés de l’Institut Protestant de théologie pour inaugurer l’installation du fonds Ricœur. Nous ne célébrons pas seulement un legs de 15 000 volumes désormais accessibles à tous mais aussi la mémoire d’un penseur dont cette bibliothèque de travail et les archives personnelles témoignent de l’étendue de la réflexion et des connaissances, à la dimension de son œuvre qui le place parmi les plus grands philosophes français de la deuxième moitié du XXe siècle.


Après avoir évoqué la vie et l'oeuvre de Paul Ricoeur (1913-2005), N. Sarkozy embraie sur l'état du protestantisme français et son rôle dans notre société. Fidèle à sa conception d'une laïcité ouverte, il invite à des relations de franche collaboration et souhaite la reconnaissance par l'Etat français des diplômes de rang universitaire délivrés par les Facultés protestantes.


Évoquer la grande figure de Paul Ricœur c’est donc évoquer aussi les plus hautes vertus intellectuelles, morales et spirituelles du protestantisme français. Ce n’est pas faire injure au principe de laïcité dont les protestants, mieux que quiconque, connaissent la valeur, parce qu’ils se sont battus pour elle, parce qu’ils en sont parmi les principaux artisans. Ce n’est pas faire injure au principe de laïcité que de reconnaître dans le protestantisme une pensée de la liberté et de la responsabilité humaines.

 

nicolas_sarkozy_republique-religions-esperance.JPGUne éthique forte, rigoureuse, exigeante.
Un esprit d’indépendance.
Une volonté de résistance à toutes les oppressions.
Une fidélité sans faille à la Nation et à la République.


Voilà ce que le protestantisme a gravé dans l’esprit et le cœur de tous les enfants des morts de la Saint-Barthélémy, des Camisards traqués dans les Cévennes, des femmes protestantes enfermées dans la Tour de Constance à Aigues-Mortes qui écrivaient « Résister » sur le mur de leur prison, des Justes du Chambon-sur-Lignon qui cachaient les enfants juifs parmi leurs propres enfants ... Le protestantisme fait partie de notre histoire, de notre culture, et oserai-je le dire, il est partie intégrante de notre identité nationale.

Comment ne pas penser à ce que disait ici-même Jules Ferry lorsqu’il inaugura en 1877 les locaux que l’État venait d’offrir à la nouvelle Faculté de Théologie Protestante de Paris ? : « Le protestantisme a été, dans l’histoire moderne, la première forme de la liberté (…). La Révolution de 1789 (…) a été faite en partie pour vous : elle est pour vous la date de l’affranchissement définitif ».  Il ajoutait : « l’État est ici à sa place, il a ici sa part, non pour fixer le dogme, qui ne lui appartient pas, mais à un double titre qui lui est propre, celui de gardien de la cité terrestre et celui de gardien du savoir humain… »

C’était avant la séparation de l’Église et de l’État… Mais quelque chose de profondément vrai demeure dans ces paroles prononcées par le grand républicain qui inventa l’École laïque. Nous sommes ici dans un lieu d’étude et de réflexion non dans un lieu de culte. Ce qui est en jeu ici, dans cette Faculté de Théologie Protestante de Paris plus que séculaire, qui appartient à toutes les confessions protestantes et qui est ouverte à tout le monde, c’est la transmission d’une connaissance et d’un savoir qui représentent un véritable trésor d’humanité et qui fait partie de l’héritage d’une civilisation que nous voulons garder vivante. Croyants ou non croyants le legs de 2 000 ans de pensée et de civilisation chrétiennes nous concerne tous.

A une époque où l’on s’émeut à juste titre du risque de disparition de certaines espèces vivantes, de certaines langues et de certaines cultures, comment pourrions-nous rester indifférents au risque d’assèchement d’une tradition spirituelle à laquelle nous devons notre idée de l’Homme ?

