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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 14:39

Combien je comprends ceux qui sont chatouilleux dès lors qu'on touche à leur Eglise ou à celle de leur pote. Une Eglise c'est en effet comme une famille, une communauté du coeur, un héritage partagé, une maison commune. On en est fier. On la fréquente par plaisir. Pour rencontrer d’autres visages amis. On s’y endimanche ! Ca relève des tripes. C'est comme çà. Elle n'a pas à se justifier. On ne crache pas dessus, ni dedans. Un point c’est tout.

Une Eglise c'est un ensemble de solidarités, de fraternités, d'élans communs, de valeurs qui nous soudent, qui forment pour nous un faisceau de lignes essentielles. Ce sont des fêtes et des joies ensemble jubilées, des peines ensemble compaties. Nous sommes là bien loin des dogmes et des croyances, mais une Eglise c'est d’abord çà !

Pour ceux qui aiment les croyances et les idées, il y a les associations et les partis politiques pour en discuter tout son soul. Une Eglise, c'est du côté du coeur.

chorale de femmes à l'Eglise arménienne catholique d'Iran


Pourquoi j'aime l'Eglise de mon choix ? Je le dis dans un poème - car les poèmes expriment mieux ce que l'on a en soi d’intime - sur le site de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) de ce matin : " qu’à donc ton Eglise plus qu’une autre ? ".

Oui, je me sens bien dans mon Eglise. Elle me sied. Et qu'il en soit pour chacun ainsi, dans son Eglise, selon son propre vouloir. Amen.

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 12:16



Une certaine laïcité ne voudrait pas que les Français aient des identités autres que celle de citoyen français. Sans doute un reste du jacobinisme, ou de nationalisme, ou encore du marxisme léninisme bon teint. Or nous avons bel et bien des identités de peuples (je pense aux Corses, aux Basques et aux Bretons), d’ethnies (pour les étrangers naturalisés et les immigrés), de langues, de religions, de cultures locales avec la gastronomie et autres coutumes.

Celles-ci ne sont pas à confondre avec le communautarisme qui, lui, consiste à appliquer à une communauté des règles à part : comme par exemple des heures de piscine municipale, des carrés dans les cimetières (hormis le cas patrimonial des cimetières historiques), des cantines à part, des médecins féminins pour les femmes, etc.  Le secteur privé peut par contre offrir les services particuliers que certaines communautés souhaitent pour elles (avec contrat avec l'Etat dans le cas de l'enseignement).

En démocratie, les relations publiques entre l’Etat et des représentants de communautés ou mouvements identitaires sont tout à fait normales : ceux-ci ont tout à fait le droit de s’exprimer … ce qui ne signifie nullement que l’Etat va leur emboîter le pas. Nous ne sommes plus au temps des concordats !

C’est Lionel Jospin qui avait inauguré des relations régulières avec les représentants des grandes religions en France.

Dommage que les unitariens soient trop minoritaires pour être invités à l’Elysée !

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 09:10

Avec l’organisation de primaires en vue des présidentielles de 2007, où 3 candidats se retrouvèrent alignés devant la caméra de télévision, sa récente université d’été à La Rochelle et son prochain congrès de Reims, le Parti socialiste a joué la transparence et n’a pas caché ses différences internes.

Quoi de plus normal, au sein d’une famille politique de tradition démocratique de débattre des personnes qui vont assumer des responsabilités de premier plan : un candidat aux élections présidentielles, un secrétaire général, etc.

Mais voilà, l’opinion française est traversé par des courants manifestement contradictoires. En héritage d’un pays qui a proclamé " un seul pays, un seul roi, une seule foi " ; puis des jacobins de la Révolution française qui - au nom du Peuple bien sûr ! - imposèrent leurs idées ; puis des marxistes dont chaque parti ou groupuscule s’érige en détenteur de la plus fine des analyses et de la marche à suivre ; certains Français veulent des partis " en ordre de marche " (pour gagner les élections !). Ils se lamentent sur les dissensions et parlent immédiatement de désunion. Certains voudraient qu’on débatte des idées seules comme si c’était possible de les séparer des hommes et des femmes qui les incarnent ...

Naguère, paraît-il, les évêques étaient élus par leurs ouailles. Depuis longtemps, l’Eglise catholique romaine y a mis bon ordre en nommant d’en haut les dignes prélats ... qui, nonobstant, sont toujours dits " pasteurs de leur troupeau ", mais qui ne sont plus que de braves fonctionnaires chargés de répercuté la ligne vaticane, ou du moins de ne pas la contredire et de savoir courber l’échine.

Que voulons-nous ? Des partis, des Eglises, des associations qui débattent de leur avenir et choisissent leurs responsables en conséquence ? ou bien des nominations en catimini, selon des négociations en interne, voire des pressions occultes ?

