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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 18:35

Alors que les vieilles querelles anti-cléricales du début du XXème siècle français sont entrées définitivement dans le musée de l’Histoire, ne serait-ce parce que l’Eglise catholique romaine en France a été en définitive la première bénéficiaire des lois radicales et que la plupart des catholiques français se sont ralliés aux vertus de la laïcité, voilà que cette Eglise relance unilatéralement la querelle en accusant les francs-maçons d’incompatibilité d’avec le christianisme !
Or, l’Eglise catholique romaine est bien la seule à condamner les ordres maçonniques et à estimer qu’un chrétien ne peut pas s’y engager. Il serait vain de vouloir répondre et la convaincre car cette Eglise a enfin trouvé le coupable par excellence de la sécularisation de la société (les ordres maçonniques ne prêchent pas expressément le Dieu de Jésus-Christ mais un vague déisme !) et du relativisme ambiant (on va chercher ailleurs des compléments ; ce que l’on ne trouve pas dans son Eglise alors que celle-ci est une Mater nostra !). Delà des procès surprenants à notre époque, réveillant les anciennes crispations, les vieux démons, une rhétorique prétentieuse et culpabilisante, sortis d’un Moyen-âge théologique le plus obscurantiste et dogmatique.


andre_aubert.jpg

 

Il y a eu ainsi l’affaire Pascal Vésin, prêtre catholique du diocèse d’Annecy, sommé en juin 2013 d’abandonner toute fréquentation avec le Grand Orient de France (lien) ; et puis, plus récemment, début avril 2014, un laïc québécois, André Aubert (voir photo ci-dessus), marguillier de sa paroisse … et par ailleurs franc-maçon, ce qu’il n’avait d’ailleurs jamais caché. Il a suffi d’un conflit de gestion paroissiale opposant l’évêque du lieu, Mgr Bouchard, évêque des Trois-Rivières, aux marguilliers de la paroisse en question), pour que l’évêque se venge sur le plan doctrinal et rappelle les consignes à l’assemblée des marguilliers du 6 avril 2014. Pour plus d’information (lien).
Dans les deux cas, c’est une excommunication en bonne et dû forme : plus de communion ou autres sacrements, plus de messe dans le cas d'un prêtre, plus d’enseignement ou de publication d’articles, la perte de son travail et de son logement de fonction pour un membre du clergé, enfin le rejet social du moins de la part de la hiérarchie. C’est donc une sanction très lourde comme si ces chrétiens remettaient en cause les fondamentaux ! De vrais hérétiques que l’Eglise doit combattre … On en reste tout pantois !

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:13
claude_thomas.jpgEn écho avec l'affaire Pascal Vesin, prêtre catholique du diocèse d'Annecy, excommunié par son évêque pour appartenance à la franc-maçonnerie ( lien), Claude Thomas vient de publier aux éditions Edilivre "Je suis chrétien et franc-maçon, où est le problème ?" (le 14 mai 2014, avec 96 p. et au prix de 11,40 euros ; 7,20 euros pour la version numérique, lien)
L'auteur est connu pour ses engagements. Il a créé à Saint-Saëns une association pour le développement d’emplois intermédiaires au profit des chômeurs de ce canton. Il fut également président des Républicains indépendants du Havre de 1974 à 1977.  Chrétien, et franc-maçon depuis 35 ans, il adhère  à la Grande Loge de France et au Suprême Conseil de France. Il occupe ses loisirs à la peinture et la sculpture. Voir l'article que lui a consacré Le Dauphiné libéré (lien ).

Pour son éditeur : "Il s’agit pour lui d’apporter sa contribution critique mais positive, afin d’éclairer l’Église sur une position à bien des égards rétrograde, car elle n’a pas de prise sur le réel. L’Église est bloquée, à contre-courant, manifestant une intolérance dogmatique, rédhibitoire vis-à-vis des évolutions des pratiques spirituelles d’autres communautés."
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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 02:30

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Excommunié de son Eglise pour appartenance à la franc-maçonnerie, débouté de toutes ses demandes auprès de sa hiérarchie, le prêtre Pascal Vesin est à la Faculté protestante de théologie à Genève où il apprend l'hébreu et le grec en vue d'une reconversion professionnelle dans l'enseignement (et non d'une conversion au protestantisme). Avant lui, Alfred Loisy (1857-1940) qui se retrouva au Collège de France ( lien) et bien d'autres théologiens catholiques (voir par exemple l'argentin Ariel Alvarez Valdès, lien ) ont suivi ce chemin de la liberté retrouvée et ont pu exercer leurs talents dans l'enseignement. Nous ne pouvons que souhaiter de bonnes études universitaires à l'intéressé.

Encore une fois, pour des raisons incompréhensibles au regard d'autres mouvances chrétiennes ou d'observateurs neutres, l'Eglise catholique romaine fait preuve de rigidité et exclut un prêtre qui, pourtant, lui était très dévoué et qui demeure toujours fidèle à sa foi catholique. Cela s'ajoute aux départs volontaires : chaque année, 3000 religieux quittent les ordres et 650 prêtres diocèsains selon les statistiques officielles du Vatican (lien ).

