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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 14:50

evangile_et_religion.jpgsamedi 11 et dimanche 12 octobre, à la Grande Motte. En voici l'annonce sur le (nouveau) site d'Evangile et Liberté ( lien) :


On a béni des canons, on a prié Dieu pour avoir de l’ardeur au combat. Violence et religion ont fait bon ménage par le passé, c’est encore le cas aujourd’hui. Les textes bibliques, eux-mêmes, sont traversés par la violence. Il est d’usage de dire que c’est vrai surtout pour le premier Testament, mais Jésus n’est pas seulement un tendre agneau qu’on mène à l’abattoir ; Paul n’est pas seulement un apôtre martyr ; le denier livre du nouveau Testament n’est pas seulement une ode à l’harmonie cosmique. Cela fera dire aux contradicteurs de la foi chrétienne que c’est une religion qui encourage la violence, qui en fait son miel. Mais être aux prises avec la violence ne signifie pas forcément en être la cause, le promoteur, ni même la cautionner. Si le christianisme n’hésite pas à fréquenter la violence, n’est-ce pas pour la neutraliser et la désarmer ? Nous interrogerons ces liens entre violence et religion lors des prochaines journées Évangile et Liberté en multipliant les approches et les expertises. Thomas Römer, professeur au Collège de France, enquêtera au sein de la Bible hébraïque. Serge Brunet, professeur d’histoire à l’université de Montpellier, explorera les XVIe et XVIIe siècles en suivant les guerres de religions. Ghislain Warterlot, professeur de philosophie et d’éthique à Genève, passera l’expérience religieuse au crible. Beat Föllmi, professeur d’hymnologie à la faculté de Strasbourg, montrera de quelle manière le chant ecclésiastique a été utilisé en faveur de la propagande guerrière. Quant à Frédéric Rognon, professeur de philosophie de la religion à l’université de Strasbourg, il se demandera quelle prédication, quelles pratiques d’Église sont envisageables de nos jours.


Renseignements et inscriptions avant le 10 septembre : Lucette MARION, 293 Impasse St Alban, 30100 ALÈS ; courriel : lupi. marion@orange.fr ; voir le dépliant (lien).

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 11:20

Dans son programme 2013-2014, l'Union protestante libérale (ULP) de Strasbourg continue son objectif : " cerner au plus près le message biblique pour le rendre accessible au plus grand nombre et lui permettre de s'en inspirer pour construire le monde d'aujourd'hui dans le respect de la pluralité des sensibilités ". L'ULP est présidée par Ernest Winstein, ancien pasteur de Saint-Guillaume à Strasbourg.

ulp_strasbourg.gif

Vivre, croire, réfléchir, avancer
 

Comme la pensée, que rien ne peut jamais enfermer contre notre gré,
la foi vit et se vit en toute liberté.
Telle les sciences qui ouvrent de nouveaux espaces, toute religion évolue,
même alors qu'elle proposerait un code moral ou un système de pensée. E. Winstein

 

Deux prochaines conférences (libres d'accès) porteront sur la personne de Jésus. La première ouvrira le cycle 2013-2014 avec le Docteur Werner Zager, président de l'association "Pour un libre christianisme" (Bund für freies Christentum) – dont Albert Schweitzer a été le premier président d’honneur. Il posera la question de savoir ce qui, dans la personne de Jésus, est incontournable pour le christianisme. " De quel Jésus le christianisme ne peut-il se passer ? ". Le sujet : On ne peut parler de foi chrétienne sans se référer à Jésus. Mais dès les débuts du christianisme différentes interprétations sont données de la vie et de l‘action de Jésus. La sécularisation ambiante et le pluralisme religieux, dans l’Eglise et en dehors d’elle, ajoutent à la complexification. Quelle compréhension de la personne de Jésus est alors essentielle pour le christianisme ? Le conférencier est professeur de Nouveau Testament à l’Université de Francfort-sur-le-Main. La rencontre aura lieu le 21 novembre prochain à 20h15 au CIARUS 7 rue Finkmatt à Strasbourg. L'exposé se fera en langue allemande et sera traduit. La conférence sera donnée en langue allemande. Une traduction en langue française sera assurée

 

Le 3 avril 2014, le Doyen Rémi Gounelle demandera si les évangiles apocryphes ne révèlent pas des aspects significatifs de Jésus : « Les évangiles apocryphes. Le vrai Jésus serait-il apocryphe ?” A 20h15 à l’AUP 7, avenue de la Forêt-Noire à Strasbourg.