La tradition unitarienne est décentralisée, à savoir que chaque communauté s’organise à sa façon et se relie aux autres en toute liberté. Nous savons par expérience que le choix de nos responsables (président et autres membres des conseils et bureaux, ministres du culte, etc.) est une affaire importante pour toute la communauté concernée. A elle de prendre le temps et les moyens pour trouver le consensus en son sein et aller de l’avant. Présentement, aux Etats-Unis, deux candidats se sont déclarés au sein de l'importante Unitarian Universalist American (UUA) of congregations pour la succession du président actuel, le révérend William G. Sinkford.  Ils se font connaître et mènent campagne, parlant d'eux-mêmes sans critiquer l'autre.

Et puis, cessons de nous gausser de ce qui se passe chez les voisins car Jésus a parler de la poutre que certains, toujours prêts à dénigrer les autres, avaient dans l’oeil. Dans une démocratie, au-delà des concurrences et des compétitions, tout le monde n'a-t-il pas intérêt à ce que les processus de sélection des élites des diverses organisations et instances aboutissent à des choix de personnes de qualité. Alors que la monarchie est condamnée à accepter des héritiers de naissance qui ne sont pas toujours à la hauteur des tâches qu’on attend d’eux, la République en appelle, quant elle, à ses meilleurs enfants. C’est là sa fierté.

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 17:51

En voulant une instance qui soit représentative pour les musulmans de France, le Conseil français du culte musulman (CFCM), mis en place au début de 2003 avec l’aide des autorités françaises, a voulu organiser des élections nationales. La prochaine va avoir lieu ce dimanche 8 juin.

Mais ce genre de vote, dans ces conditions, n’introduit-il pas la division, les luttes de pouvoir, les surenchères ? Depuis sa naissance, c’est la joyeuse foire d’empoigne entre communautés de diverses tendances religieuses (des modérés aux intégristes), origines ethniques (Algériens, Marocains, Turcs, etc.), aides étrangères reçues, notables locaux, etc. Ceci bien entendu au bénéfice des activistes qui passent leur temps à faire des alliances " contre nature " pour l’emporter le jour " J ".

Nos voisins musulmans belges ne sont guère mieux lotis, avec un Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) reconnu officiellement depuis 1994, et dont l’ex président et autres membres sont interpellés par la Justice.

Le bilan du CFCM n’est guère enthousiasmant si l’on en croit une série d’articles bien documentés qui sont parus dans le journal La Croix :

Le bilan du CFCM,
Les élections de l'islam de France sous tension,
Le Conseil régional du culte musulman de Rhône-Alpes a su trouver sa voie,
L'exécutif des musulmans de Belgique cherche une sortie à sa crise

Quels sont donc les modèles qui marchent le mieux pour regrouper les acteurs religieux et les fidèles au-delà de leurs propres communautés de base ?

Il y a d’abord le modèle pyramidal, centralisé. C’est celui de l’Eglise catholique romaine et de ses conférences nationales épiscopales (mais celle-ci mobilise peu, sinon pas du tout, les fidèles concernés), des Témoins de Jéhovah, etc.  Le même modèle est décentralisé chez les orthodoxes au niveau des patriarcats.

Le modèle synodal des protestants mobilise davantage les fidèles puisqu’il y a des enjeux en terme de résolutions et de vote. A cela s’ajoute une sagesse pratique qui veut que les décisions soient reportées s’il n’y a pas un consensus suffisant ou encore qu’elles n’entrent en application que progressivement lorsque les communautés de base se sentent prêtent à le faire. Les quakers et les baha’is sont également très soucieux de maintenir l’unité en attendant qu’un consensus se dessine.

Le modèle réseau (dont le fonctionnement est grandement facilité par l’Internet) : les membres se coordonnent sur la base du volontariat et d’une instance commune minimale. C’est ainsi que les unitariens se rencontrent au niveau national dans le cadre de " Conference ", " General Assembly " " meeting ", etc., et au niveau international avec l’International Council of Unitarians and Universalists, mais dans ce cas, les décisions sont seulement internes, concernant le fonctionnement du réseau. Aucune décision ne touche aux orientations des membres. Ceux-ci n’ont pas à s’aligner sur une politique qui aurait été décidée à un échelon supérieur. Chaque communauté unitarienne reste totalement souveraine.

C’est ce mode réseau qu’ont adopté les protestants français, avec la Fédération protestante de France, et les catholiques indépendants de la Fédération des réseaux des parvis (voir la rubrique " Parvis " du site de l’AFCU), nonobstant le terme, trompeur en l’occurrence, de fédération.

Autre question. Faut-il maintenir la cohérence d’un projet d’origine en faisant référence à une fondation ou à l’œuvre du fondateur (important entre autres chez les catholiques et les orthodoxes) ? Faut-il mettre en place un conseil d’administration qui garantisse une certaine fidélité à ces origines (cas de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens où les résultats des AG touchant aux orientations sont soumis à une telle instance) ? Faut-il définir nettement les conditions d’adhésion afin d’éviter l’entrisme ?

pilier de mémoire, First Unitarian Congregation of Ottawa. Photo Jean-Claude Barbier, mai 2008.

