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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 09:15

Que faut-il donc de plus aux protestants pour les décourager ? L’Eglise catholique leur dit et redit (dernièrement encore *) qu’elle est la seule Eglise valable et que les autres, étant " victimes de déficiences ", sont incomplètes. On ne peut pas ne pas être plus clair et net. Mais on veut sans doute " être œcuménique malgré tout " en misant sur une vague (future ?) venant du bas … on encore du Saint-Esprit par le haut ! Bref, nos amis protestants se sont retrouvés en grande pompe à Sibiu, en Transylvanie, du 4 au 9 septembre, sous la houlette du pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Églises européennes (KEK) **, co-organisatrice du rassemblement avec le (catholique) Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE).

* Le 10 juillet 2007, la Congrégation pour la doctrine de la foi (Vatican) réaffirme la déclaration de " Dominus Iesus " en 2000 dans un document " benoîtement " intitulé " Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine de l’Eglise ". 

** la KEK rassemble des Eglises protestantes, vieille-catholiques, hussites et orthodoxes.

C’est le 3ème Rassemblement œcuménique européen (ROE), après Bâle (Suisse) en 1989, puis Graz (Autriche) en 1997. Sibiu (2007) a été préparé par la co-signature d’une Charte œcuménique européenne par la KEK et le CCEE en 2001 à Strasbourg ; puis par des rencontres en janvier 2006 à Rome puis en février 2007 à Wittenberg, ville de Luther

Le thème en a été " La lumière du Christ illumine tous les humains. Espoir de renouveau et d’unité en Europe ". Mais au delà de cette question de la contribution des Eglises à la construction européenne, des questions purement religieuses ont été abordées comme par exemple la reconnaissance mutuelle des baptêmes, le prosélytisme religieux, etc.

Les résultats de cet œcuménisme spectacle ne semblent guère évidents, du moins à l’aune du protestantisme. Les délégués de cette mouvance semblent avoir totalement bradé le courant du protestantisme libéral qui existe pourtant en leur sein. La déclaration finale commence en effet par une déclaration trinitaire renforcée, tout à fait dans la ligne de l’œcuménisme dogmatique pur et dur qu’affectionnent les autorités catholiques et orthodoxes : " C’est au nom du Dieu trinitaire*, Père, Fils et Saint Esprit, que nous nous sommes rassemblés dans la ville de Sibiu … " (dans les toutes premières lignes du message conclusif). C’est dire que les unitariens sont d’emblée exclus, sans tambour ni trompette, et ceci au nez et à la barbe de notre Eglise historique de Transylvanie qui a son siège épiscopale à Cluj-Napoca, non loin de Sibiu !

* l’invocation du " Père, du Fils et du Saint-Esprit " correspond au symbole des Apôtres, mais ici nous avons la formule " Père, Fils et Saint-Esprit " qui indique qu’il s’agit de la même personne ; et pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, il est bien dit " au nom du Dieu trinitaire ". Comme on dit, on serre les boulons !

Et puis que dire de la Recommandation II ? " Nous recommandons que se poursuivent les discussions sur la reconnaissance mutuelle du baptême, prenant en considération les acquis importants à ce sujet dans plusieurs pays et sachant que cette question est profondément liée à la compréhension de l’eucharistie, du ministère et de l’ecclésiologie en général ". Avec ces interrelations tout azimut, nous ne pouvons que souhaiter bonne chance à la reconnaissance du baptême des autres. Comment des protestants peuvent-ils adhérer à un tel ligotage du baptême avec d’autres questions ?

Et puis la prière finale qui fait du Christ, non seulement la Lumière pour le Monde (et bien entendu ni plus ni moins le Sauveur non seulement de l’unité européenne mais Sauveur de ce Monde !), mais aussi, et c’est théologiquement nouveau, le créateur de ce même Monde … à la place de Dieu lui-même ! C’est de la christolâtrie la plus extrême …

" O Christ, Lumière véritable, qui illumine et sanctifie tout être humain en venant dans ce monde, fais luire sur nous la lumière de ta présence, afin qu’en elle, nous puissions capter la lumière inapprochable, et guide nos pas pour l’œuvre de tes commandements. Sauve-nous et conduis-nous vers ton royaume éternel. Car tu es notre Créateur qui pourvoit et qui nous donne tout ce qui est bon. Notre espoir est en toi et à toi nous donnons la gloire, maintenant et toujours. Amen. ".

Et Dieu là-dedans ?

Les pauvres unitariens que nous sommes ne peuvent être que bouche bée devant un tel lyrisme …

sibiu__photo_de_camilg.jpgpoteries en vitrine sur une place de Siniu, ville "saxonne" fondée par des immigrés allemands, photo Camilg


Rappelons que, dans les années 60, l’Eglise réformée de France (ERF) intervenait auprès du Conseil œcuménique des Eglises, sis à Genève, pour protester contre le renforcement du préambule trinitaire en arguant de l’existence en son sein d’un courant libéral peu enclin aux affirmations dogmatiques.


