à vos ami(e)s

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Rome ne veut plus d'une nouvelle affaire Galilée et prend les devants ! Pour une fois, l'Eglise catholique ose, du moins en la personne d'un jésuite astronome qui ressemble fort à son devancier Teilhard de Chardin. Comme quoi la roue tourne, parfois très rapidement et dans le bon sens. Nous applaudissons sans réserve.




CITE DU VATICAN - AP - Mardi 13 mai, 21h34 - "Extraterrestre, mon frère"... Croire qu'il existe peut-être une vie extraterrestre quelque part dans l'univers n'est pas contradictoire avec la croyance en Dieu, a estimé mardi l'astronome en chef du Vatican.

Vu la taille de l'univers, il pourrait y avoir d'autres formes de vie que sur la Terre, voire des formes de vie intelligentes, estime José Gabriel Funes, jésuite et directeur de l'Observatoire du Vatican dans un entretien au journal du Saint-Siège,l'Osservatore Romano, intitulé "l'extraterrestre est mon frère".

"Tout comme il y a une multitude de créatures sur Terre, il pourrait y avoir d'autres êtres, même des êtres intelligents, crées par Dieu. Cela ne contredit pas notre foi, car nous ne pouvons pas poser de limites à la liberté créatrice de Dieu", dit-il.
"Tout comme nous considérons les créatures terrestres comme des 'frères' ou 'soeurs', pourquoi ne parlerions-nous pas d'un 'frère extraterrestre'? Il ferait quand même partie de la création", ajoute le religieux dans cet entretien qui porte sur les relations entre la religion et la science, ou encore les aspects théologiques d'une éventuelle existence extraterrestre.

Et Funes de se dire en tous cas que ces extraterrestres n'auraient pas reçu Jésus, car "son incarnation était un événement unique qui ne peut être répété". Mais "je suis sûr qu'eux aussi, d'une certaine manière, auraient la possibilité de bénéficier de la miséricorde divine".

Il a en outre estimé que la théorie du Big Bang était la plus "raisonnable" des explications sur la création de l'univers. Et pourtant, "je continue de croire que Dieu est le créateur de l'univers et que nous ne sommes pas le résultat du hasard". Avant d'exhorter l'Eglise et la communauté scientifique à oublier les divisions issues du temps de Galilée, jugé pour hérésie pour avoir expliqué que la Terre tournait autour du soleil, alors que l'enseignement de l'Eglise mettait à l'époque la Terre au centre de l'univers.

L'Observatoire du Vatican, fondé en 1891 et basé à Castel Gandolfo, résidence d'été du pape, a été le fer de lance des efforts visant à réconcilier science et religion, ses chercheurs étant très considérés par la communauté scientifique.
On peut croire en Dieu et aux martiens, dit l'astronome du pape.

CITÉ DU VATICAN, Reuters, le 14 mai 08, par Philip Pullella,  Croire en Dieu et en l'existence d'éventuels "frères extraterrestres" plus évolués que les humains n'est pas inconciliable, estimé l'astronome en chef du Vatican.

"Pour moi, la possibilité (d'une vie sur d'autres planètes) existe", a déclaré le jésuite José Gabriel Funes, 45 ans, qui dirige l'Observatoire du Vatican et conseille le pape Benoît XVI sur les questions scientifiques.
"Comment peut-on exclure que la vie se soit développée ailleurs ? ", a-t-il confié au quotidien du Vatican L'Osservatore Romano dans son édition de mardi-mercredi, arguant que le grand nombre de galaxies possédant leurs propres planètes accréditait cette possibilité.

Interrogé pour savoir s'il faisait allusion à des êtres semblables aux humains ou, en revanche, à des créatures plus évoluées, il a répondu : "Dans un univers aussi grand, vous ne pouvez pas exclure cette hypothèse."
Au cours de cette interview titrée "Les extraterrestres sont mes frères", le jésuite a jugé qu'il n'y avait pas de contradiction entre la croyance en ces créatures et la foi en Dieu.

"De la même manière qu'il y a une multiplicité de créatures sur Terre, il peut exister d'autres êtres, y compris intelligents, créés par Dieu. Il n'y a pas de rupture dans notre foi car nous ne pouvons pas poser des limites à la liberté créatrice de Dieu. ".

"Pourquoi ne pas parler d'un 'frère extraterrestre' ? Il ferait lui aussi partie de la Création", a-t-il déclaré, avançant par ailleurs la possibilité que la race humaine soit en fait "une brebis égarée" dans l'univers.
"Il pourrait exister (d'autres êtres) qui entretiennent des relations de complète amitié avec leur créateur."

DIEU DERRIÈRE LE "BIG-BANG" ?

Les chrétiens ont longtemps débattu avec les scientifiques pour déterminer si la Bible devait être comprise littéralement, et la controverse qui oppose créationnisme et théorie de l'évolution a donné lieu aux plus vifs débats pendant des décennies.

Au XVIIe siècle, l'Inquisition avait condamné Galilée pour avoir soutenu que la terre tournait autour du soleil ; et l'Eglise catholique ne l'a réhabilité qu'en 1992.

José Gabriel Funes a confié qu'en tant qu'astronome, la théorie la plus vraisemblable pour expliquer la naissance de l'univers était celle du "Big Bang", qui suppose une grande explosion et une expansion continue à partir d'une concentration de matière très dense.
"Je continue de croire que Dieu est le créateur de l'univers et que nous ne sommes pas le fruit du hasard, mais les enfants d'un père bienveillant qui a pour nous des projets d'amour ", conclut le religieux.

Mercredi 14 mai 2008
par AP et Philip Pullella pour Reuters publié dans : le Dessein intelligent communauté : Religions en toute liberté recommander
Roberto Rosso, fondateur en mai 2004 de la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU) va être ordonné ministre à l’Eglise unitarienne Bela Bartok à Budapest par Csaba Razmany, évêque de l’Eglise unitarienne de Hongrie, le 29 juin 2008. Seront présents à la cérémonie, les révérends de l’Eglise de Transylvanie Sandor Szilard, ministre à Jobbagyfalva-Nyaradszereda (près de Mures) et le rév. Dr. Elek Rezi, professeur au collège théologique de Kolozvar.

Roberto Rosso avait été baptisé en juillet 2005, en Transylvanie, par le révérend Sandor Szilard en sa paroisse de Jobbagyfalva-Nyaradszereda.