Et ne voyons-nous pas aussi que la théologie telle qu’on l’enseigne ici nous préserve du charlatanisme, de l’esprit sectaire et rétrograde qui menacent de dénaturer le sentiment religieux et de l’engager sur des chemins peu compatibles avec les idéaux et les valeurs de notre civilisation ? Laissons tous ceux qui éprouvent le besoin de croire entre les mains de n’importe qui, n’ayant reçu aucune formation théologique sérieuse ancrée dans une longue tradition intellectuelle et c’est la société tout entière qui aura à en souffrir.

C’est vous dire combien je me réjouis de voir la vieille faculté de théologie protestante si vivante, si moderne.
C’est vous dire combien je me réjouis de constater l’esprit d’ouverture et l’esprit œcuménique qui règne ici.
C’est vous dire combien je trouve légitime votre demande de voir reconnaître les diplômes délivrés par l’enseignement supérieur protestant et fixer la liste de leurs équivalences comme cela a été fait pour l’enseignement supérieur catholique. Je souhaite qu’un groupe de travail soit rapidement constitué pour faire des propositions en ce sens au Gouvernement.


Mesdames et Messieurs,

Alors que l’économie et la société redécouvrent dans la crise sans précédent qui secoue le monde, un profond besoin d’éthique, alors que le progrès des sciences et des techniques met nos valeurs chaque jour à l’épreuve et que le capitalisme est en quête de morale, le silence des grandes religions serait incompréhensible tant elles sont dépositaires ensemble d’une partie essentielle de la sagesse humaine.

Elles n’apporteront rien en se dressant contre la science et contre l’économie. « La théologie que nous enseignons ici, disait en 1877 le doyen de votre faculté, accepte avec confiance les procédés et les méthodes auxquels est tenue de se soumettre la science moderne ».  C’est dans des lieux comme celui-ci que ce dialogue confiant entre la science et la religion peut s’organiser. C’est peut-être ce que nous avons de mieux à opposer à la mort lente d’une certaine idée de la civilisation et d’une certaine idée de l’Homme.

De Paul Ricœur, on a dit que cet homme si austère dans son travail, si plein de probité et de rigueur, aimait beaucoup rire. Peut-être tout simplement parce qu’il aimait la vie et que cet amour de la vie était plus fort que toutes les peines et toutes les souffrances. Peut-être ce rire fut-il la forme la plus irréfutable de sa sagesse. Peut-être était-ce pour cela que ses élèves l’aimaient tant. Peut-être que c’est ce qui manque le plus à notre époque.

Poser la question c’est dessiner déjà l’ampleur du défi que nous avons personnellement et collectivement à relever et la part qui peut être la vôtre à la croisée de tous les savoirs qui concernent l’homme le plus directement, oserai-je dire, le plus intimement. C’est une tâche redoutable.

Dans la stricte fidélité aux principes de la laïcité, vous pouvez compter sur le respect, la compréhension et le soutien de cette République qui vous doit tant. Et vous pouvez aussi compter sur moi.

Repost 0
Published by Nicolas Sarkozy - dans les protestantismes
commenter cet article
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 14:21

Les conférences de l'Union protestante libérale (UPL), pour le 1er semestre 2010 : 

  

strasbourg_saint_guillaume.jpgVendredi 22 janvier, à 20h15 au foyer Lecocq, cour de l'église St-Guillaume, rue Munch, Strasbourg :

Le Dr Jean-Maurice SALEN, membre de l'UPL présente, une réflexion sur le thème : "Les minorités emboîtées. Comment vivons-nous notre situation religieuse minoritaire ?"

Une église en terre d’Islam qui ferme, faute de fidèles ; une église presque incongrue au milieu des « barres » d’un quartier périphérique ; des minarets de la discorde ; une ville en fête, foyer religieux multi séculaire, qui célèbre Noël sans référence explicite ; autant de marqueurs d’une intense sécularisation d’une part, de la permanence ‘’d’isolats’’ d’hommes, de femmes qui vivent en minoritaires une expression religieuse qui n’est pas ou n’est plus celle de leur propre histoire.


église Saint-Guillaume à Strasbourg, dessin de Laurent Kohler, architecte (lien)


L’auteur, ni sociologue, ni théologien, ni psychanalyste s’interroge à partir de son propre cheminement sur des situations, parfois dramatiques, que vivent, qu’ont vécu des millions de personnes que leur religion ‘’isole’’ sans parfois même en avoir conscience.