Pour Yveline Guicheteau, qui fut l'une de ses paroissiennes à Megève, c'est la redécouverte du premier christianisme avec ses petites communautés priantes et responsables d'elles-mêmes : un véritable renouveau à partir des communautés de base, entre autres celles qui sont animées par la Conférence catholiques des baptisés de France (CCBF) !

 

Messages d'Yveline Guicheteau au sein du groupe "Le droit aux appartenances, avec Pascal Vesin" (ex "Comité de soutien au prêtre Pascal Vesin") sur Facebook (lien), le 3 novembre 2013 :

 

Pascal poursuit ses études de théologie à l'Université protestante de Genève, en vue d'obtenir un master qui lui permette d'enseigner. Il étudie le grec et l'hébreu biblique. Nous le soutenons au maximum et ses paroissiens, reconnaissants, blessés par le comportement de l'institution à son égard (son indifférence totale, sa fermeture, son rejet), n'en sont que plus motivés encore pour continuer à le soutenir. Actuellement, nous sommes entrain de redécouvrir l'esprit des premières communautés chrétiennes où chacun fait ce qu'il doit faire (étudier, travailler, prier, enseigner, annoncer, etc.) dans un très fort esprit fraternel où l'on s'entraide les uns les autres et où on a envie de mettre beaucoup de choses en commun, pour que chacun puisse remplir sa mission, " avec un seul coeur et une seule âme ". L avenir de notre Église passera aussi par ces petites communautés qui naissent ici et là : cela nous remplit d'espérance, même s'il est bien triste que l'Institution abandonne certains des siens. C'est pour nous le moment de remplir la mission que l'institution ne fait pas : en prenant au sérieux notre baptême, par lequel chacun de nous est devenu " prêtre, prophète et roi ". Solidaires de Pascal comme de beaucoup de personnes situées, aussi, " à la périphérie"; mais plus seulement dans la prière mais aussi dans la "vraie" vie. La dynamique de la CCFB nous aide beaucoup et nous sommes plusieurs à l'avoir rejointe. Merci à Anne Soupa et à Christine Pedotti : " les pieds dans le bénitier " [ndlr - titre du livre publié par ces deux auteurs] nous ont mis en marche, là ou nous avions déjà fait les premiers pas, en poursuivant le combat de Pascal.


Ce message correspond à ce que nous vivons, à ce que je vis et il rend compte des questions que nous sommes nombreux à nous poser. Et c'est vrai que toutes les souffrances endurées prennent peu à peu du sens, comme s'il avait fallu en passer à ces mois de révolte, de colère, de souffrances pour que cette petite communauté prenne peu à peu forme, qu'elle commence à fleurir parce que les graines ont longtemps germé dans le terreau et la solitude de nos vies pendant ces 162 jours, pendant lesquels personne, ici, ne s'est préoccupé le moins du monde de savoir comment nous " survivions au tsunami " qui nous frappés de plein fouet, le 23 mai dernier [ndlr - date de l'exclusion de Pascal Vesin] et qui nous à pousser à nous débrouiller tout seuls, chacun là où nous étions, en étant toujours dans cette dynamique de ne jamais cesser de prier pour et avec Pascal. Et maintenant qu'il est revenu, puisque les "autorités" le laissent, c'est tout naturellement que jaillit la fraternité car aucun de nous ne peut oublier ce qu'il doit à Pascal pas plus que nous ne pouvons accepter le comportement inhumain de l'institution à son égard, et ce depuis le 23 mai. Peu à peu, on prend conscience qu'ensemble, avec lui, nous avons une Parole de l'Église à dire et une page à écrire et nous sommes bien décidés à dire cette Parole et à écrire cette page, forts de ce qui nous rassemble et qui nous ramène aux premiers temps de l'Église


Ce que je disais dans mon dernier message parle bien des premières communautés chrétiennes, telles qu'elles sont décrites dans les Actes des Apôtres, à la naissance de l'Église. Et c'est là que nous ne rejoignons et le soutenons, comme dans quelque chose, comme un "grand commencement" qui nous dépasse. Mais qui ne peut être récupéré par aucun groupe. Pascal est d'abord un être libre, profondément attaché à cette liberté de conscience qu'il paie d'ailleurs très cher. Mais c'est peut être là l'aube de quelque chose de nouveau qui nous dépasse tous.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:18

par Jean-Claude Barbier, article à la Une paru dans la Correspondance unitarienne n°132, octobre 2013 (lien)

 

Annemasse, Michel Servet, statueChaque mois d’octobre, la Correspondance unitarienne célèbre la mémoire de Michel Servet (1511-1553), humaniste espagnol, médecin et théologien anti-trinitaire, qui a vécu en grande partie en France (Toulouse, Strasbourg, Paris, Charlieu, Lyon, Valence) et que Jean Calvin fit mettre sur le bûcher le 23 octobre 1553 à la colline de Champel à Genève. Ce mois-ci, nous ferons cette commémoration avec l’affaire Pascal Vesin, ce prêtre catholique excommunié par son évêque (sur injonction de la Congrégation de la doctrine de la foi – ex Inquisition) pour cause d’appartenance à la franc-maçonnerie.
statue de Michel Servet à Annemasse
 