A défaut d’avancées théologiques ou pastorales, on se lance dans le social et le politique - comme si les Eglises étaient douées en ce domaine. Jean-François Collange, président des Églises protestantes d’Alsace, en interpellant les participants sur le thème de ce 3e ROE, " La lumière du Christ brille pour tous les hommes " : " Cela veut non seulement dire qu’elle illumine, mais aussi qu’elle transfigure, ce qui suppose une transformation du monde ", rappelle-t-il. Pour Antoine Arjakovsky, orthodoxe, directeur de l’Institut d’études œcuméniques de l’Université catholique de Lviv (Ukraine). on a vu à Sibiu " la volonté de voir émerger une doctrine sociale œcuménique " (expression reprise par Nicolas Seneze, correspondant au quotidien catholique La Croix : pêle-mêle, la question des réfugiés et des migrants, aider l’Afrique, redonner une âme à l’Europe (fichtre !), faire face aux conséquences négatives des changements climatiques, etc.

Plus précisément, l’œcuménisme retourne à ce qu’il est, à savoir un mouvement vertueux et piétiste qui donne bonne conscience aux braves chrétiens – ceux-ci n’ayant aucune prise sur les décisions qui sont l’affaire des seules hiérarques, il ne leur reste plus qu’à prier : " L’œcuménisme, a souligné le cardinal Cormac Murphy O’Connor, archevêque de Westminster, ce n’est pas seulement de grands événements, mais plutôt de petites choses dans vos maisons, vos paroisses, vos villages, vos villes". Comme en témoignait un participant à la clôture de l’assemblée : " Le mouvement œcuménique n’a pas besoin de nouvelles idées, mais de nouveaux témoignages. ".

Ben voyons, c’est certainement comme cela qu’on fait avancer l’Histoire ! L’œcuménisme à grand spectacle débouche sur de l’œcuménisme au ras des pâquerettes … 

 

Voir l’article d’André Gounelle " Œcuménisme ou secte ? " paru dans Evangile et Liberté n° 186, février 2005, p. 13, où le théologien rappelait les réserves déjà émises en 1961 par l’Eglise réformée de France (ERF) et mettant en garde le Conseil (dit) Œcuménique, basé à Genève, contre la tentation trinitaire : 

" Je souhaite que le Conseil œcuménique ouvre largement ses portes à tous ceux qui se réclament de l’Evangile, qu’ils acceptent ou qu’ils refusent la doctrine de Nicée-Constantinople. Les critères proposés, s’ils étaient adoptés, le transformeraient en une secte fermée et substitueraient à l’autorité des Ecritures un magistère ecclésial "
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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 18:26

La montée du fascisme chrétien et sa menace pour la démocratie US " par Chris Hedges.


Original mis en ligne par Alternet.org (
Alternet.org, Chris Hedges, le 8 février 2007), reprise d’une première version parue dans l'Unitarian-Universalist World, traduit en français par Pétrus Lombard pour Alter Info, le vendredi 09 Février 2007, mis en ligne par "Profils de libertés",  mis en lien par Christian Collas sur son site " Les mémoires trouvées dans le placard ".

 

Chris Hedges a été journaliste au New-York Times et chef du bureau du Middle East pour ce journal. Il est l'auteur de " War is a force that gives us meaning " et de "American Fascists : The Christian Right and the War on America" (2005). Ce dernier livre est un appel à la résistance contre ce que Hedges voit comme les efforts de Jerry Falwell, Pat Robertson et les opérateurs de Trinity Broadcasting Network, parmi d’autres, de transformer les Etats Unis en une nation chrétienne. Voir un résumé de ce livre sur le site de C. Collas.

 

 

Nous devons nous occuper de la montée des injustices sociales et économiques afin d'arrêter le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire des USA -- ou faire face à un futur fasciste sous des dehors de valeurs chrétiennes.

Le Dr. James Luther Adams, mon professeur d'éthique à Harvard Divinity School, a dit à ses étudiants que quand nous aurons son âge -- il avait alors près de 80 ans -- nous devrons tous combattre les " fascistes chrétiens".

L'avertissement, donné il y a 25 ans, est arrivé au moment où Pat Robertson et d'autres évangélistes de la radio et de la télévision ont commencé à parler au sujet d'une nouvelle religion politique qui dirigerait ses efforts vers la prise de contrôle de toutes les institutions, dont les principaux cultes et le Gouvernement. Son but déclaré était d'utiliser les Etats-Unis pour créer un empire chrétien mondial. Cet appel aux fondamentalistes et aux évangélistes pour qu'ils prennent le pouvoir politique était une mutation radicale et de mauvaise augure du christianisme traditionnel. Il était difficile, à cette époque, de prendre au sérieux une rhétorique aussi énorme, surtout à cause de la bouffonnerie de ceux qui l'exposait. Mais Adams nous a avertis contre l'aveuglement provoqué par le snobisme intellectuel. Les nazis, disait-il, n'allaient pas revenir avec les svastikas et les chemises brunes. Leurs héritiers idéologiques ont trouvé dans les pages de la Bible un masque pour le fascisme.

Il n'était pas homme à utiliser le mot fasciste à la légère. Il se trouvait en Allemagne de 1935 à 1936, et il avait travaillé avec l'Eglise souterraine anti-nazie, connue sous le nom d'Église de la confession, guidée par Dietrich Bonhoeffer. Adams a été par la suite détenu et interrogé par la Gestapo, qui lui a suggéré de réfléchir à retourner aux USA. C'est une suggestion qu'il a suivie. Il est parti en train de nuit avec des portraits encadrés d'Adolf Hitler placés sur le contenu de ses valises pour cacher les rouleaux de films faits maison qu'il avait pris de la soi-disant Église chrétienne allemande pro-nazie, et des quelques individus qui bravaient les nazis, comme les théologiens Karl Barth et Albert Schweitzer. La ruse a marché quand la police des frontières a ouvert les valises, vu les portraits du Führer et les ont refermées. J'ai observé des heures durant les films en noir et blanc granuleux pendant qu'il racontait dans son appartement à Cambridge.