 

Editrice de certaines de ses conférences, l'UPL, après la parution de "L'humanité de Jésus" et de « Emergence et devenir des religions », prépare un nouvel ouvrage collectif "Religion et pouvoir politique" qui paraîtra début 2014. Pour tout renseignement, s'adresser à Ernest Winstein, 31 Rue des Foulons F 67200 Strasbourg, courriel (lien). Le site de l'UPL est en reconstruction mais reste accessible à l'adresse actuelle (lien).

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 08:37

marie_claire_lefeuvre_interroger-sa-foi.jpgMarie-Claire Weber-Lefeuvre, "Interroger sa foi. Du calvinisme au judéo-christianisme libéral", préface du pasteur Pierre-Jean Ruff, Edilivre, Collection classique, septembre 2013, 262 p. – sur papier à 19 euros, en version numérique à 12 euros. L'auteur a publié en 2006 une "Etude des évangiles" aux éditions L'Harmattan (lien).

A partir d’une lecture quotidienne de l’Evangile de Marc, puis de l’Institution chrétienne de Jean-Calvin, l’auteur a revisité sa foi et nous invite à en faire de même. Protestante de la communauté réformée de Rambouillet, elle a depuis pris attache avec les mouvances libérales, dont le réseau de la Correspondance unitarienne et le forum « Unitariens francophones ». Les intitulés successif de son blog à la fois personnel (elle y emprunte le prénom de 'Marike') et militant, ouvert en novembre 2007, témoigne bien de cette évolution (lien) : « Amorce d’une étude de l’évangile de Marc », puis « Evangiles – Arts – Société – Jean Calvin », et enfin « Le blog de Marike, chrétienne protestante, unitarienne ».


Son livre porte la marque de ce cheminement, discret mais persévérant, fait de lectures assidues dûment citées, d’une réflexion tout à fait personnelle, accompagnée de parallèles littéraires et artistiques d’ancienne professeur de Lettres, se référant aussi volontiers à l’œuvre épistémologique de son mari, Michel Lefeuvre, sur le darwinisme et les théories de l’évolution.
* blog inscrit à la communautés de blogs « Religions en toute liberté » en janvier 2008 (lien)


La préface est du pasteur Pierre-Jean Ruff, pasteur protestant réformé, l’une des figures majeures du courant libéral et conseiller de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) (lien).


Présentation de l’éditeur - Trente-six questions pour interroger notre foi : l'ouvrage tente d'y répondre. Mais qu'est-ce qu'une théologie ? une théologie ne doit-elle pas accompagner le mouvement de la vie en adaptant le message, comme l'artiste ? Dans cet essai religieux, l'auteur, professeur de Lettres, ouvre son propre chemin pour traduire le message biblique, aujourd'hui, à travers le christianisme.

Pour contact (lien)

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 10:34

L'association Evangile et Liberté tient ses Journées annuelles du protestantisme libéral les samedi et dimanche 12-13 octobre 2013 à son lieu habituel : au Belambra Club, presqu'île du Ponant, La Grande Motte, sur le thème "La religion entrte émotion et réflexion". E&L tiendra son assemblée générale le samedi de 18h à 19h15. Le culte sera présidé par Alain Houziaux (pasteur et théologien) et l'envoi sera fait par Jean-Paul Augier (professeur d'histoire à Paris). Renseignements et inscriptions (avant le 15 septembre) auprès de Lucette Marion, 293, impasse Saint-Alban, 30100 Alès, tél. 04 66 86 27 10, courriel : lupi.marion@orange.fr

 

Présentation du thème par James Woody, président de l'association et pasteur de l'Eglise protestante unie (EPU) de l'Oratoire (Paris).