 

Beaucoup de gens se sont émus de la lourdeur de la sanction (ni plus ni moins l’excommunication !) et l’ont comparée avec celles qui ont été appliquées aux prêtres, religieux et évêques pédophiles. En fait, dans le premier cas, il s’agit d’un procès en hérésie (donc d’une condamnation vis-à-vis d’un entêté dans l’erreur dogmatique), alors que dans les seconds cas relèvent de la morale et de la discipline (une punition avec amendement dû à tout pêcheur repentant). Certes, ils ne conduisent plus au bûcher, mais les procès inquisitoriaux n’ont jamais cessé au sein de l’Eglise catholique romaine avec un cortège de théologiens interdits d’enseignement et de prêtres mis à l’écart. On aime l’encens et non point le souffre en cette Eglise !

Qu’on ne s’y trompe pas, le nouveau règne papal appelle à une Eglise davantage au service des pauvres, luttant contre les inégalités et les injustices, refusant la pompe romaine. Les accents sont indignés et moralistes ; mais qu’en sera-t-il des réformes tant attendues ? Nous ne sommes pas les seuls à poser cette question avec quelque inquiétude. Le journal de l’association Plein Jour (mouvement qui milite pour le droit au mariage des prêtres et religieux) du mois de juin 2013 commente ainsi les premiers pas du pape François : « Le pape François se dépouille des attributs impériaux mais pour autant est-ce une transition de l’impérialisme romain (Cf. le livre de Olivier Bobineau ‘l’Empire des papes’ ) vers une assemblée fraternelle ? La rupture de ton et de style introduite par le nouveau pape ne s’accompagne pas d’une rupture quant au contenu et à la ligne d’ensemble » . L’affaire Pascal Vesin est un premier test ; force est de constater qu’il est négatif : non, il n’y aura pas de changement au niveau de la dogmatique. On change les costumes et le style, on réforme la Curie, mais le contenu restera le même.

Ce qui est sûr, car déjà commencé, le pape François va nous gaver de piété ancienne, à coup d’ostentations du Saint-sacrement (Jésus adoré comme Dieu dans l’eucharistie) et de litanies mariales. Ce sont là des valeurs refuge qui font consensus au sein des fidèles qui y sont habitués. Les jeunes adolescents qui découvrent la foi, comme ceux des Jeunesses mondiales catholiques (JMC) seront enthousiasmés par le fait qu’il prenne en cela le relais de ses successeurs, Jean-Paul II et Benoît XVI.

Dès le 26 juin, j’ai pris l’initiative sur Facebook de lancer un « Comité de soutien au prêtre Pascal Vesin », curé de Megève en Haute-Savoie. Je l’ai fait en pensant à Michel Servet dont la statue commémorative est toute proche, à Annemasse (et un peu plus loin à Genève sur les lieux de son martyre). Il a trouvé écho positif auprès de membres des groupes « Unitariens francophones » et « Protestantisme libéral » de ce réseau social, puis a été rejoint par de très nombreux catholiques, paroissiens ou sportifs fréquentant les pistes de ski de cette région ; soit un total de 223 membres à ce jour. Ce succès nous a permis d’oser : vous trouverez en document la Lettre ouverte que ce comité de soutien a envoyé à l’évêque d’Annecy (laquelle fut diffusée par le Dauphiné libéré), ainsi que notre circulaire aux 114 évêques et archevêque de France (métropole, DOM et TOM),  lien  .

Oser car, de nos jours, les outils de l’Internet facilitent grandement l’action militante. Dans ce cas, la réactivité la plus rapide possible à un fait concret, l’appui de groupes sur Facebook, l’utilisation de sites pouvant être bien répertoriés par les moteurs de recherche (voir nos articles dans les Actualités unitariennes à la rubrique « la franc-maçonnerie », lien), l’accès aux médias régionaux, etc.

 

Ayant proposé à sa hiérarchie d’entreprendre une réflexion sur les relations entre l’Eglise catholique et la franc-maçonnerie, Pascal Vesin s’est dit disposer à suspendre sa participation à sa loge durant deux ans afin de se consacrer à cette réactualisation nécessaire. Le 14 juillet, Il entreprit alors une marche à pied vers Rome, qu’il vécut comme un pèlerinage, empruntant d’ailleurs le chemin traditionnel des pèlerins qui allaient à la ville sainte. Il raconta ses 40 jours de marche sur le blog mis à sa disposition par un ami de Genève, Michaël Blum « La voix de Pascal Vesin sur le web » ( lien) Il fut reçut brièvement par la Congrégation de la doctrine de la foi pour se voir répéter le règlement en absence de tout dialogue, et il attendit d’être reçu par le pape, en vain. De retour à Megève, il est en attente d’un entretien avec l’évêque d’Annecy.
Nous avons publié le 1er octobre sur le site « Unitariens francophones » du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF),
un « Manifeste pour le droit à la pluri-appartenance spirituelle »,  lien (qui a été traduit et publié en italien par Giacomo Tessaro) et qui est déjà signé par une quinzaine de personnes. Nous vous invitons à le signer aussi. D’autres articles pourront être accueillis sur ce même site à la rubrique « la pluri-appartenance » (lien).

