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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 06:18

déclaration du 1er décembre 2010, Journée mondiale du sida


logo HM2FLes musulman-e-s qui œuvrent pour un islam inclusif et respectueux de la diversité, s’engagent pour une meilleure prévention et une meilleure lutte contre la progression de la pandémie du Sida, notamment à l’encontre des individus issus de la diversité religieuse ou ethnique.

 

Signez la déclaration en ligne (lien)

 

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la pandémie du VIH/Sida nous - musulman-e-s qui œuvrons à un dialogue interne pour un islam inclusif et respectueux de la diversité - voulons mettre en exergue le fait qu’il est du devoir de tout-e bon-ne musulman-e de lutter contre les préjugés et la culpabilisation, que certains extrémistes utilisent à l’égard des individus infecté-e-s ou affecté-e-s par le Sida, et cela afin de déshumaniser certains malades, de les condamner en raison de leur nature profonde, notamment les malades séropositifs issus d’une minorité LGBTQIA ( Lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, transidentitaires, queers, asexuel-le-s, intersexué-e-s ).


Un hadith - tradition oral - du Prophète de l’islam ASWS nous apprend en effet que « lorsque le musulman rend visite à son frère musulman malade, il ne cesse de cueillir les fleurs et les fruits du Paradis jusqu'à son retour chez lui » [1]. Or force est de constater que certains de nos frères et sœurs en islam, en matière de prévention et de lutte contre la progression de la pandémie du VIH/Sida, sont loin de cette exemple d’amour et de rectitude du Prophète de l’islam ASWS.


Nous voulons rappeler en ce jour l’exemple de notre bien aimé Prophète ASWS qui nous enseigne que : « Le musulman est le frère du musulman ; il ne doit pas le tromper ni le trahir. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman : son honneur, ses biens et son sang. La crainte d’Allah se trouve ici (il dit ceci en indiquant son cœur). Le seul fait de mépriser son frère musulman suffit pour que la personne sombre dans le mal. » [1]. Jamais le Prophète de l’islam n’a condamné une personne en raison de sa maladie, contrairement à certains de nos frères qui usent à tort d’une interprétation extrême de notre héritage cultuel commun, et qui voient dans le Sida, à tort, une punition divine méritée.


Nous voulons rappeler par ailleurs que l’islam insiste sur le fait qu’il n’appartient à personne de juger son prochain. Notre Prophète ASWS a également dit ceci : « Toute personne qui dit à son frère : O mécréant ! L’un des deux subira cette parole : ou il a dit vrai, ou elle se retournera contre lui. » [2].  Notre Prophète nous a également enjoint de soutenir nos malades, car n’est-il pas dit que : « Allâh, honoré et glorifié, dit le jour de la résurrection : « Ô fils d'Adam ! Je suis tombé malade et tu ne m'as pas rendu visite ». Il lui dit : "Seigneur ! Comment serais-Tu malade pour que je Te rende visite alors que Tu es Le Seigneur et Maître de l'univers ? ». Il dit : « N'as-tu pas su que Ma créature untelle est tombée malade et tu ne lui as pas rendu visite ? N'as-tu pas su que si tu lui avais rendu visite tu M'aurais trouvé auprès de lui ? » [3].

 

C’est la raison pour laquelle nous enjoignons nos frères et sœurs à rejeter les préjugés mauvais, comme Abraham ASWS enjoignait les siens de le faire lorsqu’il s’adressait à eux en disant : « Mais avez-vous considéré ces idoles que vous adorez et qu’adoraient vos ancêtres ? Elles sont toutes des ennemies, pour moi, mais pas le Seigneur des mondes. C’est Lui qui m’a créé et qui me guide, et c’est Lui qui me nourrit et me donne à boire. Et c’est Lui, encore, qui me guérit lorsque je suis malade, qui me fera mourir puis me redonnera la vie. » [4].

 

Nous appelons nos sœurs et frères musulman-e-s à soutenir une meilleure prévention à l’encontre des individus issus de la diversité religieuse ou ethnique, et à cesser d’utiliser notre héritage cultuel commun, afin de condamner à tort des malades séropositifs qu’il est de notre devoir d’aimer et de soutenir, en véritable humanité.


De manière générale nous appelons à une meilleure prise en compte de cette diversité, pour une prévention plus efficace contre la pandémie du VIH/Sida ; une information plus ciblée à l’attention des individus issu-e-s de cette diversité religieuse ou ethnique ; une contribution plus valeureuse à l’amélioration de l’estime de soi de ces séropositifs, qui participera indirectement à une meilleure compliance de leurs traitements [5] ; une meilleure connaissance, loin de toutes formes de préjugés négatifs injustes, de la maladie qu’est le Sida.


