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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 07:30

Jean Risse a publié un livre intitulé " Les pauvres au secours de Dieu ; prêtre ouvrier dans un monde du travail en crise ", aux éditions L’Harmattan (Paris, juin 2006, 216 pages, 19,5 euros).

L’auteur est né en 1936 à Luttange, en Moselle, dans une famille ouvrière. La vie de famille sera difficile, mais toujours très digne. Après un passage de deux ans dans une mine de fer et un engagement de trois ans dans la Marine nationale, il entre au séminaire en 1956 et est ordonné prêtre en 1964. Il travaille en 68 dans une entreprise du Bâtiment puis dans une usine sidérurgique de Lorraine (Sollac). Il adhère à la CFDT en 1970. En 1986, il perd son emploi comme des milliers d’autres sidérurgistes. Depuis, il participe au développement du syndicalisme de retraités dans la CFDT et a été désigné, par la préfecture, comme conseiller de salarié en cas de licenciement.

Ce n’est pas un livre de plus sur l’Homme, un homme tellement abstrait qu’il n’existe pas. Ce livre ne relate que les combats d’hommes et de femmes libres, responsables d’eux-mêmes, des autres …. Des hommes et femmes qui ont faim et soif de justice. Combats qui rassemblent chrétiens, autres croyants, incroyants, athées : tout en se battant ensemble contre toutes les formes de violences, ils se partagent leurs questions, leurs convictions, leurs doutes. Le chrétien que je suis, et je ne suis pas le seul, prétend que ces affamés de justice révèlent quelque chose du vrai visage de Dieu, un Dieu qui ne les " roule pas dans la farine ", mais un Dieu qui alimente leur soif de liberté. Ce sont ces hommes, ces femmes qui ont écrit ce livre ".

Jean Risse avait auparavant publié "Leur silence est parole" aux éditions de l'Atelier, en 1991.

-glise-Sainte-Th-r-se---Metz.jpgSainte-Thérèse est une église d’un quartier de Metz, elle se trouve entre le quartier de la gare, celui du Sablon et de Montigny les Metz. Ce quartier a été reconstruit dans les années 1920-1930, quand Metz est redevenue française. Pour desservir ce nouveau quartier, l’église a été construite de 1930 à 1954 grâce à de multiples dons de particuliers. Elle n’est propriété ni de la Ville, ni de l’Evêché, ni de l’Etat, mais des paroissiens par l’intermédiaire du Conseil de fabrique.

Jean Risse présentera son livre le samedi 29 mars, à 14h, à Metz, à la salle au sous-sol de l’église Sainte-Thérèse (à côté de l’Hôpital Bon Secours), lors d’une rencontre organisée par les " Croyants en liberté, pour une Eglise du dialogue ". 

Pour contact : Georges Heichelbech

Croyants en liberté, pour une Eglise du dialogue " 
est membre de la Fédération des réseaux des Parvis.

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Published by d'après Georges Heichelbech - dans vies de prêtre
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 18:23
L-on-Laclau-livre.jpgLéon Laclau, dont l’affaire a défrayé la chronique, parle du magnifique couple amoureux qu’il forme avec la douce et ferme Marga, sa compagne venue de la nordique Hollande. Il faut croire que les tempéraments gascon et hollandais s’accordent bien car le couple résista à un déplacement du père Léon à Nantes, les supérieurs de sa congrégation religieuse voulant lui faire lâcher prise. Mais c’est l’inverse qui se produisit ! Bref, c’est l’histoire de Tristan et d’Yseut la Blonde qui s’installèrent ni plus ni moins au presbytère en toute innocence de cœur.

Pour l’amour d’une femme, privé … d’Eglise ", aux éditions Michel Lafon
, janvier 2008, 205 p.