Est-ce vraiment le programme de l'Evangile ? Les textes bibliques sont particulièrement méfiants à l'égard de tout ce qui est spectaculaire, qu'il s'agisse de miracle, de haute taille, de beauté de façade, de ce qui brille [ndlr - constat de l'auteur plutôt surprenant lorsque l'on pense au temple de Salomon et aux visions d'une cour céleste sur le modèle des grands rois de l'Antiquité !]. Il y a des fièvres religieuses que combattent les prophètes et dont il faut se prémunir encore de nos jours, dans tous les domaines de notre vie.

Cependant la foi chrétienne ne consiste pas à vivre hors sol : la parole s'incarne dans des témoins de l'espérance divine, dans des porteurs de l'être qui ont des comportements très humains. Les évangiles se déroulent dans le sang, les cris, les larmes et les bonnes intentions. Nous sommes invités à ne pas nous contenter de bonnes paroles, mais à agir, à aimer activement, loin des discussions de salon.

Ce week-end ne sera pas de trop pour se frayer un chemin entre émotion et réflexion en matière der eligion. Tenir ces deux pôles, certes, mais aussi découvrir que la foi ne se résume ni à une corde sensible, ni à une intelligence vive.

 

e-l_journees_2013_religion_entre_emotion_et_reflexion.jpg

Communications :

 

- samedi 12 octobre

Louis Pernot, pasteur de l'EPU de l'Etoile, chargé de cours en théologie pratique à l'IPT de Paris, Une prédication doit-elle être émouvante ou instructive ?

Maurice Baumann, pasteur, théologien suisse à l'université de Berne, Musique et foi

Sylvie Queval, philosophe, Emotion et réflexion : nos interrogations et nos réponses

 

- dimanche 13 octobre

Emmanuel Toniutti, chef d'entreprise, président de International Ethic Consulting Group, Ethique, décision et responsabilité

Jean-Marie de Bourquenay, pasteur de l'EPU des Batignoles à Paris, La foi est-elle une émotion ?

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 19:33

eglise evangélique lutherienne de france

eglise_reforme_de_france.jpgL’Eglise protestante unie de France (EPUdF) résulte d’une fusion entre l’Eglise réformée de France (ERF) et l’Eglise évangélique luthérienne de France (EELF). L’enjeu principal est bien sûr une déclaration de foi commune car il s’agit de deux Eglises confessantes ; mais cela a été prudemment reporté aux calendes grecques. On en comprend aisément le casse-tête chinois pour les futurs rédacteurs, mais en attendant c’est la porte grande ouverte à tous les entrismes, ce qui est peut-être voulu ... pour ratisser plus large ?

 

Et puis un enjeu pour la Com (Com pour communication) car cette nouveauté n’est pas encore très connue dans l’opinion publique (ni très bien connue par les protestants eux-mêmes concernés !) : entre autres comment concilier les logos des désormais « anciennes » Eglises ?

 

epudf_logo_campagne.jpg
Il y a eu la volonté de le faire. Une campagne a même été lancée dans l’enthousiasme, du 1er octobre au 24 décembre 2011, mais – du moins sur Google image - on n'en trouve qu’une réponse avec un projet présenté par Elisabeth Scherer le 20 décembre 2011, vu sur le site de l’ERF (lien) et commenté de la façon suivante par l’auteur :
EPUF_projet_logo_par_elisabeth_scherer.jpgChoix de trois éléments que l'on retrouve dans les logos réformé et luthérien.
Le cœur, la croix et la colombe.
Le Père et le Fils unis dans l’Esprit saint.
Le cœur > Dieu amour
La croix > Jésus
La colombe > l’Esprit saint
Mystère de la Trinité


Et voilà le résultat définitif ... annoncé sur le journal catholique La Croix du 31 octobre 2012. Merci aux catholiques de pallier ainsi à la Com plus que discrète des protestants « unis » ! Bon, on aura compris, nos amis protestants sont plus doués pour la fusion que pour la communication !

eglise_protestante_unie_de_france_logo.jpgEt puis voilà que les dirigeants se retrouvent bien embarrassés avec une dénomination trop longue. Lu sur leur site ( lien) (à la rubrique " Questions générales ") : Comment faut-il appeler l’Eglise protestante unie de France ?

