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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 09:56

le-bouchon-qui-p-te.jpgLe réseau de la Correspondance unitarienne, fondé en octobre 2002 à Bordeaux par Jean-Claude Barbier et d'inspiration chrétienne, anime six sites unitariens sur la plate-forme de blogs "Over-blog". Celle-ci ayant averti qu'elle ne pouvait plus assumer la gratuité sans publicité, nos sites sont passés au mode "Premium" (moyennant cotisation annuelle) afin d'éviter d'être envahis par des placards publicitaires. Ils ont en conséquence chacun reçu un nom de domaine.

 

3 sites institutionnels :

"Chrétiens unitariens", le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) : http://www.chretiens-unitariens.fr (lien).

"Unitariens français", le site du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) : http://www.unitariens-francais.fr (lien).

"Eglise unitarienne francophone", le site de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) : http://www.eglise-unitarienne-francophone.fr (lien).

 

et 3 sites thématiques :

"Actualités unitariennes", sur les activités des unitariens et universalistes du monde entier et pour une réflexion sur les évènements de l'actualité : http://www.actua-unitariennes.com (lien).

"La besace des unitariens", un site documentaire : http://www.labesacedesunitariens.com (lien).

"Etudes unitariennes", sur le début du christianisme (I° - II° siècles) : http://www.etudes-unitariennes.fr (lien).

 

A noter que les sites institutionnels hébergent des sites dans le cadre de partenariat : le site de l'AFCU héberge les sites des chrétiens unitariens du Burundi, Congo Brazzaville, Congo RDC, Rwanda et Togo ; le site du CUUF héberge ceux de groupes (Amitiés islamo-unitariennes, Droit aux appartenances), et celui de l'EUfr, le site de l'Eglise presbytérienne évangélique libre (EPEL).

 

A ces sites gérés par la Correspondance unitarienne, s'ajoutent des sites indépendants édités par d'autres. Voir sur le site de l'AFCU, en colonne latérale, une liste des sites français et étrangers que nous tenons régulièrement à jour.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans U en Europe francophone
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 15:45

toulouse_avec_roger_gau_et_maite_samedi_17_novembre_2012_P1.JPG"Mon itinéraire : famille protestante, croyance unitarienne", paru dans le bulletin n° 131 (septembre 2013) de la Correspondance unitarienne. L'auteur (photo de J.-C. Barbier, prise à Toulouse en 2012, avec Maïté) est chrétien unitarien, ingénieur aéronautique à la retraite.

Mes origines protestantes - Je suis né dans une famille protestante. Pas si simple, parce que mon père était baptisé protestant et ma mère catholique. Les deux familles sont originaires de régions très marquées et qui furent opposées lors des guerres de religion : pour mon père la région des monts de Lacaune qui était un des noyaux du protestantisme languedocien et pour ma mère Lautrec qui était un fief catholique juste à côté de Castres, le grand voisin protestant. Mon père Jules Gau le protestant devait épouser Marie-Louise Mas, ma mère, la catholique. Ce devait être un mariage mixte comme l’avaient voulu les familles. Le curé de Lautrec ne l’entendit pas ainsi et exigea la conversion de Jules. Devant cette intransigeance, mon grand-père maternel Louis Mas, fit l’unanimité en proposant un mariage protestant qui eut lieu le 29 mai 1926. Peu de temps après, ma mère adhèra à la religion protestante. Par la suite, ma mère sera une protestante très pratiquante. J'ai donc été naturellement baptisé protestant, mais les circonstances méritent qu'on s'y arrête. Mme Laroche, qui n’était pas pasteur, me baptisa car j’étais très malade et l'on craignait pour ma vie. Ce même jour, elle devint ma marraine. Plus que mes parents, ma marraine assura l'essentiel de mon éducation religieuse.
Cette éducation religieuse a sans doute été faite en partie grâce à un document que je viens de retrouver, il s'agit de : « Simples récits d'histoire sainte ancien et nouveau testament » par G. Chastand. Sur l'étiquette de ce document, j'ai écrit : « L'histoire sainte ancien et nouveau testament ». La qualité de l'écriture indique que je devais être très jeune. Je ne vous en dis pas plus sur le contenu de ce récit, mais je me rends compte, à l'âge que j'avais, comment j'ai été formaté. Ainsi, jusqu'à ma communion, j'ai pratiqué assez assidûment. Dans mon village natal, à Lautrec dans le département du Tarn, on utilisait une salle de la mairie pour le culte dominical.

Le désintérêt – Ensuite, je me suis petit à petit éloigné de la religion. Pas de raison majeure, mais le décès de ma marraine d'abord, suivi du pensionnat à Castres puis à Toulouse pendant plusieurs années y sont sans doute pour beaucoup. Mon mariage à l'Église catholique avec Maïté, catholique pratiquante, n'a rien changé. Pendant de nombreuses années, j'ai accompagné ma femme aux offices catholiques. Ce n'était ni une corvée, ni un plaisir, j'étais juste indifférent.

Le déclic – À la retraite, des circonstances particulières m'ont amené à l'écriture. Dans le grenier, couverte de poussière, je découvre une boîte à chaussures remplies de lettres et de cartes d'un soldat de la Grande guerre. Ce soldat est l'oncle de ma femme qui va trouver la mort sur les champs de bataille de l'Artois, 10 mois après son incorporation. La qualité de sa personne à travers sa correspondance me pousse irrésistiblement à écrire son histoire sous le titre : « Jean, classe 1915, ou lettres volées à l'oubli ». Ce sera ma première publication qui sera éditée en 1998 (90e anniversaire de l'Armistice) par l'Association des amis des archives de la Haute-Garonne et vendue à 750 exemplaires. Dix ans après la publication de ce livre, l'éditeur ne voulut pas rééditer ce livre et je l'ai publié sur Internet en lecture et téléchargement gratuits. Ayant pris goût à l'écriture, après avoir écrit sur la famille de ma femme, j'ai décidé d'écrire sur ma famille. Le titre est assez explicite : « Nos ancêtres les Gau et les Tirefort ; Chronique de deux familles protestantes ». J'ai publié ce livre en compte d'auteur en 2002 et 350 exemplaires ont été vendus. Pour écrire ce livre, les recherches sur la guerre de Trente Ans en Europe et les guerres de religion en France m'ont fait prendre conscience de ce qu'ont enduré les protestants. Ceci m'a incité à aller plus loin dans l'étude des religions, mais le déclic fut une discussion avec mes petits enfants. Leurs questions pertinentes, leurs incrédulités m'ont incité, presque obligé, à approfondir ma propre croyance. Résultat de tout cela :