Les Eglises unitariennes connaissent ce dilemme depuis que ces Eglises aux Etats-Unis, à la fin du XIXème siècle décidèrent de s’ouvrir aux agnostiques, aux athées, puis à d’autres croyants. Cette version, connue sous le nom d’unitarisme-universalisme depuis la fusion en 1961 entre l’Association unitarienne américaine (AUA) et l’Eglise universaliste d’Amérique, conduit à une gestion pas toujours facile de la diversité.

Comment en effet faire cohabiter des chrétiens ou autres croyants (théistes et autres religions particulières) avec des athées qui frémissent chaque fois que d’autres s’adressent directement et explicitement à Dieu ? On voit bien qu’un tel modèle ne peut fonctionner que s’il y a grande liberté de parole, écoute réciproque, tolérance inconditionnelle et que chacun puisse exprimer son identité dans sa propre culture et langue.

Bien entendu de telles Eglises peuvent très bien devenir des auberges espagnoles où l’on discute de tout, ici et maintenant. La référence à une tradition commune, à une histoire partagée est ici fondamentale. Sans ce patrimoine, l’Eglise devient une simple association voguant d’AG en AG selon la majorité du moment, bien loin du projet de ses fondateurs ... Certains pensent d’ailleurs que l’Eglise, nonobstant le Saint-Esprit, aurait ainsi dérivée, concile après concile, bien loin des intentions du rabbi Jésus de Nazareth.

Votez oui, mais à bon escient et pour faire valoir un projet commun ...

Ces considérations valent bien entendu pour l'Eglise unitarienne francophone, une Eglise sur la toile en cours de construction à l'initiative de notre réseau de la Correspondance unitarienne : http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 14:52
Un colloque international, interculturel et interconvictionnel sur le thème " Cohésion Sociale dans une Europe multiculturelle : Rôle et impact des religions et des courants de pensée " - dit Colloque 3 i - s’est tenu les 3 et 4 octobre derniers à Strasbourg, sous les auspices du Conseil de l’Europe. 

Nous en avions parlé dans un message du samedi 16 juin 2007, intitulé " vivre ensemble en Europe au sein de sociétés convictionnelles " (dans notre rubrique " vive l’interconvictionnalité " ). 

http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-10903605.html

" La cohésion sociale est la capacité d’une société à assurer le bien-être de tous ses membres, à minimiser les disparités et à éviter la polarisation. Une société cohésive est une communauté solidaire composée d’individus libres poursuivant des buts communs par des voies démocratiques ". (le Comité des ministres du Conseil de l’Europe le 31 mars 2004)

Interconvictionnel est un vocable créé par le G3I pour signifier que sont concerné-e-s dans ce colloque non seulement des croyant-e-s des diverses religions, mais aussi des personnes humanistes, agnostiques ou athées ayant d’autres convictions que des convictions religieuses. 

Nous sommes heureux de vous annoncer aujourd’hui 
la publication électronique des actes de ce colloque. 
A demander à François Becker
f.becker@noos.fr 
ou au contact de ce site :
correspondance.unitarienne@wanadoo.fr


La version papier comprendra la postface de Jean-Marc Ferry


Ci-dessous, une présentation de ce colloque par F. Becker *, parue dans la Lettre n° 1 de la Fédération des réseaux des Parvis.

* François Becker, vice président de Droits et libertés dans les Eglises (DLE), représente la Fédération réseaux des Parvis au Réseau Européen Eglises et Libertés dont il est le secrétaire général et le représentant auprès du Conseil de l’Europe. Il remercie Jean Riedinger et Didier Vanhoutte pour leur relecture attentive du manuscrit et leurs commentaires.


Europe--drapeaux-des-pays-de-l-Europe.jpgPourquoi le message d’amour et de fraternité que professent toutes les religions, conduit-il certains croyants et certaines institutions de ces religions à se comporter contrairement à ce message ? Pourquoi ce message ne conduit-il pas toujours les croyants et leurs institutions à développer la cohésion sociale, comme le montre malheureusement la réalité actuelle? Pourquoi des hommes et des femmes se laissent abuser par ceux et celles qui instrumentalisent la religion ? Devant l’extension de l’Europe, l’accroissement de sa diversité culturelle et religieuse, la diminution du nombre de croyants, comment contribuer à la construction d’une Europe cohésive dans le respect de la démocratie et des droits humains ? Quelles valeurs partager, quelles attitudes adopter?


Telles sont quelques unes des questions auxquelles a cherché à répondre ce colloque que le G3I *, groupe de travail interculturel, international et interconvictionnel, et la Conférence des OINGdu Conseil de l’Europe ont organisé pour remédier au fait que les instances européennes ne consultent en général que les hiérarchies religieuses, ce qui les conduit à négliger les différences parfois importantes de pensée, de culture et d’appréhension des réalités sociales qui existent entre les hiérarchies et la base, et à négliger l’apport des courants de pensée qui ne s’appuient pas sur des convictions religieuses.