Adams avait compris que les mouvements totalitaires se construisent sur le profond désespoir personnel et économique. Il a averti que l'exode des emplois industriels, l'appauvrissement de la classe ouvrière étasunienne, l'effacement physique des communautés dans la très grande extension de l'urbanisation sans âme et la ceinture de rouille qui se délabre, étaient en train de déformer rapidement notre société. 

L'assaut actuel contre la classe moyenne, qui vit maintenant dans un monde dans lequel quelque chose pouvant être mis sur logiciel peut être externalisé, serait terrifié par lui. Les histoires que beaucoup dans ce mouvement m'ont racontées au cours des deux dernières années, pendant que je travaillais sur " Fascistes Étasuniens : La droite chrétienne et la guerre contre les USA ", étaient des histoires de ces échecs -- personnels, communaux et souvent économiques. Ce désespoir, disait Adams, donnera du pouvoir aux rêveurs dangereux -- à ceux qui aujourd'hui bombardent les ondes hertziennes avec un utopisme idéaliste et religieux qui promet, par la purification apocalyptique violente, d'extirper l'ancien monde scandaleux qui a mis en échec beaucoup d'Etasuniens.

Ces utopistes chrétiens promettent de remplacer ce vide interne et externe par un monde mythique où, le temps s'arrêtant, tous les problèmes seront résolus. Le désespoir montant en ondulant à travers les USA, celui dont j'ai été témoin à plusieurs reprises pendant que je voyageais dans le pays, reste ignoré par le parti Démocrate, qui a abandonné la classe ouvrière, comme ses homologues républicains, pour le financement massif d'entreprises.

La droite chrétienne a leurré des dizaines de millions d'Etasuniens, qui se sentent à juste titre abandonnés et trahis par le système politique, basé sur la magie au lieu de la réalité du monde -- aux visions fantastiques d'anges et de miracles, à une croyance enfantine que Dieu a un plan pour eux et que Jésus les guidera et les protégera. Cette vue mondiale mythologique, ne faisant aucun usage de la science ou de l'enquête intellectuelle impartiale et honnête, promettant que la perte du travail et de l'assurance maladie est sans importance, tant que vous êtes droit avec Jésus, présente un monde à la cohérence mensongère qui s'adresse aux désirs affectifs des disciples désespérés aux dépens de la réalité. Cela crée un monde où les faits deviennent interchangeables avec les opinions, où les mensonges deviennent vrais -- l'essence même de l'Etat totalitaire. Cela inclut un obscur permis de tuer, de détruire tout ceux qui ne se conforment pas à cette vision, depuis les musulmans du Moyen-Orient jusqu'à ceux dans notre pays qui refusent de se plier au mouvement. Et cela donne opportunément les pleins pouvoirs à une oligarchie rapace dont le dieu est le profit maximum aux dépens des citoyens.

Nous vivons maintenant dans une nation où les 1 pour 100 d'en haut contrôlent plus de richesse que les 90 pour cent d'en bas réunis, où nous avons légalisé la torture et pouvons enfermer les citoyens sans procès. Arthur Schlesinger, dans " Les cycles de l'histoire étasunienne" a écrit que " les grands âges religieux étaient remarquables pour leur indifférence envers les droits de l'homme au sens actuel -- non seulement pour leur assentiment à la pauvreté, à l'inégalité et à l'oppression, mais aussi pour leur justification enthousiaste de l'esclavage, de la persécution, de la torture et du génocide".

Longtemps avant nous, Adams a vu dans la droite chrétienne des similitudes dérangeantes avec l'Eglise chrétienne allemande et le parti nazi, des similitudes qui, dit-il, en cas d'instabilité sociale prolongée ou de crise nationale, verront les fascistes étasuniens se lever sous l'apparence de religion pour démanteler la société publique. Il se désespère des libéraux de son pays, qui, dit-il, comme en Allemagne nazie, disent du bout des lèvres des platitudes stupides au sujet du dialogue et de tout ce qui les ont rendus inefficaces et impuissants. Les libéraux, dit-il, n'ont pas compris le pouvoir et l'attrait du mal ou la réalité froide du fonctionnement du monde. Les Démocrates se tordant les mains actuellement, avec beaucoup d’autres, se demandant comment ils peuvent tendre la main à un mouvement dont les leaders les fustigent de "démoniaques" et de "sataniques" n'auraient pas étonné Adams. Comme Bonhoeffer, il ne croyait pas que ceux qui combattraient efficacement dans le temps de troubles à venir, un combat qui pour eux était partie intégrante du message biblique, viendraient de l'Eglise ou des libéraux de l'élite laïque.

Sa critique des éminentes universités de recherche et des médias n'était rien de moins que du mépris. Ces institutions, égocentriques, compromises par leur rapport étroit avec le Gouvernement et les sociétés, ayant donné assez de pâté en croûte (sic) pour être très satisfaites, étaient peu disposées à traiter des questions morales fondamentales et des injustices de l'époque. Elles n'avaient pas le cœur à une bataille qui pourrait leur coûter leur prestige et leur confort. Il m'a dit, en plaisantant à moitié je pense, que, si les nazis prenaient le pouvoir aux USA, " 60 pour cent du corps enseignant de Harvard commencerait ses conférences par le salut nazi. " Mais ce n'était pas non plus une abstraction. Il avait observé des professeurs à l'Université d'Heidelberg, dont le philosophe Martin Heidegger, levant le bras avec raideur devant les étudiants de la classe.