La croyance unitarienne – J'ai donc écrit un texte sur la croyance, pas sur la religion car j'ai fait tout de suite la différence entre les deux. Je l'ai tout de suite publié sur le site que j'avais créé sur Internet en 2004. Plus de deux ans ont été nécessaires avant d'arriver à la version définitive du texte. Après l'expérience positive de la publication de mon premier livre sur Internet, j'ai décidé de regrouper le texte sous la forme d'un livre. Le titre a changé plusieurs fois, car c'est après une longue étude et une critique constructive de la Bible que je me suis positionné. Mais je me suis senti quelque temps un peu seul avec ma croyance, jusqu'au jour où je suis tombé sur un site unitarien. Ce fut vraiment un soulagement, j'avais trouvé une famille qui correspondait à ma croyance, certes elle était peu nombreuse, mais présente. J'emprunte à Jean-Claude Barbier ces quelques mots : « L'unitarisme provient en ligne directe de la Réforme anti-trinitaire du XVIe siècle, il est libéral et antidogmatique. Pour les unitariens, Jésus est un simple homme comme tout un chacun, dont ils aiment et la personne et l'enseignement, mais il n'est pas question de le diviniser à quelque degré que ce soit. Seul Dieu fait l'objet de louanges, d'où la dénomination sur Dieu ‘Un’. La tradition unitarienne accorde de l'importance à la raison humaine et aux connaissances scientifiques ». Le titre définitif de mon essai ne vous surprendra pas  : « Chrétien unitarien ; Jésus n'est pas Dieu, Dieu merci »
Les commentaires sur le Nouveau Testament et la lecture de l'Évangile de Thomas Jefferson m'ont conduit naturellement à écrire puis publier mon deuxième essai unitarien « Évangile de Jésus de Nazareth ; à la manière de Thomas Jefferson ».
Je me revendique comme unitarien, partisan de la théologie libérale. J’entends défendre le principe de la liberté de conscience face aux dogmes et aux doctrines qui étouffent la Parole de Dieu. Je veux absolument remercier Amin Malouf, Falk van Gaver et Roger Parmentier dont les écrits m'ont aidé dans la réflexion sur ma croyance.

Libres propos - "Dieu et Jésus d’après R. Demortier", message de Roger Gau, au groupe Unitariens francophones sur Facebook le 1er juin 2013 : « Voici comment R. Demortier définit Dieu et Jésus. Cela correspondent assez bien à ce que je pense »
Dieu
Principe et explication ultime d'un monde qui nous dépasse.
Il est hors du temps et de l'espace et, à ce titre, il est présent dans la création toujours et partout.
Par Jésus, nous avons la révélation que ce Dieu créateur et tout puissant est aussi un Dieu d'amour agissant pour le bien de sa création.
Jésus
Il est le fils de Marie et de Joseph, donc un fils d'homme. En communion de pensée avec Dieu (c'est peut-être là qu'intervient l'Esprit de Dieu ?) il a été, ou s'est senti, investi d'une mission : être la passerelle entre Dieu et les hommes, pour leur révéler qui est ce Dieu auquel ils croient plus ou moins.
Jésus nous apprend que Dieu est un Dieu d'amour et qu'il est comme un Père pour nous, les hommes.
Nous sommes donc des enfants de Dieu et Jésus peut revendiquer en premier le titre de Fils de Dieu.
 
Bibliographie de Roger Gau
Les livres et essais concernant la religion sont décrits ci-après avec un petit résumé, les autres sont donnés seulement par leur titre qui définit de façon explicite le contenu. Vous allez voir que certains de mes ancêtres sont concernés, ce qui fut pour moi une motivation supplémentaire.