à Oberwesel en novembre 2007 lors de la rencontre internationale de l’ICUU (photo de Jean-Claude Barbier).

A notre connaissance il sera le 3ème ministre consacré par nos Eglises historiques en dehors de l’aire hungarophone, après la révérende Lucienne Kirk (présidente de l’Association unitarienne française de 1986 à 1990), ordonnée à Kolozsvar le 7 décembre 1986, et le révérend Knut Klaveness Heidelberg de l’Eglise unitarienne de Norvège, ordonné à Budapest le 7 janvier 2007.

En plus d’un groupe de chrétiens unitariens, qui se réunit à Turin chaque mois de novembre afin de célébrer la mort de Ferenc David, fondateur de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, le futur ministre anime un site "Unitariani" (1) et un groupe de discussion sur Yahoo (2) de plus de 85 personnes à ce jour.

(1) http://www.unitariani.splinder.com

(2) http://it.groups.yahoo.com/group/unitariani

La Congregazione italiana cristiano unitariana est partenaire de l’AFCU, dont elle utilise les statuts juridiques, et elle a été reconnue comme groupe émergent par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) en avril 2006.

Nos meilleurs voeux au futur ministre et à sa communauté

Mercredi 7 mai 2008
par chrétiens unitariens publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander
La Traversière, l’une des multiples communautés chrétiennes de base (formée quant à elle en 1974 en Loire-Atlantique) de la mouvance catholique libérale, vient de publier un recueil de 40 poèmes sous le titre de " Sentiers d’humanité " aux éditions de la Coopérative régionale de l’enseignement religieux (CERC), soit 120 p., au prix de 13 euro.

Ce recueil est le fruit de plus de 30 ans d’expérience, de plus de 15 ans de célébration libre de la parole, du pain et du vin au nom de Jésus, et de l’engagement des membres de cette communauté auprès de leurs prochains au sens évangélique du terme. Un recueil " pour dire la saveur de l’existence, la foi inébranlable en l’homme et la quête de Dieu. Des sentiers d’humanité à emprunter librement : seul, pour la méditation et la prière, ou en communauté, pour préparer une célébration ". C’est dire que ces poèmes sont profondément ancrés dans la vie de notre quotidienneté.

Ce recueil est signé Marie-France Billaud (qui en plus a fait les illustrations), Paul Fleuret, Jacqueline Papin et Paulette Radigois. Les textes sont d’eux ou encore d’amis qui fréquentent leur communauté ou qui l’ont croisée : Gilles Baudry, Michel Bégaud, Gisèle Mathieu, Jacques Musset, Paul Noblet.

Bernard Feillet
, écrivain, prêtre et lui-même fondateur en 1969 d’une communauté de base, en a écrite la préface : " Toute célébration, quel que soit le cadre liturgique, devrait favoriser l’expression de cette respiration de l’unique (…) Les poèmes ici publiés relèvent de cette inspiration. Ils témoignent d’une vie personnelle, d’un désir de partage, d’une émotion vivante, d’une prière libérée. Ils sont aussi le signe que ce qui fait la foi de chacun ne peut être retenu dans des formules  figées par le temps ".

Chaque poème est aisément accessible grâce à deux classements en fin d’ouvrage, l’un thématique et l’autre les reliant au calendrier liturgique de l’Eglise et à ses rituels chrétiens (signes pour les uns, sacrements pour d’autres).

En partenariat avec la librairie Siloë LIS, une présentation officielle de cet ouvrage aura lieu le samedi 31 mai 2008 de 10h à 18h, salle de l'Abbé Grégoire, 2 bis, rue Clémenceau, à Nantes. Séance de dédicace, lecture de textes et exposition des toiles originales de Marie-France Billaud.

Le CERC diffuse ses ouvrages dans les librairies religieuses, dans ses points de vente localisés à l’ouest d’une ligne Amiens-Montpellier (voir la carte
) et au Canada en partenariat avec les éditions MediasPaul (3965, boulevard Henri-Bourassa Est, Montréal-Nord, QC Canada) H1H 1L1, tél : (514) 322-7341, Fax : (514) 322-4281). Contact : relations.commerciales@editions-crer.fr

Merci aux auteurs de nous aider ainsi à méditer et à prier, à mieux dire notre foi, à célébrer dans la joie ce Dieu qui nous a donné la Vie.

Mardi 6 mai 2008
par d'après les éditions CRER publié dans : vient de sortir communauté : Religions en toute liberté recommander
La Grande loge féminine de Memphis Misraïm (GLFMM) organise un colloque public " Spiritualités : chemin de connaissance en ce 21ème siècle – des femmes engagées et motivées pour rendre le monde plus juste et plus fraternel " au palais des Papes (salle du Conclave) à Avignon, le samedi après-midi 14 juin.

* Cette obédience franc-maçonne a été fondée en 1981. Elle comprend une cinquantaine de loges et un millier d’adhérentes.

En partenariat avec la Librairie L’ETOILE du MAGE (Laurence Gilli & Philippe Subrini), 10, rue de Cassis, 13008 Marseille, letoiledumage@club-internet.fr, tél. 04 91 25 66 38

13 heures : Accueil des participants
Présentation du colloque par Bernadette Cappello, sérénissime Grand Maître de la GLFMM)

Première partie : 14 heures
Modératrice : Michèle Meyfroot, Grand Maître adjointe
Audrey Fella : "Le féminin Sacré"

Essayiste, auteur de " Mélusine et l’éternel féminin " (Dervy). S’intéresse à la question de la Femme et du Sacré. A paraître " Hildegarde de Bingen, la sentinelle de l’invisible " (Guy Trédaniel).

Jean-Marc Vivenza : " Éléments problématiques du cheminement spirituel"

Auteur. Né en 1957 à Vinay en Isère, est philosophe et entièrement versé dans les questions touchant au symbolisme et à la métaphysique, il est, depuis de nombreuses années, un connaisseur autorisé des penseurs traditionnels tant orientaux qu’occidentaux, et un familier de l’oeuvre de René Guénon.

Serge Caillet : " Spécificités du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm"

Historien. Historien de l’occultisme et des sociétés initiatiques, directeur de collection aux Éditions Dervy, auteur de plusieurs études de référence sur la Franc-maçonnerie " Égyptienne " et le Martinisme.

