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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 20:39

Philippe Brand, 2007 - Des prêtres épousent leur humanité, 26 témoignages (1954 – 2005). Paris : éditions L’Harmattan, 564 p., vendu au prix unitaire de 28 €+ 4.05 € de frais de port, + 0,80€ de frais de port par ouvrage supplémentaire, http://www.editions-harmattan.fr

Présentation du livre par l'éditeur :

Vingt-six prêtres qui ont quitté le clergé, dont vingt-quatre mariés, racontent leur trajectoire, de la " vocation " au ministère, de la rupture au " retour dans l’atmosphère " de la société des hommes : travail, vie de couple, vie sociale. Ils expriment sans " langue de buis " leurs liens actuels ou leur absence de liens avec l’Eglise, la foi en la Bonne nouvelle qui demeure ou non en eux, l’équilibre de leur personnalité entre la laïcité et leur spiritualité.

Ces histoires de vies tracent des cheminements exceptionnels d’hommes ordinaires. Ils sont passés par le point zéro, la nécessité de réinventer leur existence ; ils ont épousé leur humanité personnelle, endormie jusque là, en choisissant la condition humaine commune, et l’humanité globale en assumant des responsabilités dans la cité.

Philippe BRAND a recueilli leurs témoignages ; il explique ce séisme par la rencontre de deux plaques tectoniques, celle du Concile de Trente (XVI° siècle), sur lequel l’Eglise catholique vit encore dans les années 1950, et celle de la philosophie des Lumières. A partir de la Libération, le renouveau d’humanité et de vie sociale, la modernisation technique et l’émancipation des esprits libèrent les énergies dans un dynamisme collectif inattendu.

Aujourd’hui, dans un monde à la recherche de sens et de valeurs, la reconquête de la liberté de conscience, et la résistance individuelle et collective à l’endoctrinement restent d’une actualité brûlante.

pr--tres-mari--s.GIFAu sommaire :

LA QUETE DU GRAAL. Des hommes devenus prêtres. Le projet de vie. Formation en serre chaude ou de plein vent ?

LA PASSION DU MINISTERE, LE REJET DE SON CADRE : Au service de la communauté chrétienne et humaine. La rupture du cordon.

LA CONDITION HUMAINE COMMUNE : Des prêtres (re)devenus hommes. Gagner sa vie comme tout le monde. Solidaires des travailleurs. Une compagne semblable à lui. Des citoyens actifs.

AUJOURD’HUI, LAÏCS ET CHRETIENS A LA FOIS : Maintien ou rupture des liens avec l’Eglise. La foi qui subsiste. Une référence commune avec l’humanité.

CONCLUSION : Résister.

Philippe Brand est né en 1941 ; il a été ordonné prêtre en 1966, a exercé son ministère à Annemasse (1966-1967) et à Thonon de 1967 à 1972. Il se marie en 1972 et aura deux enfants ; il a terminé sa vie professionnelle comme Inspecteur du travail.

Il est l’auteur de deux recueils de poèmes : " La tempête et l’arc-en-ciel " (sous le nom d’auteur de François René Véga), et : "  Lignes brisées, fil d’Ariane ", Editions Le Carré, Thonon-les-bains.

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Published by les éditions L'Harmattan - dans vies de prêtre
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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 07:25

Suite de notre premier message du 25 avril 07 " Lettre à un prêtre éloigné de sa compagne par mesure disciplinaire ".

La hiérarchie catholique ne semble pas avoir (encore) pris la mesure de l’évolution des mentalités. Le village d’Asson (au Béarn) refuse en masse que son prêtre soit changé d’affectation : ce dimanche, pas moins de 400 catholiques stationnés en dehors de l’église faisaient la " grève de la messe ", pour 10 fidèles seulement qui y ont assisté. Il faut préciser que la messe était célébrée par le supérieur de l’ordre religieux qui venait de décider d’envoyer le père Léon Laclau ni plus ni moins en Côte d’Ivoire (comme si les Ivoiriens avaient encore besoin de missionnaires !).

Marga, la compagne du prêtre est infirmière dans une résidence de personnes âgées à Pontac. Lui et elle, préfèrent vivre ensemble. Léon compensera comme il le pourra les 400 euros que lui versait le diocèse auxquels s’ajoutaient 15 euros par messe célébrée.

Les catholiques commencent à se fâcher, une " sainte colère " qui est signe des temps. Le maire a fait connaître son incompréhension, les journalistes sont présents à l’événement ... et, nonobstant la jeunesse de nos Actualités unitariennes, notre " Lettre " a été signalée en page 2 du moteur de recherche de Google.