1998Jean, classe 1915, ou lettres volées à l'oubli, édité par les Amis des archives de la Haute-Garonne, 160 p., réédition en 2008, ebooksgratuits.com, 200 p. (lien)
2002 –  Nos ancêtres les Gau et les Tirefort ; chronique d'une famille protestante, édité en compte d'auteur, 216 p., réédition en 2011, Calameo.com, 244 p. (lien)
2010Chrétien unitarien ; Jésus n'est pas Dieu, Dieu merci, Calameo.com, 72 p. (lien)
Cet essai, à travers ma croyance, est une critique des rites, dogmes, symboles, signes, sacrements, lecture de la Bible, des religions chrétiennes, etc.
2010 – Évangile de Jésus de Nazareth ; À la manière de Thomas Jefferson, Calameo.com, 42 p. (lien)
Cet évangile donne corps à l'enseignement de Jésus de Nazareth sous la forme d'un seul document. “ À la manière de Thomas Jefferson ”, car comme dans l' évangile écrit par ce président des États-Unis, j'ai soustrait tous les miracles et actions de Dieu (les guérisons décrites dans les évangiles peuvent s'expliquer sans qu'il soit question de miracle). Cet évangile est basé essentiellement sur celui de Marc, avec en plus certains textes d autres évangélistes qui me paraissaient importants et correspondre au message de Jésus.
2010Mes ancêtres, Raymond VI, Simon de Montfort, et bien d’autres, dans la tourmente de la croisade albigeoise, Calameo.com, 30 p. (lien)
Au milieu du XIe siècle, le Midi toulousain est atteint par une hérésie religieuse, le catharisme. À cette occasion, c'est la première fois qu'une croisade est dirigée contre des gens qui se réclament du Christ. Mais cet aspect ne gêne pas les contemporains tant il est vrai que l'hérésie cathare ne saurait être tolérée. Cet essai raconte en quelques mots cette croisade albigeoise qui oppose mes deux ancêtres Simon de Montfort (chef des croisés) au comte de Toulouse Raymond VI. Le conflit religieux devient rapidement un conflit politique, et même une conquête des terres du Midi par les seigneurs du Nord. Ainsi, Simon de Montfort ravira le titre de comte à Raymond VI. Il devient aussi, comme toujours, un bain de sang.
2010Religion Prétendue Réformée : Trois histoires vraies, Calameo.com, 9 p. (lien)
J'ai transcrit, parfois avec difficulté, trois documents authentiques que j'ai trouvés aux archives du département du Tarn :
– “ Profession de foy de Marthe De Lapierre ” : âgée de 9 ans cette gamine a signé cette profession de foi à la religion catholique dont elle n'a sans doute pas du tout compris le sens, mais peu importe pour les autorités. .
– “ Adjuration de l'hérésie de Luther et Calvin d’Élisabeth Malié ”. C'est là une véritable abjuration d'une protestante. Élisabeth Malié est la petite fille de Pierre Malié et Suzanne Gau , laquelle est une des filles de mes ancêtres David Gau et Jeanne Vareilles.
– “ La sépulture d’Anne Guiraud ”. Ce paragraphe décrit la procédure en quatre phases pour pouvoir enterrer une protestante, après que le curé ait refusé de le faire. Difficile parcours qui a conduit beaucoup de protestants à utiliser leur jardin comme lieu de sépulture. Et ceci a continué même après que ces contraintes aient disparu, c'est le cas de mes grands-parents paternels qui sont enterrés dans leurs jardins. Anne Guiraud est la femme d'Isaac Gau, lequel est un des fils de mes ancêtres David Gau et Jeanne Vareilles.
2010Mes ancêtres Visigoths, de Francon (de Villeneuve), an 785, à Jeanne, an 1450, Calameo.com, 37 p. (lien)
2011Petite histoire de la vicomté de Lautrec de sa création à sa disparition, Calameo.com, 52 p. (lien)
2011Branches tarnaises des "de Villeneuve", Calameo.com, 20 p. (lien)
2012L'avant et l'après Saint-Barthélemy à Toulouse et dans le département du Tarn, Calameo.com, 22 p. (lien) - La Saint-Barthélemy à Paris est bien connue. Par contre, on ignore ce qui s'est passé en province à cette époque. Cet essai a pour but de corriger cette lacune pour Toulouse et le Tarn. Mais mes recherches sur les événements de l'après-Saint-Barthélemy m'ont montré qu'il y avait un avant Saint-Barthélemy aussi tragique.
2012Camisards et autres persécutés dans les Cévennes et Monts de Lacaune, Calameo.com, 100 p. (lien)
Après les cathares, d'autres chrétiens ont été combattus par les catholiques. Les camisards des Cévennes en font partie, mais ce qui est moins bien connu c'est que dans les Monts de Lacaune, terre de mes ancêtres paternels dans le département du Tarn, d'autres ont été également persécutés. Ainsi, après la révocation de l'Édit de Nantes par Louis XIV en 1685, des paysans huguenots (protestants français) de la région montagneuse des Cévennes vont mener une insurrection armée contre le roi. Cet essai raconte l'histoire de ces paysans qui furent nommés camisards à cause des chemises blanches qu'ils portaient le soir. Dans les Monts de Lacaune, la résistance contre les troupes du roi sera ici non armée, mais les conséquences seront parfois tout aussi tragiques et douloureuses. Ce fut le cas pour mon ancêtre Jean Loup.
2012Les forçats de Louis XIV et lettre de galériens à Mademoiselle de Perray, Calameo.com, 32 p. (lien) - J'ai corrigé, mis en forme et édité cet essai d'après un bulletin de 1868 de la Société de l'histoire du protestantisme français. Le premier texte de cet essai est un témoignage authentique sur les galériens protestants qui, par delà leurs terribles conditions, ont su éviter le pire grâce à leur courage, leur organisation, leur fraternité et sans aucun doute leur grande piété. Le deuxième texte est une lettre écrite par trois galériens et représente surtout le commentaire le plus touchant du règlement et des conditions de vie des galères.
2012Pour un nouveau contrat social, Calameo.com, 4 p. (lien)
2013À la fin du XVIIe siècle : Se convertir ou fuir ? Chronique d'un protestant du Midi toulousain, Calameo.com, 22 p. (lien) - À la fin du XVII siècle, les dragonnades et la révocation de l'Édit de Nantes ont des répercussions désagréables sur les protestants du Midi toulousain. Marc notre héros habite Carmaing un village proche de Toulouse et est empêché de pratiquer sa religion. Puis, malgré la pression des dragons, Marc refuse de se convertir et n'a plus qu'une solution : fuir. Cet essai raconte le voyage, riche en aventures et péripéties, de sa fuite.
2013Mariage facile des nouveaux convertis à Sainte-Catherine, Calameo.com, 6 p. (lien)
Après la révocation de l'Édit de Nantes, malgré leur conversion, les protestants avaient beaucoup de mal à se marier. Ce récit décrit comment le curé de Sainte-Catherine s'y prit pour, moyennant finance, leur faciliter le mariage. Mais cela ne se passa pas comme il l'aurait voulu !

Mon site : Rubriques : Généalogie – Mes livres et mes essais – De A à Z, le musée de mes pensées et de mes souvenirs – Lautrec : mon village natal – Bazille : Peintre imressioniste – Mon CV (abrégé). (lien).

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 19:43

Christian-Pheline--82marie-019.jpgNé le 6 août 1925, Christian Phéline, dans sa 88ème année, m’a fait savoir qu’ayant atteint les limites de l’âge il ne pouvait plus lire le bulletin de la Correspondance unitarienne ni les autres documents que je lui envoyais et qu’il avait plaisir à lire. C’était le 10 février 2013. Je lui ai alors demandé de m’envoyer un curriculum vitae afin que je puisse rédiger une présentation de lui pour que nous gardions souvenir de lui. Il me l'a envoyé en quelques lignes, mais j'avais déjà de lui une longue correspondance débutée en septembre 2006 à son initiative. Cet hommage, je le fais de son vivant afin qu’il sache toute l’amitié qui nous liait. Ensuite viendra en son temps une fin de vie annoncée.