Nous, musulman-e-s pour un islam inclusif et respectueux de la diversité, ne voulons plus garder le silence face à l’utilisation faite de notre héritage cultuel que nous chérissons. Nous avons mis, et nous mettrons encore [6], nos expériences au service de la fondation, sur des bases solides et collégiales, de toute forme d’action qui permettrait d’élaborer les moyens d’une meilleure prise en compte de la diversité religieuse ou ethnique, pour une lutte encore plus ciblée et plus efficace contre la progression de la pandémie et pour la réduction des risques [7] de transmission du VIH/Sida, en accueillant les séropositifs comme nos égaux en humanité.

 

REFERENCES

 

[1] Sahih Muslim

[2] Sahih Muslim & Al-Bukhari

[3] Sahih Muslim : VII, 144 ; Le livre de la visite des malades et des funérailles (lien)

[4] Coran : 26.75-81

[5] De l'adhésion à l'observance thérapeutique : réunir les conditions d'une primo-observance et développer une multiplicité d'interventions dans la durée (lien)

[6] Formation des homosexuel-le-s musulman-e-s à la prévention et à la réduction des risques par la commission « Sexualités, prévention, sérodifférence » (lien)

[7] G.Pialoux, F.Lert (2009). « Prévention et réduction des risques dans les groupes à haut risque vis-à-vis du VIH et des IST » - INSERM (lien).


LIENS UTILES

 

- Islam et Sida selon la mosquée de Paris ; le Sida serait-il une « sauvegarde communautaire » contre l’homosexualité ? (lien)

 - Le point de vue plus pragmatique des pays africains, rongés par la pandémie (lien)

 - La désinformation, la superstition et l’ignorance seraient les meilleurs alliés de la progression de la pandémie du VIH/Sida (lien)

- Certains membres de l’UOIF – l’Union des organisations islamiques de France – considèrent que le Sida serait un châtiment divin contre l’homosexualité (lien)

 - Le manque de prise en compte de la diversité dans la prévention sur le terrain (lien)


Nos remerciements tout particuliers pour la rédaction de cette déclaration à Azzah (Pays-Bas), Saïd (Belgique), l’imam Moulana Muhsin Hendricks (Afrique du Sud), Ludovic Lotfi Mohamed Zahed (France).

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 09:08

homosexuels--drapeau_fraternite.jpg

 

Depuis plus d’un an, le gouvernement ougandais laisse se développer une violente campagne contre les homosexuels. Un journal, le Rolling Stone, dénonce publiquement les homosexuels en publiant leur nom, adresse et photo et en recommandant leur pendaison. Une première liste de 29 personnes a été ainsi publiées et l’objectif du journal est d’atteindre la centaine ! Des personnes sont prises à partie, d’autres ont fui et se cachent. La Haute Cour de ce pays doit se prononcer sur cette question le 13 décembre.


L'an dernier, un texte de loi prévoyant la peine de mort pour les homosexuels avait été soumis au Parlement ougandais. Le président américain Barack Obama avait réagi en qualifiant cette initiative d'«odieuse». Selon les observateurs, le projet a toutefois peu de chances d'être voté et d'avoir force de loi.


Au Kenya voisin, le Premier ministre, Raila Odinga *, a ordonné le week-end dernier l'arrestation des homosexuels en qualifiant leur comportement de contraire aux lois et de superflu puisque, selon lui, le pays compte plus de femmes que d'hommes.
* qui avait été soutenu par les opinions démocratiques des pays étrangers lors des dernières élections - que son parti avait remportées contre le président sortant, mais que celui-ci n’avait pas acceptée.


L’Afrique de l’Est s’ajoute ainsi aux pays musulmans du continent où les homosexuels sont maltraités. Au total, à ce jour, 37 pays d’Afrique considèrent l’homosexualité hors la loi. Ils y voient une influence négative de l’Occident, refusant ainsi de reconnaître les réalités biologiques puisque, en dehors de toute influence étrangère, une homosexualité discrète et masquée a toujours existé dans les sociétés traditionnelles.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 11:21

A Sainte-Foy-lès-Lyon, l’ancien séminaire catholique de Lyon, vaste domaine a été reconverti – déchristianisation oblige - d’une part en opération immobilière avec aménagement d’appartements (photo 2 et 3) et d’autre part (là où se faisait "la Philosophie" nous a-t-on dit) en accueil de grande capacité (150 personnes pour l’hébergement, 200 places pour l’amphi, 350 plats pour les repas, etc.) (photo 1). C’est là que se tint, les 11-12 novembre un Rassemblement initié par la Fédération des réseaux du parvis, suivi, le samedi 13, de son assemblée générale et d’un conseil d’administration pour les représentant de ses cinquante associations membres.