Le Père Léon n’est nullement contestataire de son Eglise mais il s’étonne quand même de l’hypocrisie et des méthodes de ses hiérarques. Il nous dit simplement dans ce beau livre que l’Amour est plus fort que la Mort. Le Cantique des cantiques nous l’avait déjà dit !

l'Epouse : Sous le pommier, je t'ai éveillé ; là, ta mère te conçut, là te conçut ta procréatrice. - Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras. (Ct. 8, 5-6)

la Sagesse : Oui, l'amour est inexorable comme la mort, l'ardeur [la jalousie], dure comme le Shéol. Ses fulgurations [ses traits] sont fulgurations de feu, flammes de Yah [Yahvé] ! Les eaux multiples ne pourront éteindre l'amour, les fleuves ne le submergeront pas. (Ct. 8, 6-7, traduction André Chouraqui, et, entre crochets, celle de la Bible de Jérusalem)

L’Eglise catholique s’est retrouvée face à une levée d'opinion publique quasi unanime derrière Léon et sa compagne : les paroissiens d’Asson et du canton, les journalistes, sans compter les blogueurs, etc..  Les devenus héros furent invités aux meilleurs émissions de la télévision française : chez Ruquier, chez Mireille Dumas (" Vie privée, vie publique "), etc. 

Justement, en regardant cette dernière émission, je pensais aux ours qui se font coincer le museau par trop de gourmandise en allant chercher le miel dans les fentes des arbres. L’Eglise catholique ne se coince-t-elle pas aussi le museau en voulant regarder sous les couettes de ses prêtres ? 

Le presbytère d’Asson était propret, coquet et avenant, avec des fleurs et une énergique maîtresse de maison, comme un bel intérieur de peinture hollandaise. Tout le monde était content sauf quelques rabat-joie. Que demande de plus Dame catholique  ? Que çà sente le renfermé ?

En puis, un happy end pour notre sympathique prêtre : il est maintenant archiviste départemental pour le compte du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques et n’a plus sa hiérarchie inquisitatrice sur le dos. Longue vie aux amoureux. Nous sommes de tout cœur avec eux. 

Que Jésus panse leurs plaies comme il l’a fait à tant de gens sur les chemins de Galilée ; des plaies invisibles qui prennent du temps à cicatriser, mais soudainement (miraculeusement) guéries lorsque l’on pense à celui qui était toujours du côté des souffrants de son temps et qui savait si bien en parler ... avec Béatitudes *.

* voir le texte des Béatitudes (avec plusieurs traductions) dans La Besace des unitariens

Oui, avec Léon Laclau, ce sont des cohortes de prêtres brimés, humiliés, laissés pour compte, brisés spirituellement et physiquement, muselés, qui vont pouvoir relever la tête, retrouver la fierté qu’il nous faut à tous pour pouvoir marcher, comprendre que c’est Jésus qu’il faut suivre et non pas forcément les hiérarques qui prétendent le représenter et qui ne sont, pour certains, que des sépulcres blanchis selon la forte expression que Jésus adressait aux rigoristes de son temps.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans vies de prêtre
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 11:06

"Le métier de prêtre" par Céline Béraud, Paris, éditions de l’Atelier, septembre 2006, 160 p., prix 17,90 euros

http://www.editionsatelier.com/ 

le-m-tier-de-pr-tre--C-line-B-raud.jpgDocteur en sociologie, Céline Béraud enseigne à l’Institut européen en sciences des religions (EPHE). Elle est également membre du Centre d’études interdisciplinaires des faits religieux (EHESS) où elle consacre ses recherches au catholicisme contemporain.

Ce livre a fait l'objet d'une recension par Didier Vanhoutte dans la revue Parvis n° 34 (juin 2007)


Il fera l’objet d’une discussion dans le cadre d’un " café-bouquin " organisé par les associations Femmes et hommes en Eglise  (FHE) et Droits et libertés dans les Eglises  (DLE), le mardi 18 mars, de 18 h 30 à 20 h, dans les locaux de Temps Présent, 68 rue de Babylone 75007 Paris (métro Saint- François Xavier)

Pour contact et informations complémentaires
 : Jean-Pierre Schmitz, coordinateur du groupe " Genre en christianisme ",
jpschmitz@orange.fr, tél. 01 47 89 09 58

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Published by FHE et DLE - dans vies de prêtre
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 18:47
Pour la première fois, la mise à l’écart d’un prêtre catholique par sa hiérarchie ne s’est pas passée en catimini. Il y a eu courage public de la victime, mobilisation des paroissiens et les médias sont venus à la rescousse. 