Christian est né d’une mère luthérienne d’Alsace. Sans doute est-ce elle qui lui a communiqué sa foi protestante car on le retrouve plus tard comme conseiller presbytéral et prédicateur laïque de l’Eglise réformée de France. Du côté de son père, c’est de la médecine qu’il a héritée. Son père exerçait en effet comme médecin à Blida, en Algérie. Christian fera ses études de médecine avec spécialisation en neurochirurgie à Alger (à partir de 1946), puis à Montréal (1952), puis de nouveau à Alger (1954). En 1958, il est agrégatif dans sa spécialité à Paris et exerce à Alger, Oslo, puis Oran jusqu’en 1962. Avec les Pieds-Noirs, il se retrouve en France. Il participe alors à la création de sa spécialité à l’université d’Orléans, où il effectue des travaux de recherche sur la créativité en neurochirurgie et sur les conditions environnementales du réveil du comateux. Il prendra sa retraite en 1991. Il ne s’arrête pas là puisqu’il enseigne la créativité à l'Institut d'arts visuels et atelier de peinture d’Orléans.


Christian a rendu compte de son expérience clinique dans un livre Le vide et la vie, coma et créations (150 p. + 10 planches hors-texte des tableaux de l’auteur) aux éditions Le Pli*, dans leur collection « Clinique et création », avec la présentation suivante :
Neurochirurgien depuis les années cinquante, Christian Phéline a réalisé, de 1962 à 1991 à l’hôpital d’Orléans, une pratique d’accès au coma impliquant les familles des malades, les soignants et les personnes comateuses elle mêmes. Depuis longtemps, il s’oppose au vide relationnel que maintient le seul réveil technique fait d’eau sucrée, d’oxygène et de soins infirmiers. Il met en œuvre un système d’accueil fondé sur la construction d’un modèle du malade à l’aide d’enquêtes à domicile, de mouvements avec la famille et de réflexion avec l’équipe soignante. La mise en scène de l’univers familier du malade permet que se rejoue des états de conscience antérieurs, sensoriellement et affectivement, et qu’ainsi puisse émerger un sujet momentanément suspendu dans le coma. Nœud central du livre, cette métaphore théâtrale est le ressort créatif de l’auteur qui relate d’autres expériences : celle du pilote à l’épreuve de l’air, celle du peintre et de sa toile, celle du moine zen face à la nature. Ces réflexions d’un humanisme, qui participe d’une lecture du vide dans diverses situations, éclairent un état naissant ouvert à divers possibles et donc, à la créativité.
* A commander aux Editions Le Pli, 3, rue Jeanne d’Arc, 45000 Orléans, tél. 02 38 68 12 78, fax 02 38 62 81 12, courriel : le.pli@wanadoo.fr


Il nous faut signaler aussi son engagement militaire du côté des Forces libres : il s’engage en tant que volontaire dans les forces aéronavales en 1943, suit des cours de pilotage aux Etats-Unis en 1946, est pilote de bimoteur en 1945 et sera démobilisé en 1946. C’est dire d’une part son sens de l’engagement et, aussi, d’autre part sa robustesse, ce dont témoigne son âge actuel. Ce séjour outre-atlantique fera de lui un anglophile ouvert à la culture américaine. D’ailleurs, après sa retraite, il passera une maîtrise en anglais !


Il nous fit bénéficier de ce talent linguistique en nous traduisant plusieurs textes en français dont plusieurs ont été publiés sur notre site documentaire « La Besace des unitariens » :
- L’article de l’Encyclopedia Britannica (1911) portant sur l’unitarisme, mis en ligne le 15 juillet 2007 (lien) et celui du New Advent, une encyclopédie catholique anglaise, sur le même sujet, mis en ligne à la même date (lien).
- Une biographie de James Luther Adams (1901-1994) par l’Unitarian Universalist Historical Society (UUHS), traduite et publiée le 7 mai 2009 (lien).
- Le célèbre sermon de l’Américain unitarien William Ellery Channing sur le « Christianisme unitarien » qui, prononcé à Baltimore en 1819, fut fondateur de l'unitarisme américain (publié par Profils de Libertés en format pdf avec 23 pages, lien) et celui sur " La liberté spirituelle / Spiritual Freedom " (prononcé en 1830), mis en ligne sur le site Profils de libertés en avril 2007 (lien).


Réciproquement, il traduisit en anglais (en collaboration avec un ami, John Kemp) l’un de mes textes paru à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 83, septembre 2008, " Une théologie à l’usage de l’unitarisme contemporain " (mis en ligne le 28 août 2008 sur le site de l’Eglise unitarienne francophone dans sa rubrique « Les piliers de l’Eglise », lien). La version anglaise est sous le titre "A Theology Adaptable to Present Day Unitarianism", mise en ligne le même jour mais cette fois placée à  la rubrique du même site « English translation », à usage de nos amis anglophones (lien).

Christian ne s’est pas arrêté à la foi luthérienne de sa mère. Il l’a élargi considérablement avec une fréquentation des quakers et la pratique du zen. Lorsqu’il me contacta le 21 septembre 2006 pour avoir des informations sur la mouvance unitarienne en France, ce sera la sensibilité unitarienne-universaliste, multi-convictionnelle, qui aura sa faveur. Malheureusement, l’Association unitarienne-universaliste de Paris et Île-de-France, lancée en 2003 par Michel Baron, avait cessé toute activité et s’était officiellement dissoute en janvier 2006 ; mais j’avais pu lui parler du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU), basé à Montréal, avec lequel nous avions mis sur pied un projet de partenariat (lien).
« Je suis heureux de trouver un groupe et une structure idéologique compatible avec le résultat d'une longue péripétie spirituelle nourrie de ma tradition familiale protestante. J'adhère volontiers au groupe Unitarien Universaliste qui est celui qui me libère le plus. Comme médecin, mon abord est nécessairement humaniste et scientifique. Pratiques zen et quakers me sont proches sinon coutumières. »


Nous avions alors convenu d’un rendez-vous à la Grande Motte dans le cadre des prochaines Journées annuelles du protestantisme libéral organisées chaque année par l’association « Evangile & Liberté » durant le week-end de la mi-octobre ; mais en déplacement pour raisons familiales, il dût annuler. Nous n’avons pas eu malheureusement d’autres occasions ; si bien que c’est à distance que nous avons vécu notre relation amicale.


Christian adhéra à l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) (lien). Il eut l’occasion de parler de l’unitarisme dans le cadre de rencontres locales, notamment le 22 novembre 2006 dans le cadre du café philo « Autour de la terre » (lien), et le 27 mars 2007 dans le cadre de l’association France - Grande Bretagne sur le thème « Pourquoi les Anglo-saxons sont-ils unitariens ? » (lien).


