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La joie d'une libération d'otages : celle d'Ingrid Bétancourt et de ses compagnons de captivité. Avec le soucis pour tous ceux qui ne sont pas encore libérés.

Et puis aussi une grande colère contre tous ceux, marxistes et islamistes, soutenus par des intellectuels toujours prêts à tout justifier, qui considèrent que la prise d'otages est une arme normale entre les mains des "pauvres", à savoir les mouvements révolutionnaires dit de libération nationale qui luttent contre le colonialisme, l'impérialisme, etc.

Paradoxe des intellectuels marxistes qui ont soutenu le régime maoïste en Chine bien que la Chine soit parfaitement coloniale et impérialiste au Tibet, au Turkestan oriental et en Mongolie dite "intérieure" *. Sans parler de l'Union soviétique et de son emprise militaire sur d'autres pays.
* voir notre série d'articles sur la Chine coloniale et impérialiste dans la rubrique "halte aux génocides".

A l'époque des médias et des journalistes sans frontières, la prise d'otages est-elle encore nécessaire pour faire connaître une cause ? avec le risque et la certitude de passer pour des barbares ... Et si la non-violence était une bien meilleure attitude ? Celle d'un Jésus, de Gandhi, de Martin Luther King, du dalai-lama ?

Que de crimes commis de tout temps au nom de la Révolution !

L'espoir d'une page qui se tourne : le jour où les tee-shirt à l'effigie d'Ingrid Bétancourt seront plus nombreux que ceux à la gloire de Che Guevara ...
Jeudi 3 juillet 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

Communiqué de presse :

L'Observatoire chrétien de la laïcité (OCL) s'indigne de l'annulation par la justice d'un mariage- motivée par le << mensonge >> de l'épouse sur sa virginité.

Il souligne la gravité de cette décision pour l'avenir du droit en France.

illustration : "le baiser", vu sur loudie.over-blog.net.

En effet elle s'appuie, de façon tout à fait inappropriée en l'occurrence, sur la notion de << tromperie sur la qualité essentielle >> d'un des époux. L'OCL souligne qu'en aucun cas la virginité ne saurait être considérée au moment du mariage comme une qualité essentielle de la future épouse. On ne voit pas en quoi, d'un point de vue humain, la virginité- de la femme seulement, notons le - engagerait la validité du mariage.

Pour envisager le contraire , les juges n'ont pu que se référer à une conception << religieuse >> parmi d'autres, conception d'ailleurs discriminatoire à l'égard des femmes et les soumettant à la domination de fantasmes masculins. En cela ils ne respectent pas la constitution de la cinquième République qui caractérise notre pays comme une république laïque. Dans une telle république la loi est la même pour tous, femmes et hommes notamment- et ne saurait se fonder, directement ou indirectement, sur des règles religieuses particulières.

Ce jugement ouvre la porte à des pratiques judiciaires communautaristes qui appliqueraient à des citoyennes et des citoyens les conceptions morales ou juridiques d'une communauté -notamment religieuse- ou d'un groupe identitaire auxquelles seraient alors réduite- de façon aliénante- leur identité personnelle et donc leur humanité.

Jean Riedinger
secrétaire de l’OCL


L’Observatoire chrétien de la laïcité regroupe plusieurs mouvements au sein de la Fédération des réseaux des Parvis. Nous reproduisons ce communiqué de presse qui a été mis en ligne sur le site de cette fédération

http://reseaux.parvis.free.fr:80/index.htm

Samedi 31 mai 2008
par Observatoire chrétien de la laïcité publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

Le Tribunal de Grande instance de Lille vient d'annuler un mariage sous le prétexte que la fiancée avait dit qu'elle était vierge ...

Que la jeune fille ait menti à son fiancé quant à sa virginité, c’est là une affaire toute privée et l’on ne voit pas pourquoi la Justice s’y mêle. Somme toute, le futur mari n'avait qu’à aller z’y voir lui-même ou envoyer les vertueuses matrones musulmanes écarter les jambes de sa fiancée ! C’est ce qu’on appelle en France un benêt. Et en plus, il va se plaindre, sans doute poussé par les dévots et dévotes de son entourage !

Plainte reçue par le Tribunal en question qui pourtant a sans doute bien d’autres chats à fouetter. Eh oui ! les pauvres rigoristes musulmans qui sont tout déroutés par la laïcité à la française, il faut bien s’adapter à eux ...

Pourquoi le Tribunal de Lille ne lui a-t-il pas demandé de faire preuve lui aussi de sa propre virginité puisque, en France, les femmes et les hommes doivent être traités à égalité, sans discrimination. On reste pantois devant certains raisonnements juridiques. Il paraît que cela s’appelle faire jurisprudence ...

machine mise à la disposition de la Justice française par les Shaddoks
afin de tester la virginité des poissons mâles


On réserve des heures de piscines municipales aux femmes qui ne veulent pas être vues en maillot de bain (même si ce sont des "une pièce") ; quant au cimetière,  ne mélangeons pas les impurs et les fidèles ! Au Canada, où certains prônent des "accommodements raisonnables" *, on fait polir les vitres des salles de gym afin que les Juifs hassidim (mâles) ne voient pas les jambes (impudiques) des femmes qui font de la musculation, etc.
* allusion à la commission Bouchard-Taylor mise en place par le gouvernement québécois en février 2007 et qui vient de rendre un rapport très controversé.

Pour ceux qui veulent des accommodements " raisonnables ", le secteur privé est tout désigné pour rendre des services à la carte. On peut aussi aménager une piscine chez soi ; ce n’est pas interdit ! Le secteur public, quant à lui, est ouvert à tous sans condition – mais, inversement, sans caprices fussent-ils religieux.

Jusqu’à présent, du côté des partis politiques, seuls le PCF, le PS  et l’UMP ont bougé, également Mme Elisabeth Badinter et l'association Ni putes, ni soumises. Tiens, pour une fois, on ne se bouscule pas de trop au portillon médiatique des réactions hâtives ! Par contre, çà bouillonne dur au sein de la bloguosphère ...

Quant aux acteurs religieux, toujours longs à la détente et bien souvent faisant profil bas quand il s'agit des leurs - en l'occurrence de braves musulmans fondamentalistes quelque peu demeurés -, je crois bien, en toute modestie, que nous sommes les premiers à dire quelque chose. Pour nous ce sera sans ambiguïté :


Pour une laïcité sans bavures : halte aux archaïsmes religieux !

Vendredi 30 mai 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

 

 PARIS (AFP), 3 avril 2008 -

Les faux souvenirs induits, la vente multi-niveaux, certaines techniques de coaching en entreprise et le datura font partie de la moisson de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) dans son rapport 2007 publié jeudi.

Il s'agit du 5ème rapport annuel de la Miviludes, au coeur d'une polémique le mois dernier, après les propos de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, estimant qu'outre ce travail annuel, "la Miviludes ne fait rien".