Cela suffira-t-il pour que la hiérarchie soit dorénavant plus prudente ? N’y a-t-il pas en effet pénurie de prêtres pour qu’on évite de renvoyer ceux qui restent ?

Mais la hiérarchie catholique, parfois très pragmatique lorsqu’il le faut, est en phase de rectification d’un christianisme qui se serait dilué dans l’humanisme. Son pape invite au dogmatisme, au rigorisme, à la piété d’un autre âge. Or, le dogmatisme transforme en absolu des choses parfois bien humaines et la piété consiste trop souvent à s’en remettre tout " benoîtement ", à coup de prières et autres exercices spirituels, à la volonté de Dieu (Dieu fera qu’on sorte de la crise des vocations !).

A l’horizon, des légions (romaines) de séminaristes sortis tout droit de l’Institut Bon Pasteur de statut pontifical et installé dans les murs de l'archi-diocèse de Bordeaux au nez et à la barbe de Mgr Ricard, pourtant président de la Conférence française des évêques. Ils remplaceront progressivement ces générations de prêtres fort sympathiques qui ont vécu dans l’espérance, puis dans l’enthousiasme de Vatican II. Car les intégristes catholiques, eux, ont de l’argent, des vocations et des fidèles mobilisés qui en veulent

Dès le début, les Actualités unitariennes ont apporté l’amitié des chrétiens unitariens à Léon et à Marga. Plusieurs messages ont déjà été, ici, écrits et nous avons décidé de les regrouper en une seule rubrique " affaire Léon Laclau ". 

Par là nous prenons date car il y a bel et bien " affaire " qui, nous en sommes persuadés, marquera l’histoire de l’Eglise catholique française en tant que mouvement de résistance. Il y aura un avant et un après. La hiérarchie catholique sait dorénavant que sa maltraitance des prêtres ne passera plus inaperçu et que chaque cas donnera lieu à une forte réaction de l’opinion publique.
  

Sans hiérarchie sur leur dos et sans dogme auxquels soumettre leur liberté de pensée, menant leurs activités à leur guise dans le cadre associatif, ne recevant aucun ordre de la part de clercs, louant Dieu au sein d’assemblées qui se relient sur la base du volontariat, les chrétiens unitariens sont les plus heureux des hommes !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans vies de prêtre
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 18:44

 Vic en Bigorre, ce 1er août 2007 

Chers Amis.

Les semaines ont passé … Les évènements du Piémont pyrénéen vous semblent certainement déjà bien loin. Je me rapproche de vous par cette circulaire, ne pouvant pas évidemment répondre individuellement à chacun.

A la date du 23 avril 2007, j’ai dessiné sur mon agenda une croix. Certes, c’est la croix de la mort, mais c’est aussi, et je veux bien le croire, la croix de l’espérance, celle qui annonce le matin de Pâques, la victoire de l’amour.

Bien sûr, c’est d’abord la croix de la mort

Combien de temps me faudra-t-il pour que le souvenir de tous ces enfants, jeunes ou adultes, que j’ai accompagnés pendant les 28 ans de mon ministère ne vienne plus " retourner le couteau dans la plaie ? Deux semaines durant, au plus fort de la médiatisation, la cour du presbytère n’a pas désempli : porteurs d’amitié, de soutien, de cris de révolte et d’incompréhension, souvent de pleurs, parfois même de prières, les habitants des villages que je desservais sont venus en masse. En voyant les gens signer la pétition de soutien, l’un d’eux a osé dire avec beaucoup d’émotion : " on dirait qu’il y a un deuil au presbytère ".

Les médias ont vite compris qu’ils voulaient, par cette présence spontanée et massive, apporter leur soutien au Père Léon, mais aussi interroger l’Eglise sur son organisation et son fonctionnement. Répondre aux médias fut pour moi un parcours éprouvant mais réconfortant car ils n’ont sali en rien notre histoire, certes interdite selon la loi de l’Eglise, mais simple et vraie.

