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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 09:11

La pensée humaine étant ainsi faite qu’elle peut démarrer sur une idée tout à fait juste et poursuivre le raisonnement jusqu’à l’absurde. C’est ce qui est arrivé à un écologiste allemand, célèbre en son pays pour sa défense de la cause animale, Frank Albrecht, qui, d’emblée, prôna l’euthanasie du petit ourson polaire Knut né le 5 décembre au zoo de Berlin.


Sa mère ne voulut pas l’allaiter et notre écologiste déclara alors dans le grand quotidien Bild, que "Le zoo doit tuer cet ourson", car il souffrirait de "troubles du comportement pendant toute sa vie" (sic !), puisque "le contact des mains humaines n'est pas adapté à l'animal, et représente même une grave infraction à la loi du monde animal" (re-sic !). Des associations de défense des animaux embrayèrent (bêtement !) et répandirent ce diagnostic (infaillible) dans les journaux de la place.

Fort heureusement, d’autres écologistes firent remarquer que les glaces polaires fondant à une vitesse grand V, les zoos seraient bientôt des lieux de survie pour l’espèce. Fort heureusement, aussi et surtout, les soigneurs du zoo aiment les bêtes et savent que, réciproquement, tous les animaux, expérience faite et vécue, apprécient l’intelligence et la tendresse de la main humaine.


Knut avec sa mère de substitution, le soigneur Thomas Dörflein

Aux dernières nouvelles (seconde sortie en public de notre jeune ourson ce samedi 24 mars), l’ourson pèse 9 kg, est âgé de 3 mois 18 jours et a fait sa promenade matinale en présence du ministre allemand de l’Environnement, toujours accompagné de son  maternel de substitution, le soigneur Thomas Dörflein, devant un public pris au cœur et les flashs des photographes voulant immortaliser sa célébrité toute naissante.

Comme quoi il faut mettre, comme on dit, la main à la pâte (à la patte dans ce cas là) et ne pas se contenter de raisonner dans le vide.


C'est le rabbi Ieshoua de Nazareth qui, en son temps, invitait ses contemporains à retirer, avec des cordes et sans état d'âme, l'âne tombé dans le puit (et il sont profonds en terre de Palestine !), nonobstant le jour chômé pas payé du sabbat.


 

Comme quoi, trop penser à la place des autres et décider de leur sort fait parfois froid dans le dos. L’homme intellectuel peut, en toute bonne conscience, justifier l’horreur. L’Histoire nous en donne malheureusement plein d’exemples.


A coup sûr, cet intello-écolo mérite un bon coup de patte.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la défense des animaux
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