Le conférencier : Ancien praticien hospitalier, pneumologue, délégué régional de Médecins du Monde à Strasbourg depuis sa retraite. Militant de la Jeunesse étudiante chrétienne, très tôt engagé des les années 1955 pour la « reconnaissance du fait national algérien », à Lyon, pendant les années d’études. Coopérant civil volontaire en Algérie dans les années 1963-64-65 avec son épouse, deux très jeunes enfants (médecin chef dans un hôpital de l’Oranais). Plusieurs postes hospitaliers ou médico-administratifs en Rhône-Alpes et  Nord-Pas-de-Calais. Chef de service au centre hospitalier de Sarrebourg pendant 26 ans. Conseiller municipal de Sarrebourg de 1983 à 2008. Il habite Strasbourg depuis 10 ans.

 

Mercredi 24 février, à 20h au foyer Lecocq, Rue Munch à Strasbourg : "La question linguistique et les élections régionales", par Pierre KLEIN, président d'Initiative citoyenne alsacienne (ICA 2010)

 

Samedi 20 mars de 14h à 17h. Au foyer Lecocq / Cour de l’église St-Guillaume, rue Munch à Strasbourg.

Colloque sur : "Evolution ou Création. Vraie ou fausse alternative ? " Les poèmes bibliques de la Création confrontés aux sciences avec :

- André SCHAAF, professeur à l’Université de Strasbourg : L'évolution : des faits aux théories.

- Michel LEFEUVRE, philosophe des sciences : Une théorie scientifique de remplacement à celle de Darwin.

- Ernest WINSTEIN : Des mythes pour dire la foi. Une approche historico-critique des poèmes de la création (Genèse 2 et Genèse 1).

- débat et conclusion

 

Vendredi 28 mai à 20h15 (le lieu sera indiqué ultérieurement) : Vivre après la prison. Témoignage de Patrick DILS. Introduction par Gilbert GREINER.

 

Renseignements :


Union protestante libérale, Ernest Winstein, président, 31 rue des Foulons F 67200 Strasbourg, tél. 06 10 92 92 42, courriel, site, blog ; pour avoir les nouveautés, s’inscrire à la newsletter du blog.

 

Publications de l’UPL :

 

Vient de paraître : « L’humanité de Jésus ». L’ouvrage rassemble les textes des conférences du colloque sur le même thème qui s’est tenu les 29 et 30 mars 2008 à Strasbourg (Evangile et Liberté - Union protestante libérale de Strasbourg). Parution imminente. Coût 8€ + frais d’envoi. Contributions de :

Ernest WINSTEIN, « Jésus a-t-il promulgué une nouvelle loi ? Jésus et le Judaïsme de son époque »,

Jean-Paul SORG, «  Jésus vu par Albert Schweitzer »,

André GOUNELLE, « Le Christ, être nouveau », «  la résurrection », « la foi et la vie chrétienne »,

Frédéric ROGNON, « Jésus postmoderne ? ».

Les réflexions et recherches des chercheurs et penseurs contemporains nous permettent d’approcher, même si l’entreprise est difficile, la personne du Jésus historique, de mieux saisir l’engagement concret du maître de Nazareth auprès de son peuple et, donc, d’être interpellés par lui quant à notre engagement dans le monde d'aujourd'hui. Bénéfique retour aux sources pour qui ose déposer quelques a priori ou formules traditionnelles sur le « sauveur », le « rédempteur », le « fils de Dieu »,...).

 

Les « Annales n° 4 » :

Ce recueil de textes de conférences, de Philippe KAH (Giordano Bruno, tel Jésus, coupable de liberté), Claude CONEDERA (Tillich) et Ernest WINSTEIN (Le projet “politique” de Jésus) est communiqué au prix de 5€ (+ frais d'envoi 1.30€).