Le rapport fait également le point sur les techniques de lobbying des sectes auprès des organismes internationaux, à partir de l'exemple de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), et sur le phénomène du satanisme qui concernerait de près ou de loin environ 25 000 personnes en France, dont 80% de moins de 21 ans.

Il pointe aussi le néo-chamanisme et l'usage d'une substance, le datura, plante courante aux fleurs très parfumées et réputée toxique, qui tend à remplacer l'iboga, inscrit au tableau des stupéfiants.

"Les sectes évoluent mais elles sont toujours là", estime Jean-Michel Roulet, président de la Miviludes qui souligne qu'à partir de 2000 elles se sont "engouffrées" dans le domaine de l'accomplissement de soi, les unes dans l'humanitaire, les autres dans les techniques de "recherche de son moi profond".

Le travail sur la mémoire est une des bases de la psychanalyse, en revanche "le +faux souvenir induit+ résulte de techniques d'autosuggestion ou d'une influence indue qu'exercent certains thérapeutes". Ceux-ci "manipulent" le patient en l'amenant à se rappeler des abus -souvent à caractère sexuel- subis dans la petite enfance qui constituent le "syndrome du faux souvenir induit", dévastateur pour le patient lui-même et pour sa famille.

Le phénomène est apparu aux Etats-Unis dans la seconde moitié du XXème siècle et "se développe de manière inquiétante en France".

C'est aussi au nom de la "sujétion de l'individu" que la Miviludes s'est intéressée à la vente multi-niveaux, qui consiste à vendre des produits ou services, le plus souvent liés au bien-être, et à convaincre les acheteurs de devenir vendeurs à leur tour. Ils n'ont pas de contrat de travail, sont rémunérés au pourcentage, et les plus convaincus finissent par quitter leur travail et ne plus fréquenter que les membres du réseau.

Autre risque d'embrigadement avec l'application au coaching en entreprise de la théorie des "constellations systémiques", inventée par l'américaine Virginia Safir à partir de l'observation des tribus en pays zoulou : le groupe - en l'occurrence l'entreprise - fonctionne comme un corps biologique où chacun a un rôle précis. Une des dérives est de considérer que chacun fait partie du groupe et que c'est au groupe de tout décider pour lui.

Le rapport 2007 consacre un chapitre à la "stratégie d'influence de la mouvance sectaire à l'international", notamment auprès de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et particulièrement d'un de ses organismes, le BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme). Plusieurs mouvements - la Miviludes cite la Scientologie, les raéliens et les témoins de Jéhovah - viennent y dénoncer la lutte contre les dérives sectaires au nom des atteintes à la liberté religieuse. Toutes les interventions étant publiées, elles ont de ce fait une diffusion et une respectabilité assurées.

Une autre technique est de mettre en cause les acteurs de la lutte contre les dérives sectaires, en visant les personnes elles-mêmes ou en mettant en cause le bien-fondé des subventions dont elles bénéficient.

Ce rapport a été remis mercredi au Premier ministre, dont dépend la Miviludes.

Jeudi 3 avril 2008
par AFP publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
En fait, certains mouvements religieux, petits ou gros, ont manifestement de la difficulté à accepter l’esprit et le mode de fonctionnement d’une démocratie moderne et laïque, d’où des heurts à répétition avec la société civile.


Il y a d’abord les obscurantismes qui, au nom d’une Révélation soit disante divine, vont à l’encontre des connaissances scientifiques comme celles relatives à l’évolution des espèces. Quid alors de l’enseignement, lorsque des étudiants s’insurgent au nom de leur foi contre les connaissances qui leur sont données ? Des professeurs d’université en sont bouche bée avec en prime une découverte du christianisme évangélique ou de l’islam. Contre toute attente, l’anti-darwinisme du XIXème siècle connaît un second souffle.


Il y a aussi l’ultra-conservatisme moral qui, au nom de valeurs et de principes érigés en idoles absolues, refuse de prendre en considération la souffrance humaine, les drames de nos vies : les avortements, les méthodes contraceptives, les divorces, les couples homosexuels, les euthanasies. Face au fléau du sida, la condamnation de l’usage du condom EST CRIMINELLE.


Il y a aussi les communautarismes religieux nés de l’idée que notre brave société serait en la proie de Satan en personne. Eh oui ! tous nos maux s’expliquent ! Les fêtes " païennes " sont vilipendées, à commencer par la Noël des chrétiens où celle du Père Noël, du l’An neuf, etc. L’abstention vis-à-vis de tout ce qui symbolise l’Etat (uniforme, armée, drapeau), le rejet de ce que font les autres religions (tous des antéchrist ou encore des " impurs !) et la grosse tentation de vivre en circuit fermé, entre élus, entre saints, entre purs. D’avoir ses propres écoles, ses entreprises, ses boutiques, ses loisirs, ses piscines, son carré au cimetière, etc. Quant au paradis, ce n’est pas la peine d’y réserver sa place puisque seuls les bons y seront – ce qui simplifie bien les choses. Merci à Dieu Tout puissant pour son Jugement du dernier jour et de faire le tri.


Egalement criminelle cette idée que c’est un manque de foi que de s’adresser à la médecine humaine puisque Dieu guérit, et en définitive lui seul. Ou bien encore que le sang étant le siège de la vie et que celle-ci appartient à Dieu seul, puisqu’Il est notre Créateur, les transfusions sanguines ne peuvent que lui déplaire. Dans le Premier Testament, avec le même raisonnement, il y a aussi les recensements qui déplaisent à Dieu. David en aurait, paraît-il, fait les frais !


Et puis, la religion n’est pas seulement un service aux autres rendus, un accompagnement spirituel et religieux. Elle est pour certains entrepreneurs religieux, leur famille et leur entourage, une emprise sur les autres, une méthode pour capter les ressources des fidèles, les faire travailler gratuitement soi disant pour la communauté, s’enrichir à leurs dépends par des cotisations élevées, la perception d’une dîme (vous avez bien entendu, le dixième de vos ressources !), faciliter l’accès sexuel aux jeunes femmes (pour leur communiquer un surplus de Vie spirituelle), aux jeunes filles et aux jeunes garçons pour les pédophiles, jouir d'une vie luxueuse car rien n’est trop beau pour son gourou bien aîné, etc. 


Les manipulations mentales, les perversités, l’isolement social (à commencer par sa propre famille), l’opacité des finances et des prises de décision, etc., sont monnaie courante dans nombre de mouvements, au nez et à la barbe des braves fidèles. Certains en ressortiront meurtris après y avoir cru de longues années durant.


Quand ce n’est pas carrément le recrutement des jeunes pommés pour des causes politico-religieuses comme dans le cas des mouvements satanistes, néo-nazi anti-juifs et des djihadistes.


Alors faut-il attendre que les sectes sévissent pour aller voir ce qui s’y passe ?


La logique judiciaire, évoquée dans le message précédant, veut qu’on attende les drames. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) a été ainsi sagement consignée dans cette position. Pompiers pour éteindre l’incendie, médecins après la mort, disent nos dictons populaires. Pour elle, le principe de sécurité ne s’applique pas puisqu’il ne s’agit pas d’OGM mais de la liberté de pensée !