Quelques 500 lettres, 400 messages téléphoniques, une centaine de courriels, 3 500 signatures, les différentes manifestations de soutien (salle de sports, parvis de l’église, marche à la rencontre de l’évêque) : autant de gouttes d’eau qui ont alimenté la cause d’une Eglise que l’on souhaite passionnée par l’Evangile, pleine d’humanité et surtout refusant l’hypocrisie. J’ai une reconnaissance particulière pour mon comité de soutien : une dizaine de chrétiens, blessés dans leur appartenance à une Eglise qu’ils aiment mais qui les déçoit énormément. Ils nous ont permis de nous exprimer, de nous rassembler et d’interpeller l’Eglise dans le respect des personnes et dans la dignité.

Quant aux membres de l’institution Eglise, ils ont joué à la " grande muette " même si quelques confrères prêtres, rencontrés dans mes différents lieux de mission (diocèse de Tarbes, de Bordeaux et de Bayonne), m’ont témoigné leur amitié mais aussi leurs inquiétudes par rapport à une Eglise qui verrouille la fenêtre de la modernité et qui cautionne l’hypocrisie.

Mais c’est aussi la croix de l’espérance

Maintenant … une nouvelle page commence. Elle sera faite tout d’abord de la recherche d’un travail, d’engagements dans la vie associative et, un peu plus tard, je l’espère, d’une vie en Eglise, avec d’autres chrétiens. Cette page, nous l’écrirons ensemble, Marga et moi. Et si parfois le ciel s’obscurcit sur notre chemin de vie, nous penserons à ce que vous avez été pour nous, depuis ce mois d’avril 2007. Après avoir fait, pendant tout le mois de juin un bilan de compétences, je me prépare à une Validation des acquis de l’expérience dans le domaine social. Marga est infirmière dans un service d’Alzheimer. Elle s’y plaît beaucoup. Pour répondre çà une forte demande, je suis en train de rédiger un livre.

Vous pourrez lire, au verso [voir notre message précédent], le mot que l’ai prononcé lors de la soirée de soutien, à la salle de sports d’Asson, où 1 500 amis s’étaient réunis. Vous comprendre mieux notre histoire. Dans la magazine " Marie France " (15 juillet-15 août), vous pourrez lire aussi le témoignage de Marga.

Merci encore à vous tous pour votre amitié et votre soutien. Léon Laclau.


Voir aussi le blog de Michel (" La Vie est là, à nous de la faire Vivre "), lui aussi prêtre marié mis hors cadre, et qui a publié
plusieurs messages sur cette même " affaire ".

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Published by Léon Laclau - dans vies de prêtre
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 18:40
Allocution du Père Léon Laclau lors de la soirée de soutien organisée à son égard le vendredi 27 avril 2007 à la Salle des sports, à Asson, devant 1 500 personnes. 



Merci. Grand merci à vous tous, à tous ceux qui nous ont témoigné leur amitié, leur affection, leur soutien dans ce déchirement que nous vivons et que nous vous faisons vivre.

Comme ce torrent de l’Ouzom qui traverse les villages du Piémont, votre soutien, rugissant de colère et d’incompréhension, mais toujours plein de respect et de dignité, a traversé notre grand Sud-Ouest pour remonter vers les chaumières et les évêchés de l’hexagone.

Merci. Je suis sûr maintenant, mais je le savais déjà, que les années passées près de vous, comme compagnon de route dans vos moments de joie ou de souffrance, avaient créé entre vous et moi un lien très fort : spirituel pour certain, simplement humain pour d’autres. Merci encore.Dommage. Oui, dommage, parce que ce soir j’ai un profond sentiment d’un grand gâchis :

  • le désarroi de tous ces enfants qui ne comprennent pas et qui pleurent le départ de celui qui, comme ils l’ont dit, " leur ont ouvert la porte de Jésus ".
  • le silence de tous ces jeunes qui ne trouvent pas de mots pour exprimer leur amitié à cet " homme de Dieu " qui leur montrait un visage sympathique de l’Eglise.
  • la révolte des adultes qui ne comprennent pas que les autorités de l’Eglise préfèrent s’en tenir à la stricte observance d’une loi plutôt que de juger l’arbre aux fruits qu’il porte.

Oui, c’est vrai. Je suis sorti de la route que j’avais choisie en m’engageant dans la vie religieuse et le sacerdoce. J’espère simplement, qu’un jour, cette route deviendra plus large et que des hommes et des femmes mariées, pourront aussi être ordonnés pour un service d’Eglise.

