le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


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Programme des manifestations du lundi 8 au vendredi 12 février 2010 à la Maison de l'UNESCO

Mardi 9 février à 19 h, table ronde : "Bible et dialogue des cultures"

La Bible et les autres grands textes religieux sont-ils générateurs de conflits ou constituent-ils au contraire des ressources incontournables pour construire la paix et la compréhension entre les humains ?
En différents lieux et époques, la Bible a pu être utilisée pour justifier violences et oppressions, qu’il s’agisse des guerres de religions, de l’esclavage, ou des conquêtes coloniales. Encore aujourd’hui, et sur tous les continents, appartenances religieuses et nationalismes s’entremêlent parfois dangereusement : on invoque la Bible ou d’autres textes sacrés pour attiser la haine et le rejet de l’autre.

La Bible elle-même ne porte-t-elle pas cette part de violence dans nombre de ses récits ? Pourtant, beaucoup d’hommes et de femmes – Gandhi, Martin Luther King, Mère Teresa, etc. - ont trouvé et trouvent encore dans la Bible une source d’inspiration pour leur engagement en faveur de la justice, la paix et la réconciliation.
La table ronde sera animée par Dominique Greiner, rédacteur en chef du journal La Croix, avec la participation de Thomas Römer, titulaire de la chaire des mondes bibliques au Collège de France, auteur du Dieu obscur, et plusieurs témoins qui évoqueront chacun leur contexte spécifique, dont l’ambassadeur Mme Samira Hanna-el-Daher (Liban), l'ambassadeur Mme Mary Mbiro Khimulu (Kenya), Mgr. Emmanuel Lafont, évêque de Guyane.
bible_expo.jpg Mercredi 10 février à 15h 30, table ronde : "Un outil péagogique"

L’exposition « La Bible, patrimoine de l’humanité » a été conçue avec une grande attention portée à la distinction entre foi et savoir, c’est-à-dire entre connaissance scientifique communicable entre tous et convictions religieuses que certains confessent mais pas d’autres. L’objectif de cette approche est que l’exposition puisse être utilisée par les enseignants de toutes les écoles pour illustrer les programmes scolaires lorsque ceux-ci abordent la Bible.

À quel point cet objectif a-t-il été atteint ? À quelles conditions l’exposition est-elle utilisable, en particulier par des enseignants et des élèves de l’école laïque ? La table ronde sera animée par Matthieu Arnéra, chef de projet de l’exposition.

Trois intervenants apporteront leur éclairage et leurs réponses à ces questions : Dominique Borne, Inspecteur général de l'Education nationale de 1988 à 2005, Président du conseil de direction de l'Institut européen en sciences des religions ; Isabelle Renaud-Chamska, Docteur d’Etat ès-lettres et sciences humaines, agrégée de grammaire, enseignante de lettres en collège, auteur d'un livre sur Marie-Madeleine ; Patrice Rolin, docteur en théologie, bibliste, membre du comité de rédaction de l’exposition.

juifs_et_chretiens.jpg
Mercredi 10 février à 19 h : table ronde "Regards croisés sur la Bible"


A l’ère de la mondialisation et du brassage des cultures et des religions, la Bible – juive et chrétienne - peut-elle être lue et interprétée dans le seul contexte des croyants qui s’en réclament ? L’influence de la Bible va bien au-delà de la civilisation « judéo-chrétienne » qu’elle a contribué à façonner.

Finalement, la Bible n’est la propriété de personne : objet constant de lectures, appropriations, polémiques et interprétations diverses, elle s’enrichit de ces nouvelles significations et contribue en même temps à façonner la pensée et l’action de ses divers lecteurs. A l’instar de l’écrivain Meir Shalev, chaque lecteur de la Bible ne peut-il pas dire que, du point de vue de l’interprétation, « Ma Bible est une autre Bible » ?
La table ronde sera animée par Ivan Levaï, journaliste à France Inter.

Cinq intervenants témoigneront chacun du rapport qu’ils entretiennent avec les textes bibliques, au regard de leur propre tradition de foi ou de pensée. Ont déjà confirmé leur participation : Rachid Benzine, islamologue, chercheur associé à l'Observatoire du religieux, Institut d'Etudes Politiques d'Aix en Provence, Marc de Launay, philosophe, enseignant à l'Ecole normale supérieure ; Michel Santier, évêque de Créteil, président du Conseil pour les relations interreligieuses ; Louis Schweitzer, pasteur et théologien ; René-Samuel Sirat, grand rabbin, directeur de la chaire « Connaissance réciproque des religions du Livre et enseignement de la Paix » à l’UNESCO.
bible expo Mardi 9 février à 14 h, témoignage : "Vivre la Bible aux pays de la Bible"

L’Alliance biblique universelle, sorte d’« ONU de la Bible », fédère un réseau de 145 sociétés bibliques nationales, dont l’activité consiste à traduire et diffuser la Bible dans les diverses langues du pays. De la Russie à l’Indonésie, du Brésil à l’Egypte en passant par le Congo ou l’Inde, ces sociétés bibliques au service de toutes les communautés humaines, sont au cœur des enjeux et tensions politiques, culturels, économiques qui font l’actualité du monde.

Qu’en est-il dans les pays qui ont vu naître la Bible ? L’action des sociétés bibliques contribue-t-elle à attiser, ou au contraire à apaiser les tensions entre les trois « religions du Livre » ? En Turquie, la société biblique est au cœur du débat Religion/Laïcité et de la défense des minorités religieuses. En Israël-Palestine, sur fond de tensions communautaires et religieuses, les trois responsables des sociétés bibliques s’attachent à promouvoir une culture de la paix et du dialogue.

Avec la participation de Tamar Karasu, directrice de la Société biblique turque, Nashat Felmon, directrice de la Société biblique palestinienne, Victor Kalisher, directeur de la Société biblique israélienne ; Labib Madanat, directeur de la Société biblique arabo-israélienne

L'entrée se fait au 125 avenue de Suffren (Paris VII°). Une pièce d'identité vous sera demandée à l'entrée. Pour en savoir plus, voir le site de cet exposition.


Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 10:51
- Par Alliance biblique - Publié dans : interfaith
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
theologie_buissonniere_2.jpg Toujours aux éditions Golias, Michel Théron, après un premier tome publié en 2007, vient d'en sortir un second, ce 4 février. La matière de ce livre, nous dit l'auteur, provient d’émissions hebdomadaires d’une heure que j’ai faites l’an passé à Radio FM+ Montpellier, sur la fréquence de 91 Mhz. Elles sont passionnantes.

Et puis, en prime, cette belle histoire de Moïse, lequel fit preuve de curiosité en voyant un buisson qui brûlait tout seul, le fameux buisson "ardent " et se détourna de son chemin :

"On sait que Moïse, voyant que le fameux buisson brûle mais ne se consume pas, détourne son chemin pour aller voir de plus près ce qui se passe, l’origine de ce prodige : « Moïse dit : ‘Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne se consume point.’ » (Exode 3 : 3) Remercions ici Moïse pour sa curiosité : elle est l’âme même de l’être humain. Et comme lui, détournons-nous de notre chemin, je veux dire du chemin prémédité, qui est aussi très souvent celui de tous, pour aller voir les choses de plus près, c’est-à-dire sous un autre angle. Quittons donc comme lui les sentiers battus, faisons du hors sentier, n’hésitons pas à nous frotter aux buissons, quitte à nous y piquer ou brûler" (Michel Théron).

Pour en savoir plus, se rendre sur le site de Golias

Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 19:22
- Par informations de Michel Théron - Publié dans : vient de sortir
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Créé en janvier 1998, l’ARELC vient d’être dissoute le 9 janvier 2010 par décision d’une assemblée générale. Le bilan est toutefois très largement positif.

symboles-religieux.png « L’aventure a été belle. Nous avons tous ensemble exploré des terres sinon neuves, au moins insuffisamment défrichées. Nous voulions en effet « développer, dans un esprit laïque, principalement dans l’éducation, la connaissance du fait religieux et la réflexion sur le concept de laïcité » (déclaration au Journal officiel du 24 janvier 1998). Une grande ambition qui participait à la naissance du mouvement que tel propos de la Ligue de l’enseignement en 1982, tel rapport du recteur Joutard de 1989, tel colloque de Besançon de 1991 et telles universités d’été organisées par notre équipe entre 1992 et 1998 amorçaient : intégrer plus fortement – car, certes, elle y était déjà – l’étude du ou des faits religieux dans l’enseignement général donné dans nos écoles, collèges et lycées.