Qu’on se le dise, la religion pour les unitariens est un service aux autres, un accompagnement spirituel respectueux de leur liberté de penser et de leur propre itinéraire, et non une emprise sur les autres, leur manipulation, leur endoctrinement, leur enregistrement, leur mise au pas cadencé, la pensée unique.

Jeudi 28 février 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
Les mots seraient-ils comme de l’eau qui sert à noyer le poisson, à diluer les réalités dans un tout fluide ? où tout est relatif ? au même niveau ? finalement sans différence, sans relief ?


Certains font l’amalgame entre minorités religieuses et sectes. Une secte serait tout bonnement un mouvement religieux en émergence, encore mal connu, rejeté simplement par malentendu et ignorance, certainement par erreur, parce qu’il serait encore exotique, nouveau sur le marché des spiritualités et des religions, bref un Petit Poucet. Or, nous (les unitariens) qui le sommes, nous pouvons témoigner ici que nous n’avons jamais reçu ni le soupçon ni l’accusation d’être une secte ! Il en est de même des Quakers, des Salutistes, des Baha’ïs, etc.


On nous dit que la secte serait radicale par rapport aux Eglises ronronnantes. Les unitariens sont aussi des radicaux : nous revendiquons haut et fort notre anti-trinitarisme, notre rejet des dogmes religieux et des soit disantes vérités absolues. Les Quakers, quant à eux, ont, en leur temps, défrayés la chronique en refusant d’enlever leur couvre-chef devant les autorités humaines et dans les lieux de culte ; avec les anabaptistes, ils ont été les premiers objecteurs de conscience pacifistes.


Les sociologues nous expliquent doctement que "la secte", au départ radicale et séparatiste, teigneuse, arrondit progressivement ses angles, ses aspérités et, en définitive, négocie son acceptation au sein de la société civile qu’elle vilipendait pourtant à ses débuts (thèse du sociologue allemand Max Weber, 1864-1920 ). Beau scénario. Mais nous les unitariens nous n’avons rien du tout arrondi ! 


En fait le modèle, pour cette école sociologique, est celui du christianisme devenu constantinien – mais ce n’est nullement un arrondissement d’angle qu’il y eut mais plutôt un virage à 180 degrés où les chrétiens se sont retrouvés dépositaires du pouvoir séculier, chassant les " païens " des hautes sphères administratives et politiques, vidant les lieux de culte de ces derniers de leur mobilier et de leurs fidèles, monopolisant à leur profit le pouvoir décisionnel et les honneurs. 


Et puis, comment expliquer, avec cette théorie, que des mouvements religieux se radicalisent encore plus ? Par exemple en ce moment certains fondamentalismes évangéliques et islamiques.


Alors, la liste des mouvements religieux estimées comme " sectes " par les Renseignements généraux et consignés en 1995 dans un rapport parlementaire auraient-ils été identifiés par simple hasard ? épinglés par erreur ? par censure injustifiée ? par entorse à la sacro-sainte la liberté de penser ?

Jeudi 28 février 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
Le Groupe d’étude des mouvements de pensée en vue de la protection de l’individu (GEMPPI) a été fondé en 1998. Association loi 1901, Il bénéficie du soutien du Conseil Général des Bouches du Rhône et de la Ville de Marseille. Il est associé au Centre de documentation et d’action contre les manipulations mentales (CCMM), 3 rue Lespagnol 75020 Paris. Il est aussi membre de la Fédération européenne des centres de recherche et d’information sur le sectarisme (FECRIS) 


Son fondateur et animateur est Didier Pachoud.renard-et-corbeau-copie-1.jpg


Adresse
 : GEMPPI BP 30095, 13192 Marseille cedex 20, 
tel/fax : 04 91 08 72 22 et 06 76 01 94 95
gemppi@wanadoo.fr, 
http://www.ifrance.com/sectes-info-gemppi/


Une permanence d'accueil est organisée à la Cité des associations de Marseille, 93, La Canebière 13001 Marseille, 
tous les mardis de 18 à 19h (sauf les jours fériés) avec certains jours un psy ou un avocat. 
Et sur rendez-vous. 

E
n juillet- août : uniquement sur rendez-vous 


pour information et aide aux victimes des dérives sectaires


Eh oui ! tous les acteurs religieux ou parlant de spiritualité ne sont pas forcément des anges !

Mardi 26 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

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Biblicistes convaincus, les témoins de Jéhovah sont très attachés à la prescription comme quoi le sang appartient à Dieu et à Dieu seul. Conscients que cela constitue un hiatus très sérieux dans leur rapport avec la médecine moderne, laquelle préconise la transfusion sanguine dans de nombreux cas, les T de J encouragent les recherches scientifiques de haut niveau afin de trouver des substituts au sang.

Dans le cas ci-dessous, c’est l’utilisation de l’EPO qui s’est avérée opportune et a pu éviter une transfusion sanguine.

Nous ne pouvons qu’espérer que les archaïsmes religieux puissent être ainsi contournés à défaut d’être dépassés, voire techniquement solutionnés, chaque fois que cela est possible. Le chemin est parfois bien long, mais souhaitable !

L’information suivante nous a été envoyée par Fabien Girard le 22 février.


Un fait médical important, survenu à l’hôpital de Purpan à Toulouse, a été rapporté lors d'une assemblée à Marseille par M. Baudril, responsable du Comité de Liaison Hospitalier (CLH), un service mis en place par le siège des Témoins de Jéhovah de France.


Margo, bébé prématuré, née à 30 semaines de gestation, et ne pesant qu'1kg 200, avec un taux d'hémoglobine trop bas ; les médecins préconisent alors la transfusion du sang. Les parents, Témoins de Jéhovah, font appel au CLH, le processus est mis en route, fax envoyé et l'on propose aux médecins s'ils accepteraient d'administrer l'Erythropoïétine (EPO, hormone de synthèse qui stimule la production de globules rouges) pendant 3 jours, les médecins acceptent, le siège des Témoins de Jéhovah fournit le produit. Après trois jours, le taux d'hémoglobine s'est stabilisé, on propose un 4éme jour d'administration et, là, le taux remonte. Le traitement est approuvé et mis en route, Margo, qu'on appelle maintenant "La battante" est sauvée. 


C'est une première, les médecins veulent l'essayer sur d'autres prématurés ; ils obtiennent les même résultats ; le traitement est alors établi sur tous les prématurés du service de Pédiatrie de l'hôpital de Purpan à Toulouse. Suite à cet événement cette thérapie à été établie dans tous les services des prématurés de tous les Hôpitaux de France.

Lundi 25 février 2008
par Fabien Girard publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
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Les " chiens ". François Mitterrand avait ainsi désigné les journalistes qui s’étaient acharnés contre son Premier ministre dans le cadre de ce qui était présenté alors comme " une affaire " et qui l'avaient acculé au suicide. Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, vient à son tour de désigner de " charognards " les journalistes qui ont diffusé un SMS soit disant envoyé par le président Sarkozy à son ex femme.


