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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 07:34

Sophie Scholl, les derniers jours ", drame historique allemand, tourné en 2005, vu sur la chaîne ARTE ce jeudi 14 juin.

Sophie-Scholl-timbre.jpg


Alors que les soldats allemands commencent à se faire geler pieds et doigts dans le froid russe en face de Stalingrad, des étudiants pacifistes fondent à Munich un mouvement de résistance appelé la Rose Blanche. Ils distribuent des tracts. Ils se font prendre et trois d’entre eux sont immédiatement exécutés au terme d’un procès caricatural devant un "tribunal du peuple". 

Lors de l’offensive des Alliés sur les villes allemandes, leurs tracts seront de nouveau duplicatés et jetés par millier du haut des avions. 

Sophie Scholl et son frère témoignèrent de cette vive conscience de la vérité développée dans certaines familles protestantes luthériennes allemandes nonobstant le collaborationnisme éhontée de leur Eglise " officielle ".

Sophie Scholl (9 mai 1921 - 22 février 1943) avait 22 ans et faisait des études de puéricultrice. Voir l'article la concernant dans l'encyclopédie sur site Wikipedia.



Ce rappel historique de la jeunesse allemande résistante (communiste, juive, protestante, etc.), fait penser au pasteur Dietrich Bonhoeffer (1906-1945) qui fut pendu dans le camp de concentration de Flossenbürg. Le site " Quakers, communauté virtuelle francophone " (en lien réciproque avec l’AFCU) vient de lui consacrer un excellent article " 
Christianisme et résistance ".


Je retiens de ce beau film, sobre et poignant, l’adieu de la mère de Sophie à sa fille qui est déjà dans le couloir de la mort : " va en Jésus " ...

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les protestantismes
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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 16:09

les-3-cages-en-fer-du-clocher-de-l---glise-Saint-Lambert----M--nster.jpgFaisons un peu d’histoire puisque nos amis unitariens-universalistes vont aller prochainement à Münster et ne vont pas manquer de visiter la ville. 


Celle-ci, sous la houlette de Bernard Rothmann, se rangea en 1533 du côté de la Réforme y excluant catholiques et Evêque-prince de la cité. Il en résulta un solde migratoire positif car les anabaptistes y affluèrent, alléchés par le radicalisme du prédicateur. Parmi les nouveaux venus, Jean Matthijs (ou Mathiesen), un boulanger de Haarlem en Hollande, se proclama ni plus ni moins prophète et annonça le second avènement (le définitif) du Christ pour le mois d’avril 1534. Pour lui, Münster était la Nouvelle Jérusalem.

Mais c’était sans compter sur la réaction du comte et prince évêque François de Waldeck qui mit le siège à la ville. A jour prévu, notre prophète, plus illuminé que jamais, sortit seul de la ville sur un cheval blanc, certain d’avoir le secours de Dieu. Il fut coupé en morceaux et sa tête brandie au bout d’une pique. 

Il fut remplacé par Jean Beukelszoon, lui aussi un hollandais, et promu pour l’occasion le roi Jean de Leyde (Jan van Leiden). Les anabaptistes renforcèrent les remparts, se firent pugnaces et le siège dura une bonne année (14 mois précisément). Mais catholiques et luthériens étaient bien d’accord entre eux pour en finir avec cette insurrection religieuse.

La ville tomba en juin 1535. Elle fut pillée (il fallait bien payer les mercenaires qui avaient tant patienté !) et le roi Jean, avec deux autres meneurs, furent torturés, tués et leurs corps hissés au sommet du clocher de Saint-Lambert en guise d’avertissement pour d’autres aventuriers. Bernard Rothmann réussit, quant à lui, à s’enfuir.

Plus tard, le roi Jean de Leyde fit le bonheur des historiens marxistes qui virent en lui l’instaurateur d’un communisme dit primitif : toutes les propriétés foncières appartenaient à la nouvelle communauté, la polygamie était autorisée afin de rétablir l’équilibre démographique entre les sexes (le roi donna l'exemple avec 16 épouses). A noter que la polygamie n’a rien à voir avec l’adultère et la fornication qui sont, comme chacun le sait, condamnés formellement par la Bible. 