Christian a trouvé dans l’unitarisme une stabilité et une sérénité. Il l’a fait dans la version modérée de l’unitarisme francophone qui ne veut pas être en rupture par rapport aux anciennes appartenances et encore moins leur rejet, mais plutôt résulter de l’évolution d’un itinéraire spirituel fusse-t-il hardi et novateur. Il le dit dans un libre propos de lui intitulé « Le choix unitarien, la plus raisonnable des options », paru dans la Correspondance unitarienne n°71, septembre 2007 (lien).


Lorsqu’en avril 2009, je lui demandai des nouvelles de sa santé. Il me répondit son grand âge (84 ans, et le même âge pour son épouse) et les méfaits qui s’ensuivent : « prescriptions d'examens et drogues multiples, avec à la clef diagnostics variés » ; mais aussi il me fit confidence de sa vie apaisée : « Notre vie à deux est paisible et grâce à l'unitarisme le côté interrogation sur notre appartenance spirituelle est au repos ; nous "durons" heureux sans déplacements lointains. [...] merci de m'avoir aidé à trouver mon équilibre ».


Une vie paisible qui est faite de bon sens vis-à-vis de la vie et de la mort, de la lucidité loin des spéculations religieuses et métaphysiques dès lors que l’on dispose d’une culture scientifique, de tolérance et d’ouverture aux grandes sagesses de l’Humanité, et puis aussi de la reconnaissance des héritages reçus. Dans son texte susmentionné que nous avions publié en septembre 2007, il avait ajouté la liste de tous ceux envers qui il se sentait redevable. Nous ne l’avions alors pas publiée par manque de place, mais c’est avec plaisir que nous le faisons aujourd’hui :


« Je voudrais citer ici les noms de tous ceux qui ont marqué mon parcours de façon décisive, en intervenant dans des moments clé de mon existence ; ils ont confirmé mes orientations et agi par leur exemple. Tous ne sont pas unitariens, loin de là, mais tous ont partagé une tranche de vie avec moi.
Mon père, le Dr Maurice PHELINE (Blida) ; mon moniteur John FORSYTHE (US Naval aviation à Memphis, dans le Tennessee) ; des pasteurs : Raymond LEENHARDT, Henri CAPIEU, Louis LEVRIER, Henri LINDEGAARD et Louis PERNOT ; Camille ISARD (théologien), Jeanne-Henriette LOUIS (théologienne quaker et historienne à la Faculté des lettres d’Orléans) ; des médecins : P.LOMBARD , R.GRANGAUD, Jean SUTTER (Alger ), F.FOURNIER (Orléans), Raymond HOUDART (Paris), Yujiro IKEMI (Fukuoka) et Claude BERTRAND (Montréal) ; et puis les soignants des services de neurochirurgie d’Alger, Oran, Orléans ; enfin et plus particulièrement Roger ATTALI, Claude GODIER, Yves BLANCHARD, et Marie-Claude, mon épouse, qui a partagé toutes les péripéties de mon existence et toutes mes interrogations. J’ajoute la documentation fournie par Théolib, Evangile et Liberté, et la Correspondance unitarienne ».


Avec lui, j’ai compris combien notre mouvance, toute minoritaire et inconnue du grand public qu’elle soit, pouvait contribuer au bonheur de certains, à leur sérénité devant la vie et la mort, à leur épanouissement. D’autres me l’ont dit aussi, mais Christian fut le premier à me le dire avec sa sobriété habituelle et son sens de l’amitié.

 

Ajout du 6 juin 2013 - en réponse, ce message de Christian Phéline :
Mon cher ami et maitre unitarien (*), ma fille a lu ton hommage et me l'a transmis. Tu as su rendre vivant ce CV et j'ai eu plaisir et émotion à le lire et relire ; je l'ai transmis à une vingtaine de mes meilleurs amis et j'ai reçu à cette occasion des témoignages trés émouvants : je tiens malgré le retard à te redire mon amitié et te remercier très chaleureusement. Bien à toi dans la concordance de nos opinions et notre quête de vérité spirituelle. Je t'embrasse. chph

* la tradition unitarienne ne prévoit pas ce titre. Seuls les ministres du culte ayant été confirmés dans leurs études de théologie (de niveau universitaire) sont appelés "révérends". Ce titre est emprunté aux ordres spirituels comme la franc-maçonnerie, mais, dans le cas présent, je l'accepte volontiers en toute modestie au sens enseignant du terme compte tenu du travail d'explication de l'unitarisme que je fais depuis octobre 2002 avec le lancement du réseau de la Correspondance unitarienne, l'animation de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) depuis 2004 et la fondation de l'Eglise unitarienne francophone en 2008.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 13:58

EUfr-1a.gifFondée en juin 2008, l'Eglise unitarienne francophone (EUfr, lien) met à votre disposition sa "bibliothèque" (lien), à savoir une présentation de livres très divers qui se revèlent être plus ou moins proches de la tradition unitarienne. La sélection n'est pas systématique, mais dépend des messages reçus de la part des auteurs ou encore des recensions faites par les fidèles ou sympathisants. Elle est donc loin d'être exhaustive !


Cette recension d'ouvrages est complémentaires à la rubrique des Actualités unitariennes portant sur les ouvrages récents " Vient de sortir " (lien).


