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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 08:15

Café-philo, café-théo, café-poésie, café-livre, café-bible ... multiplions les occasions d'échanger nos idées, de discuter, d'argumenter, de dialoguer, d'écouter les autres et de prendre graine. Organisons des débats pour mieux apprendre ce qu'est la démocratie ... et fuyons d'autant les réunions de propagande monocolore qu'elles soient politiques ou religieuses !

ici un "café-bible" à l'initiative de l'Eglise protestante d'Evreux. Vu sur le blog d'Eric George.

Les groupes de discussion sur la Toile vont aussi dans le même sens. Ils vont bon train. Lorsqu'ils sont bien modérés, ce sont des lieux de convivialité et d'apprentissage au dialogue. 

Les unitariens francophones en gèrent un depuis avril 2005 et qui a maintenant près de 100 membres : ce sont chaque mois plus de 200 messages d'information et de discussion qui y sont mis en débat (en interne au groupe). Je vous en donne l'adresse ; venez nous-y rejoindre.

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Published by Actualités unitariennes - dans vive l'inter-convictionnel !
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 08:46

photo Brian Kiely, en album sur sa page de Facebook

Les unitariens sont présents au Pakistan, en Inde et au Sri Lanka (Ceylan), aux Philippines et en Indonésie, au Japon et à Hong-Kong. Lors de la dernière conférence de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), au début de ce mois de septembre à Kolozvar, en Transylvanie, un groupe "Asie-Pacifique" a été formé en y adjoignant l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Le révérend Nihal Attanayake (Philippines), à gauche sur la photo, est membre du nouveau bureau exécutif, et Pauline Rooney (Australie), avec une écharpe rouge, en est la vice-présidente. Voici un groupe régional parti d'un bon pied.

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Published by Actualités unitariennes - dans U en Asie
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 03:26

A l’occasion de leur dernier congrès annuel, en juin dernier, l’Unitarian Universaliste Association (UUA) of Congregations (Etats-Unis), a invité trois "leaders" africains : Femi Matimoju, membre de la First unitarian church à Lagos, Fulgence Ndagijimana, président fondateur de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB) et Mark Kiyimba, président fondateur de l'Unitarian Universalist Association of Uganda..

S’en est suivi l’établissement de partenariats : l’Ouganda avec la All Sould Church of Tulsa (Oklahoma), le Burundi avec la Unitarian Universalist people's Church à Kalamazoo dans l’Etat du Michigan, et le Nigeria avec la All Souls Church à Washington DC. Les Américains apportent en effet volontiers leur aide pour des opérations de développement (comme le micro-crédit, une aide logistique aux artisans, un soutien aux orphelinats et établissements scolaires, etc.) et aussi pour l’aménagement de lieux de culte (ce qui est important pour le confort des fidèles et la visibilité de notre mouvance).

unitariens au Nigeria

De son côté, l’ICUU a reconnu déjà plusieurs communautés africaines : le Nigeria est membre fondateur de l’ICUU en 1995, le Burundi a été promu membre provisoire lors de la dernière conférence (septembre 2009 à Kolozsvar en Transylvanie), le Congo Brazzaville a été reconnu groupe émergent en avril 2006 et le Congo RDC tout récemment à Kolozsvar. Un séminaire de formation a eu lieu à Nairobi en février 2008 (lien) ; d’autres séminaires sont envisagés ainsi que des visites dans les pays concernés par des délégations. Enfin, le Nigerian Femi Matimoju a été élu, à la conférence de Kolozsvar au début de ce mois de septembre, membre du bureau exécutif.

Du côté francophone, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) est en partenariat depuis plusieurs années avec le Burundi, les deux Congo et le Togo ; et l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) vient de signer un accord avec une Eglise camerounaise, l’Eglise presbytérienne évangélique libre (EPEL). Rappelons aussi que l’EUfr a lancé un parrainage en faveur d’étudiants pygmées du Congo RDC (lien).

Pour consulter les sites "africains" hébergés par celui de l’AFCU
, cliquez ici
Pour le site de l’EPEL (Cameroun) hébergé sur le site de l’EUfr, cliquez ici
Pour l’unitarisme en Afrique, cliquez ici
Pour une présentation de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), cliquez ici

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Published by d'après informations de Fulgence Ndagijimana - dans U en Afrique
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 19:46

Un partenariat vient d'être signé entre l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) et une Eglise camerounaise, l'Eglise presbytérienne évangélique libre (EPEL) laquelle a émis le désir de se rapprocher de la mouvance unitarienne. C'est là l'heureux aboutissement d'une relation commencée en 2008.