* Le G3I, rassemble des associations de culture humaniste rassemblées au sein de la Fédération Humaniste Européenne, une association de culture musulmane, le Manifeste des Libertés, une association de culture juive, le Cercle Gaston Crémieux, la ligue internationale de l’Enseignement, de l’éducation et de la culture et des associations de conviction chrétiennes, rassemblées au sein de Parvis et du Réseau Européen Eglises et Libertés.


Ce colloque a rassemblé à Strasbourg entre 150 et 200 personnes, d’abord à l’Université Marc Bloch le 3 octobre 2007 en soirée où ils ont été accueillis par le Pr. B. Michon, président de cette université, ensuite au Conseil de l’Europe le 4 octobre toute la journée où ils ont été accueilli par Madame Farrell, chef de la division de la Cohésion Sociale au Conseil de l’Europe et par Madame Oeschger, présidente de la Conférence des OING *.

* La Conférence des ONG du Conseil de l’Europe regroupe environ 400 associations dotées su statut participatif accordé par le Conseil de l’Europe.


Il est impossible de rendre compte en quelques mots de la richesse de ce colloque très dense, dont les actes sont en cours de publication. En mettant en avant des citoyens et citoyennes d’Europe, athées, agnostiques ou croyant-e-s et non les institutions, et en permettant un dialogue entre des personnes de convictions différentes, plutôt qu’entre communautés, ce colloque a permis de faire émerger des expériences de cohésion sociale et de montrer, exemples et témoignages à l’appui, que des associations, des Organisations Non Gouvernementales, marquées par la diversité de leurs membres, peuvent apporter une réflexion et une contribution originale qu’il est indispensable de prendre en compte dans la mise en place d’une société cohésive.


Dès le départ, le colloque a noté que la pluralité grandissante de l’Europe, qu’elle soit culturelle, religieuse ou convictionnelle et son contexte démocratique impliquent que, si les religions et les courants de pensée peuvent et doivent s’exprimer, aucun d’eux ne peut prétendre s’imposer aux autres, ni ne doit accaparer et contrôler les rouages de l’Etat, et inversement. " La loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne veut pas faire la loi ".


L’histoire a montré, en effet, que si le lien entre religion (ou courant de pensée) et état a été créateur de cohésion pour les pratiquants de la religion d’état ou du courant de pensée étatique, ce lien a conduit à l’exclusion des autres, ce qui le disqualifie pour établir la cohésion d’une société multiculturelle et multiconvictionnelle.


Le colloque a insisté sur le fait que cette cohésion ne peut s’établir que dans le cadre de ce que le Conseil de l’Europe appelle la " laïcité européenne ", à savoir : séparation du profane et du sacré, séparation du spirituel et du séculier, liberté de conscience, de pensée et de religion, mêmes droits et mêmes devoirs pour les citoyens et citoyennes, quelque soit leur religion ou leur affiliation philosophique, ainsi que l’autonomie relative entre les Etats et les communautés religieuses dans leurs relations mutuelles. Le Conseil de l’Europe ajoute que les 
valeurs fondamentales sur lesquelles l’Europe est fondée : droits de l’Homme, démocratie et état de droit, ne sont pas négociables dans les rapports avec les religions et les courants de pensée.


Comme l’a souligné Philippe Lazar dans la conclusion du colloque, une des clés de la cohésion sociale est la dissociation de deux espaces. L’espace concret des personnes, chacune aussi importante et aussi digne de respect que l’autre, chacune unique par son histoire, et l’espace abstrait des références et des représentations, qu’il s’agisse des cultures, des religions, des Etats, des symboles. L’espace des personnes est privé, il est inviolable. L’autre espace, l’espace social, appartient à tous et toutes ; aucune personne, aucune religion ou courant de pensée, aucune culture ne peuvent se l’approprier ni le réduire à sa propre vision sans risquer le communautarisme, l’exclusion ou le totalitarisme. Ainsi, il n’y pas d’opposition entre individu et société.


C’est ainsi que pourront être évitées les perversions des rapports de chaque personne avec ce que B. Quelquejeu a appelé l’ "Ultime " : perversion de sa quête identitaire (toutes les idéologies et les attitudes fondées sur la négation de la différence : racismes, antisémitismes, 
exaltation de la race, génocides, nationalismes agressifs, impérialismes exacerbés, communautarismes extrêmes) et celles de sa quête de sens (pathologie de la certitude : fanatismes dogmatiques, sectarismes orgueilleux, messianismes délirants et toutes les espèces de revendication du monopole d’accès à la vérité), perversions qui conduisent à la violence (répression des déviants ou des hérétiques sous toutes ses formes, Inquisition allant jusqu’aux exécutions capitales, goulags, autodafés, ordalies, fatwas appelant à l’assassinat, etc. ) comme des témoignages poignants l’ont montré. 