 

photo 1 - actuel "Domaine Lyon Saint-Joseph"

domaine lyon saint joseph PB140778

photos 2 et 3 - l'ancien Grand séminaire de Lyon

domaine_lyon_saint_joseph_PB140834.JPGdomaine_lyon_saint_joseph_PB140832.JPG

photos Jean-Claude Barbier, 13 et 14 novembre 2010


Vu le succès de cette manifestation, il fallut au dernier moment installer un chapiteau pouvant accueillir 500 personnes. Malgré cela, des inscriptions de dernière heure durent être refusée par manque de place !


La mouvance chrétienne progressiste aurait-elle donc le vent en poupe ? En tout cas, c’est dans l’enthousiasme général des participants que fut lancé un « message d’espérance » (à lire par exemple sur le site des chrétiens unitariens, lesquels sont membres de cette fédération,  lien) et qu’un rendez-vous semblable fut pris pour tous les 3 ans à venir (étant entendu que la Fédération se réunit tous les ans pour son assemblée générale) – donc en 2013 pour la prochaine grande étape.
 
En plus, la Fédération a su établir un partenariat solide avec Témoignage chrétien et Golias, si bien que les actes de ce Rassemblement, qui comprendront des conférences-débats et une table-ronde avec des personnalités de premier plan *, seront publiés en coédition en mai prochain.


Par ordre d’intervention pour les conférenciers : Lytta Basset, philosophe et théologienne protestante, doyenne de la faculté de théologie de l’université de Neuchâtel en Suisse, « Dieu dans les quêtes spirituelles de nos contemporains » ; Gabriel Ringlet, prêtre, théologien, journaliste et ancien pro-recteur à l’université de Liège en Belgique, « Spiritualité avec ou sans Dieu » ; Denis Pelletier, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, membre de l’Institut européen des sciences des religions « le christianisme et les fondements de la vie commune, 1980-2010 » ; Raphaël Picon, doyen de la faculté libre de théologie protestante de Paris et rédacteur en chef de la revue Evangile et Liberté " Pour aujourd'hui, quel Dieu ? "; une table ronde animée par Luc Chatel, rédacteur en chef de Témoignage chrétien, sur le thème "Nos convictions et nos pratiques pour construire un monde plus juste et plus solidaire dans le respect de la Terre et des droits de l'Homme" ; et plus d’une vingtaine d’ateliers également animés par des personnalités.


La télévision régionale (TF1 Lyon) a rendu compte de l’événement, ainsi que la Radio chrétienne de France (RCF) (mais pour celle-ci seulement à son niveau national !), par contre les grands médias catholiques que sont La Vie et La Croix continuent – sans qu’on sache trop bien pourquoi – à faire l’impasse sur ce que font ces chrétiens qui sentent le souffre ! Manifestement, par les temps qui courent, « on » parle plus volontiers des catho intégristes que des « catho de Gauche » !


Au-delà de la représentativité de tout un courant catholique particulièrement vivace depuis Vatican II, la Fédération des réseaux du Parvis, qui estime entre 7 000 et 10 000 ses adhérents et sympathisants, a eu le mérite d’ouvrir portes et fenêtres : oui, on peut être catholique pratiquant en étant en dehors de tout contrôle de la Hiérarchie ; oui on peut « faire Eglise » en dehors des murs, en dehors de l’institution, en toute liberté ; oui, on peut célébrer l’eucharistie (et pas seulement la recevoir) en étant simple laïc, femme, homosexuel, etc. ; oui les catholiques peuvent partager la même foi en Jésus avec les protestants et les chrétiens unitariens sans s’encombrer de dogmatique ; oui, il faut poser des jalons pour le christianisme de demain : oui, il nous faut retrouver le langage et les gestes de l’Evangile …


lyon_notre-dame-de_fourviere_PB140818.JPGDans notre article « Chrétiens d’abord » (lien), nous avons présenté un bilan de cette Fédération au lendemain de ce rassemblement à Lyon particulièrement réussi : une mouvance qui a assurément l’avenir pour elle …


Pour en savoir plus, voir notre rubrique « Parvis (France) » sur le site de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) (lien) et, bien entendu, le site même de la fédération en question (lien). Suivre aussi cette dynamique de rassemblement des chrétiens avec notre rubrique des Actualités unitariennes : « les chrétiens se rassemblent » (lien)

Le parvis de la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon, là où devait être lu le message d’espérance délivré par la Fédération au terme de son rassemblement, mais le climat et les problèmes de transport n’ont pas rendu possible ce projet. Photos : Jean-Claude Barbier, 14 novembre 2010

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 04:57

oeuvre-d-orient_livre_presentation.JPG

Fondée en 1856 par des laïcs, professeurs à la Sorbonne, l’Oeuvre d’Orient est une association catholique de bienfaisance régie par la loi de 1901 et placée sous la protection de l’archevêque de Paris. Sa devise est les chrétiens de France au service des chrétiens d’Orient. Voir la présentation de cet organisme dans notre article du 3 avril 2008 : « Aidons les chrétiens d’Orient » ( lien).