Débat et pause – chant lyrique : Katherine Denys

Deuxième partie : 17 heures
Modératrice : Michèle Autes, Grand Maître adjointe

Jacqueline Kelen : "La sagesse du coeur"

Écrivain. A suivi des études supérieures de lettres classiques (latin, grec ancien, français) et pendant 20 ans, a été productrice d’émissions à France Culture. Elle consacre la plupart de ses livres et de ses séminaires au déchiffrement des mythes de la tradition occidentale et à l’approche de la vie intérieure.

Dominique Bertrand : " La musique et l’Homme"

Auteur – Conférencier. Musicien formé à diverses musiques traditionnelles. Travaille depuis 25 ans à confronter la pratique musicale à la réflexion philosophique avec ses implantations historiques, thérapeutiques, mythologiques, ethnologiques….

Jérôme Rousse-Lacordaire : " L’église catholique et la franc–maçonnerie : Les raisons d’un conflit "

Dominicain. Docteur en théologie, il est chargé d’enseignement à l’Institut Catholique de Paris (Institut de Science et de théologie des religions), est directeur de la bibliothèque du Saulchoir à Paris.

Débat et Pause – chant lyrique : Katherine Denys

19 heures: Conclusions du colloque par Bernadette Cappello, sérénissime Grand Maître de la GLFMM et par Michèle Tobeilem, conseiller national.

Dîner de gala à L’Espace Jeanne Laurent

Inscription au Colloque avant le 15 mai : 15 € (colloque + dîner de gala :  45 €)
réservation : 06.11.19.20.64,
glfmm.mg@orange.fr, www.glf-mm.org
chèque libellé à l’ordre de GLFMM, à envoyer à :
M. Garnier, 22, Rue des Crocus – 77600 Bussy-Saint Georges.

Les chrétiens unitariens souhaitent un plein succès à cette journée

Vendredi 25 avril 2008
par information Philippe Subrini publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

Journée internationale d’études Mémoire du catharisme " Le catharisme européen : un mouvement structuré ? ", le 24 mai 2008, au Palais des Congrès, à Mazamet (Tarn , France), organisée par l’Association de valorisation du patrimoine mazamétain (AVPM) avec le soutien de de la Maison des Mémoires de Mazamet.

matinée à partir de 9 h 30 :
* Anne Brenon, archiviste paléographe : Problématique générale : l’exemple de la Rhénanie.
* Annie Cazenave, ingénieur au CNRS : L’Eglise cathare du Toulousain, un maillage transpyrénéen.
* Daniela Müller, professeur d’histoire de l’Eglise à la Faculté de théologie d’Utrecht (Pays-Bas) : Les cathares en pays néerlandais.

12 h 30 : Buffet froid, reprise des travaux à 14 h 30 : 
* David Zbiral, docteur en histoire, Université de Brno (Rép. Tchèque) : Revenir sur les sources : le lien présumé entre catharisme et bogomilisme.
* Ylva Hagman, docteur en histoire des religions : Interrogatio Ioannis, le Secret apporté de Bulgarie par l'évêque Nazaire et la question des filiations entre les Eglises cathares internationales.
* Jean Duvernoy, historien : Retour à St Félix.

17 h 30 : Questions et clôture.
19 h : Repas médiéval.
21 h : Spectacle " Cathare ! ": Revivez l'épopée cathare à travers Raluca, soeur de l'évêque de Constantinople Nicétas, qui arrive en terre occitane pour élever l'enfant qu'elle attend…. ( à l’Espace Apollo)

Informations et réservations, inscriptions avant le 21 mai :
Maison des Mémoires de Mazamet, rue des Casernes, 81200 Mazamet,
tél. 05 63 61 56 56,
contact@maison-memoires.com 
 


En Europe de l’Est, développement des Bogomiles dans la région de Constantinople et en Bosnie.

En 1022, premier bûcher en France pour hérésie avec 12 chanoines d’Orléans.
En 1135-1143 des évêques sont soupçonnés d’hérésie en Rhénanie, à Liège et à Cologne. Les années suivantes, en 1163-1167 des évêques sont qualifiés " d’archi cathares " à Bonn et à Mayence. Au même moment, en 1165, un " évêque de bons hommes ", Sicard Cellerier, est connu en pays albigeois. Le mouvement se développe suffisamment en pays occitan pour qu’en 1167-1170 se tienne une assemblée à Saint-Felix de Laurageais autour de trois évêques ; Sicard Cellerier pour l’Albigeois, Robert d’Epernon venu du Nord de la France et Marc qui vient de Lombardie. Trois nouveaux évêques y seront élus et ordonnés : Géraut Mercier dans le Carcassès, Bernard Raimond dans le Toulousain et Raimond de Caxals dans l’Agenais au val d’Arans.

Au début du siècle suivant (début XIII), alors que les cathares font face en France à la croisade contre eux (déclenchée en 1209), le catharisme se développe en Italie autour de 6 Eglises épiscopales attestées à Concorezzo (Milan), Desenzano (lac de Garde), Florence, Bagnolo (Mantoue), Vicence (Padoue) et au val de Spolète.

Enfin, vers 1225, une nouvelle Eglise se formera en pays de Razès, non loin de la frontière avec l’Aragon, avec Benoît de Terme.

Le n° 7 (février 2007) de nos Cahiers Michel Servet a été consacré aux cathares, avec des textes de Pierre-Jean Ruff et une préface de Michel Jas (ce n° a été mis en ligne dans La Besace des unitariens, rubrique "CMS").

Jeudi 24 avril 2008
par chrétiens unitariens publié dans : les cathares communauté : Religions en toute liberté recommander

Nous vous conseillons de visiter le site du "Collectif Algérie pour la défense des croyants autres que musulmans en Algérie", lequel est bien documenté et laisse place aux réactions des visiteurs, et de signer la pétition qu'il présente.
http://collectifalgerie.free.fr/fr/

Halte aux génocides des cultures et des religions.
L'Humanité, c'est la richesse de sa diversité.
Défendons les minorités qui sont menacées.
Démocratie et laïcité
y compris pour les pays qui ont une religion officielle ou en position dominante.

Mercredi 23 avril 2008
par chrétiens unitariens publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander


Concert de solidarité avec Maxime Riehl, le dimanche 27 avril 2008, à 16h30 en l’Eglise protestante de Haguenau.