Lors de la campagne présidentielle française, la désertification de nos milieux ruraux a souvent été évoquée. L’Eglise catholique, par sa politique de regroupement des paroisses, par les lieux de culte qui lui ont été confiés en usufruit par Dame République depuis les années 1900 et qu’elle maintient fermés hormis quelques rares messes, par son refus du sacerdoce universel (seul un prêtre peut célébrer une messe, alors que chez les protestants les prédicateurs laïcs peuvent présider un culte), par son élitisme (exacerbé sur les critères " sexuels ") dans le recrutement de son clergé, etc., contribue manifestement à ce déclin de nos campagnes. Ce faisant, elle scie la branche sur laquelle elle est assise.

Comme quoi, l’institution est parfois bien loin d’être la somme des intelligences de ses membres !

Pour une meilleure gestion de nos lieux de culte, voir les articles à la Une dans les bulletins de la Correspondance unitarienne sur le site "Profils de libertés"  http://prolib.net/unit/correspondance.unitarienne.htm

"Urgent ! des communautés de base, bon dieu ! pour ne pas laisser tomber nos lieux de culte", article à la Une, n° 21, juillet 2003 ; et "Les unitariens-universalistes américains partagent leurs lieux de culte", article à la Une, n° 40, février 2005

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Published by Jean-Claude Barbier - dans vies de prêtre
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 12:04

au Père Léon Laclau, ancien curé de Notre-Dame du Piémont, s/c du maire d’Asson (Pyrénées-Atlantiques)

Mon Père,

Ayant appris la mesure disciplinaire qui vous frappe et votre affectation loin de votre compagne, je tiens à vous exprimer, au nom de notre association, notre soutien et toute notre amitié.

Nous sommes chrétiens, mais nous ne sommes pas membres de l’Eglise catholique et nous ne voulons nullement nous ingérer dans ses affaires intérieures. Mais nous sommes sensibles à l’injustice qui est faite à des hommes qui, comme vous, se sont voués corps et âme à leur vocation, au Dieu auquel ils croient, à leur Eglise et à Jésus, notre maître spirituel. Nous sommes atterrés de voir comment des chrétiens sont ainsi écartés brutalement, pour des motifs qui nous paraissent totalement anachroniques sinon bien futiles, du chantier du christianisme moderne, à l'heure même où nous avons tant besoin de tous les bras sans exception et de tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

Nous savons combien vous êtes estimé de la population catholique que vous avez desservie, ainsi que de l’ensemble de votre village et à sa tête le maire, Monsieur Laurent Aubuchon, lequel a eu le courage de s’exprimer publiquement. Depuis déjà belle lurette, la plupart des catholiques respectent désormais la vie privée de leurs prêtres et religieux et seuls les hommes d’appareil voient des problèmes là où il n’y en plus.

Nous vous encourageons dans le choix de vie que vous ferez, dans la fidélité de votre propre foi, dans le lien social qui vous unit à votre communauté religieuse, dans la persévérance de votre vocation de prêtre.

Nous pensons aussi à votre compagne, déjà éprouvée par un veuvage, et à ses trois enfants.

Au delà des hiérarchies de toute sorte, certes parfois utiles, nous savons bien que c’est Dieu seul qui compte et non ses lieutenants sur terre et hiérarques. Combien de fois Jésus ne l’a-t-il pas rappelé à ses disciples qui se chamaillaient (déjà) pour des parcelles de pouvoir ! Jésus, lui, chemine avec nous, en toute liberté des uns et des autres et dans notre pleine humanité. Vous le savez autant que nous, c’est pour tous les chrétiens, quelque soit leur obédience, d’un très grand réconfort ; ce fut là la formidable joie des pèlerins d’Emmaüs.

Nous sommes de tout coeur avec vous, dans le choix de vie qui sera le vôtre, car chaque homme est libre sous le regard de Dieu et en compagnie de Jésus. Et puis, c’est le Poème des Poèmes qui le dit, l’Amour n’est-il pas " inexorable " comme la Mort ? Magnifique pied de nez à tous ceux qui veulent enfermer les hommes dans des règlements rigides et obsolètes.

J.-C. Barbier, secrétaire général de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)

 

L'Epoux Sous le pommier, je t'ai éveillé ; là, ta mère te conçut, là te conçut ta procréatrice. Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras, Oui, l'amour est inexorable comme la mort, l'ardeur, dure comme le Shéol. Ses fulgurations sont fulgurations de feu, flammes de Yah ! Les eaux multiples ne pourront éteindre l'amour, les fleuves ne le submergeront pas. " (traduction André Chouraqui) (Ct.8,6-7, texte datant de la fin du V° siècle avant Jésus-Christ)

 

 

 

 

L'AFCU est membre de la Fédération des réseaux du Parvis où se trouvent des associations de Prêtres mariés (Prêtres en foyer, Prêtres mariés France-Nord), voir sur le blog de l'AFCU la liste des associations membres de cette fédération (rubrique "Relations extérieures", en date du 28 février 07)

 

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