C’est bien sûr le tollé chaque fois qu’on ose toucher à la vaillante profession des journalistes. Mais celle-ci serait-elle donc au-dessus de toute critique et de toute les lois ?


Naguère, c’était les hommes politiques, les ecclésiastiques, les policiers, les militaires, les notables, etc. Depuis 68, ceux-ci se font plutôt modestes dans leur expression publique, par contre la relève est joyeusement assurée par d’autres : certains journalistes qui veulent faire l’opinion, des juges qui décident des nouvelles bonnes mœurs que les Français doivent adopter, des avocats qui sont sans cesse appelés à la Une pour déclamer l'angélisme de leur clients, etc.


Mieux, ou pire, les journalistes en question jouent les offusqués avec des arguments dignes de Courteline : ce n’est pas bien qu’un président ose porter plainte car " les présidents précédents ne l’avaient pas fait ", etc.  Et si c'était une autre personne ? Mais aucune interrogation professionnelle sur l’existence réelle du SMS, sur le droit de publier (s’il existe) un message strictement de la sphère intime ...


Dans un communiqué, l'association Reporters sans frontières (RSF) s'inquiète tout simplement de la nature des poursuites engagées par le président.

"Nous regrettons que Nicolas Sarkozy ait choisi la voie la plus dure pour attaquer en justice le site du Nouvel Observateur. Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée", note RSF.

"Le chef d'accusation de 'faux et usage de faux' retenu par son avocat prévoit une peine d'emprisonnement. Même si nous faisons confiance à la justice pour faire preuve d'équité, cette manière de procéder suscite notre inquiétude. En plus, engager une poursuite au pénal permet de faire convoquer le journaliste incriminé devant la justice et éventuellement de lui demander de révéler ses sources. Ce qui n'est pas le cas dans le cadre d'une affaire civile", ajoute l'organisation.


On ne peut faire plus dans le corporatisme d’une profession !


Et puis, de la part du Nouvel Observateur, grand hebdomadaire de la Gauche française, quelle peopolarisation ! quelle descente dans le marécage des rumeurs ! quelle chute de l’ange au niveau du trottoir ! Tout cela parce qu'on a été mécontent du verdict des urnes et qu'on continue à faire campagne contre ... 

Dommage, car, lors des élections présidentielles, les Français, dans l'ensemble,  avaient su garder retenue vis-à-vis de la vie privée de leurs candidats, dont deux connaissaient des difficultés à ce niveau.



Nouveaux justiciers qui croient avoir raison dès lors qu’ils s’attaquent aux pouvoirs politiques. L'arrogance déclarée vertue, la subjectivité partisane encouragée même si c'est pour cracher sur les autres. Opposants auréolés tout simplement parce qu’ils se disent contestataires. Démagogues qui pratiquent le lynchage médiatique pour se faire connaître, valoir, gagner de l’audimat. L'absence totale d’esprit critique vis-à-vis de soi même puisque la critique est précisément entièrement tournée vers l’autre à abattre. Nouveaux maîtres de l'opinion publique, de la rue, des caniveaux, des égoûts. Nouveaux pharisiens des temps modernes qui ne doutiez de rien, que faites vous de la poutre que vous avez dans l’œil ? 

Plus (+) de morale, plus de modestie, plus d’humilité, plus de charité, plus d’amour des autres et des " ennemis " ne feraient certainement pas de mal à notre démocratie " à la française ". Ce sont là, comme on dit, des valeurs " chrétiennes " bien classiques (ou, pour certains, judéo-chrétiennes !) mais que les chrétiens (et les juifs bien entendu) sont prêts, j’en suis sûr, à partager avec tout le monde !


En démocratie, faut-il donc le rappeler, 
la liberté de pensée et de s’exprimer 
va de pair avec le respect des autres.


complément en date du 14 février :

Dans son éditorial intitulé "Une erreur ? Oui", Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur, reconnaît le faux pas déontologique. Dans un autre article, les directeurs de la rédaction du Nouvel Observateur, Guillaume Malaurie et Michel Labro, rejoignent la position de J. Daniel. Cette autocritique sauve enfin l’honneur du journal du moins version papier car " nouvelobs.com " dit simplement avoir mis en ligne une information qu’on lui a envoyée ! Mise en ligne bêtement ?

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080213/tcu-politique-sarkozy-medias-presse-inte-7b903d2_1.html

Samedi 9 février 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
Les Occidentaux - et les Français en particuliers - se vantent (abondamment) de leur démocratie. Ils donnent des leçons tout azimut comme naguère nos braves révolutionnaires de l’An I qui voulurent faire du bien aux peuples voisins en les envahissant ! Il s’ensuit une certaine absence d’esprit critique vis-à-vis de nos propres institutions … que ne sauraient faire oublier les flots de polémiques dont nous sommes chaque jour plus qu’abreuvés.

Parmi les partis politiques les plus donneurs (aux autres) de leçon de morale, de valeurs, de rigueur, de bonne gouvernance, de laïcité et de démocratie, le Parti socialiste vient d’accorder la liberté de vote aux députés qui sont inscrits à ses groupes parlementaire et sénatorial. Merci pour eux !


Ce parti revient de loin car, dans le sillage de la pensée unique marxiste, l’adhésion à la ligne majoritaire est un dogme, même si cette ligne s’avère purement conjoncturelle ou méandreuse. De même, toute collaboration d’un de ses membres avec d’autres acteurs ou instances politiques est considérée comme un délit de haute trahison avec excommunication à la clef (les apostats des temps modernes !). Je précise que, dans le paysage politique français, ce parti n’est pas plus sectaire que bien d’autres ! Il dispose d’ailleurs de ressources humaines de grande qualité.


Or, soudainement, ce parti accorde la liberté de vote à ses députés à propos de la signature du Traité européen. Par ailleurs, pour les communales, il a décidé de pratiquer, dès le premier tour,  une très large ouverture sur ses listes à des membres qui ne sont pas encartés chez lui ni sympathisants, alors que la même pratique est toujours considérée comme un crime de lèse-démocratie lorsqu'elle est d’initiative gouvernementale (lutte de classe oblige).


On aurait souhaité que ces bienheureuses décisions soient liées à des principes et non à des conjonctures difficiles pour lui (une cacophonie en son sein sur un sujet d’importance : la relance de nos institutions européennes).


Le MODEM, quant à lui, pourtant porteur d’une belle aventure politique à l’heure des dernières élections présidentielles, voit ses députés se défiler les uns après les autres, votant pour ainsi dire avec leurs pieds et retrouvant donc leur pleine liberté !


Que je sache, nos députés sont élus par le peuple
 et n’ont de compte à rendre qu’à lui seul.