Du communisme, il y avait même le totalitarisme le plus sauvage : obligation de re-baptême sinon exil et perte de la maison et des biens restants ; décapitation en place publique d’une épouse du roi Jean, Elisabeth Wandscherer, qui avait osé solliciter de quitter la ville ; destruction iconoclaste d’une magnifique horloge astronomique qui se trouvait dans le déambulatoire de la cathédrale, etc.

Précisons que tous les anabaptistes n’étaient pas des apprentis dictateurs, loin de là. David Jan Joris, autre hollandais anabaptiste, pourtant lui aussi attiré par les thèses eschatologiques et se pensant de la lignée de David, désavoua cette insurrection baptiste.

Nonobstant, avec la " Nouvelle Jérusalem de Münster ", les Hutterites en Moravie (puis exilés en Russie en 1622, et au Dakota du Sud aux Etats-Unis en 1874), les Amish de Pennsylvanie à partir de 1720, etc., les anabaptistes ont eu la bien fâcheuse tendance à constituer des communautés d’élus, si exigeantes au regard des Evangiles interprétés à leur façon qu’elles ont versées carrément dans l’intégrisme. 

L’aventure eschatologique de Münster montre que la théocratie dictatoriale fait partie des rêves politico-religieux de gens convaincus, bien militants d’une cause, avides par ailleurs de pouvoir personnel ; l’islamisme aujourd’hui en reprend résolument le relais.

La bien vertueuse Ong humanitaire américaine des Droits de l’homme (Human Rights Watch HRW) vient d’épingler la France pour avoir renvoyé chez eux (surtout en Algérie) des imams islamistes (une quinzaine depuis 2001, dont celui de Vénissieux qui défraya la chronique en son temps). Il aurait fallu, paraît-il, leur mettre une simple amende afin de leur faire comprendre qu’il ne faut pas dire tout haut en place publique ce qu’ils disent régulièrement et également tout haut en lieu de culte. Selon une dépêche de l'AFP Paris du mercredi 6 juin. 

Vive donc la liberté religieuse (qui a bon dos), même s’il s’agit d’endoctrinement fanatique. 

Une suggestion qui n’engage que moi : on pourrait tout aussi bien leur payer gracieusement un voyage à Saint-Lambert pour qu’ils y contemplent les cages !

Et puis, souvenons nous que c’est en cette église que l’évêque catholique Clément Auguste Graf von Galen prononça des discours courageux contre le racisme et le programme d’euthanasie des handicapés mentaux préconisés par les nazis, mettant en garde les fidèles contre l’adhésion au régime national-socialiste.

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 08:57
Nous avons le plaisir de vous faire part de la parution des "Annales n° 4" de l'Union Protestante Libérale (UPL) de Strasbourg. Ce numéro propose les trois contributions suivantes :

 

giordano-bruno-copertina.jpg







Giordano Bruno, tel Jésus, coupable de liberté , de Philippe Kah

" Jésus de Nazareth et Giordano Bruno, l'un et l'autre ont œuvré dans le monde des idées, délivrant un message, un enseignement pour le premier et cherchant le savoir, la science véritable pour le second ; les deux visant l'épanouissement de la liberté de l'auditeur qui sait comprendre. Au terme de leur parcours, les deux également connurent un destin tragique. " (Philippe Kah). 

L'existence devant l'inconditionné chez Paul Tillich, de Claude Conedera

" TILLICH ne garde pas le cadre d'une philosophie critique qui sépare l'Etre et la pensée de l'Etre. Il lui faut un autre héritage : non une philosophie qui cherche les conditions de possibilité de la connaissance, le prix à payer est trop cher, mais une philosophie à la fois " critique et intuitive " qui unit l'Etre et la pensée de l'Etre. " (Claude Conedera).

Le projet politique de Jésus, de Ernest Winstein

" L'engagement au service de Dieu a conduit Jésus, à sa manière, à un engagement " politique ". Nous ne projetterons pas sa royauté vers un futur éthéré, mais prendrons exemple sur cet homme de foi." (Ernest Winstein).