 

L'Oeuvre d'Orient : Solidarités anciennes et nouveaux défis, sous la direction d'Hervé Legrand, Giuseppe Maria Croce, etc. : postface de Philippe Brizard, éd. Cerf (24 juin 2010), 423 pages, collection : « L'histoire à vif ».


La chrétienté d’Orient se présente sous la forme d’une mosaïque d’Eglises de confessions et de rites orthodoxes divers, en quelque sorte un christianisme multicentré. Ceci n’empêche nullement une coordination entre elles.

 

Au niveau de l’Irak, c’est le cardinal Emmanuel III Delly, patriarche de Babylone des chaldéens qui est le président du Conseil des chefs des communautés religieuses en Irak ; il réside à Bagdad. 

 

Suite au récent attentat contre la cathédrale syrienne-catholique Sayidat Al-Najat (Notre-Dame du Perpétuel Secours) à Bagdad, le 31 octobre, qui aura fait 58 morts (dont deux jeunes prêtres) et 67 blessés et qui vient à la suite d’une longue série d’exactions et de meurtres contre les chrétiens d’Irak, l’Oeuvre d’Orient tient à remercier les responsables musulmans de leur condamnation unanime de l’attentat. « Nous continuons d’affirmer notre désir de vivre avec nos compatriotes  musulmans » a affirmé Mgr Casmoussa, archevêque syrien catholique de Mossoul, au lendemain du massacre. La déclaration de l’ayatollah Sisteni, grande figure du chiisme irakien, a, entre autres, retenu l’attention.
 
notre-dame-du-perpetuel-secours_bagdad.jpgla cathédrale Sayidat Al-Najat au lendemain de l'attentat, photo vue dans le journal La Croix


Lancée en 2008, un programme d’accueil  a permis de recevoir en France 500 chrétiens d’Irak (dont 150 à la suite des récents évènements).


Une messe sera célébrée à l’intention des victimes de l’attentat ce dimanche 7 novembre à 18h30 à la cathédrale Notre-Dame de Paris


Le même dimanche 7 novembre, les unitariens français vous invitent à participer au culte mensuel de leur Eglise sur Internet, l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), lequel culte se fera en intention de prière avec la célébration à Notre-Dame de Paris (lien).

 

Pour donner à l'Oeuvre d'Orient : 20 rue du Regard 75006 Paris, tél. 01 45 48 54 46, site (lien). Contact presse : Catherine Baumont (adresse électronique) 

 

Les Actualités unitariennes ont ouvert une nouvelle rubrique "Chrétiens en terre d'islam" (lien).

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 02:57

Catholiques, orthodoxes et musulmans ont leurs pèlerinages. Des pèlerinages interreligieux ou islamo-chrétiens sont régulièrement organisés. Mais les protestants n’y sont guère partie prenante, car, pour eux, il n’y a pas de lieux sacrés, ni de dévotions aux saints. Encore que chez les évangéliques, cela soit quelque peu différent. Mais traditionnellement en France, il n’y a pas en principe pas de pèlerinage protestant. Pourtant, si on y regarde de plus près, il y a différentes initiatives qui même si elles n’en portent pas le nom, vont dans le sens de la réappropriation de la notion de pèlerinage chez les protestants, qui désigne un cheminement à la fois géographique, historique, culturel et social pour lequel la dévotion aux saints n’est pas nécessaire, mais la découverte de la nature et le cheminement spirituel sont utiles.

On notera d’abord que des pasteurs sont régulièrement intervenants lors des pèlerinages-voyages organisés sur les pas de saint Paul ou en Terre sainte. Mais il faut surtout signaler chez nous la réalisation de différents sentiers huguenots dans des lieux où la mémoire protestante est riche.