Vous trouverez les articles suivants, du plus ancien au plus récent :


Jean_Marichez.JPG- une présentation de l'oeuvre de Wilfred Cantwell Smith (1916-2000)

- une présentation de l'oeuvre de Rudolph Karl Bultmann (1884-1976)

- Dieu en procès par Raphaël Picon

- Amoureux de l'islam, croyant en Jésus, par Paolo Dall'Oglio

- Comment fut inventé le peuple juif, par Shlomo Sand

- La faim du tigre par René Barjavel

- Notre existence a-t-elle un sens par Jean Staune

- L'islam sans soumission, par Abdennour Bidar

- présentation des livres de Gertude Giroux

- Le rabbi qui aimait les femmes, par Didier Long

- Manuel de survie spirituelle dans la globalisation, par Didier Long

- Des hommes et des dieux, film de Xavier Beauvois

- Les sabbataires de Transylvanie, par Géza Szavai

- Jésus de Nazareth par Didier Long

- présentation de l'oeuvre d'Olivier Rabut (1911-1991)

Croyances meurtrières par Jean Marichez

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 12:16

Dans son discours du 13 juin 2011, en la basilique de Saint-Jean de Latran, Benoît XVI a déclaré que « si les hommes oublient Dieu, c’est parce que l’on tend souvent à présenter Jésus seulement comme un homme sage et à affaiblir voire nier sa divinité  ». Ce faisant, Benoît XVI accuse les juifs qui n’ont pas reconnu la messianité de Jésus et encore moins sa « filiation » divine, les musulmans puisque Muhammad, s’il a accepté l’action de Dieu lors de la nativité de Jésus, n’en rejette pas moins vigoureusement qu’il soit Dieu ; puis les protestants anti-trinitaires des Réformes du XVIème siècle – dits chrétiens unitariens – qui ne trouvèrent aucune trace du dogme trinitaire dans le Nouveau Testament (et pour cause, il n’y est point en tant que tel !), de même les anti-trinitaires biblicistes américains de la seconde moitié du XIXème siècle dont les plus connus sont les témoins de Jéhovah, enfin les philosophes et historiens qui, de Ernest Renan * à Frédéric Lenoir **, ont admiré Jésus et son enseignement mais sans en retenir aucune dimension métaphysique. Bref cela fait beaucoup de monde !
* Ernest Renan, 1863 – La vie de Jésus. ** Frédéric Lenoir, 2010 – Comment Jésus est devenu Dieu


Tout cela pour expliquer la déchristianisation dans les pays occidentaux qui, elle, est surtout liée à la sécularisation de nos sociétés, à l’individuation des personnes, aux progrès des connaissances scientifiques, etc. On pourrait, bien entendu, gouttes d’eau qui font déborder le verre, citer les récents scandales pédophiles qui ont éclaboussé l’Eglise de Benoît XVI et les positions par trop conservatrices de cette Eglise sur la morale sexuelle, la promotion des femmes, l’homosexualité, la promotion des laïcs, etc.


N’en déplaise à Benoît XVI, si les chrétiens unitariens, entre autres, ne croient pas à la divinité de Jésus, ils n’en sont pas moins fidèles lecteurs du Nouveau Testament et se disent disciples de Jésus en suivant son enseignement et en aimant sa personne ; ils n’en sont pas moins, tout autant, croyants en un Dieu créateur de notre Univers. Ils le disent sans ambiguïté,  par exemple dans l’article 3 des statuts de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) ( lien), et par le Manifeste d’Avignon (août 2007) ( lien)
AFCU_texte_lateral.jpg

Nous remercions Michel Théron d’avoir attiré notre attention sur ces propos de Benoît XVI dans « le blog du sacristain » qu’il anime sur le site de Golias, billet publié le 13 juillet 2011 et intitulé « Promotion » (une promotion que l’auteur qualifie de « promotion placard » puisque, finalement, si Jésus est promu au rang divin, on n'en n’écoute plus guère l’enseignement !) ( lien). Ce billet renvoie à un autre du même auteur qui propose une entrée directe sur la «Trinité » ( lien).

 
Dans les milieux chrétiens, le refus de croire à un Jésus Dieu est partagé par bien d’autres personnes que les unitariens. Parmi les voix les plus importantes et actuelles, signalons celle Michel Benoît, ancien bénédictin, écrivain et blogueur (lien) et celle du pasteur protestant réformé Roger Parmentier *. Au sein de la mouvance catholique des Amis de Marcel Légaut, un réseau s’est intitulé « Jésus simplement » (lien) - réseau qui fut lancé en février 1996 sur la base d’un manifeste écrit en novembre 1995 par Georges Sauvage, un ancien capucin. Rappelons aussi que le pasteur belge Pierre Bailleux, en septembre 2007, quelques mois avant son décès, avait qualifié son site Profils de libertés de « petite bibliothèque unitarienne » (lien).
* voir par exemple son texte récent « La question fondamentale aujourd’hui » (lien)

Beaucoup de chrétiens, afin d’éviter de choquer leur entourage ou de rompre le consensus de leur communauté religieuse, ne disent pas tout haut ce qu’ils pensent tout bas. La non adhésion à la Trinité est cependant très répandue.

 

En avril 2003, un sondage CSA pour Le Monde et La Vie, reprenant les mêmes questions qui furent posées par le même institut de sondage en 1994, signalait que 55% seulement des chrétiens croient tout à fait à la filiation divine et 47% pour la résurrection (article de Xavier Ternisien dans Le Monde du 17 avril 03). On est donc bien loin du 100% exigé par les confessions de foi et proclamé chaque dimanche entre autres par les catholiques lors de la récitation, en chaque début de messe, du Credo.


En décembre 2008, à la veille de Noël, un sondage TNS-Sofres avance que 33 % des Français ont une image très sympathique de Jésus et 54 % une image sympathique (soit une image positive pour 87% d'entre eux) … bien que 15 % des sondés pensent tout de même que Jésus n’a pas vraiment existé. Ceci avec des disparités au sein de la population, le scepticisme reculant en particulier avec l’âge. (Près de 90 % des Français ont une image « sympathique » de Jésus-Christ, article publié le 23-12-2008 sur le site www.la-croix.com).

 

Image donc d'un Jésus fort sympathique, mais de quel Jésus s'agit-il ?
35 % des personnes interrogées considèrent que Jésus est « le fils de Dieu »,
21 % pensent que c’est « un prophète »,
17 % « un homme comme les autres »,
15 % un « mythe »,
3 % un « gourou »,
2 % un « doux rêveur »
2 % un « héros ».


Pour en savoir plus sur le dogme de la Trinité, voir entre autres notre rubrique « la Trinité est une triade indo-européenne » dans les Etudes unitariennes (lien).