Cela ne veut pas dire qu’une société cohésive composée de personnes libres, de culture différentes, pouvant avoir des intérêts ou des conceptions divergents n’est pas une société sans tension ni conflits : c’est une société dans la quelle ces tensions et ces conflits sont gérés de façon démocratique et non violente dans le respect des personnes, de leur dignité et dans le respect de valeurs fondamentales acceptées par tous, d’où l’impérieuse nécessité de les enseigner et de les transmettre. Le colloque en a montré de nombreux exemples.

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 08:12
Profils-de-libert-s--fresque-de-la-com-die-humaine.jpg

Construite sur les sables apportés du Delta
Alexandrie l’urba, voulue par un Grand.
Son phare, son port, sa bibliothèque.
La sagesse hellène pour l’Orient, La philosophie pour tous,
l’encyclopédie des savoirs accumulés ici, jour après jour,
L’universel proclamé jusqu’aux finistères, jusqu’aux chutes du Nil.


Une autre culture, une autre époque : un site sur la toile du XXIème siècle.
Une voix de liberté derrière les collines.
La gazette unitarienne invite à la gourmandise des idées,
pour une société inter convictionnelle du partage pluraliste,
carrefour pour croyants et non croyants, pour chrétiens et athées,
pour l’interrogation et le doute, pour les convictions et les interpellations,
pour une harmonique de paix et de justice


Le pasteur protestant est devenu tisserand.
L’anarchiste aux coups de gueule se fait aubergiste.
Le Franc-maçon, si fier de sa loge fraternelle, héberge des religions.
L’ami solitaire et rude, qui se tient résolument à l’écart des contorsions humaines,
établit des passerelles, multiplie les affinités.
L’époux et le père de famille si attentif aux siens,
toujours combattant de la pensée humaine dans ce qu'elle a de meilleur.


Chaque jour un nouvel article.
Le webmestre tisse sa toile toute voile dehors.
Elle s’étend, prend l’allure d’une maison d’édition,
Devient une famille de pensée entre auteurs 
qui ne se connaissent que par leur nom,
entre tant de visiteurs venus du monde entier,
qui, sans doute, n’auront jamais l’occasion de se serrer les mains
comme naguère, le firent entre eux, les Gueux de Bruxelles.


Un site sur la toile comme un point d’orgue
du savoir et de la réflexion,
de la raison critique et de l’exigence,
de l’ouverture et de la tolérance.


Aujourd’hui une référence pour les internautes,
demain, sans nul doute, un lieu de visite pour tous ses amis.
Dans ce temple de la pensée,
ils s’attarderont, de page en page, lue et relue, toujours avides de lire,
nostalgiques d’une aventure numérique
qu’ils ont vécue comme une épopée des temps modernes,
où l’on a appris à être curieux d’un simple clic.

Jean-Claude Barbier



J'ai adressé ce poème à Pierre Bailleux le 5 octobre en l'intitulant "Merci à Pierre Bailleux". C'était bien entendu un hommage, mais Pierre aurait refusé ce terme. C'était couru d'avance. 

Ses forces avaient commencé à décliner. Il luttait physiquement. Voyant moins bien et gêné d'une main, il cessa la mise en ligne de nouveaux articles sur son site.

Celui-ci n'est plus actualisé, mais reste ouvert, à la disposition de tous. 

http://prolib.net

Ce "merci à Pierre Bailleux" est le dernier texte qu'il mit en ligne. Il le plaça en première page des bulletins de la Correspondance unitarienne, bulletins mensuels qu'il accueillait sur son site depuis le lancement de cette série en octobre 2002.

http://prolib.net/unit/cu000merci.htm

5 ans après le début de cette collaboration, qui fut un compagnonnage d'une complicité et d'une amitié si fraternelle, La Besace des unitariens (lancée en février 2007) pouvait prendre enfin le relais, à partir du n° 72 d'octobre 2007.

Pierre, entouré de sa famille, s'est éteint dans la sérénité et dans la dignité, ce mardi 29 janvier.
Je lui avais téléphoné la veille. Il avait été sobre comme à son habitude.


Pierre Bailleux, pasteur protestant de l'Eglise protestante unie de Belgique (EPUB), desservait l'Eglise réformée de l'Alliance à Braine-l'Alleud, en banlieue Sud-Est de Bruxelles, dans le Brabant Wallon. 

Unitarien déclaré, ami de Théodore Monod, ayant participé à des activités de l'Association unitarienne francophone (AUF) dans les années 90, il était conseiller honoraire de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) depuis 2005.

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 09:20

Buvard-Jules-Ferry.jpg

 

BUVARD A CONSERVER

Pour tous les petits Enfants de France

CHER PETIT ENFANT, NOUS TE DEMANDONS DE LIRE ATTENTIVEMENT CES QUELQUES LIGNES ...

Tu aimes ta famille,
Tu aimes ton pays,
TU DOIS AIMER TOUS LES HOMMES SANS EXCVEPTION,
Et tu dois aimer la Liberté par dessus tout. Car il n'y a rien de plus noble et de plus beau que la Liberté.
Il ne faut haïr personne.
Tu dois toujours respecter la liberté d'autrui.
Afin que ta propre liberté soit également respectée.