Ceux d’entre vous qui ont passé commande recevront le nombre d’exemplaires demandés. 
Les autres membres intéressés s'adresseront à l'Union Protestante Libérale, 3, rue Calvin F 67000 Strasbourg. Tél. 03 88 35 24 54. Mail : unionprotlib@free.fr Le recueil est communiqué pour une participation aux frais de 5€ (frais d'envoi de 1,30€ en sus).

Le site de l'UPL : http://unionprotlib.free.fr 
l
e blog de l’UPL : http://unionprotlib.over-blog.com/

 

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 09:52

croix-huguenote-en-m--tal.jpg croix huguenote en métal

Lors d’un synode commun, tenu à Sochaux ces 19-20 mai, l’Eglise réformée de France (ERF) et l’Eglise évangélique luthérienne de France (EELF) ont non seulement pris la (bonne) résolution de s’unir à l’horizon 2013, mais elles ont commencé à travailler ensemble ; la preuve en est d’un texte fort intéressant sur la famille. En voici quelques extraits :

1 - Au commencement est la parole

La parole est plus que des mots... elle parle. Elle structure l’être humain et ses relations à Dieu et aux autres. Elle distingue, différencie, sépare, nomme et relie. Les modèles familiaux et l’exercice de la parentalité diffèrent selon les temps et les cultures. La Bible elle-même est le témoin de cette diversité. Au-delà de leurs différences, toutes les familles sont appelées à la parole. Elle est au fondement des relations entre les hommes et les femmes, les parents et les enfants. Tout en restant le théâtre de l’intime où se jouent les tragédies et les bonheurs de l’humanité, la famille sous ses diverses formes, demeure pour chacun une référence. Grâce à la parole libérée et démultipliée, elle peut constituer un point d’appui à partir duquel la vie prend sens et vitalité.

2 - La famille évolue

La famille dans sa structure et son mode de fonctionnement change à l’image des mutations et des crises que connaissent les sociétés dans lesquelles nous vivons. Les familles se transforment et se diversifient révélant les capacités d’adaptation de leurs membres. Au nom de l’évangile de Jésus-Christ, nous voulons porter un regard favorable sur les personnes qui vivent ces transformations. Même si nous regrettons la fragilisation des liens qui accompagne ces changements et les souffrances qui peuvent en découler, nous nous réjouissons de la place accordée à la personne, de l’égalité entre les hommes et les femmes, de l’attention portée à l’enfance et à l’enfant.

3 - Vivre la famille, comme une grâce de Dieu

Plutôt que de regretter un âge d’or mythique de la famille et de nous plaindre de diverses dérives, nous voulons prononcer une parole de bénédiction sur les hommes, les femmes et les enfants qui vivent ensemble. Nous croyons que Dieu aime et respecte chacun de façon inconditionnelle et gratuite et qu’il nous appelle à la liberté. C’est pourquoi nous refusons de juger ou de culpabiliser ceux qui ne trouvent pas d’autre solution que de défaire une famille quand la circulation de la parole et de la vie ne semble plus possible. […]

4 - Les familles et les valeurs fondamentales

Si la Bible ne propose pas de modèle unique, elle appelle les familles à être attentives à un certain nombre de valeurs. Le respect inconditionnel de chacun. La famille est un des lieux privilégiés où chacun est considéré non en fonction de son utilité ou de ses performances mais de sa simple existence. […] L’attention au petit. […]. La responsabilité parentale […] La compréhension des différences. Quelles que soient les formes de vie familiale, certains éléments symboliques sont fondateurs : la différence des générations et la différence des sexes. Le respect des interdits […]. La nomination des rôles. Il est important pour les enfants de trouver leur place dans leur double lignée parentale, dans la chaîne des générations, d’identifier leurs parents et leurs grands-parents et de distinguer les liens de parenté (biologiques ou adoptifs) des liens para parentaux (relations entre l’enfant et le compagnon / conjoint de son parent).