 

L'objectif de l'Union protestante libérale


"L'Union protestante libérale (U. P. L.) offre à tous ceux qui ont le souci d'un libre débat respectant les convictions, des occasions de rencontres et d'échange, tant sur les questions de société que sur des questions de foi, s'appuyant sur des recherches théologiques fondamentales systématiques."  (Article 2 des nouveaux statuts adoptés en assemblée générale le 7 avril 2003).


Repost 0
Published by Ernest Winstein - dans les protestantismes
commenter cet article
21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:05

Il ressort des recherches généalogiques effectuées par l’Eglise mormone que Barack Obama descend en droite ligne d'un Mareen Duvall, fils de huguenot français qui, arrivé d'Angleterre dans le Maryland à la fin 1650, épousa la petite-fille d'un Richard Cheney. Cela fait 8 générations depuis ...



Le président des Etats-Unis a reçu Thomas Monson, le président de L'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, venu lui apporter un registre composé de cinq livres reliés de cuir. message Agence Presse du 21 juillet 09)

Il faut dire que les mormons, qui pratiquent le baptême post-mortem pour sauver les âmes, dépouillent les registres des paroisses et des Etats-civils du monde entier. Ce sont des généalogistes réputés et fiables. Ils ont constitué, dans la région de Salt Lake City, une base documentaire mondiale, dans un abri anti-atomique pour plus de précaution.

Repost 0
Published by Actualités unitariennes - dans les protestantismes
commenter cet article
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 12:11


Lancement du Prix " ÉVANGILE ET LIBERTE "

 

Évangile et Liberté est une très ancienne association protestante libérale, surtout connue par son mensuel du même nom (lien). L’association et le journal ont le souci de contribuer à promouvoir un christianisme moderne. C’est-à-dire un christianisme qui ne soit pas prisonnier de dogmes fatigués et bien souvent extérieurs à la Bible, ni de formes de pensées périmées qui ne retiennent plus l’attention de nos contemporains.


Face aux christianismes conservateurs, qui voudraient que rien ne bouge, parce que la vérité immuable a été dite une fois pour toute, nous voulons défendre une recherche de Dieu encore en mouvement, une religion tolérante et ouverte sur le monde, une liberté de penser et de croire, comme il convient à chacun. Nous voulons défendre une pensée moderne adaptée à l’évolution des sciences et des cultures et capable d’éclairer ce siècle qui cherche encore ses repères.


Pour promouvoir ce christianisme libéral, il nous faut lancer des actions nouvelles qui lui permettent de s’affermir au milieu des désordres de ce temps. Nous voulons encourager la recherche, l’adaptation de la culture religieuse au monde moderne et les formulations nouvelles de la foi. C’est pourquoi nous lançons le
Prix ÉVANGILE ET LIBERTE qui récompensera, pour cette première manifestation, l’auteur d’un ouvrage inédit traitant du sujet suivant : Dieu, une invention ? 

Le prix est d’une valeur de 3 000 Euros. L’ouvrage devra se situer dans une perspective religieuse libérale et innovante. Il sera rédigé en français et son volume est laissé à l’appréciation de l’auteur. Le texte devra être envoyé avant le 31 décembre 2010 en six exemplaires à Maitre Bernard MARION, huissier de justice, Rue des Chicanettes, 30610 Sauve.

Nous faisons effort pour avoir dans le jury un représentant du catholicisme, du judaïsme et de l’islam.
Le règlement complet peut être consulté sur le site de l'association. 

La Direction d’Évangile et Liberté

Repost 0
Published by Evangile et Liberté - dans les protestantismes
commenter cet article
10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 14:58

Ces Journées annuelles du protestantisme libéral sont organisées par l’association Evangile et Liberté, lien, les samedi et dimanche 10-11 octobre 2009 au Club-Belambra "Presqu’île du Ponant", rue Saint-Louis, à la Grande-Motte, sur la côte au sud-est de Montpellier. En plus des tarifs habituels, est proposé un forfait tout compris du vendredi soir au dimanche midi est de 195 E pour un couple et de 135 E pour personne seule. Tarifs collectifs gratuits à partir de Montpellier pour ceux qui viendront par train. Garderie pour enfants de 3 ans et plus.