 

Une personnalité christique :
en réponse au message d’un couple de paroissiens de ce prêtre
au sein groupe « Comité de soutien au prêtre Pascal Vesin » le 25 juillet 2013, : « (…) avec Pascal , restons confiants dans la force de l’Esprit qui guide les pas de Pascal vers le pape François et qui entend la prière et l’Espérance de tous ceux qui le soutiennent, et qui soutiennent toutes les personnes ouvertes, tolérantes et libres dans leurs choix. Et cette liberté, elle est au coeur même du message évangélique. »
Jean-Claude Barbier : « Oui, Pascal Vesin a quelque chose de Jésus : cette foi dans l'Esprit saint, cette utopie qui s'imagine renverser les montagnes envers et contre tous, ce cheminement à la fois spirituel et physique où les gestes ont autant d'importance que les paroles, ce caractère solitaire, aussi, du meneur d'hommes et de femmes ... Je comprends que vous l'aimez ».

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 11:57

franc-maconnerie-magazine-n-26-l_Eglise.jpgC'est le titre du n° 26 de la revue Franc-maçonnerie Magazine (septembre-octobre 2013), qui consacre une partie de ses pages à cette question. Paul Pistre dans sa dernière Lettre aux catholiques amis des maçons en a fait le compte-rendu suivant.


L’éditorial de Jean-Marc Vesinet a pour sous titre : La maçonnerie des bouffeurs de curés à jeter aux orties. L’enquête de Jean-Moïse Braitberg, en 7 pages, est plus loquace et fort bien informé. Figurent les nombreuses formules ecclésiastiques qui condamnent « à perpétuité », ces « sociétés conspiratrices », qui « intriguent contre les pouvoirs civils légitimes » et « décatholisent » la France … Trois vénérables maçons catholiques sont signalés dans l’histoire de la FM : Jean-Marc Gallot, béatifié après exécution par les révolutionnaires, Louis-Gaston de Sonis, officier des zouaves pontificaux, le Père Ratisbonne, fondateur d’une congrégation. Plusieurs maçons catholiques d’aujourd’hui sont cités, tel un Jean-Claude, maçon du Grand Orient à Bordeaux, ou Jean-Jacques Gabut qui signale que « la Grande loge de France (GLDF) et la Grande loge national française (GLNF) ont des prêtres et des moines initiés après accord des supérieurs ».
Le cardinal Barbarin est photographié avec le Grand maître du Grand-Orient, Guy Arcizet ; il a désigné son archidiacre, Emmanuel Payen, pour ces dialogues : il a participé à un voyage en Israël avec des frères et à l’inauguration d’un temple de la Grande loge de France (GLDF). Mentionnons aussi le cardinal Ricard en tenue blanche fermée.
Parmi les positions des catholiques s’élevant contre la décision romaine visant l’ex curé de Megève est signalée celle du Service Incroyance - Foi (SIF, lien) et du dominicain Jean-Michel Maldame ; de même, les remarques de l’ex-évêque Jean-Charles Thomas, signalant que la décision a été prise durant l’interrègne pontifical et demandant que preuve soit apportée de la conspiration de la dite loge. Gabriel Ringlet, prêtre belge, ami des maçons, invité en loge une cinquantaine de fois, est aussi mentionné ; ainsi que Paul Pistre *, « inlassable artisan du dialogue, qui a écrit Catholiques et Francs-Maçons, éternels adversaires ?, qui édite une Lettre aux catholiques amis des maçons, et qui a animé deux réunions toulousaines à l’Institut catholique de cette cité, 2007 et 2010, avec riches témoignages ».
* voir son texte publié depuis en compagnie du théologien Jean Rigal (lien).

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:46

par Paul Pistre (historien) et Jean Rigal (théologien). Ce texte a été adressé à la Présidence des évêques de France, à la Nonciature de Paris, à la presse catholique (La Croix, Témoignage chrétien, La Vie, Le Pèlerin, Etudes, Projet, Lettre des Semaines sociales) et autres (Le Monde, Libération), au Service incroyance - foi (SIL) qui est la cellule française du Secrétariat pour les non-croyants (fondé en 1965 au lendemain de l'encyclique de Paul VI Ecclesiam suam, 1994) et à quelques autres mouvements connus ; il a été transmis à la Correspondance unitarienne le 17 septembre 2013.