IL N'Y A PAS DE PLUS GRANDE VERTU QUE LA TOLERANCE.

Ne laisse jamais la haine pénétrer dans ton coeur. Il faut aimer tous les hommes. Ce n'est pas leur faute s'ils sont nés dans un autre pays, s'ils ont une autre religion que toi, ou s'ils en ont aucune. Toutes les idées, toutes les croyances, doivent être libres.
Est-ce de leur faute s'ils sont catholiques, protestants, juifs, ou libres penseurs. Tu peux discuter leurs idées, tu as même le droit de combattre leurs opinions, mais tu ne dois pas les haïr, encore moins les persécuter ...

CHER PETIT ENFANT ! 
IL FAUT T'INSTRUIRE !

sous le portrait de Jules Ferry Un des principaux fondateurs de l'Ecole laïque : JULES FERRY

André Lorulot, Imprimeur-Editeur, Herblay (S. - et - O.)

 

le verso de ce buvard est consacré à Michel Servet et à Jules Jaurès, tous deux réunis comme victimes du fanatisme, sous le titre "La Laïcité, c'est la tolérance, c'est la Fraternité !"
A voir dans La Besace des unitariens (rubrique "sur Michel Servet")


Nous remercions Fabien Girard de nous avoir transmis ce document.

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 10:12
Le Café du Courant d’Air de Marseille (45, rue Coutellerie, 13002 Marseille), animé par Pierre Castaner, est un bon exemple de ces cafés où l’on peut manger et boire, mais aussi discuter, échanger d’une façon conviviale, faire des rencontres philosophiques et spirituelles, s’enrichir l’esprit autant que la panse. 


le-caf---Courant-d-Air----Marseille.jpg
http://www.courantdair.net



Le programme de la semaine est toujours alléchant et des plus variés : jeux, poésie, chanson, écriture, discussion sur un livre, philosophie, religion, etc. Le consulter sur le site du Café


Un peu à l’écart, discret, une alcôve de silence avec quelques bougies pour ceux qui veulent méditer ou prier.


Devenus minoritaires au sein de notre société occidentale, les chrétiens n’en restent pas moins " le sel de la terre " ainsi que leur Evangile les y invite. Aux sermons du haut des chaires ont succédé, dans un contexte de décléricalisation, les partages fraternels entre hommes de bonne volonté. En quelque sorte, une descente (mais non pas aux enfers !) des églises aux cafés. 


Les chrétiens se montrent donc actifs parmi les discutants de notre société et la caractéristique principale de leurs " cafés " c’est qu’on y discute avec attention à l’autre, avec écoute, avec compréhension d’autrui, et non pour polémiquer à partir de camps retranchés. La joie du partage. Qu’on se le dise !

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 04:14
Pour le blogueur que nous sommes, en conséquence (bien) modeste éditeur, comment rendre compte en toute objectivité d’un important discours comme celui du président Nicolas Sarkozy prononcé sous les lustres du palais du Latran, le jeudi 20 décembre 2007, après sa visite au pape Benoît XVI ?


Il y a d’abord les contre voix des opposants français qui dénigrent par principe tout ce que fait leur président, étant entendu que nous sommes dans un système de rivalité qu’ils font perdurer entre deux élections afin de maintenir leur partisans sous pression, de conserver leur base militante, de mobiliser leurs troupes, ou encore de faire connaître leur existence institutionnelle à tout prix même lorsqu’ils n’ont rien à dire de spécial.


Que le président français soit de Droite ou de Gauche, l’autre partie qui n’a pas voté pour lui ne le reconnaît pas comme président de tous les Français. Il reste à leurs yeux le chef d'une "majorité" politique, sinon le chef d'un parti. On voit bien là une différence fondamentale d’avec la royauté qui, elle, dispose d’une légitimité historique et qui a une base populaire (du moins tant que le peuple y consent).


En conséquence, un président en France est sans cesse contraint de s’appuyer sur son propre parti politique, sur ses alliances politiques, sur son électorat … tout en parlant au nom de l’intérêt commun et de tous les Français. Exercice parfois bien difficile mais à laquelle on reconnaît un " homme d’Etat ".


Des voix individuelles s’ajoutent aux voix institutionnelles que sont celles des partis politiques, des syndicats, des mouvements, etc. ; des articles d’auteurs s’ajoutent aux entretiens de responsables, aux déclarations, aux manifestes, aux pétitions. Ils sont tous les bienvenus au sein d’une société qui se veut démocratique et où les courants d’opinion sont invités à s’exprimer.


Faut-il faire un décompte des voix pour et des voix contre ? Des éditeurs mettent ainsi face à face des articles d’auteurs pour ou contre. C’est assurément plus élégant, pour un éditeur, que de prendre partie, d’être partisan, lorsque l’événement génère des sentiments contrastés.