5 - L’Église est attentive aux familles

L’Eglise témoigne d’une Bonne nouvelle ! Face à la diversité des fonctionnements familiaux, elle est amenée à développer et à inventer des nouveaux modes d’accompagnement et de soutien des familles. Aussi le synode engage les Églises à : Soutenir les fidèles dans les engagements pris lors des célébrations liées à la vie des familles. Rappeler qu’au delà de la famille biologique, chacun par l’Évangile est invité à découvrir en Jésus-Christ une autre famille de frères et de sœurs. Créer et développer, en leur sein, des lieux d’écoute et de parole pour aider les familles à entretenir des relations de qualité. Faire preuve de créativité afin d’imaginer des gestes, des paroles, des signes liturgiques pour accompagner les petits et les grands événements de la vie familiale. […].

 

Le synode conjoint a évité de parler directement des couples homosexuels et de l’homoparentalité qui sont pourtant bel et bien d’actualité dans les débats de nos sociétés civiles (voir notre message " Halte à l’homophobie dans nos Eglises " du 14 avril 07 ; et, à la même date, sur le site de l’AFCU : " Le mariage homosexuel "), mais le texte porte sur la famille et non précisément sur le couple. Recevons le comme une approche générale qui n’exclut pas par la suite des engagements plus précis – peut-être à faire plutôt au niveau des communautés locales.

Vous pouvez lire le texte intégral sur le site de l’Eglise réformée de France
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Published by ERF et EELF - dans les protestantismes
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 10:19

Dame laïque, un brin rigide, met les observateurs de la vie religieuse en France dans le pétrin en interdisant que l'appartenance religieuse ne soit donnée lors des recensements de la population totale et de l'habitat. Ce faisant, elle confond la carte d'identité où, effectivement, les appartenances religieuse ou ethnique doivent (absolument) ne pas être inscrites afin d'éviter tout risque de discrimination, et le bordereau du recensement qui, lui, préserve l'anonymat et est voué à une connaissance de notre société.

Les analystes sont contraints aux contorsions. Mettant à profit les sondages de la période électorale, le sociologue Jean-Paul Willaime, directeur d’étude à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), s'y est essayé dans les colonnes de l'hebdomadaire "Réforme" du jeudi 5 avril ("Virage à droite des protestants ?", article que nous avons déjà signalé dans notre message du 10 avril "Les protestants entre Gauche et Droite").

 

 

croix-huguenote-en---mail-bis.jpg  croix huguenote en émail.

 

 

Le nombre de protestants en France, contrairement à celui des catholiques, ne diminue pas. Sur plusieurs vagues d’enquête menées fin 2006-début 2007 et constituant un échantillon représentatif de la population française de 15 000 personnes de plus de 18 ans, 395 se sont déclarées protestantes, soit 2,6 %. Sur 63 millions de Français, cela fait 1,6 million de protestants. C’est moins que les 4 % de " proches du protestantisme " du sondage La Croix-Réforme/CSA de 2005-2006, mais plus que le 1,1 million de protestants repérés par les différentes Eglises, membres ou non de la Fédération protestante de France.

Premier constat donc : si la proportion des Français s’identifiant au catholicisme a fortement baissé en France (en 2006, 65 % selon un sondage IFOP-La Croix et, à partir d’une autre question, 51 % selon le sondage CSA-Le Monde des Religions alors que cette proportion était encore de 76 % en 1978), cela n’est pas le cas des Français s’identifiant au protestantisme.

Non seulement la minorité protestante se maintient, mais elle a tendance à légèrement augmenter ces dernières années, plusieurs enquêtes le confirment, y compris cette enquête CSA-Le Monde des Religions précitée qui, tout en révélant une baisse spectaculaire de la proportion de Français catholiques, chiffre à 3 % la proportion des protestants en France.

Cette relative croissance est principalement due, comme de nombreux observateurs du monde protestant l’ont remarqué, au développement d’un protestantisme évangélique et pentecôtiste qui, s’il ne date pas d’aujourd’hui, est devenu numériquement plus important (400 000 en 2005, selon Sébastien Fath), y compris au sein de la Fédération protestante de France. 

Les chrétiens unitariens, qui font partie des protestantismes, saluent fraternellement les autres communautés de cette mouvance.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les protestantismes
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 10:03

L’excellente librairie sur le Net " Arretauxpages ", animée par la protestante Guylène Dubois, adresse à ceux qui le désirent une lettre mensuelle électronique où sont présentées les nouveautés. N'hésitez pas à vous y inscrire de notre part.