Deux décennies plus tard, même devant la montée de l'impact de la droite chrétienne, sa prévision paraît apocalyptique. Mais les personnages influents de la droite chrétienne se sont déplacés des franges de la société au plancher de la Chambre des Représentants et du Sénat. Avant les dernières élections, 45 sénateurs et 186 membres de la Chambre ont obtenu des taux d'approbation de 80 à 100 pour cent des trois groupes de défense de la droite chrétienne les plus influents -- Christian Coalition, Forum Eagle, et Family Resource Council. Le président Bush a remis des centaines de millions de dollars d'aide fédérale à ces groupes et il a démantelé des programmes fédéraux en science, [sur les] droits de reproduction et la recherche pour le SIDA afin de rendre hommage à la pseudo science et au charlatanisme de la droite chrétienne.

Je suspecte que Bush veuille alerter pour ne pas être plus qu'un médiocre personnage de transition, notre version de Otto von Bismarck -- qui a aussi usé de " valeurs " pour stimuler sa base à la fin du 19ème siècle et a lancé le " Kulturkampf, " mot que nous rendons par guerres de civilisation, contre les catholiques et les juifs. Les attaques de Bismarck, qui ont clivé l'Allemagne et ont fait le discrédit d'une partie recevable du discours civil de fractions entières de la société, ont préparé le terrain pour le racisme le plus virulent et la répression nazie.

La droite chrétienne radicale, qui réclame un " État chrétien " - où des fractions entières de la société étasunienne, des homosexuels et des lesbiennes, aux libéraux, aux immigrés, aux artistes, aux intellectuels, n'auront aucune légitimité et seront réduits, au mieux, à une citoyenneté de deuxième classe -, attend une crise, une désintégration économique, une autre frappe terroriste catastrophique, ou une série de désastres environnementaux. Une période d'instabilité leur permettra de faire passer leur ordre du jour radical, celui qui sera vendu au public étasunien effrayé comme le retour à la sécurité, à la loi, et à l'ordre, en plus de la pureté morale et de la prospérité. Ce mouvement - le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire étasunienne - ne sera pas émoussé tant que la croissance des injustices sociales et économiques qui anéantissent cette nation ne seront pas abordées, tant que des dizaines de millions d'Etasuniens, maintenant enfermés dans des systèmes hermétiques d'endoctrinement par la télévision et la radio chrétienne, en plus des écoles chrétiennes, ne seront pas réincorporées dans la société US avec un futur, celui avec de l'espoir, des salaires suffisants, la sécurité d'emploi et l'aide généreuse de la Fédération et de l'État.

La destruction effrénée des États-Unis, qui se poursuit avec la bénédiction des deux partis politiques, présage non seulement de la mise au pouvoir de cette oligarchie mais aussi de la mort certaine de l'État démocratique avec la naissance du fascisme US. 

Voir dans La Besace des unitariens une biographie de James Luther Adams (message du 17 avril 2007, rubrique " Le Roux Didier " site " unitariens ").

Dans son livre American Fascists, C. Hedges distingue soigneusement ce courant du protestantisme chrétien évangélique, connu comme " Dominionisme ", du fondamentalisme traditionnel lequel n’a jamais essayé de transformer le Gouvernement en une extension de l’Eglise.

Nous remercions Christian Collas de nous avoir signalé cet article.

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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 17:13

Georges-Lecocq--r--duction-50-.JPG

Georges Lecocq (1890 – 1984) est né le 7 novembre 1890 à Torigni-sur-Vire, chef-lieu de canton du bocage normand. Son père était chef de la police municipale. Sa famille était catholique. 

C'est lors de son service militaire à Cherbourg qu'il se convertit au protestantisme. Il n'avait pas fait d'études avancées et disposait seulement d'un brevet élémentaire, mais, à cette époque, c'était suffisant pour savoir bien écrire - et c'était son cas. Il écrivait d’ailleurs mieux qu'il ne parlait ; il sera cependant bon prêcheur et il avait le sens des relations. Dès qu'il arrivait quelque part, il rendait visite à de multiples personnes des lieux. 

Il fut d'abord employé dans une quincaillerie. Après sa conversion et souhaitant devenir pasteur, il suivit une formation au sein de l’Ecole de la cause de l’Evangile laquelle avait été mise en place par l’Union des Eglises réformées.

 

G. Lecocq exerça une fonction pastorale durant 15 ans à Alençon, " Grâce à son acharnement, à son attachante personnalité, son enthousiasme communicatif, il réunit les fonds nécessaires à la construction de plusieurs lieux de culte, telles les chapelles de Granville, de Bagnoles-de-l'Orne " (Marcel Schnepp). Selon Philippe Vassaux, l'un des plus beaux édifices qu'il construisit est sûrement ce temple de Bagnole. Il laissa le souvenir d’un grand bâtisseur !