La Chorale protestante de Haguenau et les organistes, la Chorale des maîtres chanteurs de l’Alsace Bossue, sous la direction de Jean-Pierre Schmitt et Christiane Helmlinger, interprèteront des gospels, des chansons françaises du répertoire sacrée et profane et des pièces d’orgue. Entrée libre, plateau.

La petite ville d’Haguenau, aujourd’hui avec 32 000 habitant, fut naguère ville impériale, fortifiée par l'empereur Fréderic I Barberousse de Hohenstauffen (1152-1190). Dans son château sera jugé Richard Cœur de Lion lors de sa capture de retour de la troisième Croisade.

Pour nous les unitariens, elle est aussi et surtout la ville où l’imprimerie de Johann Setzer sortit les livres anti-trinitaires de Michel Servet qui mirent les humanistes tant catholiques que protestants sur les dents. Voir nos articles dans La Besace des unitariens, à la rubrique " sur Michel Servet " : " lorsque Michel Servet séjourna en Alsace (1531-1532) "

Mercredi 23 avril 2008
par chrétiens unitariens publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

synagogue " porte ouverte " à Arcachon (Gironde, France), le 3 septembre 2006, ouverture de l'armoire contenant les rouleaux du Pacte d'alliance, cliché Jean-Claude Barbier.


Après la conversion par les évangélisateurs et les missionnaires, qui fut naguère parfois / souvent forcée, les dévots appellent leur propre Dieu à la rescousse pour convertir, in extrémis, les têtus, les teigneux, les récalcitrants, les incroyants, les blasphémateurs, voire même les apostats pour leur retour à la bergerie.

Dans cette histoire du Salut, le cas des Juifs est particulièrement grave. Non seulement ils ont rater le train en ne reconnaissant pas que Jésus était le Messie que les textes du Premier testament annonçaient (eh oui ! ce n’était pas évident pour ses contemporains, voire même pour ses propres disciples *), mais ils ont mis en croix un homme pour un prétexte des plus futiles (il n’était pas un zélote criminel !) et qui, en plus, devint Dieu une centaine d’année plus tard (ce qui n’était pas prévu au début !). Donc grave inattention et erreur d’analyse (confinant à l’aveuglément !) + collaboration honteuse avec l’occupant romain + mise à mort d’un innocent + déicide (de leur propre Dieu !).

* il leur a fallut la découverte du tombeau vide comme nous l’avons expliqué dans notre série " Que s’est-il donc passé de la Pâque à la Pentecôte ", rubrique " le temps des évangiles ".

Si bien que les pieux catholiques n'ont pas manqué, au cours des siècles, de prier pour eux, parfois entre deux pogroms ou entre deux bûchers des bibles hébraïques et des Talmud.

Voilà ce que cela donna, sur recommandation du Concile de Trente (1545-1563) :  la prière pour la conversion des Juifs "qui fait partie de la prière universelle du Vendredi saint.

Prions aussi pour les juifs perfides (Oremus et pro perfidis Judaeis) afin que Dieu Notre Seigneur retire le voile qui couvre leurs cœurs et qu’eux aussi reconnaissent Jésus , Christ, Notre-Seigneur [….] Dieu Tout-Puissant et éternel, qui n’exclut pas même la  perfidie juive de la miséricorde, exauce nos prières que nous te présentons pour l’aveuglement de ce peuple afin qu’ayant reconnu la lumière de ta vérité qui est le Christ, ils sortent de leurs ténèbres. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur, etc.… ".

Cette formulation faisait manifestement tâche après la Shoa. Le bon pape Jean XXIII fit ôter, en 1959, les mots " perfide " et " perfidie ".

En 1970, par le rite dit de " Paul VI ", qui s’inscrit  dans la droite ligne de la déclaration conciliaire de Nostra Aetate (octobre 1965) sur les religions non-chrétiennes, ce pape reformula la prière.

Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier : qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance […] Dieu éternel et tout-puissant, toi qui a choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Eglise t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. ".

C’est déjà mieux ... bien que les Juifs demandent tout simplement
qu’on leur foute la paix.

Mais notre Benoît XVI - aux petits pas réactionnaires et aux grandes gaffes - a voulu faire plaisir aux lefèvristes repentants qui sont revenus dans sa bergerie. Le 7 juillet 2007, il ressort des oubliettes ce vieux rite tridentin au bénéfice des intégristes catholiques – qui retrouvent ainsi leur messe en latin – et, pour le passage délicat en question, l’amende tout récemment (par décret papal du mercredi 6 février 2008, au tout début du Carême) de la façon suivante  :

Prions aussi pour les Juifs. Que notre Dieu et Seigneur illumine leurs cœurs pour qu’ils reconnaissent Jésus-Christ comme sauveur de tous les hommes […] Dieu éternel et tout-puissant, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, accorde dans ta bonté que la plénitude des nations étant entrés dans ton Eglise, tout Israël soit sauvé. Par le Christ notre Seigneur "

Bref, qu’on se le dise, les Juifs sont à sauver (malgré eux-mêmes) et à convertir. Bigre !

Certes, c’est à l’usage des seuls amateurs du latin du concile de Trente ; les autres catholiques continuant ave la formule de Paul VI, mais cela fait tâche sur le plan théologique et dans les relations avec les Juifs. La Commission internationale de Nous sommes aussi l’Eglise (NSAE) a réagi contre ce texte " benoîtin ", ce 7 avril 2008, en stigmatisant son mépris vis-à-vis du peuple juif.

Nous remercions Lucienne Gouguenheim (NSAE France) de nous avoir transmis ce communiqué.

Pour connaître le point de vue des Juifs, lire " Tensions entre l’Eglise de Rome et la communauté juive ", par Sophie Castella, article du 6 février 2008 mis en ligne le site israélien francophone de Guysen International News.

Voir notre article précédent du 5 mars 08 "
Et si l’œcuménisme concernait aussi les Juifs ? " qui se fait l'écho de cet article.

A quand la prochaine gaffe de Benoît XVI ?


Vendredi 11 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'oecuménisme communauté : Religions en toute liberté recommander

carte vue sur le site de Wikipedia à l'article "Tibet"
On y voit bien l'adéquation entre le Tibet "historique" et l'ensemble montagneux.

légende :
en orange et en rouge, les territoires tibétains sous administration chinoise directe,
en jaune, la République autonome du Tibet
en vert, les conquêtes chinoises de 1962 au détriment de l'Inde : l'Arunachal-Pradesh (d'où les militaires chinois se sont retirés) et au Cachemire.
en bleu, les pays sur le versant sud de l'Himalaya qui sont de langue et de culture tibétaine (l'ancien royaume du Ladakh, l'Etat indien du Sikkin et le Bhoustan).