Avons nous réussi ? Oui, assurément, et nos universités d’été, nos colloques, nos voyages à thème (de Cordoue à Palerme, de Chypre à Jérusalem), notre bulletin et notre site sont là pour le prouver. Et toutes ces gouttes d’eau, les nôtres et d’autres aussi, ont fait la rivière où coule le rapport Debray, les réformes des programmes, la création de l’Institut européen en sciences des religions (IESR). Un cadre institutionnel existe donc qui n’existait pas auparavant ; il reste alors à lui donner vie par l’action permanente de tous les formateurs, de tous les personnels éducatifs.

C’est cela que nous avons dessiné. A d’autres mieux implantés, de donner suite. A chacun de nous aussi, de trouver sur ces sujets les engagements qui lui semblent les mieux appropriés. Mais il reste une amitié ; elle a uni notre groupe ; elle pourra être féconde. »

Jean Carpentier, Alain Bondeelle, Marielle Zographos, le 24 janvier 2010

Il reste un site riche en documents.

Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 17:41
- Par ARELC - Publié dans : sites à découvrir
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Jacques Gaillot atteindra 75 ans en septembre 2010, âge qui est, pour les évêques, celui de la retraite. Il remettra alors sa démission à l’Eglise-institution et continuera ses engagements en qualité d’évêque émérite, titre officiel de tout évêque hors charge. A cette occasion, les « Amis de Jacques Gaillot » se réuniront autour de lui, à Paris, pour une journée de fête et d'amitié, le samedi 18 septembre 2010.

Au sud de Sétif, dans l’Est algérien, Partenia fut un siège épiscopal sans limite territoriale précise. On ne connaît pas sa date de fondation. A l'époque de saint Augustin (IVe siècle), il figurait dans la «Mauritanie Sitifienne», autrement dit dans la région de Sétif, sur les hauts plateaux de l'actuelle Algérie, mais on ne connaît pas sa localisation exacte. Aujourd’hui toute trace a disparu sous les sables.

En 484, Hunéric, le roi des Vandales, chrétien arien (et non fidèle du pape) envahit le pays et convoque les évêques en son palais de Carthage. Rogatus, évêque de Partenia, sera persécuté et exilé.

jacques_gaillot_dix-ans-apres.jpg Ensuite ? Il fut accordé en évêché de référence à Jacques Gaillot qui, en janvier 1995, fut relevé de sa charge d’Evreux par les autorités vaticanes sous prétexte qu’il prenait des engagements considérés comme politiques et sans coordination avec les autres évêques de France. Comme Partenia n'existait plus, il devient le symbole de tous ceux qui dans la société comme dans l'Eglise ont le sentiment de ne pas être pris en considération. C'est un immense diocèse sans frontières où le soleil ne se couche jamais.

Pour l’instant, concrètement, ce diocèse c’est un homme et ses engagements internationaux en faveur des discriminés de toute sorte, les livres qu’il a écrits, un site (lien), un forum mais peu actif qui s’y trouve, une association d’« Amis » présidée par Gérard Warenghem, missionnaire spiritain. On imagine, tout autour de lui, une myriade de bénévoles et militants engagés dans le social et l’humanitaire.

Mais c’est aussi un diocèse sans budget, sans conseil ni équipe diocésaine, qui ne fait pas synode, qui n’organise pas de culte, qui ne diffuse pas de bulletin, sans homélies dominicales de son évêque, sans fidèles aussi venus tout simplement prier et faire culte.

L’aventure numérique de Partenia ne semble pas avoir été au-delà d’un effet de vitrine et d’une actualité centrée sur les activités temporelles de son évêque. Or, nous pensons que l’on peut aller beaucoup plus loin dans cette voie ainsi que les unitariens francophones l’on prouvé avec une Eglise qui fonctionne entièrement sur la Toile (lien), avec toutes les activités qu’on peut attendre d’une Eglise habituelle.

Il est probable que le Vatican ne nomme pas de successeur. Mais alors pourquoi ne pas appliquer l’ecclésiologie tant demandée à corps et à cris par les catholiques réformateurs : le retour à l’élection d’un évêque par les fidèles et la présentation de l’élu au peuple assemblé ? Autre scénario possible : la mise en place d’un conseil chargé de gérer le diocèse en attendant un nouvel évêque.

Dans un acte de dérision, Rome a accordé un diocèse qui n’existait pas concrètement, mais, ô miracle ! Dame Internet est capable de faire fonctionner une telle institution et de mettre ce diocèse au service du monde entier – ou bien, plus modestement, aux fidèles francophones qui ne sont pas reliés à un diocèse pour des raisons de distance géographique ou de désaccord.

Pourquoi ce diocèse n’a-t-il pas pris sur la Toile toute la place qu’il pouvait prendre ? Quelle sera l’avenir de ce diocèse ? de ce morceau d’Eglise finalement donné comme institution aux catholiques progressistes opposés à Rome … Pour une fois que Rome accorde quelque chose à cette mouvance revendicatrice !

Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 18:49
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : catholiques libres en action
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Parvissitelogo2010Lyon.jpgLa Fédération des réseaux du Parvis (mouvance chrétienne réformatrice et libérale) donne rendez-vous à tous les chrétiens pour un grand rassemblement les jeudi et vendredi 11 et 12 novembre, qui sera suivi par une assemblée générale de la Fédération le samedi 13. Voici les objectifs de cette manifestation :


1) – Manifester que les « chrétiens et chrétiennes d’ouverture », que nous sommes, existent en France et dans le monde, et qu’ils/elles ont des choses à dire


2) - Faire prendre conscience à chacun et chacune d’entre nous qu’il/elle n’est pas seul-e, tant dans les Parvis, qu’en France et dans le monde, à partager la même volonté de redécouvrir, à la source, les intuitions de l’Evangile, de montrer leur actualité, et de promouvoir, à partir de ces intuitions, les valeurs reconnues universelles


3) - Exprimer et témoigner, pour le monde en devenir, de ces intuitions débarrassées des scories du temps et des interprétations liées à un contexte théologique, culturel et sociétal dépassé, et y retrouver, pour les plus ancien-nes, les graines semées à Vatican II et toujours à développer.


4) - Echanger, s’enrichir mutuellement et tisser des liens avec tous ceux et celles qui partagent cette volonté, que ce soit dans les Eglises, sur les parvis ou en dehors de ces Eglises, que ce soit avec les croyants d’autres religions ou avec les athées et agnostiques


5) – Associer les jeunes, se laisser rejoindre par eux dans leurs attentes, leur recherche de sens et leur perception du monde. Reformuler avec les jeunes le message évangélique toujours d’actualité en des termes compréhensibles.


6) – Manifester, avec tous les acteurs concernés, notre volonté de construire un monde plus juste, solidaire, fraternel, démocratique, capable de répondre aux enjeux du 3ème millénaire en préservant la Terre dans le respect des droits de l’Homme.


7) - Interpeller les Eglises, pour qu’elles se transforment de façon à devenir signes vivants de Jésus de Nazareth et relais de ses appels dans la construction de notre monde en devenir.

 

Les chrétiens unitariens sont représentés au sein de cette Fédération par l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)

 


Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 19:17
- Par Fédération des réseaux du Parvis - Publié dans : le GR de Lyon 2010
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Le site unitarien de l’année 2009 a été attribué par le forum "Unitariens francophones" à Yohann Amal pour son site Spiritualités unitariennes, plurielles et universelles (lien). 

france_spiritualites-unitariennes.jpgCe site, qui fonctionne sur la plate-forme d’Over-blog, vise à " Un partage sur les thèmes de l'unitarisme, de l'universalisme unitarien, des traditions religieuses (soufisme, christianisme, bouddhisme, etc...) et des diverses spiritualités ".


Il a été lancé le 21 novembre 2009 et compte déjà près de 200 articles. En plus de " méditations matinales " quotidiennes, il cite des auteurs très divers connus pour leur spiritualité et se fait volontiers l’écho de contributions faites au sein du forum Unitariens francophones  (lien). Au sein de la plate-forme d’Over-blog, il s’est inscrit à la catégorie "Culture". Ses mots clé (classés par ordre alphabétique) : bouddhisme, bouddha, christianisme libéral, humanisme, Ibn Arabi, islam libéral, Jésus, métaphysique, monde uni, religions, soufisme, spiritualités, unitarisme, unité de l'humanité, universel. Il a adhéré à trois communautés de blogs : "Religions en toutes liberté", "Unitariens" et "Universalisme".