 

Peu avant 1950, il fut nommé, à Nancy, aumônier militaire de la 6ème région. Il restera 58 ans dans cette fonction. Il fit la guerre d'Algérie. Lors d'un office à Nancy, en 1962, il proclama qu'un soldat du contingent, l’aspirant Brun, chef de sa section était mort en héros car il avait sauvé au risque de sa propre vie un camarade touché d'une balle. Mais, dans les milieux protestants en particulier, l'opinion à Nancy était franchement opposée à cette guerre d'Algérie. A cette époque des pasteurs protestants étaient même inscrits au Parti communiste. A Nancy, l’un de ses collègues, le jeune pasteur Mathiot (fils du pasteur Charles Mathiot de l'Eglise évangélique luthérienne de Vésoul),  écopa même 9 mois de prison pour avoir aidé les militants FLN à venir en France. On lui reprocha vivement son discours patriotique. Ses opinions en faveur de l'Algérie française étaient par ailleurs connues. Son supérieur s'entremit et lui proposa une affectation à Bordeaux, mais G. Lecocq estima qu'il devait rester à Nancy pour continuer son œuvre et refusa. Il fut alors relevé de sa fonction d'aumônier. L’intéressé s'entêta et préféra sortir de l'ERF et fonder sa propre Eglise locale indépendante !

 

Les première réunions se firent au centre Charles Wagner (du nom du pasteur protestant libéral, décédé en 1918, qui fonda en 1907 le " Foyer de l’âme " à la Bastille, à Paris), puis G. Lecocq, avec l’aide de plusieurs familles, construisit une chapelle qu’il inaugura à la fin de 1963 *. Il retrouvait là sa vocation de bâtisseur. P. Vassaux assista à la dédicace du nouveau lieu de culte, non pas tant pour ses convictions personnelles mais parce que G. Lecocq était pour lui " l’oncle Georges " - en fait non apparenté, mais c’était un grand ami de son père.

  * chapelle lefebvriste du Sacré-Coeur, rue du maréchal Oudinot

Le nouveau lieu de culte était bien placé, puisque sur les boulevards extérieurs. Une quarantaine de fidèles l’avaient suivi, pour la plupart venant des milieux plutôt conservateurs.

 Puis, G. Lecocq disposant d’une maison importante en centre-ville, il préféra vendre le lieu de culte (vers 1980 aux intégristes catholiques de Mgr. Lefevre) et continuer le culte à domicile. Puis il partit à la retraite, en 1984, chez les diaconesses protestantes de Strasbourg. Il passa ainsi ses trois dernières années de sa vie chez elles. Les familles qui l’avaient suivi réintégrèrent l'ERF.

 

Ph. Vassaux se souvint qu'il lui rendit visite lorsque " son oncle " avait 94 ans. Il avait encore bon pied bon œil. Il était venu le chercher à la gare avec sa voiture - mais la conduite laissait à désirer ! Ph.Vassaux dit avoir eu très peur. Les gens connaissaient la façon de conduire du père Lecocq et s'en amusaient.

 

Avant de mourir, le 6 août 1987, il fit une donation d’une part à ces diaconesses, d’autre part à l'Union protestante libérale (UPL) de Strasbourg, partie qui fut remis ensuite à l'Eglise Saint-Guillaume. Celle-ci fit construire un foyer "Georges Lecocq". L’UPL a, par ailleurs, subventionné la construction grâce au fond provenant de la vente de l'ancienne maison et siège de l'UPL de la rue de l'Epine.

Un culte fut célébré à St. Guillaume, mais l'enterrement eut lieu à Nancy, où Georges Lecocq avait conservé de nombreux amis.

 

Le foyer paroissial de Saint-Guillaume " Georges Lecocq ", situé dans la cour de l'église Saint-Guillaume, rue Ernest Munch à Strasbourg, accueille les nombreuses conférences de l'Union protestante libérale (UPL).  


Sources
  :  Marcel Schnepp (ancien président de l'UPL, article du 6 septembre 2005, sur le site de l’Union protestante libérale), Ernest Winstein (président de l’ULP, même article), Philippe Vassaux (entretiens téléphoniques des 24 avril 2003 et 13 juillet 2004).

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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 12:30

vendredi 7 septembre 2007 - A propos du " tombeau de Jésus ". Soirée d’information et de débat. La rencontre est animée par Ernest Winstein. Synthèse du documentaire sur le tombeau de Talbiot de James Calmeron et Simche Jacobovici présentée par Nathalie Leroy-Mandart, à 20h30 au Foyer Lecocq (cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg. 

samedi 6 octobre 2007 - colloque Quel avenir pour notre société ? ", de 14h à 17h00 au Foyer Lecocq (cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg. Introduction : Ernest WINSTEIN, pasteur, Quelles valeurs président à la construction de la société ? La tension entre l’idéalisme et le pragmatisme. Alain DEGREMONT, professeur (Université Robert Schuman) : Restructurer nos entreprises - avec ou sans délocalisations ? ". Eric NAVET, professeur  d’ethnologie : Un autre modèle de civilisation : les sociétés amérindiennes. Exposé des valeurs humaines, spirituelles et écologiques des Peuples traditionnels dans le cadre de la mondialisation".

lundi 19 novembre 2007 , Rabbin Yonathan LEVY, Union juive libérale (Strasbourg, Montpellier) et Ernest WINSTEIN, Union protestante libérale (Strasbourg) : Jésus, prophète, maître, messie ? à 20h30 au Foyer Lecocq, rue Ernest Munch, Strasbourg.