* Le sentier des Huguenots du Poitou-Saintonge, du temple de Beaussais au temple de la Couarde (Deux-Sèvres) : c’est le plus court, mais pas le moins intéressant ( lien).
* Le sentier des huguenots, sur les traces de Marie Dubois : 48 km entre Courcelles-Chaussy, dans la région de Metz, et Ludweiler, en Sarre (Allemagne) (lien) (second lien)
* Sur les pas des Huguenots : un immense itinéraire de 1400 km de sentiers de randonnée depuis la Drôme  jusqu’à Genève et Francfort sur le Main : en France, dans le Diois, le Vercors, l’Oisans, etc. (lien) (second lien)

Et même si elle n’en a pas le nom, l’Assemblée du Désert, le grand rassemblement protestant, est bien un pèlerinage organisé chaque année le 1er dimanche de septembre, en pays cévenol, au Musée du désert au Mas Soubeyran, maison du chef camisard Rolland (à Mialet dans le Gard) qui rappelle la mémoire des Camisards et surtout les cent ans de résistance spirituelle des protestants après la révocation de l’Edit de Nantes (lien)

On tiffray.pngpeut ajouter aussi la fête d’été du Musée protestant de l’Ouest, tous les mois de juin au château du Bois-Tiffray à Monsireigne au coeur du bocage vendéen, à environ 12 km de Pouzauges en direction de Chantonnay (lien).

 

Ancien logis du XVIII° siècle, transformé à la fin du XIX° siècle. Le corps du château présente une façade très harmonieuse composée de deux ailes ouvertes par deux fenêtres sur deux niveaux. Des mansardes aèrent la haute toiture ardoisée et procurent à l’ensemble l’aspect des gentilhommières de campagne.

Les propriétaires sont protestants depuis le XVI° siècle. Ce château a été donné à la Société d'histoire du protestantisme français (Paris) en 1945 et ouvert en musée deux ans après, en 1947.

 

Mais il y a bien d’autres lieux de mémoire protestants qui valent le détour ; je pense notamment à la Maison d’Albert Schweitzer à Gunsbach, en Alsace. On trouvera une liste de ces lieux sur le site du Musée virtuel du protestantisme français (lien)

Dans les autres branches du protestantismes, je signale un lieu de mémoire : la maison quaker de Congénies dans le Gard (lien). Et enfin, les grands rassemblements de la Mission évangélique tzigane Vie et lumière qui sont souvent présentés comme des pèlerinages (lien). Bien entendu, les chrétiens unitariens peuvent très bien aller en pèlerinage à Cluj-Napoca et à la forteresse de Deva en Roumanie, sur les traces de Ferenc David, et des premiers unitariens, mais aussi en Espagne, à Villavueva de Sijena, à la maison natale de Michel Servet (lien).

Documentation réunie par Régis Pluchet

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:03

Le Mouvement révolutionnaire des chrétiens (MRC) : communiqué de presse


Considérant que la démocratie véritable est du ressort exclusif des associations militantes, le MRC affirme que l’élection puis l’envoi de délégués paroissiaux aux synodes régionaux et nationaux relève de la démocratie seulement représentative et donc bourgeoise. En conséquence les débats des synodes sont vains et non avenus. Le peuple chrétien en particulier et croyant en général n’est nullement tenu d’en tenir compte.


Nous affirmons que la démocratie authentique est sur les places d'église, mise en œuvre par des chrétiens ameutés par leurs associations chaque fois qu’il y a une décision à prendre. C’est la démocratie directe avec des espaces publics barrés pour l’occasion afin de permettre la tenue d'autant de forums populaires. Les votes s’y font à main levée, dans l’enthousiasme populaire et révolutionnaire.


Même si les assemblées générales spontanées ne rassemblent qu’un nombre restreint de fidèles motivés, ce seront à elles – et à elles seules en tant que réunissant l'élite conscientisée - de décider des actions à entreprendre.


Jusqu’à ce que les Eglises n’acceptent la nouvelle démocratie et le MRC comme seul interlocuteur valable, il est décidé du blocage des églises ; le mouvement pouvant s’étendre, s’il le faut, à des lieux de culte d’autres religions. En conséquence, jusqu’à nouvel ordre, des piquets de vigilance bloqueront les portes, avec des poubelles entassées s’il le faut, pour empêcher les traîtres - anathème soit jetés sur eux -  de contourner les résolutions prises démocratiquement par la base.


Capitaine_Caverne.jpgLes casseurs qui viendraient à la rescousse dégrader les lieux de culte exprimeraient le malaise du peuple, son désespoir, son angoisse, son ras-le-bol, son exaspération tout à fait légitime devant une situation sans issu du fait de la seule volonté des pouvoirs cléricaux. Nous vous demandons en conséquence, même si l’on ne peut approuver tout ce qu’ils font, de les comprendre et de les absoudre. Nous rappelons qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. C’est l’autisme des autorités cléricales qui est le véritable et seul responsable de cette situation et celles-ci devront en rendre compte devant l'opinion publique érigée s'il le fallait en tribunal populaire.