 

paul_pistre_fm_a_toulouse.jpgPaul Pistre diffuse une Lettre aux catholiques amis des maçons à quelques 150 destinataires. Il est l’auteur en 2002 de Les Francs-Maçons à Toulouse : des acteurs bien présents, aux éditions F. Loubatières, et en 2011 de Catholiques et francs-maçons. Eternels adversaires ? aux éditions Privat ( lien)
Né en 1929, Jean Rigal, prêtre du diocèse de Rodez, est un théologien spécialiste des questions relatives à l'Église. Professeur d'ecclésiologie pendant vingt-cinq ans à la faculté de théologie de Toulouse, il a animé de multiples sessions en France et en différents pays. Il est l'auteur de nombreux articles et d'une quinzaine d'ouvrages (sa présentation aux éditions du Cerf,  lien).

 

La sanction qui a frappé le curé de Megève, Pascal Vesin, a ému les Français. L’opinion publique pendait que les esprits étaient apaisés, et dans les deux camps. La décision de la Curie romaine montre qu’il n’en est rien. L’accusation de « péché grave » contre tout maçon est insupportable.
L’idée la plus répandue est que le conflit séculaire Eglise / franc-maçonnerie (FM) comporte tant de critiques et de condamnations qu’il est illusoire de s’attendre à un changement sérieux. L’affaire de Megève nous invite à dépasser un conflit local et à nous interroger plus largement sur un éventuel dialogue entre catholiques et maçons.
Depuis un demi-siècle, les catholiques ont vu se transformer leurs relations avec toutes les familles spirituelles : avancées sérieuses avec les protestants et les juifs, plus limités avec les musulmans et les bouddhistes, voire avec quelques athées. Et pourtant, durant des siècles, que de critiques et de condamnations entendues, suivies parfois d’expéditions sanglantes ! Des contacts discrets, humbles ont été entrepris. Peu à peu, les mentalités ont évolué. Le climat de ces rencontres était le respect mutuel, sans souci de conversion ou de prosélytisme. Chacun se trouve heureux de ces transformations qui se poursuivent.
La FM de 2013 n’est plus celle de la IIIème République. En France, aujourd’hui, elle est très importante, avec 160 000 membres ; mais elle est divisée en de multiples obédiences. Ainsi, le Grand-Orient, qui jadis comptait la très forte majorité des frères, en rassemble désormais 50 000. Les différences entre obédiences tiennent souvent aux positions philosophiques ; les unes se veulent « adogmatiques », d’autres ont une spiritualité plus ouverte. Existe même un Grand prieuré des Gaules qui s’affirme FM chrétienne.
De plus en plus, en toute loge, aucune philosophie unique n’existe, même si des valeurs communes sont revendiquées : fraternité vécue en loge, recherche personnelle de la vérité, engagement citoyen, attachement à la laïcité, etc. Chacun se rend compte que toutes les mentalités sont présentes, hormis les partis extrêmes.
Pour faire bref, on peut dire que la FM française n’est plus celle de 1900. Elle n’en demeure pas moins une famille spirituelle originale. L’Eglise aussi a nettement évolué. Est oublié le Syllabus, 1864, qui condamnait tout ce qui se prétendait moderne. Nous vivons après les avancées de Vatican II, les deux rencontres d’Assise et avec le pape François qui demande qu’on aille vers « les périphéries de l’Eglise » …
Pour quels motifs l’Eglise catholique condamne-t-elle la FM ? Le premier motif est d’ordre historique. Ces deux institutions se sont livrées, au cours des siècles, des combats acharnés qui ont marqué, en profondeur, leurs relations et altéré tout désir de dialogue. Dans le Code de droit canonique de 1917, les francs-maçons étaient excommuniés. Le Code de 1983 déclare : « Qui s’inscrit à une association qui conspire contre l’Eglise sera poursuivi d’une juste peine ; mais celui qui y joue un rôle actif ou qui la dirige sera poursuivi d’interdit » (Ca. 1374). La même année, le cardinal Ratzinger, alors président de la Congrégation pour la doctrine de la foi, ajoutait que les fidèles qui s’inscrivent à la FM « sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion ». Ce durcissement semble contredire les ouvertures du concile Vatican II et les réflexions récentes du pape François : « Quand l’Eglise se ferme, elle est malade ».
L’un des buts premiers de la FM est de promouvoir un perfectionnement intellectuel, moral et spirituel à partir des seules forces humaines. Mais sans tomber dans un relativisme absolu, la recherche personnelle de la vérité est-elle incompatible avec l’aide d’une Révélation ?
Le maçon accorde une large place à la raison dans la recherche de la vérité. Mais foi et raison ne sont nullement incompatibles. Au contraire, l’une interroge l’autre. Selon la formule du concile Vatican I (1869-70) : « la foi et la raison s’aide mutuellement ». Quant au concile Vatican II, il associe « la liberté de conscience » et « la recherche de la vérité ». Quelle expérience en ont les catholiques maçons ?
Un troisième aspect retient notre attention. Il concerne l’adhésion aux dogmes. On sait que beaucoup de maçons se veulent « adogmatiques ». Peut-être est-il utile de rappeler que la foi ne porte pas sur des formules dont l’expression demeure forcément liée à un contexte, mais sur la découverte de « Quelqu’un ». Qu’en pensent les catholiques maçons ?