 

Le nom complet, avec son titre et son sous-titre, est : Eglise protestante unie de France – Communion luthérienne et réformée. Son nom juridique, quant à lui, est : Union nationale des associations cultuelles de l’Eglise protestante unie de France. Deux appellations bien longues pour l’usage courant !
Dans la désignation habituelle, on dira : Eglise protestante unie. Probablement se contentera-t-on même assez souvent, si le contexte est clair, de : Eglise unie, car dans les pays où existent des Eglises luthéro-réformées, c’est l’appellation qui s’est le plus souvent progressivement imposée.
En tous cas, il vaut mieux éviter l’acronyme prononcé épufe, qui est assez laid ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on prend l’habitude d’écrire en abrégé : EPUdF, assez imprononçable à la lecture et qui « oblige » donc à dire Eglise protestante unie ou Eglise unie. (De même les Eclaireuses et éclaireurs unionistes écrivent en abrégé : EEUdF).


Ouf ! Mais alors, sur la lancée de leur fusion, la nouvelle entité s’emballe et fait preuve tout de suite d’une belle hégémonie. En conseillant de lire son titre comme « Eglise protestante unie », la demoiselle a-t-elle demandé l’autorisation, du moins l'avis, des autres Eglises de la Fédération protestante de France (FPF) ? Et puis en se disant " Eglise unie ", elle est unie avec qui ? En tout cas, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) n’a reçu à ce jour aucun courrier appelant à l’unité. On se demande vraiment s’il y a un pilote dans l’avion pour se projeter ainsi précipitamment et imprudemment dans l'avenir en tout égocentrisme et en jouant sur les mots ! 


Finalement et concrètement, la fusion est limitée entre l’ERF, le gros morceaux, et quelques Eglises luthériennes à Paris et dans la région de Belfort et Montbéliard, puisque l’Alsace et la Lorraine, bénéficiant d’un régime de concordat, restent en dehors de cette aventure. C'est la France sans l'Alsace et la Lorraine, ce qui n'est pas dit clairement.


Revenons à cette histoire de logo : aucune présentation, aucune explication sur le site de l’EPUdF. Pire, on ne peux même pas le copier à partir du site ! On ne sait pas non plus quel en est l’auteur (sans doute un cabinet d’étude pour pallier au manque d’imagination des paroissiens !). Même l’hebdomadaire Réforme semble s’en désintéresser, du moins à ce jour, n'en parle pas sur son site !


Alors, à partir du logo que La Croix a pu se procurer, il a bien fallu nous débrouiller seuls comme des grands, je dis nous pour moi-même (qui ne suis pas protestant) et quelques amis protestants du groupe « Protestantisme libéral » sur Facebook (Biarn Gasconha, Sylvie Queval, Michel Jas et Patrick Duprez). Grâce aux contributions des uns et des autres, nous y avons vu :


- La superposition de deux croix : la croix luthérienne (en vert) avec en son cœur la rose rouge, et, par dessus, la croix huguenote (en bleue) avec ses pointes saillantes.

- Il en résulte une symbiose dynamique, sans doute propulsée par l’Esprit saint, qui pousse le dessin à sortir d’un cadre qu’on pouvait imaginer statiquement rendu par un carré jaune qui sert de substrat (pourquoi jaune ?). Le carré jaune se déforme et pointe vers le haut à droite, pendant que les pointes de la croix occitane débordent dans la même direction. Cela reproduit le logo de l’ERF qui se trouvait penché sous l’action d’un vent violent. La croix occitane en perd sa symétrie et même la rose luthérienne au coeur rouge s’en trouve elle aussi disloquée.
- La croix n’est plus statique, mais laisse échapper d’elle le Christ et la communauté inspirée qu’elle représente (et le pasteur Michel Jas de nous rappeler l’édito de Raphaël Picon « De grâce, décrochez cette croix ! », Evangile et liberté, n°183, novembre 2004, lien).
- Mais où donc est passée la colombe si chère aux Huguenots ? Aurait-elle été sacrifiée sur l'autel de la fusion ? Elle s’est faite vent d’orientation Nord-Nord-est ! Mais surtout elle ne tombe plus d’en haut, du ciel, comme, paraît-il, au jour où Jésus fut baptisé par Jean-le-baptiste, mais elle émane de la communauté de foi unie dans un même élan vers une transcendance. La colombe prend désormais son essor d’en bas.