Vu dans la dernière lettre (n° 28) : La vie passionnée de Thérèse d'Avila

Catégorie : Littérature Bandes dessinées, Ref 8060057 Auteur(s) : Claire Bretécher, 48 pages, illustrations en couleurs, 32 x 25 cm, 9782505000549 Collection : , éditeur : Darguaud, 2007 (13 €) Nouveauté, 555 gr

Sainte-Th--r--se-d-Avila.jpg

Présentation de l'éditeur :

Sous le prétexte de faire une hagiographie espagnole, Bretécher revoit à sa manière très caustique quelques enseignements de la religion catholique à l’époque de l’Inquisition. On observe donc Thérèse d’Avila, menant une petite vie de femme d’affaires, éduquant ses nonnes à tours de bras et à coups de grosses colères, car ce n’est pas tout, mais elle a encore quelques dizaines de couvents à fonder avant de mourir et d’être canonisée, la Thérèse. Tout y passe pour tourner le culte en dérision : la nonne endiablée pour n’avoir pas bien surveillé "ses orifices", le prêtre victime des assauts sexuels de ses ouailles, la femme de Rodrigo qui attend son quinzième enfant en dix ans, car elle est bonne c(h)réti(en)ne. Quand elle se fâche, Thérèse d’Avila se met à léviter et à dialoguer en aparté avec Iésousse. La dernière histoire est un peu comme un bonus à la fin d’un Monty Python : c’est une suite de blagues plus potaches que jamais, qui font éclater de rire. Bretécher, très innocemment, nous la fait version portouguèche, et l’on rit, bien sûr. Honte à nous, pauvres fanatiques anti-religieux.

 Une première édition de cette BD est parue aux éditions Claire Bretécher en 2000.

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 09:50

Un réseau, c’est un peu comme une famille. Si les participants sont géographiquement éloignés les uns des autres et ne se connaissent pas tous, il n’en reste pas moins que nombre d’entre eux ont déjà eu le plaisir de se rencontrer à l’occasion de conférences internationales. Celles-ci, qui exigent du temps et aussi un effort financier de la part des uns et des autres, laissent des souvenirs de fraternité au cœur de chacun.

C’est le cas pour l’European Liberal Protestant Network (ELPN) dont la dernière rencontre fut celle de Cluj, en Transylvanie, au siège de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, en juillet 2005. voir une présentation de l'ELPN sur le site de l'AFCU, message du 16 avril 2007, rubrique "relations extérieures".

Dès lors, l’annonce du décès de Péronne Boddaert, qui avait animée cette rencontre, nous a valu un courrier très émouvant de la part de ceux qui n’étaient pas déjà au courant de cette triste nouvelle. voir notre message du 16 avril 2007.

Like you I was very saddened to hear of the death of my good friend the Rev Peronne Boddaert. I worked with her for many years and participated in conferences with her in England, the Netherlands, Germany and Hungary over the years. I hope we can continue to maintain the witness of the ELPN and maintain the connection between the various liberal Christian groups in Europe. Please do keep in touch. Best wishes, David Steers. Rev Dr David Steers, Irlande, Non-Subscribing Presbyterian Churches.

Effrayant d’entendre que Péronne Boddaert est décédée. Je garde un excellent souvenir d’elle comme jeune femme enthousiaste, sage et pleine de charme. J’avais fait sa connaissance en 2005 à Cluj. Que sa mort nous oblige de continuer en son sens et son cher souvenir. Jean-Claude A. Cantieni, Suisse, Union Suisse pour le christianisme libéral (USCL)

Cela me fait de la peine que Péronne Boddaert soit morte. J'avais communiqué avec elle lors de la conference de l'IARF de Cluj. Que la terre lui soit légère. Fulgence Ndagijimana, Burundi, Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB)

I am devastated by this news. We had lunch together in Prague at the occasion of the 25th anniversary of the 1981 UN Declaration. Willy Fautré, Belgique, Human Rights Without Frontiers (HRWF).

C’est vraiment terrible de mourir si jeune. Révérend Roger Dewandeler, Pays-Bas, Eglises wallones.