Tous les Tibétains revendiquent bien entendu l’autonomie effective de la République autonome du Tibet conformément aux accords qui furent établis au lendemain de l’invasion chinoise (en jaune sur la carte). C’est l’actuelle demande du dalaï-lama.

Les nationalistes, quant à eux, revendiquent bien entendu, en plus, les territoires " historiques " passés sous administration directe chinoise des provinces Qinghai, Gunsi, Sichuan et Yunnan (en couleur orange).

Ils rappellent aussi (mais il ne s’agit pas là de revendications territoriales) que la langue tibétaine est parlée sur le versant sud de l’Himalaya ; d’ouest en est :

L’ancien royaume du Ladakh, de langue tibétaine et de religion bouddhiste, appelé affectueusement "le Petit Tibet ". Il a voulu conserver son indépendance par rapport au Tibet et, pour cela, a demandé, au XVIIè siècle, l’aide du Cachemire musulman. mais celui-ci a posé ses conditions : la conversion du roi ladakhi à l'islam et la construction d'une mosquée dans sa capitale, Leh. Le Cachemire finira d'ailleurs par envahir le royaume mettant fin à son indépendance et entraînant, à terme, son intégration dans l'Inde britannique. Le territoire initial du royaume est maintenant divisé entre l'Inde, le Pakistan et l’Aksai Chin (conquis par la Chine en 1962 et mis dans la République autonome du Xinjiang).

Le Népal (capitale Katmandu) où les autochtones parlaient le newari (ou newar, ou nepâlbhâsa), une langue tibéto-birmane, jusqu’au XVIII° siècle, date où des Gurkha (originaires du pays khasi, Nord-Est de l’Inde actuelle) évincèrent la dynastie des Malla et imposent (y compris par la force) le népalais, qui est une langue indo-européenne.

Le Sikkin, ancien royaume (capitale Gangtok) situé sur une importante voie d’accès (surnommée " la vallée du riz ", mais on y cultive surtout de la cardamome, un condiment de la cuisine indienne) entre l’Inde et le Tibet, et actuel Etat indien depuis 1975, date à laquelle l’armée indienne en chassa le roi et sa famille.

Coincé entre le Népal et le Bhoustan, le Sikkim reçut les visites militaires des uns et des autres (le Bhoutan en 1700-1710, encore le Bhoutan et le Népal à son tour 1717-1733). Il s’ensuivit une domination des langues locales classées comme tibéto-birmanes : le vbras-ljongs-skad (orthographié souvent drejonke), le lepcha et le limbou. Mais la langue officielle est le népalais : 75% des Sikkimais sont d'origine népalaise. Les Lepchas ne représentent plus que 15 % de la population. Les autres habitants sont des Bhutias, d'origine tibétaine, et des Indiens venus de la plaine.

Le Bouthan, un royaume de culture tibétaine, mais qui a su conserver son indépendance.

Quant à l’Etat indien de l’Arunachal-Pradesh, conquis 1962 par les Chinois, qui se sont ensuite retirés au nord de la ligne Mac-Mahon de 1914, le parler dominant est la langue télougou qui, avec le tamoul (Sud de l’Inde et Sri-Lanka), fait partie des vieilles langues draviniennes du sous-continent indien. Cette région n'est donc ni tibétaine, ni chinoise !

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

carte vue sur Tibet Map  http://www.tibetmap.com/tibet21.jpg 

ligne bleue : le Tibet à la fin du XIXème siècle
ligne rouge : première réduction du Tibet à la suite de conquêtes chinoises avalisées par l'accord de Simla en 1914
ligne verte : la République autonome du Tibet en 1965



Les Britanniques, à partir de leur colonie en Inde, font irruption à Lhassa en 1904, forçant le dalaï-lama à se réfugier en Mongolie (1904-1909). Mais les Chinois prennent le relais en 1910, ce qui oblige le dalaï-lama à s’exiler cette fois-ci en Inde (1910-1913). Par la convention de Simla (1914), où se réunissent Britanniques, Chinois et Tibétains, une ligne " Mac-Mahon " (du nom du négociateur britannique) délimite la frontière indo-tibétaine.

La Chine administre directement un " Tibet intérieur " constitué d’une frange orientale qu’elle a conquise militairement, et exerce une suzeraineté toute formelle sur le Tibet. Celui ci reste gouverné et administré par le Dalaï Lama, lequel conserve son autorité spirituelle (mais non plus temporelle) sur le " Tibet intérieur " sous administration chinoise. A noter aussi que les montagnes Kunlun passent au Xinjiang (le Turkestan oriental).

Les Britanniques avaient souhaité que le Tibet soit un Etat tampon entre l’Inde et la Chine.

Mais la Chine n’entérine finalement pas cette convention de Simla. Plus tard, sous régime communiste, elle reprend sa politique expansionnisme :

En 1950, les troupes chinoises envahissent le Tibet. De 1956 à 1959, la révolte tibétaine s’organise sur l’ensemble du Tibet " historique ", mais, à la suite du soulèvement de Lhassa, violemment réprimé par les troupes chinoises, le dalaï-lama doit quitter le Tibet pour se réfugier en Inde, où, l’année suivante, il forme un gouvernement en exil à Dharamsala (dans l’Etat de l’Himachal Pradesh, tout à fait sans le nord de l’Inde).

En 1962, du 10 octobre au 20 novembre, la Chine attaque l’Inde et occupe des territoires au sud de la ligne Mac-Mahon, au Cachemire (territoires de l’Aksai Chin) et au Nord-Est de l’Inde, un territoire de l’Assam. Finalement, la Chine se retire de ce dernier territoire, lequel devient l’Etat indien de l’Arunachal-Pradesh, mais garde ses conquêtes au Cachemire et les intègre à la République autonome du Xinjiang.

En 1965, la Chine annexe administrativement l’Amdo, un morceau Nord-Est du Jangtang et les 2/3 du Kham (les régions les plus densément peuplées), laissant un Tibet diminué de la moitié de son territoire et appelé " République autonome du Tibet ".