Le mot de la fin avec Georges d’Humières (protestant ERF de Narbonne) : « E bé, moi je l'aime bien, ce logo. Couleurs gaies, justement pas trop figuratif, donc appelant à la réflexion. J'y vois l'Eglise du Christ : jeune, ouverte, joyeuse et plurielle. Logo symboliquement fort. ». Et Biarn Gasconha  d’ajouter : « Maintenant avec ce logo on va peut-être commencer à échapper à la réputation d'austérité qui nous colle à la peau... ».


Tous nos meilleurs vœux donc à cette nouvelle Eglise et à ses projets puisqu’elle sied à ses fidèles. Pour les chrétiens unitariens, il reste une question en suspens : alors que l’ERF était une Eglise latitudinaire, acceptant en son sein plusieurs théologies dont l’unitarienne, qu’en sera-t-il de l’EPUdf ? Pour l'instant - en l'absence d'une déclaration, d'un manifeste ou d'une confession, c'est le plus grand flou artistique ...

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 17:45

Les samedi 13 et dimanche 14 octobre 2012, au club Belambra "Presqu'île du Ponant", rue Saint-Louis à La Grande Motte (34280), se tiendront les Journées 2012 de l'Association protestante libérale organisées par Evangile & Liberté, sur le thème "Subir ou construire l'avenir ?".


Présentation du thème par  James Woody  :


La terre semble gronder, le climat fluctue de manière assez peu prévisible. Le soleil de l'angoisse se lève aussi bien sur les croyants que sur les non-croyants. Un hymne se fait entendre de toutes parts : "Qu'est-ce qu'on peut y faire ?".

De fait, peut-on reprendre la main, au moins en partie, ou l'espérance, qui est réputée être le moteur de la foi chrétienne, n'est-elle qu'un leurre pour apaiser les tourments que provoque une vie incompréhensible pour beaucoup, incontrôlable pour la plupart ? Le politique est-il condamné à inaugurer les chrysanthèmes après une jolie célébration menée par des croyants qui ne croient plus en des lendemains qui chantent ? Le moment est-il venu de fermer les écoles, les églises et d'aller faire un dernier feu de joie avant que tout soit irrémédiablement fichu, ou avons-nous encore la possibilité de construire l'avenir, de le rendre plus vivable ? Avons-nous encore les moyens d'être acteur de notre vie ?

Pour en débattre, nous ferons appel à des expertises croisées de personnes aux prises avec différents aspects de notre monde.

 

yes-we-can.jpg


Intervenants :


Marc Boss, professeur à l'Institut protestant de théologie, Faculté libre de Montpellier - " Espérance ou consolation "

Alain Chapel, cadre territorial, ancien conseiller presbytéral, Montpellier - participation à la table-ronde " Quel avenir pour nos Eglises ? "

Philippe Fromont, pasteur ERF à Alès - présidera le culte

André Gounelle, professeur émérite de l'Institut protestant de théologie, Faculté libre de Montpellier - participation à la table-ronde.

Christine Lazerges, professeur de Droit à l'université de Paris I, ancienne vice-présidente de l'Assemblée nationale - " Quel avenir pour la politique ? "

Nadine Manson, docteur en théologie, pasteur à Bienne (Suisse) - " Des vies humaines dessinent un avenir à Dieu "

Sylvie Queval, philosophe, membre du conseil d'Administration de l'association "Evangile & Liberté" - fera l'envoi des Journées.

Nancy de Richemond, géographe, spécialiste des risques naturels, Montpellier - " Habiter la terre ".

Claude Tiévant, dominicaine, Couvent des Tourelles à à Saint-Matthieu de Tréviers - participation à la table-ronde.

James Woody, pasteur à Paris, président du Conseil d'administration de l'association "Evangile & Liberté" - fera l'ouverture

Sophie Zentz-Amedro, pasteur, présidente du conseil régional ERF " Cévennes-Languedoc-Roussillon" - participation à la table-ronde.