vendredi 18 janvier 2008, Sabine URBAN, Professeur (Université Robert Schuman) : "Le réchauffement climatique: quelles modalités de gestion économique?" suite à une intervention à une conférence au Japon, relative au protocole de Kyoto, en 2005. A 20h15 au Foyer Lecocq. -

lundi 4 février 2008, René LAMEY : " Une nouvelle Réforme " - Présentation de la pensée et  l’œuvre de l’évêque épiscopalien " radical " John S. Spong ", à 20h15 au Foyer Lecocq. -

samedi 29 - dimanche 30 mars 2008 - Rencontre Evangile et Liberté - Union protestante libérale – St-Guillaume Strasbourg, Lieu : Foyer Lecocq et église St-Guillaume. Le thème : L'humanité de Jésus. Inscriptions : 3, rue Calvin 67000 Strasbourg. Une participation aux frais d’organisation est prévue. Les conférences de la journée du samedi 29 mars, avec la participation de André GOUNELLE : "le Christ, être nouveau" ("l'ancien et le nouveau"; "la résurrection", "la foi et la vie chrétiennes"), Raphaël PICON (sollicité) : " Jésus pour l’homme d’aujourd’hui ", Jean-Paul SORG : " Jésus vu par Albert Schweitzer ", Ernest WINSTEIN : " Jésus a-t-il promulgué une nouvelle Loi ? ", Henri PERSOZ et Raphaël PICON (rédacteur en chef du journal). Présentation de l’association et du journal " Evangile et Liberté ". Moment musical. Dîner à la discrétion des participants. Dimanche 30 mars à 10h30 : culte en l’église Saint-Guillaume (prédication : Pierre-Yves RUFF, ancien pasteur à l’Oratoire du Louvre) suivi d’un verre de l’amitié. Clôture. -

samedi 26 avril 2008, Colloque, de 14h à 17h : " Quel avenir pour notre société ? Perspectives sociales ". Débat : Comment préserver le tissu social ? Bertrand ROEHNER, professeur, " Emeutes urbaines, ici et ailleurs. Présentation comparative. Perspectives évolutives ". B. Roehner est physicien à l’Université de Paris 6. Yves ACKERMANN, directeur commercial (Strasbourg) : "Une activité créatrice de liens sociaux. Exemple les échecs". -

vendredi 3 octobre 2008, Christophe KOCHER, pasteur et consultant (Genève) : "Faire du neuf dans l’Eglise ! Restructurations comparées d’Eglises ". à 20h30 au Foyer Lecocq.

vendredi 28 novembre 2008 à 20h30, Michel JAS, Pasteur, Président d’ " Evangile et Liberté " (Montpellier), " Que sait-on des cathares ? De Toulouse à Strasbourg, sont-ils adeptes de la même " hérésie " ? Essai d’analyse historico-critique ".,

Autres contributions prévues en 2008-2009 : Jacques PERRIER, ancien président du Centre d’action sociale protestant de Paris : " L’espérance dans un monde marqué par les injustices ", Caroll DE MAISTRE-RIOT : , Ecole : état des lieux - Réformation ou Refondation ? "Henri MALOSSE, président du Groupe employeurs au Comité économique et social européen, conseiller pour les affaires européennes à l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie : " Europe et mondialisation ".

Les rencontres ont lieu au Foyer Lecocq (Cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg - en liaison avec la paroisse Saint-Guillaume. Le site de l'UPL : http://unionprotlib.free.fr, Le blog de l’UPL : http://unionprotlib.over-blog.com/ ; s’inscrire à la newsletter. Renseignements : Union Protestante Libérale, Ernest Winstein, président, 3, rue Calvin F 67000 Strasbourg. Tél. 03 88 35 24 54 ou 06 10 92 92 42. Mail : unionprotlib@free.fr

Les "Annales n° 4 ", recueil de textes de conférences, sont communiquées au prix de 5€ (+ frais d'envoi 1.30€). Contributions de Philippe Kah (Giordano Bruno, tel Jésus, coupable de liberté), Claude Conedera (Tillich) et Ernest Winstein (Le projet "politique" de Jésus). 

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 00:21
L’émission " Présence protestante " de France 2 nous a gratifié ce dimanche d’un excellent documentaire de Virginia Crespeau sur Marie Dentière (" Marie Dentière ou la Réforme au féminin "), contemporaine de l’instauration la Réforme à Genève, ancienne augustine qui se situa dans le sillage de Jean Calvin et de Guillaume Farel. La réhabilitation de cette figure historique est due en grande partie à Isabelle Graesslé, théologienne, ancienne modératrice de la Compagnie des pasteurs et des diacres genevois et directrice du Musée international de la Réforme.

Jean Calvin, de sa belle langue française, entretenait volontiers par correspondance les dames de la noblesse de son pays d’origine qui étaient prêtes à décrocher du catholicisme, mais une fois qu’elles étaient devenues protestantes, il leur rappelait qu’elles ne devaient pas parler de religion en public, ni entre elles ! Chasse gardée des pasteurs et limite sexiste au fameux " sacerdoce universel ".

Mais voilà, une femme enfreignit ses directives : elle s’appelait Marie Dentière (ou d’Ennetières, du nom de son père qui appartenait à la petite noblesse des Flandres), née en 1495 à Tournai, décédée en 1561 à Genève.