Lorsqu’ils se réfèrent à leurs " électeurs ", pensent ils seulement à ceux qui ont voté pour eux ou bien à tous les habitants sans exception de leur circonscription ?


Les partis politiques ne sont là que pour aider et non pour s’ériger au-dessus d’eux. Je ne comprend pas les députés qui, bien qu’élus, se transforment allègrement en godillots, en bénis oui-oui, en perroquets, en polémiquards, chargés de répondre au quart de tour à tous les faits et gestes des " adversaires ", des " ennemis ", des " traites ", de les pourfendre illico presto, sans pitié. 

Les solidarités (légitimes) au sein des formations politiques ne doivent pas aller à l’encontre de la liberté de conscience ni transformer nos députés en partisans sectaires à la solde de leur parti (mon parti a toujours raison, les autres ne peuvent qu’être dans l’erreur, ce ne sont d’ailleurs qu’affreux jojo menteurs, qu’hypocrites qui cachent leur jeu, qu’ennemis dangereux, etc.).


A quand aurons nous des familles politiques, inspiratrices pour leurs adhérents, respectueuses de leurs choix, lieux de formation, d’information et d’échange, et non des machines de guerre électorale ?


J’observe une bien plus grande retenue de la part des acteurs religieux de toute religion, 
du moins pour ceux que nous avons en France. 


Alors que le phénomène sectaire a été relativement contenu dans le paysage religieux français, nombre de nos partis politiques se permettent encore des comportements qui relèvent de la dynamique partisane la plus brutale : tous les arguments (tous les coups) sont bons, même s’ils sont contradictoires entre eux, pour rafler la mise électorale. On s’attaque aux personnes mêmes, à leur vie privée, à leur psychologie (après avoir dit bien entendu que c’est un pur débat d’idées !). On aboie au loup à tout propos sans chercher à comprendre les propos des autres. 


Démocratie ou démagogie ?


Rien n’est plus vain (au sens où l’entend le Quohelet) que des personnes ou des instances qui disent détenir la vérité et que " les autres " sont dans l’erreur la plus absolue. Or, le bon usage de la raison et l’action altruiste traversent nos partis politiques comme nos communautés religieuses. Elles ne sont le monopole d’aucun.
 

La liberté de penser et de conscience
et de choisir en conséquence 
est très chère au cœur des unitariens

Samedi 19 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

undefinedPriorité aux plus anciens documents, ce qui est une règle d’or pour tous les historiens du monde entier fussent-ils musulmans. C’est donc la Bible par ordre chronologique. Le Coran n’en est qu’un décalque, plusieurs siècles plus tard, pour maints passages dont celui d’Abraham qui s’apprête à trucider son fils unique dont il avait pourtant tant attendu la naissance (Genèse, 22, 1-18 ; sourate XXXVII, 102-103).


Les différences fourmillent dans les détails : il y a l’inversion entre Isaac (ancêtre éponyme des Israélites) et Ismaël (celui des Arabes), le reçu du message céleste (en direct pour la Bible, " en rêve " pour le Coran : " je me suis vu en rêve t’égorger " dira le naïf Abraham à son benêt de fils), le mode de sacrifice (le brûlage sur un tas de fagots de bois selon le rituel de l’holocauste juive ; par simple égorgement, sans doute en tranchant la carotide, pour le pauvre Ismaël qui aide son père jusqu’au bout en connaissance de cause).


Mais le Coran reste tout à fait fidèle au sens global du texte d’origine : Abraham est bel et bien récompensé pour son obéissance, pour sa soumission, pour son jusqu’au-boutisme qui est un modèle de sentiment fanatique.


Plus récent que la Bible, le Coran n’en prend pas moins sa revanche par une botte secrète dont les spadassins religieux ont seuls le secret : l’original est au ciel (Platon n’aurait pas désavoué), auprès de Dieu archiviste – eh oui, il suffisait d’y penser -, si bien que la Bible n’en est qu’une bien pâle copie – en plus dévoyée par les Juifs et les chrétiens, et bing ! – ainsi que les traductions (re-bing !) puisque seule l’arabe est la langue des anges (tant pis pour nos grands orientalistes comme Jacques Berque, tout professeur honoraire qu’il fut au Collège de France). C’est imparable et l'on ne peut que rester bouche bée !


Dieu merci, les soufi ont préféré la poésie à la rhétorique, la méditation au bavardage métaphysique, la spiritualité à la religion, l’approche de Dieu qui est et non pas la répétition (obéissante et soumise) de ce qu’Il aurait dit selon certains écrits, l’amour aux malédictions, le cheminement aux grandes certitudes idéologiques, l’humilité aux discours des prêcheurs. Pour eux, les corpus religieux ne sont que des béquilles pour apprendre à marcher, mais qu’on lâche ensuite pour s’engager dans une relation plus personnelle et intime avec Dieu.


Alors que devons nous faire de nos vieux parchemins ? Les lire bien entendu, d’autant plus qu’ils recèlent d’admirables textes, mais surtout ne pas les idolâtrer car, c’est le Premier testament qui le dit, " tu n’adoreras pas des œuvres faites de main d’homme ". Qu’on se le dise : aimer et admirer n’est pas idolâtrer !

Jeudi 20 décembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

Quand on est religieux, on sent doublement le souffre, d’une part vis-à-vis de sa hiérarchie qui n’aime pas les électrons libres, mais aussi de la part de certains laïcs qui estiment incompatible la recherche objective avec l'existence de convictions métaphysiques. Certes, la première ne doit être en aucun point dépendante de la seconde, mais celle-ci succède nécessairement à la première : au-delà des certitudes prouvées et démontrées, partagées par toute l’humanité, nous avons bien comme on dit des convictions intimes liées à notre culture d'origine, à nos expériences subjectives, à nos rencontres avec les autres, à nos propres cogitations. Et puis la spiritualité, la méditation, la philosophie prennent le relais des connaissances objectives car on empêchera jamais l’homme de penser l’au-delà du connu.

Bref, quand on est religieux, on risque fort une double discrimination.

Teilhard de Chardin fut interdit d’enseignement par son Eglise, et la Fondation qui porte son nom est en survie au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).

Teilhard-de-Chardin.jpgaffiche pour le colloque "Mondialisation et Teilhard de Chardin" qui se tint le 29 octobre 2002 à Bagnols-sur-Cèze (dans le Gard), avec la participation de Jean Boissonnat.


On lit dans Le Monde du samedi 16 juin 2007, p. 8, article de Christiane Galus " Teilhard de Chardin a-t-il sa place au Muséum ? "

" La réinstallation de la Fondation Teilhard-de-Chardin dans les locaux en cours de réaménagement de la bibliothèque du MNHN a été suspendue par Bertrand-Pierre Galey, directeur général de l’établissement. M. Galey va adresser un courrier à Henry de Lumley, président de la Fondation, pour lui demander des précisions sur son activité et ses projets. " Cela permettra de voir si la Fondation a bien sa place au Muséum ", précise M. Galey ". […] La décision d’accueillir celle-ci avait été prise en 1962 par le ministre de l’éducation de l’époque et l’assemblée des professeurs, et reconduite en 1994. Elle a pour objet d’accueillir le fonds documentaire relatif aux travaux du scientifique. Géologue et paléontologue, ce jésuite a effectué de nombreuses fouilles en Chine, et réfléchi sur les liens entre ses recherches et sa foi, qu’il présenta dans Le Phénomène humain ".