Soirée détente le samedi soir avec le film "ça ira mieux demain" de Jeanne Labrune (2000), avec Nathalie Baye et Jean-Pierre Daroussin

 

Renseignements et inscriptions (avant le 15 septembre), Lucette Marion ( courriel).

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 20:18

vaudois_devenus_protestants_au_XVI.jpgChaque année, l’Eglise évangélique vaudoise commémore la date du 17 février 1848 où le duc de Savoie, devenue roi d’Italie, accorda aux minorités religieuses la liberté civique et religieuse (voir notre dossier sur l’histoire vaudoise dans La Besace des unitariens à notre rubrique sur les Réformateurs, lien).

 

Cette fête est célébrée à Torre Pellice, dans l’une des hautes vallées piémontaises, celle du torrent Pellice, non loin de là où aboutit la célèbre « Glorieuse rentrée » de 1689 (Bobbio Pellice, plus en amont).


Carte de Michel Jas présentée sur Facebook : entourées en rouge, les localités vaudoises à la fin du Moyen Age (reconnues ainsi par l'immigration des populations en Luberon - d'après les travaux de Gabriel Audisio -) : Suze, Coazze, Chieri, Paesana, Savigliano, Frassino, Centallo, Cuneo, Vignolo, Bernezzo, etc. ; dans le rectangle vert : les régions vaudoises devenues protestantes au XVIe siècle.


Cette année, Giacomo Tessaro, chrétien unitarien italien, a participé à ce pèlerinage vaudois. il y eut une retraite aux flambeaux, le soir du 16, qui alla du Temple central de la ville à celui du quartier Coppieri, dans l'ancien ghetto des Vaudois d’avant 1848. On alluma un feu de bois non loin de ce dernier temple en chantant des hymnes traditionnels comme "Le serment de Sibaud" (lien). Un culte important eut lieu le lendemain.


vaudois_fete_des_libertes_2012_DSCN0096.JPGvaudois_fete_des_libertes_2012_DSCN0089.JPG

vaudois_fete_des_libertes_2012_DSCN0090.JPG

photos Giacomo Tessaro

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 19:47

Colloque Théolib le samedi 3 mars 2012, de 14h 15 à 18h 30 : “Une religion sans credo, sans prêtre, sans autel”, à la Fédération nationale de la Libre-Pensée, 10-12 rue des Fossés Saint-Jacques, 75005 Paris


Présentation par les organisateurs :

 

ferdinand_buisson_souvenirs.jpgCette formule, que nous devons à Ferdinand Buisson, a jadis suscité de vives interrogations. “Est-ce encore une religion ?” demandèrent d’aucuns, y compris dans les rangs du protestantisme libéral. Nous ne sommes plus choqués d’imaginer que des “athées” puissent participer à une Église du christianisme libéral, mais la question n’est pas entièrement fermée. Peut-être est-il toutefois préférable de la poser différemment. “Est-ce encore une religion ?” – aboutit inévitablement à une querelles de mots. La question serait plutôt : “Qu’est-ce donc que cette forme de religion ? En quoi réside-t-elle, par-delà les négations sous lesquelles elle s’affirme ? Comment la caractériser et la dire, sous une forme positive qui n’eût pas été pour déplaire à Buisson ? !


Afin d’explorer ces questions, en présentant des éclairages très différents, quatre personnes interviendront :
Marie-France David de Palacio, enseignante chercheuse à l’Université de Bretagne-Occidentale et présidente de Théolib ; Pierre Ruetsch, enseignant ; Pierre-Yves Ruff, directeur de Théolib. Christian Eyschen, secrétaire général de la Fédération nationale de la Libre-Pensée, nous offrira l’introduction à ce colloque par une communication : “La Franc-maçonnerie : religion naturelle et/ou naturaliste”.


Voir notre présentation de Ferdinand Buisson sur notre site documentaire La Besace des unitariens, à la rubrique "sur le protestantisme libéral" ( lien) : un article en trois pages "Le protestantisme libéral en Europe (2) - en Suisse avec Ferdinand Buisson". Nous y faisons le constat que les congrégations unitariennes américaines, en s'ouvrant à la fin du XIXème siècle aux agnostiques et aux athées, puis aux croyants d'autres spiritualités que la seule chrétienne, ont réalisé concrètement (et sans qu'il y ait eu connivence) ce qui était considéré en Europe comme une totale "utopie" : Ferdinand Buisson, déjà unitarien-universaliste ! et, assurément, bien en avance sur son temps ...