Il a été proposé à plébiscite au sein du forum par Jean-Claude Barbier pour les motifs suivants : " C'est un site très généreux, illustré avec des documents recherchés avec soin et bien en relation intime avec les textes, rythmant nos jours pas des méditations matinales, faisant écho à ce qui se dit ici au sein de notre forum, et témoignant de cette dimension charismatique que notre mouvance a acquise cette année et qui complète bien nos talents ". Il a été adopté à l’unanimité de ceux qui se sont exprimés.


Chaque année, le forum désignera ainsi le site unitarien de l’année ; donc rendez-vous à la fin de l’année 2010 pour connaître le second heureux nominé. Pour l’instant, la mouvance unitarienne francophone anime pas moins d'une vingtaine de sites.


Les sites "institutionnels"


a) des instances communes


l’Eglise unitarienne francophone EUfr (lien)

le Conseil des unitariens et universalistes français CUUF (lien)
le forum Unitariens francophones UF (lien)

b) des associations et Eglises locales (pour les sites qui sont actualisés)


l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU (lien)

l’Association unitarienne-universaliste francophone AUUF "Spiritualités en libertés" (en construction) (lien)

l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi ACUB, hébergé sur le site de l’AFCU (lien)

l’Assemblée des chrétiens unitariens du Congo ACUC, hébergé sur le site de l’AFCU (lien)
l’Association des chrétiens unitariens du Togo ACUT, hébergé sur le site de l’ACUT (lien)
l’Eglise Lisanga ya bandimi na Nzambe (chrétiens unitariens de la république démocratique du Congo), hébergé sur le site de l’AFCU (lien)
le Mouvement unitarien universaliste du Québec MUUQ (lien)

les Amitiés islamo-unitariennes AIU (lien), site hébergé par les Etudes unitariennes

c) les sites édités par le réseau de la Correspondance unitarienne


les Actualités unitariennes (lien)

La Besace des unitariens (lien)

les Etudes unitariennes (lien)

d) et autres réseaux
 

le Wiki du RFUU (lien)


e) des sites individuels


Didier Le Roux, Unitariens (lien)

Yohann Amal, Spiritualités unitariennes, plurielles et universelles (lien)

Hassan Aslafy, l’Esprit de Cordoue (lien)

Fabien Maisonneuve, Alfarange – islam libre ; le blog d’un universaliste (lien)
Marie-Claire Lefeuvre, Le blog de Marike, chrétienne protestante, unitarienne (lien)
anonyme, Universalisme unitarien (lien)


f) des communautés de blogs sur la plate-forme d’Over-blog


Religions en toute liberté (lien), animé par les Actualité unitariennes

Unitariens (lien), animé par le CUUF
Universalisme (lien), animé par Universalisme unitarien


Pour connaître tous les sites et activités, voir la rubrique " adresses unitariennes " sur le site de l’Eglise unitarienne francophone

Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 10:54
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'unitarisme
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Temps Présent vient de publier La réforme grégorienne, premier livre de sa collection « Racines et Ruptures » qui tente de répondre à cette question : que nous dit le passé qui puisse éclairer l’avenir ? L’auteur, Sylvain Gouguenheim, nous montre comment, au XIe siècle, la lutte entre la papauté et l’empire germanique pour le contrôle du sacré déboucha sur la sécularisation des sociétés européennes, jetant les bases de la modernité politique et religieuse occidentale.

Cet ouvrage est disponible à Temps Présent, temps.present@wanadoo.fr , tél. 01 45 51 57 13.

La Réforme grégorienne :

Au Moyen Âge, la réforme grégorienne est une politique menée sous l'impulsion de la papauté. Si les historiens admettent que le pape Léon IX a commencé le redressement de l'Église, c'est pourtant le pape Grégoire VII (illustration jointe) qui a laissé son nom à la réforme. De plus, les efforts pour sortir l'Église catholique d'une crise généralisée depuis le Xe siècle se poursuivent bien après le pontificat de Grégoire VII. Ainsi l'expression « réforme grégorienne » peut paraître impropre puisqu'elle ne s'est pas limitée à quelques années mais concerne au total près de trois siècles.

gregoire_VII.jpgElle comporte trois projets principaux :

- Affirmation de l'indépendance du clergé : les laïcs ne peuvent plus intervenir dans les nominations. Ce point ne va pas sans conflits, notamment entre le pape et les empereurs germaniques qui se considèrent comme les représentants de Dieu sur terre (Querelle des Investitures).

- Réforme du clergé : pour que le clergé suscite le respect. Le clergé est mieux instruit et l'Église impose le célibat des prêtres ainsi que le mariage chrétien pour les laïcs.

- Valorisation du rôle du pape : à partir du XIe siècle, le pape met en place une structure centralisée autour de la papauté. En 1059, le pape Nicolas II crée le collège des cardinaux qui élit le nouveau pape. De plus, on voit se développer la curie pontificale qui contrôle ce qui se fait dans l'Église. Enfin, le pape multiplie les interventions pontificales. L'une des plus connues est matérialisée par le décret de 1059 réformant l'élection pontificale et interdisant le nicolaïsme et la simonie.

Pour en savoir plus, voir entre autres l’article de Wikipedia

Ajout du 30 janvier 2010 ; les chants pré-grégoriens

"Dans les aspects collatéraux de la réforme grégorienne, il faut signaler l'adoption définitive du chant grégorien. Celui-ci est certes bien antérieur à Grégoire VII, le pape de cette réforme, et ce chant est attribué à Grégoire 1er, paternité symbolique car il lui est postérieur. Quelle que soit la beauté du chant grégorien, Rome s'en est servi dans une politique d'uniformisation qui a tué la diversité liturgique, apportée notamment par le chant gallican, le chant ambrosien ou milanais et surtout le chant hispanique plus connu sous le nom de chant mozarabe, puisqu'il provient des populations hispaniques chrétiennes de culture et d'écriture arabes (et parfois de langue arabe), nombreuses à l'époque du califat arabe de Cordoue. Le chant chrétien antique occidental a été réhabilité par Iegor Reznikoff (lien). Il faut bien sûr y ajouter toute la diversité du chant chrétien oriental." (Message de Régis Pluchet au groupe Yahoo "Unitariens francophones" du 30 janvier 2010)

Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 14:45
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : vient de sortir
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
marcel legaut bergerA partir de l’œuvre de Marcel Légaut (1900-1990), ses « amis » continuent à faire connaître ses idées grâce à un bulletin mensuel  *, plusieurs groupes locaux en France, un à Bruxelles et de nombreux correspondants dans divers pays, de très nombreuses sessions, retraites, conférences, et un site qui vient de se moderniser.
* Quelques Nouvelles : le bulletin de février en est le 230ème numéro ; ce bulletin est envoyé gratuitement par voie électronique ; Il est publié par Antoine Girin (courriel).

L’Association culturelle des Amis de Marcel Légaut (ACML) organise à Pâques 2010 une importante rencontre sur le thème « Pour re-susciter sa voix et celle d’autres grands témoins… pour inventer notre avenir »

Elle se déroulera à la Magnanerie (dans la Drôme) du mardi 6 avril à 19h au vendredi 9 à 19h, avec les contributions suivantes :
Actualité de la démarche spirituelle de Marcel Légaut par Jacques Musset
Rencontre et vie spirituelle selon Marcel Légaut par Guy Lecomte
L’approche du mystère de Dieu selon Marcel Légaut par Bernard Lamy
Lucien Laberthonnière : une pensée novatrice, du personnalisme à la métaphysique de la charité, par Joseph Thomas
Marcel Légaut, l’abbé Gaudefroy, l’abbé Breuil, le Père Teilhard à travers leur correspondance, par Dominique Lerch
Inscription : Françoise Servigne, tél. 01 60 68 91 49, courriel 

L'assemblée Générale de l'ACML aura lieu dans la foulée, le samedi 10 avril à partir de 9h30.

Un CD, reprenant la cassette de Marcel Légaut Spiritualité n° 3-Prières Méditation (avec fond de musique d'orgue) sera en vente dès les journées de Pâques au prix de 10 € l'unité

Cette mouvance est un très bon exemple du catholicisme libéral et non dogmatique qui s'est développé depuis la fin du XXème siècle et qui est très proche de l'unitarisme dans la mesure où il insiste sur l'humanité de Jésus, et ne parle que très occasionnellement, sinon plus du tout de sa dimension divine ! Bef un quasi unitarisme non-dit, de fait. Au sein de cette mouvance, le petit réseau, Jésus simplement, est encore plus explicite et rejette la divinité de Jésus.