C’était voici plus de 20 ans, quand mon chemin a croisé celui de Marga, mère de Sébastien, de Charlotte et de Thomas. Elle venait de perdre tragiquement Pierre, son mari. Nous nous sommes apportés mutuellement affection, tendresse et force. Ensemble, nous avons porté les interrogations que cet " amour interdit " suscitait en nous et autour de nous. Toujours et malgré tout, je me suis senti digne de servir le Christ et son Evangile d’amour. Loin de m’écarter de mon travail de prêtre, Marga m’a soutenu et encouragé par son enthousiasme, par sa vision du monde et de l’Eglise et par sa foi.

Dommage
pour tant de souffrances occasionnées par cette sanction. Dommage pour la déception qui blesse le cœur de tant de croyants : l’Eglise saigne " comma l’a dit Marga lors d’un reportage.

Je demande pardon à tous ceux et celles qui n’étaient pas d’accord avec cette relation amoureuse et que j’ai fait souffrir. A ceux qui m’ont fait du mal, je leur pardonne.

Demain. Demain, il faudra bien rebondir : tourner une page de 28 ans de vie religieuse et de sacerdoce ; chercheur du travail ; trouver un nouveau pied à terre ; et surtout continuer à aimer la vie. L’amour de Marga et de ses enfants, cet amour qui m’a tant aidé jusqu’à présent, continuera, j’en suis sûr, à me donner force et enthousiasme.

Je prie le Seigneur pour qu’il me garde dans sa foi.

Notre chemin de vie doit à présent négocier un virage délicat. Nous aurons encore besoin de votre amitié, de vos prières. Merci.

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Published by Léon Laclau - dans vies de prêtre
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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 07:05
Asson-sur-le-chemin-de-Saint-Jacques-de-Compostelle.jpg Lu sur le site officiel de la ville d'Asson, en Béarn : "Aujourd’hui encore, le chemin secondaire du Piémont draîne de nombreux pèlerins qui font une halte à Asson après un passage obligé par Lourdes et Bétharram. Au terme de 23 kms et 6 heures de marche, ils peuvent prendre du repos dans un gîte paroissial aménagé à cet effet (contacter le père Léon Laclau au 05.59.71.04.83). Au petit matin ils reprendront leur pérégrination vers Bruges et Arudy en suivant un itinéraire balisé."

Le gîte paroissial a changé de gérant depuis que le père Léon Laclau a été viré par son évêque et son supérieur de congrégation comme un malpropre (concubinage notoire). Voir nos articles précédents : "Lettre à un prêtre séparé de sa compagne par mesure disciplinaire", le 24 avril 07, "Le Père Laclau fait de la résistance avec ses paroissiens !", le 30 avril, dans la rubrique "pour un catholicisme libéral")

Son évêque, Mgr Molères, dont le siège est à Bayonne, a eu le culôt d'accuser son ex prêtre d'avoir ameuté les médias, comme si ceux-ci - blogs y compris - n'étaient pas assez conscients pour voir d'eux-mêmes comment l'Eglise catholique romaine maltraite ses serviteurs !

Peut-être est-ce cela et bien d'autres choses encore qui ont fait déborder le verre. Le père Léon Laclau, homme doux et discret devant l'Eternel et ses compatriotes, a pris la plume ce 4 juin pour dire à son ex-évêque ses quatre vérités : lâcheté, attitude démissionnaire, mépris, hypocrisie ... ouf ! et sans doute n'a-t-il pas tout dit !

Vous pouvez lire la lettre intégrale sur le site de Michel (lui aussi un prêtre marié, mais qui a démissionné avant que d'être viré) : "
Affaire Leon Laclau : la lâcheté incommensurable de Mgr. Molères", article du 14 juin. Je précise que Michel est lui aussi un homme doux et discret et nullement un excité. C'est aussi un poète spirituel et son site s'intitule "Vivre, faire Vivre !".

Eh oui, Messeigneurs, les temps vont être de plus en plus durs pour vous ! D'autant plus que les bloggeurs que nous sommes sont à l'affût des potins de votre Eglise. Vous les avez bel et bien à vos trousses ... 