Nous dénonçons en particulier l’Eglise catholique romaine pour son autoritarisme, son cléricalisme, son despotisme, sa centralisation, son mépris du peuple, son alliance du sabre et du goupillon, ses méthodes discriminatoires, dictatoriales, inhumaines, hypocrites, indignes de Jésus-Christ dont l’esprit seul doit nous animer pour l’éternité.  Nous, forces révolutionnaires, nous vous assurons que nous ferons beaucoup mieux le jour où nous exercerons le pouvoir au nom de tous.

 

Nous sommes convaincus de l'infaillibilité de notre combat. Nous vous promettons la Victoire finale. Amen.


Pour une Eglise démocratique, le MRC toujours prêt pour l’alternative populaire de base. Sa devise de génération en génération : " Honni soit qui mal y pense ! "


ndlr : Vous avez dit populisme ? Il s’agit bien entendu d’une parodie humoristique, qui n'engage que son auteur, mettant en parallèle notre démocratie politique et nos démocraties de communautés religieuses, celles-ci n'étant pas forcément en retard sur la première ...

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 17:33

"Etat bigot et confessionnel", par Ali BRAHIM et Tarik MIORA, article publié dans El Watan du 10 octobre 2010 (p. 5)
 

 

L’acquittement des deux non-jeûneurs de Aïn El Hammam, le 5 octobre dernier, est à la fois un soulagement et en même temps une interrogation. Soulagement parce que le droit et la raison l’ont emporté. Interrogation car, en réalité, ce procès n’aurait jamais dû avoir lieu ; sa tenue est une prime à la crispation identitaire et à la provocation. C’est dire la régression que l’on a subi depuis l’Indépendance à ce jour et les écarts que l’on a pris avec les principes et fondements du Mouvement national dans l’ensemble de ses composantes, y compris avec les ulémas de l’époque.


C’est dire également à quoi mène la concurrence – biaisée par nature – entre  l’Etat et les intégristes sur un terrain balisé par ceux-là, et ce, dans toute l’aire musulmane. De glissement en dérapage, on quitte la patrie spirituelle pour entrer dans l’Etat confessionnel qui revêt les habits de la bigoterie et de l’intolérance, les deux piliers qui mènent tout droit à l’Inquisition. La poursuite judiciaire des non-jeûneurs – incroyants ou chrétiens –  relève de ce phénomène où l’Etat brandit la coercition là où il n’y a que liberté de conscience. Ce faisant, l’Etat séculier perd ses oripeaux un à un, au grand soulagement des intégristes qui voient leur travail s’accomplir par procuration.


Nos dirigeants doivent se rappeler que l’Inquisition est née au Moyen Age, en Espagne, par l’obligation faite aux musulmans et aux juifs de se convertir. Puis ne croyant pas en leur apostasie car « dissimulateurs ayant fait semblant d’avoir adopté la vraie foi », les rois catholiques et leurs descendants décidèrent de « purifier les cœurs et les âmes » de ces damnés par la violence. Voilà la préfiguration des purifications  ethnique, religieuse et idéologique du XXe siècle et du début de l’ère actuelle. La décennie noire est un avatar de cette configuration où la terreur a fait office de justice. L’avenir est parsemé d’embûches aux conséquences redoutables si les digues de la liberté ne sont pas mises en place face aux douaniers de la pensée.


Le droit de la force ?


Devant la montée de l’uniformisation religieuse,  il faut se battre pour des choses simples mais essentielles : les libertés démocratiques. Les libertés de croire, de s’exprimer, entre autres, sont constitutives de la dignité de la personne humaine.


Le Pacte civil et des droits de l’homme de 1966, ratifié par l’Algérie en 1989, est à cet égard suffisant pour cet ensemble des droits et libertés, notamment celle de l’exercice du culte. La Constitution, qui vient en seconde position dans la hiérarchie des normes juridiques, confirme cet engagement. Dès lors, pourquoi a-t-on peur des convertis au christianisme ? L’islam n’est-il pas la religion de la tolérance ? Comment peut-on s’indigner chaque fois des difficultés des musulmans à exercer leur culte dans des espaces décents en Occident et ne pas le faire pour les chrétiens en Algérie ?


C’est pour « exercice illégal du culte » que quatre prévenus (détention préventive) de Larbaâ Nath Irathen seront déférés devant le tribunal, aujourd’hui 10 octobre 2010. Sans entrer dans les arcanes de la justice, il y a comme une contradiction entre la difficulté d’obtenir des endroits publics pour exercer son culte et l’arrestation des fidèles dès lors que ceux-ci dégagent un espace privé dans ce but. Quel crime y a-t-il à cela ? Combien y a-t-il de moussalat dans des lieux publics et privés de rite musulman sans autorisation ? Que dit à ce sujet l’ordonnance régissant la pratique cultuelle ? Deux poids et deux mesures ?