Mais voilà, les élus du personnel, estiment qu’il y a entorse à la laïcité. Le Muséum perdra-t-il ainsi l’un de ses fleurons au nom de Dame laïcité ? Celle-ci étant muette par définition, on peut lui fait dire n’importe quoi ! Sur ce point, nous ne sommes guère mieux avancés qu’à l’époque antique où les devins faisaient parler les déesses …

Rappelons qu’en bonne gouvernance démocratique le rôle des institutions est fixé par Dame République et que les élus du personnel défendent, comme leur fonction l’indique, des intérêts catégoriels seulement internes - lesquels ne concernent pas la politique extérieure de l’institution. En cela, les élus du personnel n’ont pas à prendre la place des citoyens ; ils peuvent toutefois informer leurs compatriotes.

Nous remercions Marie-Claire Lefeuvre, membre de l'AFCU, de nous avoir alerté sur cette situation.

Lundi 16 juillet 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
EcoleElitairePourTous.jpgFace à un Gouvernement français qui recrute les compétences à Droite, au Centre et à Gauche, le Parti socialiste se rétracte comme un hérisson et veut retenir ses élites à coup de menace d’excommunication. Et oui ! les Eglises n’ont pas ce monopole. Jean-Marc Ayrault, président du groupe parlementaire socialiste, traite Jack Lang (quand même ancien ministre de Lionel Jospin et camarade de parti depuis 30 ans) comme un petit garçon à qui on demande d’obéir aux ordres du parti : pas d’aventure individuelle lui dit-il, sinon c’est l’exclusion du groupe (en attendant celle du parti ?). 

un livre de Jack Lang alors qu'il était ministre de l'Education nationale.

Le PS n’a pas le monopole d’encarter solidement et dogmatiquement militants et députés. François Bayrou avait exclu Gilles de Robien de l’UDF sous prétexte qu’il participait au gouvernement d’alors, avant de " suicider " son propre groupe parlementaire entre les deux tours de la présidentielle ! Quant au Parti communiste, il a exclu de ses listes électorales son remuant Maxime Gremetz, mais qui a été cependant réélu haut la main, au nez et à la barbe de son parti !
 

Les députés, élus par le peuple rappelons-le, ne seraient-ils pas assez grands pour analyser une situation politique et voir s’ils peuvent ou non répondre à une proposition de responsabilité gouvernementale ou proche ? Est-ce le tout opposition ? camp contre camp ? avec rectification des traîtres ? L’opposition refusant systématiquement toute responsabilité et se contentant trop souvent de brailler (car braille - démagogique - il y a !) ?

Cela fait vraiment peur de s’encarter dans des partis politiques qui ne respectent pas la liberté la plus élémentaire de conscience.

A quand des partis politiques français qui cesseront de se comporter comme les Eglises d’autrefois avec des directives, des mots d’ordre, des menaces d’exclusion au nom de " la " vérité (à savoir de la pensée unique) et de la solidarité (celle des godillots) ? 

Nos Eglises, pour la plupart, ont su évoluer vers des familles spirituelles, moins dogmatiques, où l’accueil prévaut désormais sur la suspicion. Les partis politiques ne devraient-il pas être d’abord des familles où l’on respecte les engagements des uns et des autres dans le partage d’une tradition, d’une culture, de valeurs … et d’une réelle amitié ?


Faites la société inter-convictionnelle et non la guerre !

Vendredi 6 juillet 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
Oui à en croire Michel Benoît dans son article " La Gauche française et l’enfermement dualiste ".


Orque--vu-sur-le-site-de-Koulou.JPG
Sa vision de la France, nous dit-il, est totalement gnostique : il y a une politique bonne, vertueuse, pure, c'est la nôtre. Et tout ce qui n'est pas cette conception du monde est mauvais, doit être combattu. Ni écoute, ni compromission, ni collaboration possible entre les "fils de Lumière" (la gauche) et les "fils des Ténèbres" (la droite). Il faut choisir son camp.
 

orque, dessin vu sur le site de Koulou, plateforme d'Over-blog.


M. Sarkozy fait-il, dans son gouvernement, une ouverture à gauche que la majorité des français voit d'un bon oeil ? Les socialistes qui rejoignent ce gouvernement sont "des traîtres", "des renégats", ils sont "misérables" et dignes "de mépris" - ou de haine. On ne peut pas changer de camp.

Le rejet de tout ce qui n'est pas "nous", le refus de toute main tendue, la condamnation de toute collaboration avec "l'autre" est une des caractéristiques du gnosticisme.

Je vois là un drame pour notre pays : une Gauche depuis toujours engluée dans sa conception religieuse de la politique, avec ses dogmes, son sectarisme, son obsession de forteresse assiégée, de "camp contre camp". Une Gauche dualiste, gnostique. "

Ce que dit Michel Benoît, je le pense aussi, en n’engageant en cela que moi même : la vie politique emprunte (très) largement aux attitudes religieuses et inversement.

Jeudi 28 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

Suite à l’individuation de nos sociétés modernes où les personnes sont de moins en moins encadrées par des institutions (Eglises, partis politiques, syndicat, etc.) et de moins en moins engagés, certaines institutions se comportent d’une façon qui apparaît tout à fait suicidaire.

L’Eglise catholique maintient un niveau de recrutement très élevé pour ses prêtres (avec un abus manifeste par rapport au droit moderne en plaçant leur vie sexuelle sous haute surveillance). Elle reparle aussi d’excommunication pour les députés qui se hasarderaient à voter des lois sur l’avortement, un statut concernant les couples homosexuels, les distributeurs de préservatifs, etc.

Arianisme---Ambroise--condamnant-les-ariens-au-concile-de-Nic--e.jpg Ambroise, évêque de Milan, condamnant les ariens.

Dès son arrivée au Brésil, Benoît XVI a donné le "la",  avec à la clef la belle hypocrisie de faire donner les épiscopats nationaux : on décentralise ! du moins l’excommunication  ... car pour les autres décisions ce n'est pas prévu. Et puis, de toute façon, comme l’explique un sbire proche de pape : les députés catholiques qui oseraient s’excommunieraient d’eux mêmes !

Ben voyons, on n’est plus comme au Moyen âge où l’excommunication était décrétée, officielle, publique.

Des fatwas catholiques d’évêques locaux, mais plus de foudres papales (simplement une bénédiction de loin et d’avance) ; au mieux on culpabilise suffisamment les personnes pour qu’elles s’autocensurent elles mêmes.

A ce rythme, c’est assurément tuer les partis qui s’intitulent (encore) " Démocratie chrétienne ".