Le Tibet est réduit comme peau de chagrin passant de 2 500 000 km2 à 1 221 600 km2 pour la Région autonome du Tibet, et de 6 millions de Tibétains à 2 618 999 habitants en 2000 pour la région autonome. 150 000 Tibétains sont en exil, principalement ne Inde.

En 1987, les manifestations autonomistes reprennent à Lhassa, où la loi martiale est proclamée en 1989. La même année, le prix Nobel de la paix est décerné au dalaï-lama.

En mars 2008, les manifestations reprennent de plus belle afin d’attirer l’attention de l’opinion internationale en rapport avec l’organisation des jeux olympiques à Pékin.

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

Cet espace a commencé à s’organiser politiquement au VII° siècle avec l’émergence d’un premier royaume tibétain dans la vallée du Yarlung (sa fondation remonterait, selon l’historiographie traditionnelle, à 127 avant JC), avec comme première capitale Yumbum Lhakang.

Ce royaume transfère sa capitale à Lhassa en 633 après JC. Il a comme voisins, au nord, des royaumes turcs (occidentaux et orientaux) et à l’est, la Chine. A partir des années 700, le Tibet connaît une extension politique au détriment de ces voisins ; il descend jusqu’à la mer et débouche sur le golfe du Bengale (englobant ainsi l’actuel Bangladesh et le Nord-Est de l’Inde). Un traité de paix est signé avec la Chine des Tang en 821. C’est le temps de l’empire tibétain qui contrôle la route de la soie.

Mais à partir des années 900, c’est la Chine (sous les dynasties Song, Ming, etc. ) qui prend le dessus. Elle conquiert le Turkestan oriental et repousse les Tibétains dans leur espace " naturel ". Mieux, avec sa dynastie mongole au XIII° siècle, elle va exercer son influence sur cette région au bénéfice de la lignée des Sakyas (ou Sakyapas) (laquelle avait été fondée en 1071). En 1578, le chef mongol Altan Khan confère le titre de dalaï-lama à Sonam Gyatso, qui devient rétrospectivement le troisième dalaï-lama. En 1720, après avoir refoulé l’invasion des Dzoungares (des Turcs orientaux) qui s’étaient emparés de Lhassa en 1717, la Chine exerce un protectorat sur le Tibet.

   
vue sur http://www.tibet.info.net/ 
Ce Tibet " historique " correspond à la situation d’avant le XXème siècle.


Ses régions traditionnelles en sont :
 

 Le Ngari, au Tibet occidental, en limite avec le Cachemire correspondant à l’ancien royaume du Zhangzhung
Le Jangtang, grande région aux très faible densité humaines (au nord du Ü-Tsang)
Le Utsang, prononcé [ytsaŋ] (Ü-Tsang, en versant nord de l’Himalaya, plus densément peuplé et où se trouve la capitale Lhassa (depuis l’an 633)
Le Kham, qui correspond au sud-ouest
L’Amdo au nord-ouest et qui englobe une poche occidentale de locuteurs du mongol.

 

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

carte linguistique de la Chine en 1967 (vue sur le site de Wikipedia, article Tibet)


groupe sino-tibétain : les locuteurs du han (le chinois) en
vert, les tibéto-burman en violet
groupe altaïc : en jaune bistre, le turkic dont le uighur (parlé par les Ouïghours), et en jaune pâle, le mongol.

La carte se limitant à la Chine, les les locuteurs tibéto-burman au sud de l'Himalaya ne sont pas représentés.




La population tibétaine s’est adaptée à cet espace et l’a occupé ainsi que le montre les cartes linguistiques du tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane. 

A cela s’ajoute une identité religieuse car les Tibétains sont majoritairement bouddhistes (de la voie vajrayâna, introduite en 641 après JC). Tous reconnaissent l’autorité du dalaï-lama, à la fois chef spirituel et chef temporel historique depuis que les Mongol nommèrent le premier dalaï-lama en 1518.

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

Modèle numérique de terrain (MNT), fichier DEM Tibet.png,
vu sur l’encyclopédie en ligne Wikipedia (article sur le Tibet).


Disons d’abord que le Tibet est une région " naturelle " de l’Asie centrale, correspondant à un plateau de très haute altitude (plus de 5000 m) né de la tectonique des plaques (le sous-continent Indien s’enfonçant sous l’Euro-Asie) et bien délimitée par des montagnes, dont l’Himalaya au sud (culminant à 8 850 m avec le Mont Everest), les montagnes Kunlun au nord (qui surplombent le désert du Takla Makan*), la chaîne du Qilian Shan au nord-est, ainsi que d’autres montagnes à l’est précédant les plaines chinoises.

* ce désert correspond au bassin du Takim, entre ces monts Kunlun et, plus au nord, la chaîne montagneuse du Tien Shan. La célèbre piste de la soie contournait ce désert et ces chaînes montagneuses en longeant le versant nord du Tien Shan. Elle était sous le contrôle des populations Ouïgours du Turkestan oriental (dit " chinois ", à savoir l’actuelle République autonome du Xinjiang).

La dépression visible au sud du Qilian Shan a été en partie occupée par des populations mongoles.


carte du Tibet "historique" (avant le XXème siècle) vue sur http://www.tibet-info.net/

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

AFP – du 5 avril 08 :

D'après un entretien de Rama Yade

La France pose trois conditions * pour que le président Nicolas Sarkozy assiste à la cérémonie d'ouverture, en août, des Jeux olympiques de Pékin, dont un dialogue avec le dalaï lama, a indiqué la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, au quotidien Le Monde à paraître samedi. "Trois conditions sont indispensables pour qu'il s'y rende : la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les évènements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le Dalaï lama", a déclaré Mme Yade dans un entretien au Monde.


* ce jour, 5 avril, Rama Yade est revenue sur ce terme de "conditions" qui effectivement n'est guère diplomatique ! Disons que notre président prendra en considération ...
Bernard Kouchner, le soir sur France 2, a déclaré qu'il "n'y a pas de conditions dans la position de la France (...). Ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue que de poser des conditions". Officiellement, "toutes les options restent ouvertes" ... C'est dire que la France entend peser dans les négociations.

Ce démenti sur le mot, ne change nullement le fond de l'entretien accordé au Monde.

Elle a ajouté que M. Sarkozy "prendra sa décision au regard de l'évolution des évènements actuels". Il "s'exprimera, a-t-elle précisé, après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne" .