On peut faire appel aussi à des experts, à des scientifiques, à des " observateurs " qui nous font part de leur analyse la plus objective possible, qui savent dresser un tableau d’ensemble avec tous ses contrastes, qui lui donnent une profondeur historique.


Enfin, afin de respecter les nuances du discours, de ne pas dénaturer les propos de l’orateur par des citations tronquées, de ne pas le caricaturer, il vaut mieux parfois renvoyer à la publication intégrale.


Ayant déjà écrit un livre sur ce sujet, ayant été chargé des cultes en sa qualité de ministre de l’Intérieur, ayant été un acteur de tout premier rang dans la mise en œuvre du Culte national des musulmans de France, Nicolas Sarkozy a un vécu personnel et direct des faits religieux de notre pays. Sa pensée est innovante, aborde franchement des sujets réputés particulièrement sensibles, délicats, où la langue de bois est bien souvent d’usage. 


On peut aimer ou ne pas aimer le style, saluons cependant son courage d’oser parler de ces questions. On peut être d’accord ou pas d’accord avec sa politique et ses projets, mais constatons qu’il en parle ouvertement et qu’il en a une vision personnelle, faite de convictions et qui touchent aux valeurs qui fondent notre société.


Qu’on ait voter ou non pour lui, là n’est plus la question. Qu’on votera pour lui ou non la prochaine fois, là n’est pas encore la question. Nous ne sommes pas en campagne électorale, ni pré- ni post, mais tout simplement devant des enjeux que nous avons à traiter ici et maintenant.


Dans le contexte (très) polémique qui est le nôtre, en France et en Navarre, où l’on adore le jeu des quilles dès qu’un homme politique, quel qu’il soit, monte au créneau, nous conseillons très vivement à nos lecteurs de consulter le texte intégral et de se faire une idée par eux-mêmes. C'est notre choix "éditorial". 


Ceci ne dispense pas bien entendu de se tenir au courants des polémiques, des opinions des autres, des débats de l’actualité, etc.


La liberté de pensée commence en effet par se faire une idée personnelle, par juger par soi-même afin de ne pas se laisser emporter par les flots, que ce soit ceux d’une " majorité " électorale ou parlementaire, d’une opinion majoritaire du moment, d’un courant d’opinion particulièrement bavard où qui a la main mise sur une partie des médias, ou encore de la furie d’une opposition qui se fait parfois/souvent haineuse ou au contraire de l’apologie des courtisans. La tradition unitarienne nous invite à cette liberté.


Vous pouvez consulter ce texte sur Internet.

http://www.droitdesreligions.net:80/actualite/nouvelleactu/decembre_2007/025.htm

http://www.voltairenet.org/article153862.html


Nicolas-Sarkozy-au-Latran.jpg
Beaucoup de Français ignoraient que le président de leur République avait hérité des prérogatives de l’Ancien régime. Eh oui ! notre chef d’Etat est chanoine de la cathédrale Saint-Jean du Latran, lieu de culte de l’évêque de Rome, en reconnaissance pour Charlemagne qui protégea le " Saint Siège ".

Saint Martin de Tours, Clovis et son baptême, Charlemagne succédant aux empereurs romains, la chrétienté dessinant l’Europe, etc., font bel et bien partie de notre passé, même s’il y a eu ultérieurement d’autres traditions non moins importantes qui se sont ajoutées ou inscrites en contrepoints.

Ceci dit, notre président-chanoine a fait bien entendu la joie des caricaturistes !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans vive l'inter-convictionnel !
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 12:05

Ecoute-et-Partage.jpg
ECOUTE ET PARTAGE,

le site de tous ceux qui s'appuient sur des valeurs humanistes et spirituelles républicaines


Basé en Lorraine, le mouvement Ecoute et Partage, en plus de l'animation de ce site et de l'organisation de réunions locales, diffuse un bulletin mensuel depuis octobre 2006.
 
  Qui sommes-nous ?


1 - un espace d’écoute et de partage :

Nous avons tous besoin de prendre par moment un peu de recul, un peu de distance avec les préoccupations quotidiennes pour essayer de les maîtriser et donner cohésion à notre vie. Aujourd'hui, dans notre monde du paraître, du superficiel, de l’instantané, beaucoup d'hommes et de femmes sont isolés et ont parfois dans leur vie peu de relations et peu de moyens d'informations ou d'échanges en profondeur. " Ecoute et Partage" est un espace qui permet à ceux qui le souhaitent d'être écoutés et entendus, de partager un peu leur vie, de partager la vie ...

2 - un espace de rencontre ouvert à tous :

"Ecoute et Partage" est un lieu convivial où tous sont invités parce que la rencontre est possible quand on s’accepte différents. C'est un lieu d'écoute où l’on apprend le silence, la confiance. La diversité des propositions permet de toucher quiconque dans ses préoccupations et ses convictions afin que chacun puisse rencontrer l'autre et faire un bout de chemin avec lui.