Mais l’Eglise catholique romaine n’est pas la seule institution à vouloir (encore) tout contrôler. Nos partis politiques français on également un passif et un actif en la matière : " on " menace d’exclusion les membres du parti qui se hasarderaient à participer au Gouvernement sans l’aval de leur chef ou d’un " conseil national " où la majorité définirait la bonne analyse et la voie juste ; " on " veut " resserrer les rangs ", " mettre le parti en ordre de bataille " … même si c’est pour une échéance somme toute assez lointaine (2012) ; "on" veut faire signer des blanc-seings, des serments qui engagent, indépendamment des évènements à venir, sous la forme de contrats, etc. Au nom de la cohérence, "on" revendique de la discipline. Autant de censures à la liberté de penser et d’agir.

Il y a là confusion totale entre un engagement au sein d’une famille idéologique, afin de s’encourager mutuellement et de coordonner son action individuelle avec celle des autres, et l’entrée dans un groupe de pression qui aliène les personnes en leur imposant des contraintes (en plus des statuts que toute association doit avoir légalement) afin d’être " une machine à gagner ".

Les unitariens ne peuvent qu’être ahuris par cette tendance, eux qui adhèrent volontairement à leur association, congrégation ou Eglise, sans abdiquer la moindre once de leur liberté de pensée. Pour eux, le respect de la diversité d’opinion au sein d’une institution va de soi.

La liberté de choisir ses engagements en fonction de ses propres convictions et analyses ne pose d’ailleurs pas de problème dès lors qu’on encourage les uns et des autres à prendre leur responsabilité, même si c’est sur des chantiers bien différents. La cohérence découle de la conscience et de la responsabilité, de la concertation volontaire, du dialogue, et non pas d’une discipline d’en haut.

En tout cas, ce n’est pas à un pasteur, à un évêque, ou à une majorité synodale ou conciliaire d’en décider !

Adieu aux excommunicateurs de toute sorte !

Dimanche 13 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

Che-Guevara-sur-fond-rouge.jpg Che Guevara et son béret frappé de l'Etoile rouge. Un romantisme qui a viré au cauchemard en Amérique latine ... et en France

 

Trois jours après les élections présidentielles françaises au suffrage universel, l’Extrême gauche n’a pas encore accepté le verdict des urnes. Elle persiste et signe par jeunes interposés. Pire, certains en sont aux accusations … contre les Juifs qui auraient voté Sarkozy. On croyait que le fascisme couvait plutôt à l’Extrême droite, mais voilà qu’il surgit chez les révolutionnaires de l’autre bord.

Lorsque les militants d'une cause versent dans l'activisme, ils ne reculent devant rien, pas même la honte !

Des photos ont été prises le 9 mai, au quartier Latin de Paris, par Henri, qui se présente comme photographe " libertarien " : "c'est une philosophie politique prônant la liberté absolue des individus de faire ce que bon leur semble de leur personne ou de leur propriété, ce qui implique qu'ils n'empiètent pas sur cette même liberté des autres." Parmi ses cibles privilégiées, les manifestations.

Elles sont publiées sur le blog "Photo Only". A voir absolument pour savoir ce qui se passe.

Bien que ce soit "photo only", le photographe n'a pu s'empêcher d'ajouter un commentaire : " On remarque sur l'avant dernier, que ce manifestant tient dans sa main droite un numéro de Marianne qui date de février 2007 avec un article intitulé, "Pourquoi les juifs communautaires ont basculé pour Sarkozy". J'irais même plus loin "et une bonne partie des juifs non communautaires également" ! Mais ce n'est pas le sujet ! On voit sur le dernier cliché, le même manifestant en train de brailler ! Et que braillait-il ? Je vous le donne en mille ? Je le cite; " C'est grâce à l'axe judéo franco israélien, que Sarkozy a été élu ! " Et voilà ! Comme j'étais parfaitement au courant depuis longtemps de ce basculement à droite, il date de plusieurs années déjà, je me demandais quand, et qui, allait sortir du bois l'épouvantail juif ! Qui ? Je le savais parfaitement bien sûr, mais quand ? "

Henri a été interviewé par Over-blog

"Dans le cadre de ma passion, je couvre en photo tout ce qui est possible, du moment que l'homme est présent! Cela va des manifestations d'Extrême droite à celles d'Extrême gauche, des amoureux aux théâtreux, en toute liberté, et ce malgré tous les reproches que peuvent me faire certains, selon leurs sensibilités ! Je n'adhère à aucune idéologie à part la mienne! Et quand je prends mon cliché, je ne juge pas la personne que j'ai dans mon viseur ! La réflexion vient seulement après !"

Vendredi 11 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

Dans toute société humaine, il existe des conservateurs, plutôt prudents de nature, des progressistes, plutôt impatients, et des modérés qui veulent faire la part des choses, qui aiment concilier et proposer des synthèses. Il y a même des radicaux qui peuvent avoir des idées fixes, voir "extrêmes". 

Au sein d’une démocratie, cela ne fait pas de problème (si l’on est tolérant) et nous devons nous accepter dès lors que les uns et les autres respectent les règles légales.

Mais voilà que certains prônent l’action directe : les islamistes djihadistes, les commandos anti-IVG, Raël et ses clônes, les satanistes, etc.  - du côté de certains acteurs religieux -, les troskystes-voyous (qui mènent la danse au lendemain des élections), la cause animale (à la mode en Grande-Bretagne), les anti-ceci et cela, les piquets syndicaux de grève, les régionalistes à la recherche d’un monopole local pour mieux corser leurs affaires, la démocratie dite "de la rue ", etc. – du côté du politique.

Bien d’autres encore, qui pourraient faire irruption en profitant de la brèche ainsi ouverte (les "casseurs" presque professionnels - çà on le sait déjà - mais aussi les mafias et trafiquants de tous ordres, les groupes de pression riches et manipulateurs au service d'intérêts étrangers, etc...)

Ce contournement de l’Etat et de ses institutions devraient nous rappeler de bien mauvais souvenirs qui marquèrent notre XXème siècle. Au début de ce siècle, il y eut l’Action française et les Maurassiens, puis ce furent les fascismes, l’antisémitisme, le communisme mode soviétique ; bref autant de causes qui mobilisèrent un grand nombre de militants, les lançant dans la subversion de l’Etat et la prise du pouvoir par la force.

Ne nous trompons donc pas de combat. Au lieu de se quereller entre conservateurs et progressistes au sein des Eglises et dans la vie politique, ne devrait-on pas être plus vigilants vis-à-vis de la montée des intolérances, des fanatismes et de tous ceux qui se refusent au jeu démocratique ? La démocratie, çà se défend ! Avis aux laxistes qui jouent aux autruches * et aux démagogues de tout poil qui veulent tirer les marrons du feu lors des violences.

* Les autruches ont la réputation (usurpée) de mettre la tête dans le sable.