Comment avancer dans le dialogue ?

Du côté catholique, connaître et reconnaître les importants changements que la FM a opérés au cours de ces dernières décennie. Etre attentif à sa grande diversité. L’ignorance reste un obstacle majeur à un éventuel dialogue. Susciter des rencontres amicales où catholiques et maçons font part de ce qui les anime.
Du côté des obédiences maçonniques : promouvoir une laïcité ouverte, attentive au bien commun, loin des lobbies influents, au service d’un monde juste et fraternel ; considérer « les problèmes de société » en référence à la dignité humaine, où tous les hommes de bonne volonté devraient pouvoir se rejoindre, pour s’écouter d’abord et agir ensemble.

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 06:34

Ne l’oublions pas ! l’actuelle « Congrégation de la Doctrine de la foi » est l’ancienne héritière de la « Sacrée congrégation de l'inquisition romaine et universelle » fondée le 21 juillet 1542 et qui avait pour mission de lutter contre les hérésies, et plus particulièrement de faire obstacle aux progrès du protestantisme, renommée le 29 juin 1908 « Sacrée congrégation du Saint-Office », puis le 7 décembre 1965 avec son nom actuel (lien). Certes les sinistres méthodes judiciaires et les tortures de l’Inquisition * ne sont plus de mises et les livres ne sont plus mis à l’index (le 7 décembre 1965, à la veille de la clôture du concile Vatican II, Paul VI supprime aussi la « Sacrée congrégation de l'index » en même temps qu’il renomme le « Saint-Office »).
* Le concile de Latran II, en 1139, proclame l’anathème contre les ennemis de la Foi. Les hérétiques doivent être punis. En 1148 a lieu l’Arrangement de Vérone entre le Pape et l'Empereur : les hérétiques doivent être jugés par l'Église avant d'être remis au bras séculier. L’Eglise a donc désormais l’initiative des procès, alors qu’auparavant c’était le pouvoir politique qui, pour des raisons d’ordre public ou autres, sévissait directement – ce qui se fit très tôt : en 385, l'évêque Priscillien, dont les thèses avaient été condamnées au synode de Saragosse en 380, est exécuté par l'empereur Magnus Maximus auprès duquel il avait fait recours à Trèves ; mais ce « meurtre » suscite à l'époque le scandale et la protestation de nombreux évêques parmi lesquels Ambroise de Milan et l'évêque de Rome Sirice.

pascal vesin dansLe témoignage de Pascal Vesin, reçu brièvement par la Congrégation de la Doctrine de la foi, est accablant. Il montre combien les mentalités n’ont guère évoluées ; certes on ne tue plus, mais on met des évêques à la retraite anticipée (Gaillot en Fance en 1995, William Morris en Australie en 2011, etc.), on écarte les théologiens des chaires catholiques comme l’Argentin Ariel Alvarez Valdès (lien), on excommunie des prêtres comme Pascal Vesin, etc. Les Actualités unitariennes se sont faites l’échos de plusieurs affaires dans ses rubriques « La Contre Réforme » (lien) et « Vies de prêtre » (lien).

Dessin accompagnant l’article « Pascal Vesin dans le collimateur du Vatican » paru le 3 juin 2013 dans Librinfo74 (« L’info locale alternative »), média on line édité par une association d’Annecy (Association annécienne pour la promotion de la liberté d’expression, AAPLE), lien.

Pascal Vésin (message du 13 septembre 2013 sur le site où il s’exprime, lien) : « Mon rendez-vous à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi me laisse un goût amer. Une rencontre ? Pour qu’il y ait rencontre, il faut un langage commun. Face à mon souci du dialogue, face à mon désir d’avancer, face à ma proposition de travail (en cessant pendant ce temps-là toute participation à une activité en loge maçonnique), j’ai trouvé la rigidité de la loi, la froideur de la règle énoncée dans la déclaration de 1983 (aujourd’hui désuète !), l’irrespect dans sa manière de me considérer comme quantité négligeable. Comment peut-il s’accrocher ainsi à la loi et rester prisonnier de l’ignorance ?
Une seule certitude : derrière la soutane [ndlr – des membres de cette congrégation], derrière la condamnation et la sanction il y a un homme (d’accord, je vous l’accorde, certains se donnent vraiment beaucoup de mal pour le dissimuler !). Malgré cette expérience douloureuse, je garderai cette exigence : n’avoir peur de personne et respecter chacun. Voilà ce que nous enseigne le Christ : être des hommes libres.
L’Eglise n’a pas changé : son silence espère faire taire la question et fatiguer ceux et celles qui la portent. Les signes d’ouverture entrevus depuis le début du pontificat de François ne seraient-ils qu’un leurre ? En tous cas, cette fin de non-recevoir est sa réponse. »


Rappelons que cette organe de la Curie romaine est une usurpation de pouvoir. Le rôle de « surveillant » de la foi (épiscope en grec) appartient en effet à chaque évêque dans son propre diocèse selon l’institution épiscopale qui s’est mise en place au début du IIème siècle (lien). Rome confisque ce rôle, s’ingère dans la gestion des diocèses, impose des sanctions. Dans le cas de Pascal Vesin, la Congrégation de la Doctrine de la foi a profité de l’abdication de Benoît XVI et de l’intérim en attente de l’élection d’un nouveau pape pour faire son coup (bas !) et mettre la pression sur l’évêque d’Annecy. Quand donc les évêques réclameront-ils leur droits ?