D'abord prieure du couvent des augustines de Prés-Porchins à Tournai (où elle avait reçu son éducation), elle se réfugie à Strasbourg en 1524 après s'être convertie au luthéranisme. Elle y épouse un pasteur (lui aussi ancien augustinien) et le couple rejoint Guillaume Farel (le bras droit de J. Calvin) à l’est du lac Léman dans la région d’Aigle ; son mari exercera à Bex. Elle se retrouve à Genève à partir de 1535 suite à un second mariage, avec un nommé Antoine Froment, lui aussi dans le ministère, compagnon de Guillaume Farel. Ce second mari défraiera la chronique locale en faisant le négoce du vin et en commettant quelques écarts de conduite qui le mèneront devant la Justice.

Quant à elle, femme lettrée et de conduite modèle, elle se fera connaître par sa défense des idées de la Réforme (elle participa à la tentative de convertir les Clarisses de la ville -– avant leur exclusion), par ses propos publics et par sa plume (bien qu'une partie de ses écrits furent anonymes). 

Elle écrivit en effet une chronique sur les évènements de son temps : La guerre et deslivrance de la ville de Genève fidèlement faicte et composée par ung marchand demourant en icelle (1536) (où elle s’interroge sur le fait que les Genevoix aient chassé les sieurs Calvin et Farel, qu’elle admire – mais elle n’est pas forcément l’auteur principal de ce document qui lui fut attribué à la fin du XIXème siècle), un pamphlet Contre les Turcz, Iuifz, Infideles, faulx chrestiens, Anabaptistes et Lutheriens, et, surtout, une Epistre tresutile faicte et composée pour une femme chrestienne de Tornay …, dédiée à sa protectrice, la reine Marguerite de Navarre (rédigé à partir de 1537, elle est imprimée à Genève en 1539, mais les exemplaires en sont saisis par le Conseil de la ville qui vient d’expulser J. Calvin et G. Farel).

Marguerite-de-Navarre.JPG Marguerite de Navarre (1492-1549), protectrice de Marie Dentière.

Cette épître prônait la participation active des femmes en matière de religion : se marier et procréer, éventuellement seconder les efforts d’un mari pasteur, avoir des enfants et leur lire la Bible, mais AUSSI le droit d’en parler, notamment entre elles. Sa fille lui emboîta le pas en rédigeant une grammaire hébraïque que sa mère publia avec son épître. La haute protection royale dont elle bénéficiait fit qu'elle n’eut le droit qu’à des remontrances " sévères " (qualificatif utilisé par J. Calvin qui mentionne son intervention).

Il faut dire que Guillaume Farel avait auparavant savonné la planche puisqu’il avait écrit à J. Calvin, encore exilé à Strasbourg, en date du 6 février 1540 : "notre Froment est le premier qui, à la suite de sa femme, ait dégénéré en ivraie. […] Cette femme orgueilleuse et vindicative fut, malgré tout son esprit, une mauvais conseillère à son nouvel époux, qu'elle dominait absolument".

Marie Dentière connaissait fort bien la Bible et elle avait déjà goûté, chez les catholiques, à la prise de la parole en public. Notre Réformateur masculin, déjà en son temps en retard de bien d’autres réformes (entre autres celles que souhaitaient les anabaptistes et les anti-trinitaires), l’était assurément de la réforme féministe à venir. Le calvinisme embraya dans le machisme de son fondateur et ce n’est qu’en novembre 2003 que Marie Dentière eut son nom gravé sur le mur de la Réformation à Genève.

Bibliographie en français

1878 - Correspondance des Réformateurs dans les pays de langue française, vol. 5, éd. A.-J. Herminjard. Georg, Genève, n°.785.

1991 - BACKUS Irena. "Marie Dentière: un cas de féminisme théologique à l'époque de la Réforme". Bull. de la Soc. d'Hist. du Protest. Franç., 137, pp.177-195.

1996 - TICCONI S., Marie Dentière.

1997 – SKENAZI Cynthia (Université de Californie, Santa Barbara), "Marie Dentière et la prédication des femmes (Marie Dentière and the Preaching of the Women)",  Renaissance and Reformation (Renaiss. Reform.), vol. 21, no1, pp. 5-18 (revue publiée par Toronto Renaissance and Reformation Colloquium, Toronto, Canada).

1998 - KEMP William, DESROSIERS-BONIN Diane, "Marie d'Ennetières et la Petite grammaire hébraïque de sa fille d'après la dédicace de l'Epistre à Marguerite de Navarre (1539) ", Bibl. d'Humanisme et Renaissance, 60, 117-134.

1999 - McKINLEY Mary B. " Les fortunes précaires de Marie Dentière au XVIe et au XIXe siècles ", dans Royaume de fémynie : pouvoirs, contraintes, espaces de liberté des femmes, de la Renaissance à la Fronde, Librairie Honoré Champion, 1999.

En préparation : Oeuvres de Marie d'Ennetières, éd. Diane Desrosiers-Bonin, William Kemp, Isabelle C. Denommé, et al., Genève, Droz.

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 20:51

belfast-entre-catholiques-et-protestants-bis.jpg

Belfast, la ville "coloniale" d'Olivier Cromwell à l'époque des guerres de religion


La prochaine conférence de la section Europe et Moyen-Orient (Europe and Middle East) de l’International Association for Religious Freedom (IARF) aura lieu à Belfast du 25 au 27 juillet 2008 sur le thème " Religions et croyances dans l’espace public ". Les participants seront accueillis par la Non-subscribing Presbyterians of Ireland (NSPCI).

Dans le cadre de cette manifestation, les protestants libéraux et les chrétiens unitariens sont invités par l’European Liberal Protestant Network (ELPN) à une pré-conférence qui aura lieu le 24 juillet et qui traitera de l’évangélisation dans une société moderne où le respect de la liberté de conscience est mise en avant.