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 09:38

Les Cévennes et les Causses sont à l’honneur puisqu’elles viennent d’être inscrites (depuis juin dernier) au patrimoine de l’Unesco ; avec elles, la survie du protestantisme français après les Dragonnades dirigées par Louvois (à partir de 1680) et la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 par Louis XIV.

La période dite du « Désert » couvre les années 1685-1787, date à, laquelle Louis XVI redonna la liberté de culte aux protestants. Durant toute cette période, les cultes se firent en pleine forêt, dans des endroits inhabités, à l’image des Hébreux errant dans le désert du Sinaï ; le désert en tant que lieu symbolique des périodes d’épreuve.

Les dragonnades furent féroces. Ici, le président français, Nicolas Sarkozy, lors de sa visite du musée du Désert au Mas Soubeyran, à Mialet dans le département du Gard (lien) le 4 octobre 2011, devant une roue portant une statuette représentant un supplicié. 

musee_du_desert_nicolas_sarkozy_couleurs_inversee.JPGmusee_du_desert.jpg

« Le don des protestants à la France c’est la liberté de conscience », a déclaré le chef de l’État « C’est un lieu sacré pour les protestants » mais le message qu’il porte « va bien au-delà de la seule communauté protestante. C’est un lieu où on célèbre la liberté de conscience, un lieu qui montre les ravages que produit l’intolérance. Je viens ici pour les protestants, mais c’est pour toute la France ».


Le président Nicolas Sarkozy avait déjà eu l’occasion de parler de la contribution des protestants au patrimoine français, lors de sa visite à la Faculté protestante de Paris afin d’y inaugurer le Fonds Paul Ricoeur, où il avait évoqué la question de l’équivalence des diplômes entre l’enseignement public et l’enseignement confessionnel (voir notre article du dimanche 30 mai 2010 « L’éloge du protestantisme par le président de la République française »,  lien). Nicolas Sarkozy, avant son élection à la présidence en 2007, s’était déjà exprimé sur les rapports entre l’Etat et les religions dans un livre aux éditions Pocket : « La République, les religions, l’espérance ».

assemblee_du_desert.jpg

affiche appelant à l'Assemblée du Désert de cette année, pour le 4 octobre 2011, date du centenaire de la création du Musée du Désert 1911-2011

D’autres musées protestants existent dans la région, comme celui des Vallées cévénoles à Saint-Jean-du-Gard (lien), orienté sur l’écologie du milieu, et celui  - en projet – au Temple du Rouve, lieu de mémoire des premiers camisards, à Saint-André de Lancize, dans le département de la Lozère ; projet piloté par le pasteur Pierre-Jean Ruff sous l’intitulé « Lieu de mémoire sur la guerre des Camisards dans les Cévennes » (contact Correspondance unitarienne qui transmettra).

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 02:35

Un-chemin-de-memoire-sur-les-pas-des-Huguenots.jpg« Sur les pas des Huguenots » ( lien) est un projet de coopération mené dans le cadre du programme européen « LEADER » par cinq Groupements de communes allemands et deux Groupes d’Action Locale français, le GAL des Calades et des senteurs et le GAL Pays Diois. Il consiste en la création d’un sentier international de grande randonnée suivant le tracé historique de l’exil des Huguenots dauphinois vers la Suisse et l’Allemagne après la révocation de l’édit de Nantes, le 18 octobre 1685. Le sentier part du Poët-Laval dans la Drôme pour atteindre Genève puis Francfort-sur-le-Main et se termine à Bad Karlshafen au nord de la Hesse en Allemagne. Il est long de 1400 km, ce qui en fait l’un des plus longs chemins de randonnée européens. Il est connu aussi sous l’appellation populaire et humoristique de « Chemin de Saint-Jacques de Compostelle des parpaillots » !