 

La plupart des sites unitariens ou proches de l’unitarisme sont dans les liens du site des chrétiens unitariens (AFCU), lien

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 11:46

EUfr-1b.GIFFondée en juin 2008, directement sur la Toile, l'Eglise unitarienne francophone fonctionne comme une véritable Eglise locale avec son pasteur, en l'occurrence la révérende Maria Pap, ministre du culte de l'Eglise unitarienne de Transylvanie ( lien), un conseil actuellement de 7 membres qui gère l'Eglise ( lien), une bibliothèque ( lien), un espace de méditation et de prière (lien), des activités humanitaires (en l'occurrence en faveur des populations pygmées d'Afrique centrale) ( lien), etc. Elle a aussi une activité cultuelle très importante avec la traduction en français, en portugais et en esperanto de la prière mondiale des unitariens proposée chaque mois par l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) ( lien), et, depuis juin 2009, un culte mensuel le premier dimanche de chaque mois.

 

le logo de l'EUfr est un calice unitarien (avec une bougie allumée dans un calice, ici de facture chrétienne) entouré du cercle de la Francophonie et sur un fond bleu clair.

 

Ce culte est ouvert à toutes les fois religieuses et toutes les spiritualités et chacun est invité à s'y exprimer selon sa propre tradition tout en faisant effort pour que ses propos ou gestes puissent être partager avec les autres le plus universellement possible. C'est un culte d'expression libre, qui commence par la louange à Dieu, à la Vie, à la Source originelle, selon les convictions de chacun. Il se fait d'abord à la maison, puis se prolonge par un partage grâce au site de notre Eglise ( lien).

 

A notre connaissance, c'est la première Eglise francophone qui fonctionne ainsi entièrement sur la Toile. Les unitariens francophones se trouvent présentement répartis sur trois continents (1 - Europe avec la France et les pays francophones voisins ; 2 -  l'Amérique du Nord avec le Québec, mais aussi l'Acadie et les Cajuns de Louisiane, sans compter les nombreux francophones et francophiles des villes américaines ; et 3 - l'Afrique noire avec pour l'instant le Burundi, le Congo Brazzaville, la RD Congo et le Togo), si bien que ce mode de fonctionnement leur permet de se relier cultuellement. En Europe de l'Ouest, les unitariens sont géographiquement dispersés, sans groupe local, et, là aussi, c'est le seul moyen pour eux de célébrer ensemble.

 

C'est à la fois techniquement innovant ; cela l'est aussi culturellement car baser un culte sur l'expression personnel des participants, c'est briser l'héritage clérical où les fidèles sont assistés, conviés à des prières codifiées et récitées d'une façon communautaire, et se contentent pour la plupart d'écouter une prédication et d'assister en spectateurs à une cérémonie. Là, ils deviennent tous acteurs du culte ; et le culte est défini précisément par leur participation ! Soit un renversement total des comportements.

 

Eh bien oui, çà marche ! Après plus d'un an de fonctionnement (juin 2009 - août 2010 inclus), on peut faire un premier bilan tout à fait positif : 31 personnes s'y sont exprimées, en provenance de nombreux pays (principalement France, Belgique, Suisse, Congo Brazzaville, RD Congo, Cameroun, etc.) et de diverses sensibilités : chrétiens unitariens, unitariens-universalistes et autres unitariens, protestants libéraux et unitariens ou de sympathie unitarienne,  musulmans ou de culture religieuse musulmane, etc.

 

Pour le dernier culte, celui du dimanche 1er août, pas moins de 11 personnes ont participé à la préparation et/ou au partage du culte. Chaque culte est préparé une semaine avant. Pour envoyer des propositions de méditation ou de prière,  contact - joindre si possible une photo ou un avatar et indiquer la ville ou région du domicile.

 

Le culte peut se faire seul à la maison, ou bien en famille (deux cas), ou au sein d'un petit groupe (à Porto au Portugal, au sein de l'Eglise unitarienne-universaliste de Philadelphie), voir même au sein d'une Eglise à certaines occasions (l'Eglise presbytérienne évangélique du Cameroun EPEL, l'Eglise Lisanga ya bandimi na Nzambe en RD Congo *).

* par exemple le 1er août 2010, 2 311 fidèles, pour la plupart Pygmées, à Kinshasa (lien)

 

A ces participants qui s'expriment s'ajoutent bien entendu tous ceux qui prient et célèbrent en communion avec cette Eglise sans en faire part expressément, ou encore qui s'appuient sur ces pages pour prier à un moment ou à un autre, ou bien les visitent tout simplement.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 17:22

Nous saluons la naissance ce jeudi 29 octobre 2009 d'une nouvelle association unitarienne basée en France, l'AUUF. En voici le communiqué qui sert d'acte de naissance :

Chers Amis, Depuis bientôt deux ans nous travaillons au projet de création d'une association unitarienne-universaliste francophone. Nous avons l'honneur et le plaisir de vous annoncer sa création effective depuis hier. En effet, l'heure est venue, nous semble-t-il, qu'un courant plus spécifiquement universaliste de la sensibilité unitarienne-universaliste (UU) apparaisse en France. En coopération avec les chrétiens unitariens et après de nombreux échanges avec des personnes de tous horizons et sensibles à cet avènement, nous faisons le pas décisif de la création.

C'est un premier pas juridique. Encore faut-il ensuite poser les fondations et construire cette maison que nous voulons ouverte. Nous ne pourrons avancer sur ce chantier qu'avec l'aide et la collaboration de tous. De ceux qui sont déjà de sensibilité unitarienne-universaliste, et qui souhaitent approfondir leur engagement dans un cadre propice et motivant, mais aussi de ceux qui nous ont précédé sur la voie unitarienne comme nos amis de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), de la Correspondance unitarienne (CU), du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) , et tous les autres qui ont défriché le terrain et permis cet avènement.

Nous sommes heureux d'apporter notre contribution modeste à l'émergence d'un espace où les passionnés de spiritualité, les quêteurs de sens, les personnes aspirant à une convergence inter-spirituelle, à des formes spirituelles post-religieuses pourront trouver l'accueil d'une fraternité ouverte à toutes les quêtes, à toutes les recherches. Ouverte aussi à ceux et celles qui ont pour horizon l'humain dans toute l'expression libre de ses droits et de son épanouissement, sans discrimination, sans exclusion.

La noble tradition unitarienne-universaliste anglo-saxone constituera le socle de notre histoire, même si nous élaborerons une expression spécifique, adaptée à notre mentalité, à nos institutions et nos pratiques de vie.