La France demande que la Chine "entreprenne un dialogue réellement constructif avec le dalaï lama", a-t-elle dit. "Ces discussions doivent porter sur la reconnaissance de l'autonomie tibétaine et de l'identité spirituelle, religieuse et culturelle des Tibétains", a-t-elle ajouté. "A ce jour, la Chine a mené une politique d'assimilation en colonisant les zones tibétaines, ce qui a marginalisé sa population. On assiste aussi à la folklorisation de la culture tibétaine et l'enseignement du tibétain est battu en brèche. Enfin, rien que pour 2007, on compte 132 moines arrêtés pour des motifs politiques", a souligné Mme Wade.


M. Sarkozy avait laissé ouverte, fin mars à Londres, la possibilité de boycotter la cérémonie d'ouverture des jeux. "En fonction de la situation au Tibet, je me réserverai le droit de dire si je vais ou non à la cérémonie d'ouverture", avait-il déclaré.


Mme Yade a demandé "la remise en liberté immédiate de Hu Jia", dissident chinois condamné cette semaine à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion du pouvoir de l'Etat après avoir publié des articles critiques sur l'internet et accordé des entretiens à la presse étrangère. "C'est une vrai déception pour nous alors que nous avions multiplié les démarches en sa faveur", a-t-elle déclaré. "La Chine sans les droits de l'homme ne sera jamais une véritable grande puissance", a souligné Mme Yade.

Samedi 5 avril 2008
par AFP publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

 



En mettant la main sur la Mongolie dite intérieure (à défaut de la Mongolie toute entière restée indépendante grâce à l'appui de l'URSS), sur le Turkestan oriental (dit en chinois Xinjiang, Sinkiang), et plus récemment sur le Tibet, la Chine est largement sortie de son berceau culturel et englobe des peuples qui ne sont pas Chinois et ne veulent pas l’être.

Avec brutalité, la Chine proclame sa soi disant unité nationale et pratique une assimilation forcée des autres peuples. Elle favorise l’immigration massive de Chinois (de souche) au sein des populations qu’elle domine.

Elle ne respecte pas du tout le statut de républiques autonomes qui est celui officiellement affiché.


Les unitariens, comme tous les humanistes, condamnent toute forme de répression communautaire et les génocides culturels, religieux et physiques.

Vendredi 4 avril 2008
par chrétiens unitariens publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

 



Reporters sans frontière (RSF), fondé en 1985, milite pour la liberté de la presse. Celle-ci est muselée en Chine, dans bien d’autres pays, et maintenant sur le parcours de la flamme olympique !

Sur la photo, Robert Menard, responsable de cette association.
http://www.rsf.org/

RSF a été la seule instance a avoir dénoncé la décision du Comité international des jeux olympiques d’avoir confié les jeux 2008 à la Chine. Ce n’était pourtant pas bien malin de prédire ce qui arrive aujourd’hui !

La Chine est, avec la Russie, le dernier empire colonial et impérialiste. En plus, c’est une dictature implacable, sans aucun scrupule et sans référence aux valeurs humanistes (je parle ici des gouvernants et non du peuple lui-même). En intégrant l’économie capitaliste d’une façon particulièrement efficace, cet empire est riche et puissant. Le Parti unique est de connivence avec les capitalistes qui lui assurent de très confortables rentes. La Chine s’est dotée de l’arme atomique.

Comment des membres d’une instance internationale, celle des Jeux olympiques, en principe des gens intelligents et bien informés, peuvent-ils se montrer aussi naïfs ? L’espoir d’intégrer la Chine dans une politique soucieuse des valeurs humaines, en échange de ces jeux, ne pouvait qu’être une chimère en face de la puissance chinoise.

Nous voilà revenus aux heures sombres du fascisme lorsque Adolf Hitler organisait " ses " jeux à Berlin ! L'histoire se répète à cause de nos propres légèretés ... et avec les mêmes bons arguments.

Vendredi 4 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

Peut-on rester silencieux devant l'épuration ethnico-religieuse engagée contre eux par les islamistes ?

Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax-Christi France *

Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, section française

Jean-Claude Petit, vice-président de la Fédération française de la presse catholique et président du réseau chrétien de la Méditerranée

Laurent Larcher, journaliste à " La Croix " et membre de la délégation de Pax Christi en Irak.

© Le Monde du mardi 25 mars 2008
 

Pax-Christi est le Mouvement catholique international pour la paix né en France en 1945 présent dans plus de 60 pays. Organisation non-gouvernementale auprès de l'UNESCO, l'ONU, la Commission des Droits de l'Homme à Genève et le Conseil de l'Europe, Pax-Christi joue un rôle moteur dans la recherche de solutions aux conflits. En 1983, il a reçu le prix " Education à la Paix " décerné par l'UNESCO.



Mais que se passe-t-il ? Que nous arrive-t-il ? Pourquoi sommes-nous si sourds, si aveugles, si indifférents au sort des chrétiens irakiens ? Notre société si prompte à commémorer les crimes d'hier n'a-t-elle rien à dire pour les crimes du jour ? Ou bien notre silence serait-il le reflet de notre perplexité pour cet Orient compliqué où il n'y aurait que des Arabes et des Persans qui s'entre-tuent depuis la nuit des temps ?


Serait-ce la spécificité des victimes - des chrétiens - qui explique notre désintérêt ? Défendre un chrétien, cela sent sa croisade ou sa guerre des civilisations. D'autant qu'en Irak, tout le monde souffre : chiites, sunnites, Kurdes, Turkmènes ... Dans cette mosaïque de désolation, les chrétiens sont moins de 3 % ! Rien ou presque au regard des grands enjeux géopolitiques ?

Soyons sérieux. Si notre ferveur pour la commémoration ne nous oblige pas devant le présent, elle n'est que comédie. Si nous baissons les bras devant la complexité du Moyen-Orient, alors nous nous condamnons à vivre dans un monde sans horizon, borné par notre courte vue. Ou peut-être pensons-nous que les Etats-Unis, qui se sont lancés dans cette guerre (presque) seuls et contre tous, doivent assumer les conséquences de leur choix déraisonnable : à eux de trouver les solutions pour que tous les Irakiens puissent vivre enfin en paix et en sécurité. La France n'a rien à voir avec le bourbier irakien. Et puis nous avons tant à faire : chez nous d'abord, en Afrique ensuite ...