Entre le 20 et le 23 octobre 2011, dans la Drôme, des « Voix d’exils » résonneront dans les vallées de Vèbre, du Roubion et du Jabron. Trois vallées, qui après la révocation de l’Édit de Nantes, ont vu partir bon nombre de leurs habitants. Elles qui se situent au départ du sentier « Sur les pas des Huguenots ». Ces vallées sont accessibles par autocars à partir des gares SNCF de Montélimar ou Crest. Les offices de Tourisme de Saoû-Soyans-Francillon (tél. : 04 75 76 01 72), de Bourdeaux (tél : 04 75 53 35 90) et de Dieulefit (tél : 04 75 46 42 49) peuvent aider à trouver un hébergement. L’Agence Tzig’âne de Bourdeaux met à la disposition des pèlerins des ânes et des calèches entre Le Poët-Laval (Drôme) et Valleiry (Haute-Savoie). Voir le programme sur le site sus mentionné « Sur les pas des huguenots » ( lien)

sur-les-pas-des-huguenots.pngLe terme huguenot est l'ancienne appellation donnée par leurs ennemis aux protestants français pendant les guerres de religion. À partir du XVIIe siècle, les huguenots seront appelés religionnaires, car les actes royaux employaient le terme de « Religion prétendue réformée » pour désigner le protestantisme. Environ 200 000 ou plus d'entre eux (le chiffre de 300 000 est également avancé) ont dû quitter le territoire après les dragonnades à partir de 1680 et la révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685 par Louis XIV. Cet édit de Nantes interdit sévèrement toute émigration des huguenots et punit toute aide à l'émigration, obligeant à une extrême discrétion et à la francisation des noms. Les biens des huguenots étant récupérés dans l'illégalité, cette discrétion concerne aussi bien les bourreaux que les victimes. Les nombreux entrepreneurs huguenots qui ont dû prendre la fuite ont perdu leurs biens mais emporté le plus précieux, leur savoir-faire, car la plupart d'entre eux étaient à l'origine des artisans, qui ont ensuite pris des risques pour se reconstituer un patrimoine.

 

Fuite des élites, mais aussi les paysans sont nombreux à fuir dans les régions des Alpes, des Charentes et du Midi, car leur abjuration est jugée suspecte et n'empêche pas les persécutions. Colbert critique cette mesure et Dans son Mémoire pour le rappel des Huguenots, édité en 1689, l'ingénieur Vauban détaille l'ensemble des dégâts qu'a causé sur l'économie française le départ des artisans, marins et soldats protestants. Les Huguenots qui choisissent l’exil se retrouvent aux Pays-Bas, en Angleterre et en Allemagne, mais aussi en Afrique du Sud et dans le Nouveau monde.


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Sur ce chemin mémorial des Huguenots, s’est greffé la terrible marche de l’hiver 1687 ramenant les "Vaudois" à Genève. En 1686, sous la pression du roi de France Louis XIV, le duc de Savoie persécuta les vaudois des vallées alpines, qui se réfugièrent d'abord à Genève, comme des milliers de huguenots. Après la « Glorieuse Révolution » anglaise de 1688, menée par une armée anglo-hollandaise composée à 20% de huguenots, qui mit fin au règne du catholique Jacques II, les rapports de force militaire changent en Europe. Le duc de Savoie Victor Amédée II accorda alors au Vaudois un édit de tolérance et ceux-ci furent autorisés en 1689 à faire leur "glorieuse rentrée" jusqu'à leurs vallées par un périple de 200 kilomètres, plein sud, le long des crêtes montagneuses. En 2010, les partenaires italiens du Piémont intègreront officiellement le projet avec les tracés de l’Exil et de la “Glorieuse Rentrée”, tracés qui traversent, de Turin à Genève, la Savoie française.


A noter que des dragonnades féroces avait déjà eu lieu à l’encontre des Vaudois du Piémont, une génération auparavant lors des "Pâques vaudoises" de 1655, ce qui obligea plus de 300 femmes vaudoises à venir se réfugier de l'autre côté de la frontière, dans le Queyras français, à Molines.


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Gravure illustrant le massacre des vaudois qui eut lieu en 1655 dans le Piémont, lors des dragonnades appelées les Pâques vaudoises. Une jeune femme est ici empalée ; elle s’appelait Anna et était la fille de Giovanni Charboniere della Torre.

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