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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 06:24
suite de l'article précédent

Certains pensent au contraire qu’il ne faut pas en débattre disant que c’est explosif (voir même de l'explosif !), que cela n’est pas opportun, pas le moment adéquat, que cela divise, que cela dresse les uns contre les autres : « autochtones » et immigrés, nationaux et étrangers, les religions entre elles ! Certes les enjeux sont parfois très vifs ou encore avivés par certains partis politiques qui ajoutent l’huile sur le feu ! Cela fait penser aux réunions de famille où l’on évite soigneusement d’aborder certains sujets.

Certains pensent aussi qu’un Etat est simplement un Etat de droit, une sorte de périmètre où chacun a le droit de s’installer. Ils y préconisent l’immigration inconditionnelle, la régulation massive des sans papier, l’accueil des immigrés dès lors qu’ils sont dans le périmètre avec aide au logement, le droit au travail pour tous même s’il y a chomage, le droit à être électeurs sans être pour autant citoyens, le droit aux dérogations ou aux privilèges d’un communautarisme, etc. L’identité pour eux est un « faux problème » puisqu’une affaire d’ordre strictement privée.

Ils font valoir que les pays les plus riches doivent accueillir les ressortissants des pays les plus pauvres, et demain les ressortissants des pays qui seront submergés par la hausse du niveau des océans. Ils faut donc organiser l’hospitalité à grande échelle et d’urgence, mieux répartir les richesses. Attitude éminemment généreuse, dont certains partis politiques se font les apôtres sans toutefois oser parler du niveau de vie qui serait lui aussi à partager !

Lorsque ce refus de débat, ce déni des problèmes de la part de partis politiques qui sont, rappelons le, financés par l’argent des contribuables au prorata de leurs succès aux élections (alors que les Eglises, en France, ne le sont plus !), pour justement participer au débat démocratique, on a de quoi s’étonner !

Si, d’après eux, les questions sont mal posées, alors qu’ils lancent les débats à leur convenance. Les sujets ne manquent pas ! le rôle de l’Ecole et de l’éducation face aux identités, l’initiation civique à une démocratie laïque et moderne, la politique d’accueil à mettre en œuvre et les prévisions, le ressenti des «autochtones» qui, à tort ou à raison, peuvent se sentir envahis, l’adaptation des nouveaux venus (migrants au sein d’un même pays, étrangers) aux mœurs et coutumes, leur acceptation et accueil par les populations locales, la cohabitation inter-religieuse avec de « nouvelles » religions, la réponse à apporter aux sectarismes et aux communautarismes de tout poil, etc.

A ceux qui affirment que des sujets sont tabous, on peut s’en étonner au nom de la liberté de pensée.

Il va de soi que les identités en question doivent souscrire aux valeurs universelles de l’Humanité. L’approche universaliste n’est donc nullement contradictoire avec la contribution des identités particulières à l’universel : nous sommes tous de la même espèce humaine, de la même vaste famille humaine, citoyens d’une même planète, engagés dans un même avenir. Ce sont là deux approches complémentaires. Toutes les voies mènent au sommet de la montagne aimait dire Théodore Monod.

à suivre ...

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Published by Jean-Claude Barbier - dans nos identités
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