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 09:08

Voici le dernier message du prêtre Pascal Vesin (excommunié pour s'être inscrit dans une loge maçonnique), toujours non reçu par le pape au terme de son pélerinage de 40 jours de Megève à Rome ; il y fait lui-même une analyse très lucide de la situation (la sienne et celle de son Eglise)  :


"Noé attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche ...". (Livre de la Genèse 8,10)
Arrive-a-Rome-le-P.-Pascal-Vesin-espere-rencontrer-le-pape-.jpg40 jours de marche ...15 jours d'attente ... Aucune réponse. Toujours pas reçu par le Pape François.

Une lecture ecclésiologique - Le Pape François désire redonner aux évêques leur mission (enseigner, sanctifier, gouverner) et ne veut pas passer au-dessus de leur compétence. Heureuse perspective puisant sa source dans l'ecclésiologie de Vatican II. Puissent toutes les instances vaticanes respecter cette mesure. Je ne viens pas, cependant, contre l'Evêque d'Annecy, mais comme porteur d'une requête de justice : les raisons pour lesquelles la Congrégation pour la Doctrine de la Foi m'a sanctionné sont aujourd'hui injustifiées.
Une lecture institutionnelle - Quand je lis dans la presse la manière dont le Secrétaire d'Etat du Vatican, à qui le Pape a trouvé un successeur, salit ses anciens collaborateurs, en évoquant au sein de l'Institution "corbeaux et vipères" (quelle drôle d'Arche de Noé !), je comprends que ma petite colombe n'ait pas trouvé de lieu où se poser. Notre Église est malheureusement ou heureusement ! une institution comme une autre. Elle ment quand elle veut se présenter différemment.
Une lecture humaine - Même s'il ne faut plus rêver d'une rencontre avec le Pape François, ne suis-je pas en droit d'avoir une réponse ? Je me suis réjouis lorsqu'il a reçu des joueurs de foot tels Messi (joueur du Barça gagnant 700 000 euros par mois). Je pensais que ma venue à Rome et mon courrier, porteur d'une question qui me dépasse et qui concerne de nombreux catholiques, retiendraient son attention et me permettraient également d'être reçu à mon tour.

Pour Noé, le fait que la colombe ne revienne pas dans l'arche après son deuxième lâcher était signe de la fin du déluge et de la décrue. Alors ... Espérons ... (signé : Père Pascal, dimanche 8 septembre 2013).

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:57

pascal_vesin_troisieme_semaine_de_marche_vers_rome.jpgParti de Mégève en Haute Savoie le 14 juillet, le prêtre Pascal Vezin espère atteindre Rome le 20 août après 40 jours de marche à pied. Il a demandé au pape François de le recevoir, à qui il compte faire part d'un projet : que l'Eglise catholique mette sur pied une commission pour étudier les relations entre elle et la franc-maçonnerie afin d'actualiser ses informations et son jugement ; un travail de deux ans durant lequel il suspendra sa propre participation au Grand Orient de France.

Ces 40 jours sont vécus par lui dans la souffrance (sans confort, avec une simple tente) et la spiritualité ; dans la solitude aussi car il chemine seul. Il emprunte d'ailleurs la Via Francigena qui était le chemin des pélerins allant se recueillir sur les tombeaux de Pierre et de Paul. "Une quarantaine de jours à travers le désert … Chemin de 40 jours pour refaire alliance, pour relire ma vie, pour marcher avec le Christ, pour offrir l’image d’une Église en marche …" (lettre au pape après sa troisième semaine de marche, publiée sur le site "La voix de Pascal Vezin sur le Web", lien).

Vue sur le site cette photo de Pascal Vezin prise par Isabella Balena, photographe professionnelle italienne (son site).

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 04:54

Nous reproduisons ici le témoignage de Yveline et Philippe Guicheteau, au sein du "Comité de soutien au prêtre Pascal Vesin", le 26 juin 2013 *. Paroissiens de Megève en Haute-Savoie, pratiquants et attachés à leur Eglise, mais  très déçus du manque de considération qu'ils perçoivent de la part des autorités ecclésiastiques lesquelles font des annonces à la presse avant même que d'en parler aux principaux concernés, à savoir les paroissiens, ils nous font part de leur souffrance des baptisés qui s'aperçoivent que leur baptême ne leur donne aucun droit démocratique au sein de l'Ekklésia. Pascal Vesin, avec son attention à chaque personne, était précisément l'inverse de cette arrogance ecclésiale.