Michel et son blog font partie avec nous et d'autres de la "communauté de blogs" (sur la plate-forme d'Over-blog) intitulée "Religions en toute liberté" (voir dans notre colonne de gauche). 
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Published by Jean-Claude Barbier - dans vies de prêtre
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 10:27

Un texte intitulé "Des prêtres non célibataires" a été joint à l'entretien d'Yves Grelet par Dominique Delaroa. Vous le trouverez sur le site de Radio France Inter avec la référence donnée dans l'article précédent. 

NDLR nous avons pris la liberté d'intituler le message présent en pointant du doigt la lâcheté des hiérarques (sinon leur hypocrisie pour ceux qui sont eux-mêmes concubins ou ont eu des liaisons passagères).


Un prêtre des Pyrénées-Atlantiques [Léon Laclau] vient d'être "déchargé de ses fonctions" par l'évêque de Bayonne. Motif : il vivait depuis 20 ans en concubinage avec une femme, déjà mère de 3 enfants. Au même moment, on apprend que l'abbé Pierre avait écrit au pape Benoît XVI pour recommander l'accès à la prêtrise d'hommes mariés. La question du mariage des prêtres est récurrente. Mais l'Eglise reste intransigeante. Certains prélats s'en vont, d'autres passent outre... 

L'abbé Pierre avait donc écrit au pape Benoît XVI pour recommander l'accès à la prêtrise d'"hommes mariés, fervents et capables", selon le Monde des religions qui publie ce document. L'abbé Pierre, décédé le 22 janvier, avait écrit cette lettre le 1er novembre 2005 et demandé qu'elle ne soit rendue publique qu'après sa mort, indique le rédacteur en chef du magazine, Frédéric Lenoir, à qui l'abbé avait confié ce document. Cette lettre était adressée au pape et aux participants au synode d'octobre 2005 (pour lequel l'ordination d'hommes mariés n'était pas à l'ordre du jour). 

L'abbé y dit avoir interrogé "des groupes de fidèles, des prêtres, des évêques, deux cardinaux à Rome" au sujet du manque de prêtres. "Tous ont eu la même pensée: ordonner prêtres des hommes mariés, fervents et capables", déclarait-il. Il concède toutefois "qu'apparaîtront des problèmes" mais qu'"aucun n'est insoluble". Il suggère ainsi d'"assurer à ce flot d'arrivants la science de la foi" et d'"être certain d'assurer aux familles des prêtres le nécessaire pour vivre". "Frères, n'ayons pas peur! Ouvrons la porte de nos églises ! Ouvrons la porte du sacerdoce à ces milliers d'hommes, de foi fervente, prêts à entrer dans cette vocation", ajoute l'abbé Pierre qui se dit "convaincu que l'ordination d'hommes mariés ne taira en rien les vocations au célibat consacré". 

Selon Frédéric Lenoir, l'abbé Pierre n'a jamais eu de réponse du Vatican à cette lettre. Il avait déjà défendu le même point de vue dans son livre d'entretiens "Mon Dieu pourquoi ?", suggérant aussi d'ordonner des femmes prêtres.

A lire également, l'ouvrage d'un prêtre, Philippe Brand, qui a recueilli les témoignages d'une vingtaine d'autres prêtres dans ce cas. Ca s'appelle "Des prêtres épousent leur humanité" et ça vient de paraître aux éditions de l'Harmattan. NDLR livre qui est présenté dans un message précédent.

La Conférence des évêques de France (CEF) ne commente pas ce message de l'abbé Pierre et rappelle la position du pape Benoît XVI, qui, le 13 mars, a réaffirmé le "caractère obligatoire" du célibat des prêtres. La CEF ne commente pas non plus le sort du père Léon Laclau, curé d'Asson (Pyrénées-Atlantiques), "déchargé de ses fonctions" pour cause de concubinage notoire et très soutenu par ses paroissiens. Cette affaire a été "gérée par le diocèse" qui a eu tous les éléments pour prendre cette décision, a simplement répondu le service de communication. 

Actuellement, il n'y a plus que 9 000 paroisses en France pour 36 000 communes. En 1970, il y avait 37 555 prêtres diocésains (exerçant dans une paroisse). En 2005, ils étaient 15 957, la plupart âgés de plus de 60 ans (chiffres CEF).