I am shocked to read about Peronne's death! I think with deep sympathy to her family, and I can not express my sorrow for her early death. I, we are in mourning for her, and we will miss her for ever. Erika Orban, Roumanie, Eglise unitarienne de Roumanie

The sadness concerning the departure of Peronne will remain with us for some time, but we from the Dutch Chapter have reassembled our forces and are continuing our work for the Association that she loved. Wytske Dijkstra, Pays-Bas, Eglise remonstrante et IARF.

It is terrible. This news is incredible : I’m very sad. Roberto Rosso, Congregazione italiana cristiana unitariana (CICU)

I was very saddened to hear the news of Peronne Boddaert's death. I will keep her and her family in my prayers. Révérend Andrew James Brown, Royaume-Uni, Unitarian Christian Association (UCA).

May God give peace to Peronne and help us to keep her spirit of opens and service in our ministry and works. As well I met her personally I feel mourn to her. We planed to be partner ministers in our service. We were in email contact pretty much and we talked about our common goal of building a new Church, and we planed to be Partner Church ,and we had a lot of common - I think, remembering our talks - about ELPN. I am very sorry for her. She calls me brother and I called her sister. May eternal silence and peace shine upon her soul and her memory give us hopes in our service in our theological human dialogs. I wish I could have a summary bibliography of her life and service to write an article in Hungarian in our newsletter. Révérend Sandor Szilard, Roumanie, Eglise unitarienne de Roumanie.

 

Miracle de l’Internet ! Peronne Boddaert animait un site personnel pour ses activités de consultante. Il prolonge pour quelque temps sa présence parmi nous et, à son image, il est de toute beauté ! http://www.peronneboddaert.nl

Et puis, à l’initiative de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), le carnet d’adresses du réseau a été mis à jour et des contacts pris pour qu’un nouveau bureau se constitue avec des représentants de tous les pays concernés.

A l’horizon, une participation de l’ELPN à une rencontre internationale de l’IARF envisagée en Irlande du Nord. Nous vous tiendrons bien entendu au courant.

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 07:39

Les prochaines journées "Evangile et Liberté" sont fixées au samedi et dimanche 13-14 octobre prochain, à la Grande-Motte, sur le thème "Spiritualités".

Avec des conférences de J.-M. de Bourqueney, M. Cornuz, J. Gaillard, N. Westphal. Une table ronde sur la prière sera animée par C. Mazel, P. Morlachetti, R. Parmentier, T. Es-Sbanti. Le culte sera dirigé par J. Juillard.

Les Journées 2006 sont publiées aux éditions Van Dieren : "Le secret. Faut-il cacher ?", avec les contributions de Laurent Gagnebin, Pierre Joxe, Etienne Leenhardt, Henri Persoz, Raphaël Picon, Didier Sicard, Edith Tartar-Goddet. A commander au secrétariat d'E&L, 4 rue de l'Oratoire, 75001 Paris, avant le 20 septembre afin de bénéficier du prix de souscription (13 euros).

Chaque année, l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) lance un appel à ses ouailles et à ses sympathisants pour qu'ils participent à ces rencontres thématiques qui sont d'une haute qualité à la fois intellectuelle et fraternelle. Les diverses associations unitariennes en France, la nôtre et les autres, n'ont pas les ressources humaines suffisantes pour réussir une telle convergence. L'année dernière, ce sont pas moins de 250 personnes qu'E&L a réuni pour son grand show annuel - ce qui est une fort belle réussite !

Et puis, rappelons-nous nos racines du XVIème siècle qui font que nous sommes protestants ! Notre Eglise historique de Transylvanie, chère à nos coeurs, se dit d'ailleurs volontiers, "la benjamine des Réformes protestantes" (celles-ci étant, rappelons-le, plurielles - ou comme d'autres peuvent dire "la Réformation" en continu).