* lancé le dimanche 26 mai 2013 suite à l'excommunication de Pascal Vesin, curé de Megève, pour appartenance parallèle à la franc-maçonnerie, ce groupe fonctionne sur Facebook et comprend à ce jour 224 membres.

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Je voulais juste dire que, de la même façon que nous avons appris le départ de Pascal par la presse, c'est également par la presse que nous ( ses paroissiens) apprenons l'arrivée du père Milani. C'est triste de voir que, pour l'Institution, les paroissiens comptent si peu, pas plus que ne compte Pascal maintenant qu'il est parti. Pour l'Institution, il est rayé de la carte ; un peu comme nous ! Pourtant, avec lui, on a fait tellement de choses, on a vécu tous ensemble des temps très forts de partage, de rencontres , de prière, de pélerinages, de repas paroissial, de travail en aumônerie pour certains, en Paroisse pour d'autres, en tant que relais ! et oui, il a su faire de ses paroissiens des hommes debout, en marche, des croyants missionnaires parce qu il croyait en chacun de nous . Et nous sommes nombreux, très nombreux : non, il ne faut pas nous oublier ! Pascal prenait chacun au sérieux, il lui confiait une mission et nous devions respecter les règles et lui rendre compte, mais quelle confiance ! Quelle belle image de l'Eglise, en marche, il a su nous donner ! Et cela, aucun de nous ne l'oubliera jamais. il nous a pris au sérieux en tant que baptisés et il a su trouver, pour chacun, la mission appropriée.

 

Alors, vous comprendrez qu'apprendre son départ par les journaux, et apprendre de la même façon l'arrivée du père Milani a de quoi nous faire mal ! on dirait que l'Institution prend ses décisions presque avec la presse ! c'est choquant et révoltant à la fois ; infantilisant. Le contraire de ce que faisait Pascal! quand il avait quelque chose à nous dire, il nous appelait, il n'appelait pas la presse ! Au moins, on comptait pour lui et on aurait aimé que pour l'Institution Eglise, on compte un peu aussi, parce qu'avec Pascal, on a fait , ensemble du bon travail, ou au moins, on a fait ce qu'on a pu : on existait. Je crois que vous pourrez tous comprendre que l'on vive mal d'être les derniers informés et aussi, que les courriers envoyés à l'évêché pour tenter d'expliquer tout ce qui a été vécu dans les 13 communautés de notre belle Paroisse grâce à Pascal, ne soient pas pris au sérieux. Je connais des personnes qui en sont bouleversées. on nous infantilise encore, alors que nous avions perdu l'habitude de ce type de comportement, grâce à la confiance que Pascal faisait à tous ses paroissiens . Bien sûr, on est content que le père Milani vienne : on ne pouvait pas continuer à porter seuls la Paroisse (car, contrairement à ce que certains pensent peut-être, la mission a continué : la Paroisse n'a pas cessé de vivre, chacun d'entre nous ayant eu à coeur de continuer ce que Pascal avait mis en route.).

 

Voilà simplement quelques réflexions que pourront comprendre tous ceux qui écrivent sur ces pages contrairement à ce que l'Institution ne semble pas avoir compris. C'est bien que le père Milani vienne, et nous avons de la chance de ne pas rester sans curé, mais pour moi, le mot "remplacer" n'est pas vraiment adapté : on ne remplace pas Pascal, c'est peut être pour cela qu'il est maintenant mis dehors : son charisme dérangeait certainement, mais quelle perte pour l'Eglise ! Si les nombreux témoignages montrent bien tout ce que Pascal a accompli ici, sur notre Paroisse Ste Anne d'Arly Val Montjoie, pourquoi l'Eglise ne fait elle pas tout ce qu'elle peut pour le garder ? Après, on va s'étonner qu'il s'engage un peu plus dans la franc maçonnerie ! En tout cas, ce n'était pas son désir : il est prêtre avant tout , et cela, visiblement, on ne veut pas l'entendre, alors, que personne ne s'étonne si on apprend un jour qu il s'est engagé ailleurs, totalement, avec toutes ses compétences, toute sa foi et tout son charisme !

 

Pour conclure, je dirais que nous sommes finalement assez privilégiés d'avoir pu travailler à ses côtés parce que, pour une fois, les baptisés ont été pris au sérieux, et cela, personne ne pourra nous l'enlever, même pas les personnes qui préfèrent s'adresser à la presse plutôt qu'à ses paroissiens ! et après tout, pourquoi ne pas demander à la presse de faire notre travail ? peut-être se rendrait elle compte alors que nous existons et que nous sommes des interlocuteurs à part entière ! Mais cela, visiblement, ce n'est pas pour demain ! Demain, nous continuerons notre vie de baptisés avec le père Milani parce que c'est ainsi que nous concevons notre mission. Mais nous ne laisserons jamais Pascal Vesin, car lui, il n'aurait jamais laissé tomber aucun d'entre nous. Que là où il est, il en soit remercié.

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Published by Philippe et Yveline Guicheteau - dans la franc-maçonnerie-affaire Pascal Vesin
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