L'Association culturelle des Amis de Marcel Légaut est avec les chrétiens unitariens (l'Association fraternelle des chrétiens unitariens AFCU) au sein de la Fédération des réseaux des parvis (laquelle est un réseau regroupant une cinquantaine de mouvements et associations catholiques, une protestante - Théolib - et une unitarienne - l'AFCU).

Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 12:54
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : catholiques libres en action
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
institut_catholique_paris.gif Lundi 25 janvier 2010, une vingtaine d’étudiants, responsables d’associations, imams ou aumôniers musulmans ont reçu leur diplôme universitaire «interculturalité, laïcité et religions », à l’Institut catholique de Paris. C'était la première promotion d'une formation mise en place en 2007 par la Faculté des sciences sociales et économiques (Fasse) de cet institut, destinée aux cadres religieux, culturels et associatifs en priorité de confession musulmane.

Le programme a été mis au point par Olivier Bobineau, sociologue, directeur et maître d’œuvre du contenu pédagogique du diplôme ; ce dernier le qualifie volontiers de « véritable antichoc des civilisations ».

Lancée sur une idée de la République française, c’est donc finalement l’Institut catholique de Paris qui le réalise en raison du refus, au nom de la laïcité, des universités publiques de dispenser un programme de mise à niveau à des étudiants de confession musulmane. On reste bouche bée face à ce refus et on ne peut que s’inquiéter des rigidités et du manque d'imagination de certains milieux universitaires français sur bien de points. Paraît-il, dans ce cas, une question de définition de la laïcité qu'il ne faudrait pas toucher ... Eh oui ! ne pas toucher à la définition !

Cette année, une trentaine d’étudiants, dont quatre femmes et, pour la première fois, des Africains, se sont inscrits.

Voir l’article de Martine de Sauto dans La Croix du 27 janvier 2010

Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 04:32
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'islam en Europe
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
hassen-chalghoumiL'habitation d'Hassen Chalghoumi, imam à Drancy, a été saccagée en mai 2006 au lendemain de sa déclaration sur la Shoah lors d'une cérémonie commémorative au camp de Drancy à laquelle il avait apporté sa solidarité. Il avait tout simplement osé rappeler qu’Isaac (ancêtre « généalogique » des Juifs) et Ismaël (censé être celui des Arabes) étaient frères. Depuis, il est, pour certains de ses coreligionnaires, « l’imam des Juifs » ! Ce que rappelle ce jour un article du Point.

Il est l’auteur d’un livre à paraître en février « Imam et républicain » aux éditions du Cherche-midi. Voir entre autres à la FNAC (lien)

Voici que, maintenant, ce lundi 25 janvier 2010, dans le cadre de sa mosquée, des musulmans inhabituels des lieux, venus de l'extérieur de Drancy, ont demandé, à la fin de la prière, à prendre la parole afin de répondre aux propos "anti-burqa" de l'imam en question. Celui-ci étant absent, le second imam de Drancy, Yassine Aouidet, qui avait dirigé la prière du soir, chercha à le joindre par téléphone. On peut imaginer que l'iman ainsi interpellé esquiva l'invitation à venir dans un tel débat aussi improvisé et qui ne pouvait qu'être houleux.

Il le fut effectivement, notamment lorsqu'un nommé Abdelhakim Sefrioui, du collectif Cheikh Yassine, venu dit-il lui même de 70 km et dont l'intervention a été filmée  dans une vidéo amateur, assura au micro que M. Chalgoumi est "esclave de Sarkozy", est acquis "à la cause de Sarkozy, c'est-à-dire des sionistes. (...) [à noter l'amalgame Sarkozy = sionistes] Cet homme est là contre les intérêts des musulmans, pour servir les ennemis de Dieu", bigre ! suivent des phrases en arabe qui ont tout l'air d'être aussi violentes. Pour certains journalistes, ce seraient là tout bonnement des "noms d'oiseaux" (= des injures qui volent bas).

Pour nous, ce sont bel et bien des propos anti-sionistes et politiques, indignes d'un intervenant à un débat au sein d'un lieu de culte, et qui, plus est, intervient ainsi intempestivement dans une communauté qui n'est pas la sienne
.

L'imam Hassen Chalghoumi étant absent, on peut supposer que des fidèles ont du lui rapporter la scène, peut-être en la dramatisant encore plus. Suite aux propos violents qui avait été effectivement tenus et en en connaissant toute la portée, l'imam a porté plainte pour menace de mort (soit, précisera-t-il, une "main courante" déposée au commissariat de Drancy).

Le président de l'UOIF, Fouad Alaoui lui a benoîtement recommandé la plus grande prudence face aux extrémistes si l'on en juge les propos rapportés par Le Monde : M. Alaoui "condamne l'agression contre l'imam de Drancy", tout en estimant que ce qui s'est passé "n'est pas très étonnant". "Nous l'avons mis en garde à plusieurs reprises pour qu'il équilibre ses paroles parce qu'il risquait d'attirer les réactions des extrémistes." (rapporté par Le Monde). Ah bon ! il ne faudrait plus dire de que dicte la conscience car ces messieurs extrémistes, eux, dictent leur loi ? En tout cas, cette déclaration de F. Alaoui, pourtant par ailleurs vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), accorde bien hâtivement les circonstances atténuantes aux supposés agresseurs !

Aujourd'hui, la communauté musulmane de Drancy qu'on imagine sous le choc, apparemment unanime dans la langue de bois, jure aux journalistes qu'il ne s'est rien passé, qu'il y avait un simple débat (ah bon ! organisé, prévu à l'avance ou spontané, provoqué ? certes présidé séance tenante par le second imam), que le micro a été donné à des personnalités "religieuses" qui étaient invitées (ben voyons ! bonjour aux conférenciers) : pas même un éclat de voix ? Ce qui semble bien surprenant dans une situation aussi ... tendue. Les journalistes retiennent surtout que l'imam a "menti" puisqu'il a déposé sa plainte en laissant penser qu'il était présent et en mentionnant l'irruption avec violence dans la salle de prière d'un commando de 80 personnes ; mais les mêmes journalistes ne vont guère plus loin dans l'investigation, contents qu'ils sont de leur manchette toute trouvée.

L'imam de Drancy a dénoncé les agissements du groupe Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas, tué en 2004 dans un raid israélien. Non sans raison, puisque le nommé Abdelhakim Sefrioui, dont nous avons relaté les propos, appartient à ce collectif. Ce groupe organise entre autres le soutien financier au Hamas. Il est bien entendu soutenu par les Frères musulmans dont l’UOIF est l’émanation pour la France (voir notre rappel d’un livre bien informé qui a eu le mérite en son temps de signaler ce rôle de masque). On comprend dès lors les dénégations véhémentes de Fouad Alaoui qui ne trompent décidemment que ceux qui ne sont pas au courant des coulisses de l’islam en France et en Europe.

Il ne s’agit pas seulement de mouvements, de lobbies et autres groupes de pression, mais nous avons à faire à des groupes qui font effectivement peur. Les musulmans de France sont les premiers à les craindre ; certains le disent en prenant le risque d’en parler ... mais on met cela au compte de l’islamophobie qui serait « ambiante » alors que ce n’est pas du tout la question de l’islam mais, précisément, de sectes politico-religieuses.

L'UOIF entend rester dans les limites de la légalité, se contentant pour l’instant d’exercer son emprise sur le Conseil français du culte musulman CFCM. Force électorale, elle a su établir des alliances locales et tous ses membres ne sont donc pas des Frères musulmans, mais ce sont ces derniers qui « tiennent » la fédération. Ceux-ci font penser dans leur stratégie aux trotskistes ou autres communistes «révolutionnaires» : le moment venu, ils lèveront le voile * et enverront la démocratie couillonnée aux orties.
* allusion, non pas à la burqa car ce sont les salafistes qui s’en sont emparés, mais au voile des wahabites qui laissent la face visible (entre salafistes et Frères musulmans c’est en effet la lutte féroce pour la direction du radicalisme musulman).