Nous ne sommes pas seuls à chercher sens à la vie. Nous rencontrons divers groupes humains. Nous avons à être partenaires, à chercher ensemble, chacun apportant sa part. Nous sommes tous de la grande famille humaine.

3 - un espace de liberté et de respect :

"Ecoute et partage" est un espace de respect mutuel et de tolérance. Des personnes différentes s'expriment et des points de vue différents peuvent être donnés en toute liberté.

"Ecoute et Partage" donne à chacun cette liberté de choisir à partir de ce qui l'intéresse dans sa vie. Les approches de la vie à " Ecoute et Partage" sont variées parce que la vie est elle-même complexe et riche. Chacun peut parler de sa vie, s'interroger sur les évènements. Le partage de l’actualité nous permet de nous libérer du poids des non-dits, de nos craintes et de nos peurs face à un monde en mutation, mais aussi de nos espoirs pour un lendemain plus radieux et paisible.

4 - un espace de recherche de sens :

Nous ne venons pas à " Ecoute et Partage " pour échanger ou construire des certitudes, mais pour élargir le champ de tolérance et de compréhension, par le respect et l'écoute. Parce que personne ne cherche à imposer "la" vérité, parce que nous n’avons aucun désir de pouvoir, chacun peut apporter sans crainte son petit bout de vérité. Par notre partage de façons différentes de vivre et de comprendre, nous sommes amenés à cheminer, à progresser.

On ne peut pas être, vivre et avancer seul. Il faut des lieux pour se construire dans toutes ses dimensions : humaine, affective et spirituelle. " Ecoute et Partage" dans sa démarche d'ouverture et de proximité rejoint l'être humain dans ce qu'il a de fondamental et d’universel : sa personne et sa vie. Les questions de la naissance, de la vie, de la mort sont les questions de tous et nous y prenons notre part.

5 - un espace de spiritualité respectueuse du cheminement de chacun :

Dans notre monde en mouvement, il est bon de ne pas avoir d'œillères, il est bon d'écouter pour mieux comprendre les autres, il est bon de partager pour s'enrichir de la culture des autres. Etre ouvert à l'autre, c'est aussi aller à sa rencontre. Croyants en un Dieu ou non ; fidèles d’une foi œcuménique nourrie de christianisme ou non ; adeptes de judaïsme, d’islam, de bouddhisme, d’hindouisme, de soufisme ou non ; disciples de Jésus ou agnostiques ; partenaires de Bouddha ou athées ; nous avons cependant en commun l’essentiel, le respect de l’autre, le souci de l’homme, l’amour de l’Homme et c’est ce qui nous rassemble spirituellement.

Les valeurs républicaines qui sont les nôtres sont confortées par les paroles de sages ou de témoins qui nous invitent à vivre la sérénité et la paix. Des hommes et des femmes prestigieux du passé mais aussi de notre temps nous parlent et nous sollicitent. Les messages d’amour, de solidarité des prophètes comme Jésus, Bouddha, Mahomet, Gandhi, Luther King, Mandela nous interpellent.

6 - un espace de dialogue et d’ouverture avec le monde :

Le repli sur soi appauvrit. L'ouverture aux autres nous enrichit mutuellement. Le dialogue avec l'autre est un défi pour le monde. Ce dialogue suppose reconnaissance et estime, partage des responsabilités. Quand les préoccupations de deux ou trois se rejoignent, un groupe peut se mettre en place. Dialoguer nous fait poser des actes, nous invite à participer à la vie sociale ou politique: recherche d'une mondialisation plus solidaire, refus de la compétition, respect de l'environnement … Mais pour transformer le monde, ne faut-il pas aussi se transformer soi-même ?

L'ouverture change notre cœur, notre regard. Elle élargit notre pensée. L'autre nous fait bouger, l'autre apporte sa part de sens. On vient à "Ecoute et Partage" avec ses idées, ses convictions et on les met à l'épreuve des autres. S'accueillir différents tout en restant soi- même reste un défi pour "Ecoute et Partage".

  Avis

"Je me dis que nous avons de la chance qu'un tel espace de réflexion, de liberté, de spiritualité, d’ouverture existe sur notre département. Je sais que je peux proposer Ecoute et Partage à ceux que je rencontre" (Pascal Jacquot, animateur du mouvement, juin 07).


" Par son ouverture spirituelle et humaniste à toutes les sagesses de l’Humanité, Ecoute et Partage est tout à fait proche du courant de pensée issu du christianisme unitarien et libéral connu sous le nom d’unitarisme-universalisme (voir La Besace des unitariens). Ce courant de pensée, qui est l’une des composantes importantes de l’unitarisme contemporain, s’est développé aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle et se réfère au transcendantalisme du philosophe américain Ralph Waldo Emerson (1803-1882). Il s’est depuis " mondialisé " et a été adopté en Europe, principalement en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Espagne. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette approche qui est une sortie des religions sans en renier les aspects positifs ". (Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens, septembre 07)
 

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