NDLR les chrétiens unitariens ne sont guère étonnés de voir une Eglise chasser ses prêtres pour des motifs historiquement bien futiles, car c'est précisément ce qui se produisit au XVIème siècle lorsque des prêtres, des moines et des laïcs se mirent à lire la Bible et demandèrent quelques rectifications dans l'enseignement religieux. Rome n'entendit point leur appel et se raidit. Pire, elle les envoya au diable (en les excommuniant) et sur le bûcher lorsqu'elle put mettre la main dessus !


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Published by document transmis par Yves Grelet - dans vies de prêtre
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 10:07

  Yves Grelet est un prêtre marié, qui n'exerce plus. Il fait partie du Réseau des Parvis, un ensemble d'associations qui milite entre autres, pour la fin du célibat des prêtres, ou pour une plus grande tolérance.

 Il a été interrogé par Dominique Delaroa, le dimanche 6 mai, à 7h 10, sur France Inter, dans le cadre de l'émission radio "Théo" (cliquer sur theo-lachroniquedesreligions).

YG
- Un prêtre qui commence à exercer son sacerdoce est tenu de tout faire pour respecter l’engagement qu’il a pris, c’est-à-dire d’être au service de l’Evangile. 

 Pour la question du célibat, il y a des étapes dans l’engagement. A un moment, on lui dit : maintenant il faut que tu nous dises que tu renonces au mariage. Alors, on est pris dans toute une dynamique. On a envie de donner sa vie " aussi magnifiquement que possible " et on se dit : mais oui, Dieu mérite bien ça et au fond il m’aidera..

On est à un âge, 25 ans où on n’est plus des gamins, mais on n’a pas une grande connaissance de la vie. On a été élevé en général dans des lieux qui sont plus masculins que féminins ; en tout cas on fait une promesse ou un engagement définitif que l’Eglise décide de verrouiller. C’est-à-dire : c’est terminé, et après donc, tu serais un infidèle, tu serais un exclus et on t’enlèverait tes responsabilités si tu quittais cette situation de célibataire.

 DD - C’est ce qui arrivé au Père Laclau.

YG - Tout à fait. Je ne le connais pas personnellement, mais j’en connais beaucoup d’autres qui ont dit : un jour j’ai découvert que nos itinéraires pouvaient se compléter sans que cela remette en cause notre volonté de vivre l’Evangile et de le partager et d’en faire découvrir la beauté et l’utilité pour la vie.

Mais alors, quand on entre sur ce terrain-là, on devient un futur infidèle, un futur exclus, un futur proscrit, comme si la découverte de l’amour et cette expérience de l’amour devenaient incompatibles avec l’engagement pour l’Evangile et le service de l’Eglise.

 DD - Est-ce que l’Eglise a des arguments théologiques pour défendre le célibat ?

YG - Non, parce qu’il n’est pas dit, dans l’Evangile ni dans la réflexion théologique, que le célibat serait lié au sacerdoce.

C’est en 1139 que le 2è concile du Latran que l’Eglise va définir la nécessité du célibat pour les prêtres, à la différence de tout ce qui se passait auparavant : jusqu’alors les uns étaient célibataires et d’autres se mariaient, avaient des enfants évidemment…

 DD - Il y a eu des prêtres-mariés avant et des papes …

YG - Oui, des papes et des évêques. Ce n’était pas une interdiction..

 DD - Alors aujourd’hui il y a donc des gens comme vous qui pensent que l’Eglise doit évoluer sur cette question du célibat.

YG - Tout à fait ! Beaucoup de gens ne s’en scandalisent pas du tout.

Je crois pouvoir dire par exemple que les 50 associations qui composent les réseaux des Parvis sont unanimes pour dire : Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Combien de temps ça va durer ces oukases qu’ils ont pris pour ne pas reconnaître que la femme et l’homme ont une dignité égale ? Pourquoi les célibataires seulement auraient-ils le droit de légiférer ? Au nom de quelle autorité sinon celle qu’ils se sont attribuée eux-mêmes … ?

Et donc là il y a une certaine démocratisation souhaitable. Une réflexion pluraliste est nécessaire.