La démocratie "marche pied" : les fascistes et les communistes de notre XXème siècle en ont monté allègrement les escaliers ; l'islam djihadiste n'en a donc nullement l’innovation ; il a été simplement à la bonne école de tout mouvement révolutionnaire qui se respecte. D'ailleurs, toutes les élites de l’extrémisme islamique sortent de nos Ecoles occidentales et pas des moindres. Ce sont des modernistes, des militants parfaitement conscients (et pas du tout des paumés) et convaincus (et pas seulement endoctrinés).

Certains pensent qu’il faut « composer » avec eux (à ne plus en finir ?) afin de ne pas « stigmatiser » l’islam, mais l’islam de France est la toute première victime de ces groupes : aidons la et soutenons ces imams libéraux qui osent dire tout haut ce que la majorité de musulmans pensent tout bas. Oui, l’islam de France a peur des commandos islamiques.

En Amérique du Nord, aux Etats-Unis et au Canada, toute une génération de nouveaux imams, décomplexée, n’hésite plus à participer aux débats télévisés, à faire des déclarations condamnant les extrémistes, à monter au créneau avec sa compétence intellectuelle et théologique.

Les imams des grandes villes de France pourront-ils être protégés comme il se doit par l’Etat afin qu’ils puissent s’exprimer librement ?

ndlr. cet article a été complété le 31 janvier 2010 afin de tenir compte d'informations plus récentes (articles de journaux et vidéos amateurs)

Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 13:11
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : l'islam en Europe
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Bela Bartok, buste Le dimanche 27 décembre 2009, à 12 heures, a eu lieu, à la "Bela Bartok Unitarian Church" de Budapest, un premier culte en anglais. Les célébrants en étaient  : les révérends Sándor Léta et Knut Heidelberg (évêque de l'Eglise unitarienne de Norvège), Gyopár Pávai, Márton Szabó, et Osztováta Ensemble. Le culte fut enregistré en audio (lien)

Pour plus d'information sur les services en anglais au sein de cette congrégation, voir

L'information nous a été transmise par le révérend Roberto Rosso (Italie)

buste du célèbre musicien et compositeur hongrois Bela Bartok (1881-1945), qui fit carrière aux Etats-Unis. Il était unitarien et une congrégation unitarienne de Budapest porte désormais son nom.
Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 13:49
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'unitarisme
Communauté : Unitariens - Recommander
Terre du Ciel publie des revues de grande qualité, organise des stages d'initiation aux spiritualités, des colloques internationaux et des débats. Toutes les grandes religions et sagesses de l'Humanité y participent, avec des personnalités connues et reconnues dans le monde entier, et l'ambiance y est donc tout à fait plurielle, loin des emprises sectaires qui peuvent exister ailleurs.

Terre de ciel c'est une structure : "L'université Terre du Ciel des savoirs et sagesses du monde" qui se consacre, depuis vingt ans, au développement d'une spiritualité incarnée, dans un esprit pluraliste et alternatif. Elle gère depuis une dizaine d'années le domaine de Chardenoux, centre d'accueil pour des stages, séminaires et retraites, organise chaque année un Forum et publie deux revues d'objectifs complémentaires : Sources, à tonalité plus spirituelle, et Alliance (pour une Europe des consciences) , à tonalité plus alternative.

Or une perquisition a eu lieu le jeudi 7 janvier avec un important déploiement de gendarmes ... comme s'il s'agissait d'une secte ! Comme on dit, il y a eu manifestement erreur d'adresse ! Aucune explication n'a été donnée pour cette intervention.


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"Artisans de paix" Je pense que c'est un peu l'objectif de Terre du Ciel... parce qu'on y rencontre des gens qui appartiennent à des traditions différentes, et qui ne sont pas là pour s'opposer ni même pour essayer intellectuellement de trouver des voies de rapprochement. Mais pour mettre en commun ce Souffle qui les habite les uns et les autres. Philippe Maillard

Communiqué de presse de Terre du Ciel : "mis en arrêt de travail par l’État - sans jugement -"

Jeudi 7 janvier à 8h45, 3 voitures déboulaient à toute allure dans la cour d’honneur du Domaine – avant de repartir vers les bureaux. À 9h précise, une vingtaine d’hommes intimaient au personnel l’ordre de ne plus toucher à rien – ni papier, ni ordinateur, ni téléphone – tandis que 2 fourgons bleus de la gendarmerie se positionnaient devant les 2 entrées du Domaine, et qu’en descendaient des hommes armés, en treillis d’opération militaire : défense d’entrer et de sortir. C’était une perquisition.

Il y avait là des hommes et femmes de la brigade de recherche, brigade financière, Urssaf, inspection du travail – avec un spécialiste de l’informatique et – ce qu’on découvrira à la fin - un médiateur psychologue.
L’ambiance fut celle d’une véritable opération militaire qui mit tout le monde en situation d’hors-la-loi et créa une ambiance de culpabilité traumatisant l’ensemble du personnel pour plusieurs jours.

La perquisition dura de 9h à 18h sans interruption. La moindre pièce et le moindre placard furent visités et fouillés. Des cartons de dossiers furent mis sous scellés et emportés, tous les ordinateurs – (sauf un sauvé in extremis) – soit 16 appareils – furent débranchés et emportés, ainsi que le serveur central, les sauvegardes, les disques durs annexes et tous les logiciels. Chaque membre du personnel était en permanence encadré de 3 personnes et harcelé de questions ou de remarques ironiques : Est-ce qu’on vous oblige à porter un uniforme ? Est-ce qu’on vous oblige à faire de la gymnastique ? Les repas sont-ils végétariens ? Sont-ils bons ? D’où viennent les stagiaires ? À l’évidence, les gendarmes avaient une idée bien précise derrière la tête : nous n’étions pas une entreprise classique et il y avait un « big boss » tout puissant sur les corps et les esprits.

Quelques incidents cependant ébranlèrent leur conviction :
- dans la bibliothèque, il y avait des livres sur toutes les traditions et sur tous les sujets. Cela les étonna.
- ils trouvèrent chez le gérant 2 petites salles de méditation : « Oui, car mon mari et moi, nous ne suivons pas la même voie ». Le gendarme resta très perplexe sur cette réponse. Cela ne cadrait pas avec le monolithisme culturel et intellectuel supposé du lieu.

Les années précédentes, nous avions déjà eu 2 contrôles fiscaux, 2 contrôles URSSAF et une visite de l’inspection du travail. C’étaient des contrôles « civilisés » où l’on se quittait sur une poignée de mains. Ce fut, cette fois, une opération militaire.

Pourquoi cette différence ? La nature des questions posées et des remarques rend la réponse très claire : les contrôles précédents concernaient une entreprise. Cette fois, il s’agissait d’une « secte », le grand satan de la société actuelle. Les gendarmes ont cherché partout de la drogue, ouvrant et reniflant tous nos flacons de pilules ayurvédiques et d’huiles essentielles, ils ont cherché des virements à l’étranger citant l’Inde à plusieurs reprises, peut-être ont-ils aussi cherché des armes ?

Je crois qu’ils ont été impressionnés par le calme et la dignité de l’ensemble du personnel. Leur psychologue, censé travailler sur ceux qui « pètent les plombs » dans une telle situation, n’a pas eu à intervenir. Tous ses collègues le blaguèrent à ce sujet à la fin de la visite.

On peut penser qu’une telle opération militaire est parfois nécessaire. L’était-elle en ce qui nous concerne ? Ce présupposé manifeste de « secte dangereuse » est-il justifié par les faits ? Pourrait-on alors comprendre l’amitié et la collaboration régulière de tant de personnalités du monde de la culture, des sciences et des arts ? Peut-on comprendre le partenariat officiel que nous accorde la NEF, fondateur de la future « banque éthique européenne » ? Peut-on comprendre l’amitié profonde qui nous lie à de si nombreux religieux de tous bords : catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, bouddhistes, hindouistes et autres ? Terre du Ciel est au contraire bien connu pour sa large ouverture, son désintéressement et son haut niveau d’exigence en terme de qualité de programmes.

L’un des hommes de la perquisition sauva peut-être l’honneur du groupe. S’adressant à Evelyne : « Je regrette, Madame, d’avoir à faire mon travail dans de telles circonstances ». Un fait demeure : la Gendarmerie a emporté tous les ordinateurs, tous les fichiers, tous les carnets d’adresses, beaucoup de dossiers en cours, et beaucoup d’argent provenant du règlement des stages et des abonnements aux revues, et en instance de partir à la banque. Nous sommes pratiquement dans l’impossibilité de continuer à travailler. Nos programmes d’été doivent être bouclés dans un mois. Si ce n’est pas fait nous frôlons la catastrophe, et aujourd’hui nous ne pouvons rien faire. Aucune date ne nous a été donnée pour la restitution du matériel : « l’enquête prime ». Une requête en restitution a été introduite auprès du procureur et nous sommes dans l’attente d’une suite. Nous avons proposé que tous les fichiers soient copiés et sommes prêts à collaborer avec la justice sur ce point.