Nous vous communiquerons le programme et les modalités d’inscription dès qu’ils seront connus.

Vous trouverez des messages sur l'IARF, l'ELPN et la NSPCI sur ce site, dans la rubrique "les protestantismes", et sur celui de l'AFCU, dans la rubrique "ELPN".
 

Comment aller à Belfast ?

 En passant par Eurotunnel : http://www.eurotunnel.com ; puis en prenant un ferrie entre l’Angleterre / Ecosse et Belfast (par exemple Stranraer-Belfast avec la compagnie Stenaline)

Ou bien par bateau : voir les routes maritimes à partir des divers ports européens  http://www.directferries.co.uk/routes.htm ; 
et les compagnies maritimes
http://www.directferries.co.uk/operators.htm

Ou encore par avion http://www.belfastairport.com/en/ (voir les aéroports en relation directe avec Belfast : http://www.belfastairport.com/en/content.asp?area=2&id=210), compter environ 600 euros pour un Paris-Belfast AR

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 15:47
le-Temple-de-l-Etoile-en-1874.gifC'est l'appel lancé ce dimanche 1er juillet par le pasteur Louis Pernot de la paroisse ERF de l'Etoile lors d'une prédication radio retransmise sur France-Culture à 20h 30. 

le temple de l'Etoile en 1874, vu sur le site de la paroisse.

Il y a plusieurs demeures dans le Royaume, nous dit-il, ni plus ni moins chrétiennes les unes que les autres, et les unitariens peuvent fort bien cohabiter avec les autres étant entendu que les Evangiles sont beaucoup moins rigides dans leurs expressions théologiques que le dogme, bien tardif (IV° siècle), de la Trinité.  Rien à voir d'ailleurs entre les styles !

 Du moins est-ce que nous avons cru comprendre à la lecture de cette très belle et très sensible méditation que nous avons reproduite en son intégralité, avec l'autorisation de son auteur, sur notre site documentaire La besace des unitariens  
http://labesacedesunitariens.over-blog.com


ndlr
: Le titre est de notre composition.
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 08:58

Amish-et-leur-ferme.JPGA propos des Amishs, voir notre article précédent du 18 avril 07 "Des quilts amish vendus en Suisse" (rubrique "sites à découvrir").



La chaîne française M6 a repassé hier soir (23 h) le thriller réalisé par Peter Weir en 1984 dans les milieux amishs de Pennsylvanie : "Witness" (= le témoin). Lors d'un déplacement en dehors de sa communauté, le petit David assiste à un meurtre. Il se retrouve, lui et sa mère, avec le policier qui est intervenu sur les lieux du crime. Pour protéger son jeune témoin, le policier sera contraint de se réfugier au sein de la communauté amish de David et de sa mère. Il sera "l'Anglais", expression par laquelle les Amishs - qui ont conservé leur dialecte néerlandais - désignent les autres Américains.

Un film tout en finesse et qui sympathise avec humour avec ce milieu traditionnel en le voyant fonctionner de l'intérieur. Un très beau film.

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 16:40

L'Eglise réformée de France (ERF) et le mouvement "Actualisation de la Bible" (ACTUEL) organisent en Ariège, à Saverdun, au presbytère protestant, 56, Grand'rue, une rencontre du vendredi 6 au dimanche 8 juillet, sur le thème "Assez de mots, des actes" ("Pourquoi êtes-vous plantés à regarder le ciel ?" Actes des apôtres, chap.1, verset 11).

Renseignements et inscriptions : pasteur Gilles de Saint Blanquat (tél. 06 08 40 38 96) et Simon Sire-Fougères (tél. 06 88 99 23 82, courriel : simon.sire@wanadoo.fr).

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 17:58
Braitberg, Jean-Moïse, L'Enfant qui maudit Dieu, 2006, Paris, éd. Fayard, Littérature française , 264 p.

   Un enfant observe sa drôle de famille : le grand-père, protestant à tendance orgueilleuse ; 1a mère, protestante à tendance hystérique ; le père, juif polonais à tendance Français universaliste. Chacun cultive à sa façon le douloureux souvenir d'une barbarie historique et tente d'en tirer une preuve de l'existence de Dieu ou une raison de ne pas y croire.

Dans cette Babel miniature des rives de la Dordogne, le regard enfantin révèle l'absurdité des croyances. S'en mêlent un pasteur camerounais, des immigrés italiens, des francs-maçons athées, un instituteur tortionnaire, le fantôme de Trotsky et un pauvre cochon que l'on sacrifie sans pitié.

Puis l'ambiance tourne à l'aigre-doux. Accablé par les « devoirs de mémoire », l'enfant regarde de haut un monde d'adultes décidément bien petits, chez lesquels le prétendu souci du bien n'inspire que mépris et révolte. Alors l'enfant maudit Dieu, responsable de tout, dans l'espoir hasardeux de se réconcilier avec les hommes.

jean-Moïse Braitberg est originaire de la vallée de la Dordogne. Il écrit des guides de voyages et des articles sur le vin après avoir été journaliste d'investigation et grand reporter. Il aime les bonnes bouteilles et vénère ses chats. L'enfant qui maudit Dieu est son premier roman.


© Librairie Arthème Fayard, 2006
Parution : 2006 - 264 pages - 13,5 x 21,5

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