La République à laquelle nous croyons, issue des limbes du Mouvement national, est fondée sur l’exercice des droits et libertés. L’égalité des droits est l’alpha et l’oméga de cette citoyenneté républicaine. Peut-on rappeler que des chrétiens –Français et Algériens – se sont engagés pour l’indépendance de l’Algérie parce que précisément la justice est indivisible ? Les textes et les paroles de Jean Amrouche, notamment, ont été des balles assassines  contre le colonialisme afin qu’advienne l’Algérie libre et indépendante.


Croyant ou citoyen


A l’instar des pays musulmans, l’Algérie est confrontée au salafisme – intolérant, uniformisateur et dominateur – qui semble s’infiltrer dans les interstices de l’Etat pour en modifier la substance idéologique. Atteint par un déficit de légitimité à cause du mariage raté entre la république et la démocratie, le pouvoir cède d’autant plus facilement aux revendications salafistes que celles-ci permettent le contrôle social sur les masses. La citoyenneté cède le pas, trahie. Le combat entre le citoyen et le croyant est relancé de façon inattendue par ces multiples affaires de Aïn El Hammam, Larbaâ Nath Irathen et Ighzer Amokrane. Auparavant, c’était Tiaret. .
   

La citoyenneté, qui se base sur la non-discrimination, doit l’emporter car elle inclut la croyance. Le contraire n’est pas toujours vrai. Ce postulat doit se manifester, aujourd’hui à Larbaâ, comme demain à Akbou, afin que le « vivre ensemble » se passe dans l’harmonie et le respect des uns envers les autres. Auparavant, la parole doit se libérer de l’autocensure face à « des sujets délicats et sensibles » qui, si on les attaque pas de front, vont demain constituer la norme culturelle, sociale et politique.

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Published by Ali Brahim et Tarik Miora - dans chrétiens en terre d'islam
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 11:56

Le révérend Arpad Szabo est décédé ce jeudi 30 septembre 2010. Il fut le 30ème évêque de l’Eglise unitarienne de Transylvanie (Eglise fondée en 1568 par le Hongrois Ferenc David) de 1996 à décembre 2008, date à laquelle Ferenc Balint Bencedi lui succéda ( lien)  

Eglise_unitarienne_Transylvanie_Arpad_Szabo.jpg

 

Très actif au sein de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), il en fut le premier vice-président en 1995 lors de la mise en place de cette instance. Par la présence même de son Eglise au sein de ce réseau mondial, c’était la foi en Dieu qui était ainsi maintenue au sein de l’unitarisme contemporain. Le pasteur protestant libéral André Gounelle m’a rapporté qu’un jour, à Londres, lors d’une rencontre de l’International Association for Religious Freedom (IARF), excédé par la vague humaniste qui refusait toute trace de théisme, il s’exclama, excédé, « Permettez moi quand même de parler de Dieu ! ». Je précise que, depuis, cette vague est quelque peu retombée et n’exerce plus sa tyrannie ; la spiritualité a été notamment remise à l’honneur au sein de l’unitarisme anglo-saxon, à la suite du discours du révérend William G. Sinkford, président de l’Unitarian Universalist Association of Congregation (UUA) ; voir notre article à la Une de la Correspondance unitarienne n° 22, août 2003 « Quel langage pour l’unitarisme ? » (lien).

 

J’ai eu le bonheur de le rencontrer à deux occasions. La première fois lors des journées de la branche européenne et moyenne orientale de l'IARF – dans le cadre de laquelle eut lieu une pré-conférence du réseau de l’European liberal protestant network (ELPN) à laquelle j’avais participé ( lien). Puis, lors de la rencontre de l’ICUU à Oberwesel, en Rhénanie, en novembre 2007 ( lien) ; et c’est en sa présence que j’ai lu cette strophe évoquant son Eglise :

 

« Nos racines, vous le savez bien, sont en forêts transylvaines. / Elles furent, ces forêts, urbanisées en clairières et en cités par les Germains / de la Saxe restée allemande, à la Lorraine devenue française. / Elles furent, ces forêts, chantées par les poètes de la patrie hongroise. / Elles ont enfanté, avec Ferenc David, un cri de vérité / qui fut l’ultime Réforme protestante du XVIème siècle, / la benjamine qui est nôtre. » (poème circonstanciel que j’avais intitulé « Venus du monde entier ») (lien)

 