Si vous êtes sensibles à l'émergence d'une telle association, voir plus, nous vous invitons à nous contacter : Hassan Aslafy, 
aslafy@gmail.com

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:48

En marge du Salon de Lyon consacré au commerce solidaire, le week-end des 3-4 octobre, une rencontre spontanée et conviviale entre unitariens français : de gauche à droite, Hassan, Rachel, Jean-Charles et son épouse.


Hassan et Rachel étaient venus présenter leurs activités en Afrique : 

- l’Orange bleu "action bio solidaire", une Ong qui anime des actions de développement durable valorisant l’écologie, l’agriculture biologique et le commerce équitable, ceci dans le respect des cultures et des spiritualités. Cette dimension culturelle et spirituelle, où les populations concernées sont pleinement considérées dans leur patrimoine total, s’appuie sur l’éthique de l’unitarisme-universalisme (site de l'Ong).

- la filière "Fonio bio" (céréale ancestrale, très fine et très riche, de l'Afrique de l'Ouest) qui est commercialisée en France par l'entreprise Gaia sous diverses formes (couscous, semoule, farine, etc.).

Pour contacter Gaia :
tél. 00 33 (0)5 63 42 16 03, portable : 00 33 (0)6 80 16 63 05,
www.gaia-essene.com , gaia.bio@gmail.com

 

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 10:44

Document publié dans le bulletin n° 93, juillet 2009, de la Correspondance unitarienne, 1 p.

La mouvance unitarienne francophone (estimée à quelques 1 500 fidèles)
s’est organisée ces dernières années en utilisant le plus possible les capacités offertes désormais par l’Internet. Elle se présente aujourd’hui de la façon suivante :

1 - Une Eglise
francophone
au niveau de l’aire linguistique de la Francophonie, l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), lien
Son site a été ouvert en juin 2008, à l’initiative de Jean-Claude Barbier pour le compte du réseau de la Correspondance unitarienne ; depuis ce site est devenu une vrai Eglise avec une organisation ecclésiale (un conseil, un pasteur, une chorale en projet), des cultes (chaque premier dimanche du mois), un espace de prière, des activités humanitaires (un partenariat avec des étudiants pygmées du Congo RDC), etc.

2 – deux réseaux
internationaux
également au niveau de l’aire linguistique : la Correspondance unitarienne (lancée en octobre 2002 et basée à Bordeaux) et le Regroupement francophone unitarien universaliste (le RFUU, lancé en novembre 2005 et basé au Québec). La Correspondance unitarienne gère plusieurs sites pour son propre compte (Les Actualités unitariennes, lien, et le site documentaire La Besace des unitariens, lien) ou pour le compte d’autres instances (EUfr, CUUF, AFCU).

3 –
des communautés locales

en France, à Nancy - la Fraternité unitarienne (fondée à Nancy en décembre 1990, fonctionnement pratiquement local depuis 2003) ;

au Québec, à Montréal – le Mouvement unitarien universaliste du Québec (le MUUC, fondé vers 2000 et qui anime des cultes en français à l’Eglise unitarienne de Montréal. Une première célébration eu lieu le 1er mai 2004 ; les cultes réguliers depuis 2007 ;
lien  

au Burundi à Bujumbura - l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (l’ACUB fondée en 2001 à Bujumbura) ;
son site est hébergé par celui de l’AFCU,

au Congo, à Brazzaville et à Ouesso – l’Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (l’ACUC fondée en août 2004) ; son site est hébergé par celui de l’AFCU
,

au Congo RDC, à Kinshasa et dans la province de l’Equateur – l’association Lisanga ya bandimi na Nzambe (chrétiens unitariens, depuis novembre 2007) ; son site est hébergé par celui de l’AFCU,

au Togo, à Lomé – l’Association des chrétiens unitariens du Togo (l’ACUT fondée début 2009 après un an de fonctionnement) ; son site est hébergé par celui de l’AFCU.

4
des associations
La Fraternelle unitarienne (fondée en novembre 2006 à Paris, mais actuellement sans activité), l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (l’AFCU, fondée en 1996, lien 
)

5 – des instances nationales de coordination et de représentation
Pour la France, le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF, lien)
. Les Canadiens francophones sont représentés par le Canadian Unitarian Council / Conseil unitarien du Canada (CUC). Dans les autres pays, ce sont les associations chrétiennes unitariennes qui assument cette représentation.

6 – des bulletins et revues
Les bulletins de la Fraternité unitarienne (depuis 1990, irréguliers, seulement internes), de la Correspondance unitarienne (mensuel, depuis octobre 2002, n° 93 en juillet 2009, envoyé à 250 destinataires), les Cahiers Michel Servet (12 numéros depuis novembre 2004), La Tribune libre unitarienne (semestriel, depuis 2005, 8 numéros au dernier semestre 2008),

7 –
forum
en fonctionnement, un groupe Yahoo d’information et de discussion Unitariens francophones, lancé par les chrétiens unitariens en avril 2005, environ 80 inscrits,

8 – des sites indépendants
Unitariens (lien), Universalisme unitarien  (lien),
Chrétiens unitariens 44 (link).

 

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 18:16

Fondé tout récemment en mars 2009, le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) est composé de 3 fondateurs (Maël Strom, président, Jean-Claude Barbier et Alain Lauzet), d’un représentant du réseau de la Correspondance unitarienne, Jean-Charles Sikner, et maintenant d’un représentant de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), Régis Pluchet.

En plus, une association de sensibilité unitarienne-universaliste est en cours de formation et désignera elle aussi un représentant, ce qui fera un collège de 3 fondateurs et une représentation de 2 associations et d’un réseau.

C’est là un beau succès pour cette nouvelle instance qui affirme ainsi sa pleine représentativité.

Pour la genèse de cette instance, voir la rubrique la concernant sur le site des chrétiens unitariens.
Pour la fondation du CUUF, lien.

Pour une présentation des responsables : Maël Strom et Alain Lauzet (voir la rubrique " le Conseil de l’Eglise " sur le site de l’Eglise unitarienne francophone ), Jean-Claude Barbier (voir sa biographie sur le site de La Besace des unitariens), Jean-Charles Sikner (sur le site de l'Eglise unitarienne francophone) et Régis Pluchet (lien).

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