" […] Nous ne pourrions pas vivre sans ces altérités qui sont suffisamment étrangères pour rompre la monotonie de nos jours et suffisamment familières pour ne pas nous effrayer outre mesure […] " Henri Persoz.

Communications prévues :
 

Dieu et l’homme, par Raphaël Picon, professeur de théologie

L’homme et l’animal, par Elisabeth de Fontenay, philosophe

Pauvreté et richesse, par Michel Crespy, journaliste, Redouane Es-Sbanti, pasteur, Nicolas Cochand, professeur de théologie

Des hommes et des femmes, par Jean-Paul et Anne Sauzède, psychothérapeutes

Croyant et non croyant, par Marcel Bolle de Bal, professeur de sociologie et Laurent Gagnebin, théologien. 

Le culte sera présidé par James Woody, pasteur de l’ERF et l’envoi fait par André Gounelle, théologien. Une soirée musicale, le samedi soir, avec Eric Galla, pasteur, et son groupe de jazz Esprit Swing.

Renseignements et inscriptions (avant le 15 septembre) : Lucette Marion, 293, impasse Saint-Alban, 30100 Alès, tel. 04 66 86 27 10, courriel lupi.marion@orange.fr

Repost 0
Published by Evangile et Liberté - dans les protestantismes
commenter cet article
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 04:08

Répondant à la sollicitation de ses condisciples, Didier Travier s’est présenté lors de l’élection du conseil presbytéral de l’Eglise réformée du Mans, le 8 mars dernier. Il l’a fait en ces termes :

* prédicateur laïc de sa paroisse, Didier est l’auteur de l’article à la Une de notre bulletin de la Correspondance unitarienne n° 92, juin 2009, que nous avons mis en ligne sur ce même site.


Je suis marié, père de deux enfants. Je travaille à la bibliothèque municipale du Mans comme conservateur du fonds ancien, après avoir enseigné la philosophie pendant une dizaine d’années.

Originaire des Cévennes, je suis né dans le protestantisme. Mais peu importe l’héritage, seul compte ce qu’on en fait. Et si je cherche à me situer par rapport à cet héritage, trois mots me viennent à l’esprit.

Le premier c’est la Bible
. Un homme qui m’a apporté beaucoup, Daniel Besson, qui était pasteur à l’Église réformée d’Alès, m’a dit un jour au soir de son existence : " l’exégèse a été la grande passion de ma vie ". Je n’en dirais peut-être pas autant mais j’aime infiniment la Bible. Cependant il y a mille manières de lire la Bible, il y en a des sublimes et il y en a des détestables. Et les deux autres mots que j’ai retenus précisent un peu le sens de ma lecture de la Bible.

Mon second mot c’est celui de liberté. Quand on vient du pays camisard, on pense d’abord à la liberté de conscience, aux libertés publiques. Je crois que nous avons besoin d’être fidèles à cet esprit de résistance par rapport aux questions de notre temps et notamment au sort honteux qui est réservé aux étrangers. La liberté c’est aussi le refus de tout magistère. Certes le libre examen voulu par les réformateurs est encadré par l’autorité de la Bible. Mais je crois qu’il existe une filiation entre ce libre examen sous l’autorité de la Bible et le libre examen tout court, celui de la philosophie des Lumières. Et j’ai éprouvé dans mon itinéraire individuel cette filiation qui n’est évidemment pas sans tension, mais quelle filiation est sans tension ?

En un mot, mon parcours spirituel m’a conduit de l’exigence d’une profession individuelle de la foi telle qu’elle était fortement affirmée dans le milieu évangélique de mon enfance à l’adhésion à la devise philosophique : " penser par soi-même ". Et je veux dire ici mon attachement à cette liberté de penser contre tout dogmatisme. Je ne crois pas que l’autorité de la Bible puisse signifier une quelconque violence faite contre le cœur ou la raison.