Je pose la question : l’État français peut-il tuer légalement une entreprise et mettre au chômage 18 salariés avant que celle-ci ne soit jugée ? Est-ce cela l’État républicain, démocratique et laïque dont on nous demande d’être fier ? Est-ce cela la justice de notre pays ? Un Etat, qui se dit de droit, peut-il bafouer délibérément la présomption d’innocence ?

J’en appelle à l’opinion publique.

Chardenoux, le 19/01/2010, Alain Chevillat, Gérant
A suivre sur www.terre-du-ciel.fr
contact : alain.chevillat@terre-du-ciel.fr
Avocat : Maitre Hincker - Strasbourg

Les unitariens souscrivent totalement aux objectifs de Terre du Ciel. Ils militent pour les religions libérales et ouvertes les unes aux autres, pour des spiritualités plurielles en toute transparence et partage réciproque, loin de toute emprise sectaire.

Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 16:53
- Par Alain Chevillat - Publié dans : interfaith
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EXIT GODFRIED

Il fallait s’y attendre. L’archevêque de Malines-Bruxelles, primat de Belgique, cardinal de surcroît, n’a pas échappé à la vindicte des frères Ratzinger, car ils sont deux, et le moins connu, petit monseigneur bavarois, n’est pas le moins vindicatif, tant s’en faut. Ils ne lui avaient pas pardonné les réserves qu’il s’était permis de formuler tout au long du dernier conclave et la déception qu’il n’était pas parvenu à dissimuler, à la fin de celui-ci, dans une conférence de presse, qui fut sans doute, quoi qu’il en dise, un des meilleurs moments de vérité de sa carrière. Un des derniers cardinaux qu’on appelait « libéraux », pour leur reconnaître une certaine personnalité et signifier qu’ils n’étaient pas toujours rigoureusement bien alignés, comme tous les autres, dans la ligne pontificale, le petit doigt sur la couture de la soutane, a donc été éliminé. Ce fut également le cas,  récemment, de Martini l’archevêque de Milan, bien connu pour ses positions progressistes en matière de morale et de théologie. Lui aussi a été fermement invité à prendre sa retraite à soixante-quinze ans, sans atermoiement ni tergiversation.

Cela veut simplement dire que le progressisme n’a plus aucun avenir dans l’Eglise catholique. On s’en doutait d’ailleurs, depuis que, sans relâche, et avec l’obstination qu’on lui connaissait, Jean-Paul II avait cadenassé toutes les nominations importantes, dans la hiérarchie de cette Eglise, du côté le plus traditionnel et le plus conservateur. Il n’y a pas de miracle, à Rome encore moins qu’ailleurs, et l’Opus Dei a jusqu’ici bien placé ses pions, dans les évêchés comme sur les autels. Benoît XVI n’avait plus qu’à poursuivre. Il le fait consciencieusement aujourd’hui en nommant archevêque de Malines-Bruxelles notre ineffable André-Mutien Léonard. Celui-ci, rappelez-vous, avait débuté ses exactions à Namur en fermant le séminaire qui avait le grand défaut d’être quelque peu ouvert et en recherche. Faisons-lui confiance, il ne tardera pas à découvrir, à un plus haut niveau, quelque chose à détruire, pour affirmer son autorité et la rectitude absolue de son jugement.

Cela pourrait bien être l’UCL, l’université catholique de Louvain la Neuve, qui a le grand tort de ne toujours pas condamner en bloc et en détail, comme il le souhaitait, la pilule, l’avortement, le contrôle des naissances, le préservatif, la conception médicalement assistée, le clonage des cellules, l’utilisation des embryons, l’euthanasie, etc, et dans laquelle, il n’y a pas si longtemps, il n’avait pas hésité à envoyer une taupe en observation, tout en négligeant de la payer, bien sûr. Seuls, les fidèles des deux provinces de Namur et du Luxembourg pourront se réjouir d’enfin connaître un bon débarras. C’était leur évêque.

Il n’y a plus de progressisme possible dans les rangs de l’Eglise universelle. Ce n’est pas en effet l’exaspération de quelques dominicains hollandais qui imaginaient des eucharisties sans prêtre, ni la grève de la faim d’un évêque brésilien qui se solidarisait avec les Indiens sans terre, qui va créer un nouveau courant progressiste. Ils seront désormais de plus en plus isolés, déconsidérés, et probablement écrasés avant d’avoir pu susciter un courant d’opinion. L’expérience acquise par Jozef Ratzinger au sein du saint Office, avant qu’ils ne changent de nom l’un et l’autre, ne laisse aucun doute à ce sujet. Le sort qui a été réservé aux « théologiens de la libération » ne donne plus aucune chance aux intellectuels soucieux de recherche et de formulations nouvelles. La façon dont ont été traités Helder Camara, porte-parole du tiers-monde, Pedro Arrupe, général des Jésuites, et les frères Cardenal, ministres au Nicaragua, garantit à tous ceux qui s’engageront désormais socialement et politiquement dans la vérité auprès des opprimés, un traitement qui aura pour effet de les réduire au silence ou à la démission.

Chez nous aussi, les espaces de liberté se font rares. Les voix discordantes se taisent. Les espoirs sont déçus. Et, pour beaucoup, qui avaient vécu le concile Vatican II d’abord, mai soixante-huit ensuite, c’est le temps du blues. Bien sûr, Louis Evely, Pierre de Locht, Jean Cardonnel et Edward Schillebeeckx  sont morts, Jacques Gaillot a été démis de ses fonctions comme Hans Kung, et Jean Kamp réduit à la plus grande discrétion. Ignace Berten fait, paraît-il, l’objet de menaces, et Gabriel Ringlet se tait bien souvent dans son prieuré campagnard. Les théologiens semblent s’être enterrés, dix mètres sous terre, dans leurs abris anti-dogmatiques, tellement ils considèrent que leur vie est risquée. Les prêtres ouvriers, pratiquement tous à la retraite maintenant, font de plus en plus figure d’anciens combattants. Et ce n’est pas Léon de Pas, comte romain, dernier héritier d’un zouave, tout aussi courageux et téméraire que son ancêtre, mort héroïquement à Rome pour les Etats pontificaux, qui, en reniant son baptême, va créer une révolution.

Et pourtant, la pratique religieuse s’amenuise lentement mais constamment en Belgique. On est obligé d’envisager l’abandon, la démolition, parfois la vente des églises et des presbytères. Le nombre des prêtres en fonction a fondu, parfois réduit à un quart de ce qu’il avait pu être. Les congrégations religieuses ont fusionné, maintenant elles disparaissent. Les couvents sont progressivement transformés en maisons de repos. Godfried Danneels a tout à fait raison de parler du « petit reste », mais ce n’est guère une vision d’espoir. Les seuls îlots de dynamisme et de vie active, parfois désordonnée il est vrai, semblent être les communautés charismatiques et traditionalistes. Mais cela a souvent l’allure d’une propriété privée. De toute évidence, ce n’est pas fait pour tout le monde ! Les évêques embauchent sans relâche des prêtres étrangers pour essayer de boucher les trous dans un tissu ecclésial usé et rapiécé. Pour eux, il n’y a pas de sans-papiers, pas d’immigrés sans droit d’asile. Si ceux-ci sont ordonnés prêtres, et au besoin on accélère le processus pour qu’ils le soient,  ils ne seront pas reconduits à la frontière !

Pourquoi se faire encore des illusions ? L’Eglise catholique est malade, gravement, elle va mourir. On la croyait éternelle ? Ce n’est pas vrai. Elle est humaine, spatio-temporelle comme les êtres humains. Ernest Renan avait raison de dire : le Christ avait promis le Royaume et c’est l’Eglise qui est arrivée. C’est pourquoi il est de plus en plus nécessaire et urgent de faire des distinctions importantes. Christianisme et Eglise catholique ce n’est pas la même chose. Quand on aura retiré des évangiles tout ce qui y a été rajouté durant les trois premiers siècles, on s’apercevra que Jésus n’a jamais voulu créer une organisation religieuse, sacrée et hiérarchisée, copiée sur celle du temple juif, mais qu’il a plutôt voulu une conversion du cœur et de l’esprit des hommes et des femmes en vue de transformer le monde.