Le site d'E&L est dans la liste des liens du blog de l'AFCU http://afcu.over-blog.org

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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 04:28

« En nous proposant pour règle d’une morale nouvelle le respect de la vie, et de toute vie, Albert Schweitzer nous a offert sans doute la seule formule capable de sauver à la fois l’homme et la nature toute entière. » Théodore Monod

Après Albert Schweitzer lui-même, les « schweitzériens » éprouvent des sentiments de reconnaissance à l’égard de l’ancien archevêque (luthérien) d’Uppsala, primat de Suède, Lars Olaf Jonathan (dit Nathan) Söderblom (1866-1931), érudit, élève de Bergson, proche du pasteur Wilfred Monod (le père de Théodore) au sein du courant du « christianisme pratique », protestant libéral et pionnier de l’œcuménisme.

En effet, pendant et immédiatement après la première guerre mondiale, le docteur Schweitzer traversa la période peut-être la plus difficile de sa vie. Après avoir été interné, il finit par rentrer en Alsace complètement épuisé. Lui, l’homme robuste ! Rétabli, il tra! vailla comme médecin-assistant à l’Hôpital de Strasbourg et comme pasteur intérimaire dans son ancienne paroisse de Saint-Nicolas.

Cependant, son esprit restait fixé au Gabon, à l’hôpital de Lambaréné qu’il avait fondé et bâti de ses mains et lequel avait périclité à cause de son absence. Schweitzer n’avait pas d’argent et il ne trouvait pas de donateurs. Une tournée de concerts en Espagne (il était aussi un organiste réputé) et le fait qu’on lui a décerné la distinction de Docteur honoris causa de l’Université de Zurich ont remonté son moral. C’était alors que Nathan Söderblom a eu l’idée de l’inviter pour donner des conférences à l’Université d’Uppsala sur le « Respect de la vie ». Les conférences (1920) ont eu un tel succés que d’autres conférences et concerts s’en sont suivis en Suède, puis en Suisse, en Angleterre et ailleurs. Il s’est remis aussi à écrire.

Conférences, concerts et livres ont aidé au rétablissement de ses finances. Les dons également ont commencé! à affluer. Ainsi en 1924, le docteur Schweitzer a pu partir pour Lambaréné où commença le travail de la reconstruction de l’hôpital. Concernant cette période-là, il disait : « Ma vie se déroula de façon telle que j’étais médecin le matin et architecte l’après-midi ».

On pourrait dire qu’à la base du rebondissement du destin d’Albert Schweitzer et de l’hôpital de Lamabaréné se trouve l’invitation que Nathan Söderblom lui a fait afin de donner des conférences à Uppsala.

Il est intéressant de constater que les deux amis ont obtenu, tous les deux, le Prix Nobel de la Paix. Nathan Söderblom en 1930 et Albert Schweitzer en 1952.

15.4.2007, "Les chrétiens et les animaux",
www.webzinemaker.com/saintfrancois, site créé et animé par Jean Nakos. Message envoyé à la Correspondance unitarienne, le 27 avril 07

Albert Schweitzer est un important point de repère pour les chrétiens unitariens (voir site de l'AFCU, "Les références du christianisme unitarien", 1er  mars 07) et d'une façon générale pour tous les unitariens.

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 09:57

Par leur emblème, le calice à la flamme, qui évoque le calice que les calixtins du XVe siècle mirent sur leurs drapeaux, les unitariens se sentent redevables des hussites de Bohème. Depuis 1919, une Eglise hussite relance leur mouvement.

C'est pour nous l'occasion d'ouvrir une "semaine hussite" sur nos blogs et d'expliciter ce lien entre nos deux mouvances. Vous trouverez une série de messages de Jean-Claude Barbier sur le site de l'AFCU :

le vendredi 20 avril 2007 : Cirkev ceskoslovenska husitska (CCSH) ou la seconde Réforme hussite L‘Eglise hussite ou la résurgence d’une histoire nationale

 le lundi 23 avril 2007 : le dessinateur Hans Deutsch ou la transmission du calice des hussites aux unitariens, qu'est-ce qu'un calice ?,

,

Et sur notre site documentaire La Besace unitarienne, un article d'Albert Blanchard-Gaillard, avec le message du 24 Avril 2007 :  La coupe et la flamme, emblème de l’unitarisme  et, à venir, une bibliographie sur les Hussites (par Jean Georgelin) et une bibliographie sur le "Flaming Chalice".

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