L’autorité de la Bible tient bien plutôt au trésor qu’elle renferme ; ce trésor c’est l’Evangile qui éveille l’homme à sa dimension spirituelle, qui nous enseigne de manière sublime l’amour du prochain. Voilà l’esprit – c’est mon troisième mot – auquel je suis attaché. Mais pour rester fidèles à l’esprit, nous devons changer la lettre. Notre époque plus que toute autre me paraît soumise à cet impératif de re-formulation. Les chrétiens qui m’ont nourri dans mon existence sont ceux qui ont travaillé à cette tâche immense. Je pense au regretté pasteur Aimé Esposito-Farèse, que j’ai côtoyé à Paris pendant quelques années, y compris au conseil presbytéral, dans la paroisse de la Maison fraternelle.

Cette tâche a été exprimée de manière extraordinairement forte par Dietrich Bonhoeffer dans ses lettres de captivité. Je vous en lis pour terminer un passage :


" Les questions auxquelles il faudrait répondre sont celles-ci : que signifient une Église, une paroisse, une prédication, une liturgie, une vie chrétienne, dans un monde sans religion ? Comment parler de Dieu sans religion, c’est-à-dire sans le donné préalable et contingent de la métaphysique, de l’intériorité, etc. ? Comment parler (ou peut-être ne peut-on plus en parler comme jusqu’ici ?) de Dieu " laïquement " ? Comment être des chrétiens irréligieux et profanes ? Comme former une ek-klesia, sans nous considérer comme des appelés, des privilégiés sur le plan religieux, mais bien plutôt comme appartenant pleinement au monde ? " (Dietrich Bonhoeffer, Résistance et soumission, Labor et fides, 1973, p. 289)

Office funèbre, Missel à l'usage du Mans, début 16e siècle, ms. 0254 - Le Mans, Bibliothèque Municipale, vu sur le site de J.M. Poirier

ndlr - Aujourd’hui, la plupart des unitariens ne considèrent plus la Bible comme faisant autorité (la " sola escritura " des réformes protestantes du XVIème siècle, y compris l’anti-trinitaire) - elle n’est plus une Révélation proprement dite - par contre elle reste pour eux une source d’inspiration culturelle et spirituelle et un lieu par excellence de rencontre avec Jésus, rabbi et maître.

 

 

Repost 0
Published by Didier Travier - dans les protestantismes
commenter cet article
27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 10:16

Le Cercle Evangile et Liberté de Vaucluse & Environs, en partenariat avec le magazine et l'association Evangile et Liberté (lien), vous invite à la conférence-débat sur le thème "L'avenir de Dieu" donnée par André Gounelle, théologien, professeur honoraire de l'Institut protestant de théologie, Faculté libre de Montpellier

Le jeudi 28 mai à 20 h, à la médiathèque Jean-Louis Barrault, 6, rue Perrin Morel (Rocade Sud) à Avignon. Entrée libre, participation aux frais. Contact

La croyance en Dieu est actuellement en crise et on peut se demander si elle a un avenir parmi les hommes. Dans un premier temps, André Gounelle se demandera sur ce qu'il en est aujourd'hui de l'affirmation de Dieu ou du questionnement sur Dieu. Dans une seconde partie, il se tournera vers l'avenir et s'interrogera sur la perception et la compréhension de Dieu que pourraient avoir les hommes de demain. Il n'entend pas donner des solutions, mais proposer des pistes de réflexion

Repost 0
Published by Cercle Evangile et Liberté de Vaucluse & Environs - dans les protestantismes
commenter cet article
26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:16

Rhéna Schweitzer-Miller était la fille unique d’Albert Schweitzer et de Hélène Bresslau-Schweitzer, née en 1919 à Strasbourg. Elle a grandi en Allemagne, en France et en Suisse. Dès 1938, elle partit aux Etats-Unis donner des conférences pour soutenir l’œuvre de son père. En 1939, elle épousa Jean Eckert, facteur d’orgues et ils vécurent avec leurs enfants en France jusqu’en 1943, avant de s’établir en Suisse.

De formation laborantine, Rhena seconda son père à l’hôpital de Lambaréné. Au décès de son père en 1965, conformément aux dernières volontés de ce dernier, elle en assura la direction administrative, ceci jusqu’en 1970. Pendant la guerre du Biafra en 1968, et sur son initiative, 80 enfants Ibos furent hébergés dans cet hôpital durant deux ans, avant qu’elle ne les reconduise au Nigeria.