Ce qui est en cause dans cette dégradation continue de l’Eglise, ce n’est pas la réforme liturgique avec le français plutôt que le latin, ou l’inverse, ce n’est pas l’autel dos ou face au peuple, ce n’est pas non plus le célibat ou le mariage des prêtres, ni même l’ordination des femmes, ni la révision ou la libéralisation éventuelle de toute la morale sexuelle. Ce qui est en cause est bien plus grave, on peut dire que c’est le Credo. Il n’y a plus guère une ligne de celui-ci qui se tienne réellement telle quelle face à la compréhension raisonnée et critique d’un homme du vingt et unième siècle qui, s’il accepte toujours de croire en quelque chose ou en quelqu’un, est cependant devenu allergique aux mystères de la foi. Rares sont ceux qui s’en rendent compte et sont prêts à l’admettre. Il n’y a guère eu de réaction dans notre Eglise, quand, il y a quelques années, les Abbés de Maredsous et d’Orval ont quitté leurs prestigieuses abbayes et se sont mariés, ni quand l’Abbé de Chimay s’est déclaré homosexuel, et du même coup s’est fait exclure. C’étaient pourtant des signes qui ne trompent pas.

Bien qu’il ait mis près de trois siècles pour être élaboré, le symbole de Nicée a accumulé des affirmations qui n’ont plus leur justification dans l’esprit de nos contemporains. Le Dieu unique continue à affronter la Trinité avec sa complication et son imbroglio de natures et de personnes, et cet affrontement est particulièrement sensible aujourd’hui aux islamistes. Quant à la toute-puissance de Dieu, elle rend tout à fait injustes les tsunamis, les tremblements de terre, et même les guerres, car elle exclut le hasard et ce n’est pas en invoquant la liberté des hommes qu’on peut les justifier. C’est pourquoi il ne manque pas de curés actuellement qui préfèrent parler d’un Dieu très aimant plutôt que tout puissant, d’une faute habituelle ou occasionnelle plutôt qu’originelle. La création telle que définie traditionnellement s’accommode mal de l’évolution pourtant maintenant scientifiquement établie. Et ainsi de suite…

Quand on sait l’histoire et les péripéties humaines des huit premiers grands conciles œcuméniques de l’Eglise catholique qui, jusqu’au neuvième siècle, ont d’ailleurs tous eu lieu, non à Rome mais en Turquie, siège de l’empire byzantin, on a des raisons de se demander si cette Eglise catholique est réellement chrétienne, c’est-à-dire du Christ, et si tous ces dogmes accumulés au cours des siècles n’ont pas eu des motivations bien plus politiques, partisanes ou économiques qu’évangéliques.

Il y a donc du travail pour quelques générations de théologiens, car le ménage à faire est immense et radical. Mais ne nous faisons pas d’illusions, c’est un travail impossible pour eux, car révision et réforme exigent des acteurs entièrement libres, et depuis toujours il est interdit dans l’Eglise de toucher aux dogmes, ne fût-ce que pour les habiller autrement. C’est le caractère dogmatique de l’Eglise qui, profondément, empêche son évolution et son adaptation au monde moderne. Ce sont finalement ses dogmes qui tueront cette religion, par étouffement.

Il est grand temps que tous ceux qui un jour ont été touchés par les valeurs de l’Evangile prennent conscience du tournant qui est à effectuer. Pour ne pas perdre ce précieux héritage il faudra d’une façon ou d’une autre le libérer des structures qui l’entourent et le faire vivre au-dehors. On avait oublié que l’Evangile est un message de grand air, à vivre hors les murs. Exit Godfried, on regrettera sincèrement sa simplicité, sa bonhomie, sa recherche permanente du consensus, imprégnée de bonté, mais pas sa soumission souvent aveugle au système clérical. Exit Godfried, mais qu’ils sortent donc aussi de leurs églises, les chrétiens ! Tout est encore à faire ...

Jacques MEURICE, prêtre.

reproduction de son texte publié le matin même (avec quelques coupures) par le quotidien La Libre Belgique (Bruxelles) et transmis à la Correspondance unitarienne par Philippe de Briey.

Jacques Meurice est l'auteur de :
- Adieu l’Eglise, chemin d’un prêtre-ouvrier, L’Harmattan, Paris, 2004, 159 p., présenté par Jean-Claude Barbier dans la Correspondance unitarienne, n° 54, avril 2006 (lien)
- Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes, Golias, Villeurbanne, 2009, présenté dans les Actualités unitariennes le samedi 27 juin 2009 (lien), puis le vendredi 13 novembre 2009 (lien)

Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 13:11
- Par Jacques Maurice - Publié dans : la Contre-Réforme
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Le malaise est assurément très grand dans les milieux catholiques contestataires, réformateurs, progressistes, libéraux. Nombre d’entre eux ne vont plus à la messe afin de ne plus entendre des propos qui leur semblent surannés, ni de suivre une liturgie qui leur paraît désuète. Certains passent même au protestantisme.

Ils ont mal à leur Eglise, souffrent à chaque nomination d’évêque conservateur (comme récemment Mgr Léonard, évêque de Namur promu au poste d’archevêque de Bruxelles), aux déclarations du Vatican ou de certains prélats. Ils sont nostalgiques de l’élan qui avait été donné par Vatican II et qui leur semble avoir été mis à mal sinon brisé par une réaction menée par les autorités centrales de leur Eglise.

Ils ne rêvent pas cependant de faire dissidence, de fonder une autre Eglise, mais ils veulent réformer leur Eglise de l’intérieur, « faire Eglise, mais autrement ». Ceci dit, ils s’épuisent dans une position défensive par rapport à une Eglise officielle qui, avec ses nouveaux prêtres et ses mouvements cléricaux et charismatiques, s’appuie résolument sur des milieux conservateurs toujours existants. L’Eglise catholique devient de plus en plus un lieu de refuge par excellence contre toutes les aventures progressistes et les excès des mœurs laxistes d’une société de consommation libérée de toute morale. L’évolution est celle d’une dialectique au profit des extrêmes, et à terme celle d’une cassure de fait.

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Entre la résignation inacceptable pour un chrétien qui a la foi et la dissidence (fonder une Eglise catholique indépendante) ou encore le changement d’Eglise (bien d’autres Eglises chrétiennes existent et, somme toute, il y a le choix pour qui veut suivre l’Evangile !), il peut y avoir le vécu alternatif en marge ou en périphérie de l’organisation officielle.

Déjà, des communautés catholiques de base fonctionnent ainsi (depuis plus de trente ans en Italie, puis en France et en Belgique), en pratiquant des célébrations libres avec des prêtres ou sans prêtres. Depuis les dernières années du XXème siècles, les communautés et mouvements catholiques de cette mouvance progressiste se sont regroupés en France (soit une cinquantaine) au sein de la Fédération des réseaux des parvis et en Belgique (soit une quinzaine) au sein des Pavés (Pour un autre visage de l’Eglise et de la Société). Mieux, avec Mgr Jacques Gaillot et le diocèse de Partenia, ces catholiques disposent d’une institution de type diocésain (même si ce diocèse n’existe plus sur le terrain depuis la conquête arabe de la Tunisie !) et d’un leader charismatique. Bref, autant d’institutions qui peuvent servir d'appui pour lancer un mouvement alternatif de plus grande ampleur.

Les ressources humaines ne manquent pas non plus puisque l’Eglise officielle rejette ses enfants : prêtres en concubinage ou mariés, prêtres écartés pour leur homosexualité , prêtres mis sur la touche à cause de leur enseignement jugé non conforme par rapport à la doctrine en vigueur, etc.

Par ailleurs, l’Internet met désormais à notre disposition des moyens efficaces : des lieux d’expression avec les forums, des lieux de documentation et d’information avec les sites et les blogs ; on peut aussi y organiser des cultes comme le fait, au sein d'une autre mouvance chrétienne, l’Eglise unitarienne francophone (culte de maison, suivi d’un partage sur le site) (lien)

D’autres moyens peuvent être mobilisés : pour les réunions de proximité, les plus aisés peuvent proposer leur maison, leur propriété, leur résidence secondaire ; le versement du denier du culte peut être détourné pour les besoins de la mouvance alternative ; la presse catholique contestataire (Témoignage chrétien et Golias en France) est toujours prête à donner de la voix ; etc.