Mais voilà ! Les chrétiens irakiens frappent à notre porte, nous appellent à l'aide, sollicitent notre attention, notre bienveillance, notre amitié, notre soutien, notre solidarité. Et ils le font, ces ignorants, ces innocents... auprès de nous, chrétiens de France, et au-delà peuple de France, et au-delà encore peuples d'Europe. Allez en Irak, rendez-vous au Kurdistan, arrêtez-vous chez les réfugiés irakiens au Liban, en Jordanie, en Syrie, en Turquie, écoutez-les ! Vous verrez : nous y sommes attendus, reçus, acclamés. La délégation conduite par Pax-Christi en février en a fait l'expérience : des villages entiers se retrouvaient sur la place, dans leurs églises.

Ils applaudissaient cette première délégation de chrétiens étrangers venus leur rendre visite depuis mars 2003. Partout, le même accueil, la même joie et le même cri. " On nous intimide, on nous menace, on nous rançonne, on nous enlève, on nous tue parce que nous sommes chrétiens ", " Vous êtes des cafards, des traîtres, des impies ! ", " Convertissez- vous ou partez ! ", " Le Coran ou la mort ! ", tous les témoignages convergent. Des fondamentalistes musulmans, pour des raisons qui mêlent une perception dévoyée de la religion et de la politique et le crime organisé, sont responsables d'une épuration ethnico-religieuse. Le gouvernement irakien, les forces alliées se révèlent impuissantes face à cette tragédie humaine.

Pourtant, l'affaire est grave : la moitié des chrétiens, estimés à 700 000 avant la guerre, ont quitté leur domicile, 187 000 se sont réfugiés dans les pays voisins. Ceux qui restent risquent tous les jours leur vie. Personne n'est épargné : enfants, femmes, vieillards, laïcs et religieux. On ne compte plus les églises touchées par des attentats à la voiture piégée. La faculté de théologie, de philosophie et le séminaire de Bagdad ont été déplacés à Erbil, au Kurdistan. Le séminaire de Mossoul est fermé. Plus de 20 000 familles déplacées ont trouvé refuge au Kurdistan.

Cette explosion de haine est une tragédie pour le christianisme oriental présent sur ces terres depuis le Ier siècle de notre ère, dépositaire d'une richesse inouïe sur le plan spirituel, liturgique, intellectuel, gardien de traditions multiséculaires. C'est la trace du christianisme des premiers temps qui disparaît entre le Tigre et l'Euphrate. C'est aussi une perte effarante pour le christianisme occidental. Les mafias politico-islamistes sont en train d'arracher le poumon gauche de l'Eglise universelle. Sans l'Orient, le christianisme est amputé de sa plus profonde et plus durable source évangélique et biblique.

Mais ce n'est pas tout. Le sort des chrétiens orientaux concerne aussi le monde musulman. La perte de cette minorité serait une catastrophe pour l'islam. Elle le condamnerait à un entre-soi suicidaire. Si par malheur le projet des fondamentalistes aboutissait, quel témoignage de tolérance, de fraternité, de paix serait encore donné ?

En 1860, Abd El-Kader s'était levé à Damas contre les extrémistes qui voulaient en finir avec les chrétiens. Qui, dans le monde musulman, se lèvera pour renouveler ce beau geste ? L'islam, religion de la paix et de la tolérance, peut-il accepter que l'on tue des hommes, des chrétiens en son nom ? Fort heureusement, un message, comme celui du prince de Jordanie Hassan Bin Talal, longtemps président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, invitant les musulmans du monde entier à dire leur amitié aux chrétiens d'Irak et leur soutien à l'archevêque enlevé et depuis assassiné à Mossoul, nous laisse remplis d'espoir.

Enfin, ce n'est pas le moins important, ce drame a aussi une répercussion universelle. La fin des chrétiens d'Irak, et demain peut-être de ceux du Liban, de Palestine, de Syrie ou d'Egypte, signifierait que le dialogue des cultures n'est plus possible, que les communautarismes ethniques et religieux l'emportent sur l'universalisme, que le vivre-ensemble mondial dans la diversité de nos civilisations que, croyants et incroyants, nous essayons de construire, n'est qu'un leurre. Chrétiens, juifs, musulmans, hommes de bonne volonté, nous n'avons pas le droit de nous taire.

Ce texte a été transmis aux Actualités unitariennes par Philippe de Briey

Ghaleb Bencheikh, présentateur de l'émission islam du dimanche matin à France 2 :  " La fin des chrétiens d'Irak, et demain peut-être de ceux du Liban, de Palestine, de Syrie ou d'Egypte, signifierait que le dialogue des cultures n'est plus possible, que les communautarismes ethniques et religieux l'emportent sur l'universalisme, que le vivre-ensemble mondial dans la diversité de nos civilisations que, croyants et incroyants, nous essayons de construire, n'est qu'un leurre. Chrétiens, juifs, musulmans, hommes de bonne volonté, nous n'avons pas le droit de nous taire".


Jeudi 3 avril 2008
par Pax-Christi publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

 

 PARIS (AFP), 3 avril 2008 -

Les faux souvenirs induits, la vente multi-niveaux, certaines techniques de coaching en entreprise et le datura font partie de la moisson de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) dans son rapport 2007 publié jeudi.

Il s'agit du 5ème rapport annuel de la Miviludes, au coeur d'une polémique le mois dernier, après les propos de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, estimant qu'outre ce travail annuel, "la Miviludes ne fait rien".

Le rapport fait également le point sur les techniques de lobbying des sectes auprès des organismes internationaux, à partir de l'exemple de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), et sur le phénomène du satanisme qui concernerait de près ou de loin environ 25 000 personnes en France, dont 80% de moins de 21 ans.

Il pointe aussi le néo-chamanisme et l'usage d'une substance, le datura, plante courante aux fleurs très parfumées et réputée toxique, qui tend à remplacer l'iboga, inscrit au tableau des stupéfiants.

"Les sectes évoluent mais elles sont toujours là", estime Jean-Michel Roulet, président de la Miviludes qui souligne qu'à partir de 2000 elles se sont "engouffrées" dans le domaine de l'accomplissement de soi, les unes dans l'humanitaire, les autres dans les techniques de "recherche de son moi profond".

Le travail sur la mém