Nous sommes nombreux, à Parvis, à dire que c’est l’Evangile qu’il est important de vivre, et non des règles anciennes qu’il faut reproduire. Nous demandons que place soit donnée à la réflexion et à l’expression de nos contemporains pour ce qui touche leur monde à eux.

 DD - Mais l’Eglise ne va pas du tout dans ce sens-là : on l’a vu avec Jean-Paul II, et Benoît XVI remet ça ...

YG
- Tout à fait : plus on monte dans la hiérarchie, plus on se croit autorisé à dire des choses définitives et à ne pas écouter du tout les autres.

En tout cas, cela aboutit à des événements qui vont se durcir. On peut même craindre, peut-être, un schisme, un de ces jours. En effet, si devait se durcit la position de la hiérarchie qui dit que les principes anciens doivent perdurer éternellement, alors beaucoup de gens qui essaient de vivre l’Evangile diraient : on va essayer, autrement, d’être fidèles à l’Evangile et à l’Esprit de Dieu qui n’est enfermé dans aucun tuyau même du Vatican.

 DD - Alors, est-ce que le fait d’avoir une compagne nuit au sacerdoce ?

YG - Je ne le pense vraiment pas. Au contraire… J’ai des témoignages et j’ai mon expérience aussi : loin d’éloigner de l’Evangile, à condition que ce soient une foi sincère et un amour vrai, eh bien, au contraire, en couple se crée mutuellement cette complémentarité dans les regards, les expériences de vie, dans les analyses de la société, et même dans la lecture de la Bible et de l’Evangile. C’est très enrichissant.

Et puis, à l’évidence, pourquoi dans le dialogue, faudrait-il que ce soient les célibataires qui légifèrent sur le mariage, la sexualité ou autre ? Au moins qu’on ait la pudeur de reconnaître qu’on n’est pas dans ce cas-là le mieux placé, et que l’humilité ne serait pas mauvaise en l’occurrence.  

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Published by Yves Grelet - dans vies de prêtre
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 03:22

Fondé à Paris en 1972 et composé de couples très divers dans leur cheminement, le groupe Prêtres- mariés France Nord permet un échange de réflexions, des liens amicaux et éventuellement un soutien. Il ne cherche pas à jouer les anciens combattants. Il s'intéresse à l'évolution des mentalités notamment en matière de genre, d'engagement chrétien et humaniste dans la société et/ou dans l'Eglise. Il s'enrichit de la démarche d'ouverture des diverses associations adhérentes aux Réseaux des Parvis.

 Contact : Yves Grelet, y.grelet@free.fr 

Ce groupe publie un bulletin " Chemins nouveaux ", dont voici le sommaire du dernier numéro (n° 29, mai 2007) :

Jacques Dupont - Editorial : De la chrétienté… à la laïcité ; Bernadette Tauvron - Sexualité, célibat et mariage des prêtres ; Marcel Nicolas et Louis Defief - Des prêtres-mariés interpellent l’Eglise (Arras) ; Christine Pasquet-Grelet - Divorce et réunification ; Marie-Josèphe Corbineau – Réflexion ; Isabelle Nicou - Histoire d’un secret ; Yves Grelet - Laïcité et baptême - Liberté et fidélité ; Alain et Blandine de la Ménardière - Quel Dieu annoncer aujourd’hui ; Philippe Duchesne - Merci aux handicapés mentaux ; Jean et M-Madeleine Harel - Etre parents ; Pierre Thion - Service de l’église ou de l’évangile ? ; Alex Bricet - Nous sommes des privilégiés ; Henri Denis – Communiqué ; Bernard Corbineau - La vérité nous rend libres ; Gérard Guittet - Soutien à Henri Denis ; Bernard Corbineau, Jean Harel - Pour une retraite convenable (APRC).

Les lecteurs de ce bulletin sont conviés à une rencontre annuelle de " Chemins nouveaux ", le 7 octobre 2007

Le Groupe Prêtres-mariés France Nord est membre de la Fédération des Réseaux des Parvis, de même qu’une autre association Prêtres en foyer 13 (PEF), fondée en 1970 à Marseille et dont voici le contact : michele.claude13@free.fr

Les chrétiens unitariens (AFCU) font partie de cette fédération.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans vies de prêtre
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