Enfin, les moyens de communication s’étant considérablement développés, les ensembles linguistiques – la francophonie pour nous – deviennent des espaces relationnels privilégiés. Des solidarités et des institutions peuvent mieux s’y organiser, du moins plus facilement que dans les milieux européens ou internationaux dominés par l’anglais que seule une partie restreinte de nos compatriotes pratique avec aisance.

A l’initiative de la Fédération des réseaux des parvis, un Grand rassemblement est prévu à Lyon en novembre 2010. Ne serait-il pas l’occasion de poser des jalons pour un mouvement chrétien alternatif de plus grande ampleur, par exemple au niveau des pays francophones (France et pays voisins, Québec et autres communautés francophones d’Amérique du Nord, Afrique noire francophone), et qui soit plus affirmatif et plus visible avec des institutions et des lieux de décision qui lui soient propres ?

Un mouvement qui soit capable d'initiatives et pas seulement de se cantonner dans une réaction aux faits et gestes de la Hiérarchie, dans une attitude de ronchonneurs systématiques ce qui n'est guère attractif, dans une lutte perpétuelle du pot de terre contre le pot de fer qui ne laisse aucune illlusion sur l'issue. Un mouvement où les catholiques progressistes puissent retrouver la fierté de faire Eglise et la joie de célébrer en commun comme au premier temps du christianisme, au sein de communautés de base de leur choix qui suivent tout bonnement leur chemin sans plus se soucier de Rome et de ses évêques fonctionnaires et préfets.

Mgr Gaillot arrivant en limite d’âge, ne serait-ce pas l’occasion d’y élire son successeur, par exemple parmi les prêtres et théologiens qui ont été écartés par l’Eglise officielle ? Ou encore organiser un intérim pouvant durer le temps qu'il faudra avec un comité et un responsable. Un diocèse qui lui aussi pourrait adopter l’aire linguistique du français : un diocèse pour tous les catholiques alternatifs et francophones.

Des initiatives hardis doivent en tout cas être prises si les catholiques progressistes veulent éviter le rouleau compresseur mis en marche par leur Eglise officielle. Celle-ci dispose en effet de nombreux soutiens, a encore des vocations de prêtres très cléricaux et un bel avenir devant elle en ralliant autour d’un pôle conservateur tous ceux qui, non sans raison, ne suivent pas avec engouement les évolutions contemporaines dont certaines peuvent être légitimement critiquées.

Les unitariens sont en compagnonnage spirituel avec tous les libéraux des autres confessions, religions ou mouvements philosophiques. Ils apportent leur encouragement et leur solidarité  à cette mouvance catholique de type libéral qui est en pleine émergence. Les chrétiens unitariens sont d'ailleurs membres de la Fédération des réseaux des parvis.

Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 05:27
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le GR de Lyon 2010
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Les conférences de l'Union protestante libérale (UPL), pour le 1er semestre 2010 : 

  

strasbourg_saint_guillaume.jpgVendredi 22 janvier, à 20h15 au foyer Lecocq, cour de l'église St-Guillaume, rue Munch, Strasbourg :

Le Dr Jean-Maurice SALEN, membre de l'UPL présente, une réflexion sur le thème : "Les minorités emboîtées. Comment vivons-nous notre situation religieuse minoritaire ?"

Une église en terre d’Islam qui ferme, faute de fidèles ; une église presque incongrue au milieu des « barres » d’un quartier périphérique ; des minarets de la discorde ; une ville en fête, foyer religieux multi séculaire, qui célèbre Noël sans référence explicite ; autant de marqueurs d’une intense sécularisation d’une part, de la permanence ‘’d’isolats’’ d’hommes, de femmes qui vivent en minoritaires une expression religieuse qui n’est pas ou n’est plus celle de leur propre histoire.


église Saint-Guillaume à Strasbourg, dessin de Laurent Kohler


L’auteur, ni sociologue, ni théologien, ni psychanalyste s’interroge à partir de son propre cheminement sur des situations, parfois dramatiques, que vivent, qu’ont vécu des millions de personnes que leur religion ‘’isole’’ sans parfois même en avoir conscience.

Le conférencier : Ancien praticien hospitalier, pneumologue, délégué régional de Médecins du Monde à Strasbourg depuis sa retraite. Militant de la Jeunesse étudiante chrétienne, très tôt engagé des les années 1955 pour la « reconnaissance du fait national algérien », à Lyon, pendant les années d’études. Coopérant civil volontaire en Algérie dans les années 1963-64-65 avec son épouse, deux très jeunes enfants (médecin chef dans un hôpital de l’Oranais). Plusieurs postes hospitaliers ou médico-administratifs en Rhône-Alpes et  Nord-Pas-de-Calais. Chef de service au centre hospitalier de Sarrebourg pendant 26 ans. Conseiller municipal de Sarrebourg de 1983 à 2008. Il habite Strasbourg depuis 10 ans.

 

Mercredi 24 février, à 20h au foyer Lecocq, Rue Munch à Strasbourg : "La question linguistique et les élections régionales", par Pierre KLEIN, président d'Initiative citoyenne alsacienne (ICA 2010)

 

Samedi 20 mars de 14h à 17h. Au foyer Lecocq / Cour de l’église St-Guillaume, rue Munch à Strasbourg.

Colloque sur : "Evolution ou Création. Vraie ou fausse alternative ? " Les poèmes bibliques de la Création confrontés aux sciences avec :

- André SCHAAF, professeur à l’Université de Strasbourg : L'évolution : des faits aux théories.

- Michel LEFEUVRE, philosophe des sciences : Une théorie scientifique de remplacement à celle de Darwin.

- Ernest WINSTEIN : Des mythes pour dire la foi. Une approche historico-critique des poèmes de la création (Genèse 2 et Genèse 1).

- débat et conclusion

 

Vendredi 28 mai à 20h15 (le lieu sera indiqué ultérieurement) : Vivre après la prison. Témoignage de Patrick DILS. Introduction par Gilbert GREINER.

 

Renseignements :


Union protestante libérale, Ernest Winstein, président, 31 rue des Foulons F 67200 Strasbourg, tél. 06 10 92 92 42, courriel, site, blog ; pour avoir les nouveautés, s’inscrire à la newsletter du blog.

 

Publications de l’UPL :

 

Vient de paraître : « L’humanité de Jésus ». L’ouvrage rassemble les textes des conférences du colloque sur le même thème qui s’est tenu les 29 et 30 mars 2008 à Strasbourg (Evangile et Liberté - Union protestante libérale de Strasbourg). Parution imminente. Coût 8€ + frais d’envoi. Contributions de :

Ernest WINSTEIN, « Jésus a-t-il promulgué une nouvelle loi ? Jésus et le Judaïsme de son époque »,

Jean-Paul SORG, «  Jésus vu par Albert Schweitzer »,

André GOUNELLE, « Le Christ, être nouveau », «  la résurrection », « la foi et la vie chrétienne »,

Frédéric ROGNON, « Jésus postmoderne ? ».

Les réflexions et recherches des chercheurs et penseurs contemporains nous permettent d’approcher, même si l’entreprise est difficile, la personne du Jésus historique, de mieux saisir l’engagement concret du maître de Nazareth auprès de son peuple et, donc, d’être interpellés par lui quant à notre engagement dans le monde d'aujourd'hui. Bénéfique retour aux sources pour qui ose déposer quelques a priori ou formules traditionnelles sur le « sauveur », le « rédempteur », le « fils de Dieu »,...).

 

Les « Annales n° 4 » :

Ce recueil de textes de conférences, de Philippe KAH (Giordano Bruno, tel Jésus, coupable de liberté), Claude CONEDERA (Tillich) et Ernest WINSTEIN (Le projet “politique” de Jésus) est communiqué au prix de 5€ (+ frais d'envoi 1.30€).

 

L'objectif de l'Union protestante libérale


"L'Union protestante libérale (U. P. L.) offre à tous ceux qui ont le souci d'un libre débat respectant les convictions, des occasions de rencontres et d'échange, tant sur les questions de société que sur des questions de foi, s'appuyant sur des recherches théologiques fondamentales systématiques."  (Article 2 des nouveaux statuts adoptés en assemblée générale le 7 avril 2003).


Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 14:21
- Par Ernest Winstein - Publié dans : les protestantismes
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