Elle épousa ensuite le médecin américain David Miller et ils travaillèrent ensemble en Inde, au Bengladesh, au Sud-Vietnam, en Ethiopie et en Egypte dans des projets de médecine préventive, puis au Yémen (1979-1983) pour une assistance médicale, au Pakistan pour s’occuper des réfugiés en provenance d’Afghanistan, enfin à Haïti en 1988.

Rhéna Schweitzer-Miller alla aux Etats-Unis en 1972 recevoir le prix de la fondation Goethe qui avait attribué un prix et une médaille d'or à son père pour son oeuvre. Ici, avec le révérend Chad Varah.

Après le décès de David Miller en 1997, elle s’installa à Los Angeles auprès d’une de sa fille Christiane Engel. Elle faisait partie du comité de l’Association internationale pour l’œuvre du Dr Schweitzer, dont le siège est à Gunsbach, en Alsace. Elle est morte dans sa 90ème année et sera inhumée à Lambaréné au côté de ses parents. Elle est mère de 3 filles et d’un garçon.


Information parue dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, le 28 février 2009, transmise au réseau de la Correspondance unitarienne par Henri de Vaucluse.

Repost 0
Published by d'après Les Dernières Nouvelles d'Alsace - dans les protestantismes
commenter cet article
14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 16:22

Fondateur du mouvement Actualisation de la Bible (ACTUEL), R. Parmentier, pasteur de l’ERF, animera 5 dimanches à Paris sur le thème " la mutation radicale de nos christianismes est-elle encore possible ? Avons-nous besoin de prophètes et de communautés prophétiques ? ".


1er février, Temple ERF " Maison fraternelle ", quartier latin, 37 rue Tournefort, Paris, 5ème : " Deux découvertes historiques et religieuses qui changent tout "

15 février, à Temps Présent / Réseaux du Parvis, 68 rue de Babylone, Paris 7ème : " Quels nouveaux modèles de communautés chrétiennes pouvons-nous inventer ? "

1er mars, au Foyer de l’âme, la Bastille, 7bis rue du Pasteur Wagner, Paris 10ème : " Les prophètes d’aujourd’hui sont-ils écoutés ? Les prédicateurs de l’Evangile ont-ils mission de prophétiser ? "

15 mars, le lieu sera indiqué ultérieurement, " Est-il encore temps de réconcilier nos christianismes avec le monde moderne ? "

29 mars, à la Faculté de théologie, quartier Denfert-Rochereau, 83, boulevard Arago, Paris 14ème : rassemblement final, reprise du thème général et conclusions provisoires à tirer.




Horaire pour chaque dimanche :


10h 30, Evangile actualisé et proclamé

12h 30, repas tiré des sacs

14h – 16 h, propositions par Roger Parmentier 

16h – 17h, présentation de cantiques nouveaux

Le dernier livre de Roger Parmentier, publié ce mois-ci (en janvier 2009) aux éditions L'Harmattan "Chantons de nouveaux cantiques actualisés, démythisé" (76 p., 11 €)
En lieu et place de cantiques souvent devenus inchantables, Roger Parmentier propose ici des textes "dépoussiérés". Son objectif est double : renouer avec celui qui est l'aurore de l'Evangile, Jésus de Nazareth (et non pas avec les propos de ses disciples tardifs) ; tenter de dire sa présence avec les mots, les pensées, les sensibilités de la culture contemporaine, sécularisée, en évitant bon nombre de mythologies.

Pour contact et information complémentaire :
rogerparmentier@wanadoo.fr 

Pour une présentation des livres de l'auteur, voir nos messages du 28 juillet 08 : "Actualisation de la Bible par Roger Parmentier" et "Roger Parmentier : un pasteur protestant engagé" (pour les obtenir utilisez les archives et le calendier, ou bien utilisez le moteur de recherche en tapant le nom de l'auteur).

Repost 0
Published by information de Roger Parmentier - dans les protestantismes
commenter cet article

Articles Récents