Les chrétiens unitariens, qui sont des radicaux aux yeux de bien d’autres chrétiens puisque nous récusons le dogme de la Trinité, ne mènent pas pour autant une guerre de religion. Nous acceptons parfaitement la diversité théologique qui règne au sein du christianisme. Elle ne devrait nous gêner en aucune façon puisque nous avons été historiquement les premiers à prôner la liberté de penser et l’individuation des itinéraires religieux et spirituels. Nos propres convictions ne nous empêchent nullement de fréquenter les autres chrétiens, de prier avec eux, de partager le pain et le vin au nom de Jésus.

Une assemblée chrétienne ne peut qu’être démocratique, avec acceptation des uns et des autres dans leur diversité de penser et d’agir. Elle constitue un lieu par excellence de l'apprentissage de la tolérance et du respect des autres, de l'expression en public, de la gestion de biens communs ... à moins qu’elle ne soit confisquée par un clerc qui monopolise la parole de sa communauté !

Mercredi 9 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

Les acteurs religieux seraient-ils en avance sur nos élites politiques ?

Depuis les grandes rencontres inter religieuses d’Assise et d’ailleurs, la plupart des acteurs religieux (hormis les islamistes et certains hiérarques catholiques) ne clament plus qu’ils sont seuls possesseurs de la vérité et admettent que tous les chemins mènent à Dieu (et non plus à Rome !). Par son discours de Ratisbonne, Benoît XVI a dérogé à ce consensus et mal lui en a pris. Pour les protestants libéraux et les unitariens cette attitude fait partie de leur tradition religieuse, même s’il peut y avoir parmi eux comme partout des individus intolérants par tempérament. C’est dire qu’ils se sentent particulièrement à l’aise dans le cadre d’une démocratie qui organise la pluralité au sein d’une société convictionnelle.

Mais, une partie de la société française, marquée par un parti communiste qui regroupait pas moins le quart de l’électorat au lendemain de la Seconde guerre et qui admirait béatement les soit disant prouesses de l’Union soviétique, semble sortir (très) lentement et péniblement de l’héritage marxiste-léniniste (surtout à ne pas confondre avec le socialisme utopique !), à savoir :

- Un parti leader, constitué d’élites conscientes et dirigeantes (du parti en attendant que ce soit de l’Etat), qui a la vérité car il est le plus progressiste dans un évolutionnisme unilinéaire, comportant des étapes obligées, vers l’instauration d’un paradis sur terre, et parce qu’il défend les (vrais) intérêts du peuple. Il en a le monopole (nonobstant les très nombreuses scissions qui se produisent au sein de ces élites auto-proclamées !)

- Le parti adverse n’a de cesse de lutter contre les intérêts du même peuple et d’organiser la contre-offensive ; il est réactionnaire par définition, lutte d’une façon sournoise, occulte, en agissant sur les pouvoirs (Gouvernement, Etat, médias, groupes financiers, grosses entreprises, etc.). Il trompe le peuple. Ses intentions sont perverses : immoralité (" politique "), corruption, pressions illégales, abus de toute sorte, hypocrisie, dangerosité, menace pour la démocratie, la laïcité, les valeurs humaines, les acquis sociaux des travailleurs, l’unité de la République, la paix sociale. Bref, ne peut pas bien faire ! Pire, il fait le Mal comme Satan.

- Tout programme, voire toute idée, contraire au parti est immédiatement soupçonnée puisque le parti a réponse à tout et a la vérité définitive sur tous les sujets. A défaut des agents directs des ennemis du peuple, il y a les soudoyés (par l’argent, les avantages), les pantins qui sont manipulés et les idiots qu'il faut ramener au bercail. Certains propos, certains mots mêmes, en deviennent tabous et oser les prononcer c’est risquer de voir son interlocuteur grimper aux rideaux. On en arrive même à une dénégation de problèmes que vivent pourtant les gens dans leur quotidienneté : ce seraient les médias qui auraient créé la question de toute pièce, comme des magiciens …et bien entendu, derrière eux, les forces pourries et occultes et complots de toute sorte.

   Le diable de la chapelle de Roure (Alpes de Haute Provence), publié par l'historien de la région, Edmond Rossi, dans son album "Les aventures du Diable en pays d'Azur" (http://pays-d-azur.hautefort.com)

Comment ne pas faire le parallèle avec des acteurs religieux dogmatiques, autoritaires, faisant la chasse au sorcières à l’intérieur et à l’extérieur de leur communauté, méprisant ce que les autres font, faisant généreusement des procès d’intention, excommuniant, parlant au nom de Dieu comme si Dieu leur avait demandé de dire quelque chose, prônant des positions obligatoires pour tout croyant "digne de ce nom". Nous renvoyons ici, dos-à-dos, tous les cléricalismes de tout bord qu’ils soient de droite ou de gauche, chrétiens ou autres croyants.

Fort heureusement, l’individualisation aidant, les électeurs suivent de moins en moins cette prétention exorbitante à détenir seul la vérité, les valeurs humaines, les bons principes, le cœur et la raison, etc. ; d’autant plus que les gouvernement successifs, de Gauche et de Droite, se sont tous heurtés à la difficulté de résoudre des problèmes complexes et à réformer notre bonne vieille société – que ce soit en France ou en d’autres pays européens.

Des signes forts viennent en effet d’être lancés par nos compatriotes français lors de ces dernières présidentielles. Il y eut d’abord les transgressions effectuées par les deux candidats champions de cette élection présidentielle vis-à-vis de leur propre camp  - soit de bien grands écarts qui ont donné le vertige ou le mal de mer à leurs propres partisans ; également l’excellent score du candidat centriste qui avait revendiqué l’abandon des rapports de force et une politique plus consensuelle ; enfin l’opinion publique qui, après un duel télévisé, sanctionna (durement) le candidat jugé le plus agressif, nonobstant ses qualités.

Alors que la plupart des médias (et j’avoue moi-même) avaient estimé le " match " nul, cette opinion jugea à 40% que N.S. avait été " victorieux ", contre 26% à son " adversaire " (selon IPSOS).

Nombre de communautés religieuses, rejoignant en cela les unitariens (déjà Faust Socin au XVI° siècle qui ne croyait plus au Diable), n’évoquent plus les œuvres du Malin. Nous invitons expressément les acteurs politiques à en faire autant et à dépasser l’esprit partisan ou tribaliste qui consiste à s’arroger tous les mérites et à diaboliser son " adversaire ".

Il appartient aux députés et aux citoyens de veiller en toute sérénité au bon fonctionnement de nos institutions, et d’encourager les débats démocratiques où il y a écoute mutuelle, sans à priori et sans étiquetage, sans jugement de valeur et sans procès d’intention, sans humilier les autres par des réparties abruptes, sans attitude hautaine laissant entendre à l’autre qu’il est mal informé où qu’il est dans l’erreur " manifeste ", où chacun est convié à apporter sa pierre au chantier commun et à cheminer par lui-même, avec les autres. A commencer au sein de nos propres familles et à continuer à l’école !

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