Notre article du 6 décembre 2008 dans les Actualités unitariennes relatant la succession épiscopale en Transylvanie était précisément intitulé « les chrétiens unitariens ont un nouvel évêque » . C’était dire que, plus précisément pour les unitariens de foi chrétienne, dispersés de par le monde, l’évêque de l’Eglise unitarienne de Transylvanie est « notre » évêque, celui de notre Eglise historique à laquelle nous nous rattachons volontairement, en toute liberté, par le cœur, sans nulle obligation statutaire. Il ne nous commande pas, mais il est pour nous à la tête de notre Eglise, celle à laquelle nous faisons référence. Le Manifeste d’Avignon d’août 2006, signé par les associations chrétiennes unitariennes d’Europe et d’Afrique noire, mentionne précisément ce lien qui n’est pas d’allégeance, mais de l’ordre de l’affection :


« Les chrétiens unitariens affirment leur solidarité vis-à-vis de leurs Eglises historiques qui ont maintenu cette foi. Elles ont notamment la plus grande révérence vis-à-vis des Eglises hungarophones qui, pour eux, sont premières dans l’ordre de la considération au sens où l’entendait, à propos des Juifs, Paul dans son épître aux Romains (chap. I, 16) et Jean de Patmos dans l’Apocalypse (chap. VII, 4-9). Ce profond respect en regard de leur ancienneté est volontaire et filial ; il n’est nullement une subordination ni un devoir d’obéissance ; ces Eglises historiques ne donnant d’ailleurs aucun ordre. » (lien).

 

Au contact d’Arpad Szabo, j’ai appris la différence qu’il y avait entre les évêques unitariens et les évêques catholiques. Les premiers sont élus dans le cadre de synode et leur autorité reste collégiale, inscrite dans un conseil épiscopal où les décisions sont prises d’une façon collective. La sobriété est de rigueur, y compris lors des cultes où l’évêque revêt une simple robe de pasteur. Bien que chef de l’Eglise, il reste parmi ses pairs et ne s’en démarque pas. A sa retraite de pasteur, le synode élit un autre successeur. Son rôle est comparable aux évêques luthériens et aux intendants des Eglises calvinistes, également aux évêques anglicans hormis la pompe liturgique que ceux-ci ont conservé de leur passé catholique. Il va de soi que, dans ces conditions, l’appellation de « Monseigneur » ne convient pas. Les anglophones disaient « Bishop Arpad Szabo » ; moi je disais « mon évêque » et je lui témoignai ma révérence. Il parlait un peu le français, mais c’est surtout par l’intermédiaire de son secrétaire administratif, le révérend Gyero David que nous communiquions. Je conserve précieusement de lui un insigne portant le blason de son Eglise, qu’il me donna à Oberwesel.


Par sa prestance aux beaux cheveux argentés et sa personnalité bienveillante, il représentait bien son Eglise. C’est un ami qui nous a quitté et qui reste présent dans nos cœurs et nos souvenirs.

 

Vous pouvez lire ce témoignage dans sa version anglaise dans "Tribute website to the Rev. Dr. Arpad Szabo" dont la référence est donnée à la page d'accueil du site de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) (lien)

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Published by Jean-Claude Barbier - dans U en Transylvanie et Hongrie
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 15:41

La prochaine rencontre internationale organisée par le réseau mondial des unitariens et universalistes, le International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), aura lieu dans une île centrale des Philippines, en février 2012 : dans la ville de Dumagette, dans la partie sud-est de l'île des Negros.

 

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Published by Actualités unitariennes - dans unitarisme international
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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 18:01

Michel Théron vient de publier chez Dervy un livre intitulé "Une voix nommée Jésus : l'évangile selon Thomas" ( lien).


theron_une_voix_nommee_jesus.jpgAgnostique de culture chrétienne, l'auteur propose une approche littéraire, par les mots, qui permet à la fois une meilleure compréhension des textes, une sensible amélioration ou rectification des traductions, un rebondissement dans la pensée contemporaine. Les vieux textes en ressortent tout rajeunis, requinqués, revitalisés. 


Auteur généreux, Michel Théron collabore activement à la revue Golias - qu'il émaille de "billets du sacristain" fort pertinents, tient en haleine les auditeurs d'une radio locale basée à Montpellier, assite chaque année aux Journées nationales du protestantisme libéral organisées par Evangile et Liberté, participe activement au groupe "Croissance spirituelle" des unitariens français (en y proposant chaque semaine un thème d'échange) ( lien), etc. Il révèle les multiples facettes de son talent dans un blog perso qu'il vient de lancer ( lien).


Si vous souhaitez bénéficier de toute la richesse de sa spiritualité, lisez ses livres et inscrivez-vous au groupe d'échange spirituel mis en place par l'Eglise unitarienne francophone "Croissance spirituelle" ( lien).

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Published by Actualités unitariennes - dans le temps des évangiles
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