Vous trouverez les informations sur le site de l'EPEL, hébergé sur celui de l'EUfr) dans le cadre de ce partenariat.

Après le Burundi, les deux Congo (Brazzaville et Kinshasa), et le Togo, c'est au tour du Cameroun de faire partie des pays de l'Afrique francophone qui accueillent la foi unitarienne.

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Published by Actualités unitariennes - dans U en Afrique
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 16:53

Eh oui ! Il nous faut avoir le nez dans le JO comme tout bon citoyen qui se respecte car "nul n'est censé ignorer la loi !". Avisse donc à la population. Naguère, le garde champêtre passait sur les places et dans les rues et chemins. Mais aujourd'hui c'est le JO chaque matin à l'heure du café !

Si vous ne le faite pas, tant pis pour vous car les lois poussent comme des champignons et puis d’autres disparaissent par on ne sait quelle trappe ... peut-être / sans doute manipulée par des fantômes qui ne laissent aucune traçabilité et que d’autres appellent des lobby.

Vous ne regretterez pas votre lecture (même si elle est un peu fastidieuse) car vous apprendrez par exemple qu'on peut organiser une association et pratiquer l'escroquerie sans que Dame Justice puisse vous rattraper, encore moins vous dissoudre - car une association n'est pas quand même pas un comprimé effervescent !


Oh, c’est tout récent : sous prétexte de dépoussiérer les textes qui ne serviraient plus à rien, et à l’initiative d’un député – quand même président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale, c'est pas rien ! – les honorables députés ont ôté du code, par loi du 12 mai 2009, toute possibilité d’invoquer l’escroquerie pour dissoudre une association qui la pratiquerait. Ils s’en seraient, paraît-il, même pas aperçus !


Tiens, comme par hasard, c’est la Scientologie qui en est la première bénéficiaire. Elle jure par son ou ses dieux – et surtout par son avocat chéri - qu’elle n’y est pour rien. Ben voyons ! chacun sait bien qu’elle ne pratique ni l’extorsion des finances de ses ouailles, ni l’infiltration des milieux, ni les influences occultes.


Par temps de crise, voilà une bonne chose à savoir : faites comme la Scientologie pour vous faire un peu de pognon et survivre aux intempéries ! Lancer votre association pour escroquerie organisée : c’est désormais légal ! Faites vite car d'autres, assurément rabatjoie, voudraient réintroduire une interdiction de ce genre d'affaires.


Pour en savoir plus, adressez-vous à la Rue 89. Ils ont un bon dossier et un excellent site, et puis ils ont promis de tout faire pour assurer le suivi et renseigner les candidats.

 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les dérives sectaires
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 17:23

Après les propos pourtant privés de Manuel Valls en juillet dernier et ceux, plus récents de Brice Hortefeux, "révélés" en scoop par les journalistes, on peut s’inquiéter de cette tendance à voler des bribes de paroles, de plaisanteries plus ou moins foireuses dites en marchant avec un ami, d’expressions spontanées bien qu’inaudibles, de SMS, d’extraits de courriels, etc., puis de les sortir de leur contexte pour en faire des procès d’intention à l'adresse de l’opinion bcbg (bien sous toutes les coutures).

Moyennant quoi, nos hommes politiques sont désormais invités à la boucler, à tenir seulement des discours on ne peut plus officiels, à ne pas se "lâcher", à adopter la langue de bois – ce qui leur sera bien entendu reproché ultérieurement ! Et, bien entendu, sans toutefois faire de mise en scène !

L’enjeu est important lorsque l’on sait que, aujourd’hui, les services de police et d’espionnage disposent du matériel de captage à moyenne distance pouvant suivre une conversation dans un lieu privé. Or le matériel, cela se diffuse !


L’enjeu est également important puisque ce ne sont pas seulement des bloggeurs en rêvent de gloire qui veulent capter à tout prix ces bribes d’inédits, mais bel et bien des gens du métier ; dernièrement des journalistes de Public Sénat et du Monde.


Bizarrement, les bcbg, d’habitude si sourcilleux de tout risque liberticide, de la vidéo surveillance qui nous "flicquerait" sur la voie public, sont les premiers à s’engouffrer dans ce jeu malsain avec une ardeur toute militante.
Comme dirait Mitterrand : attention les chiens sont lâchés !

Pour information, ce mardi 8 septembre, la permanence du député Manuel Valls a été saccagée. Tout lien avec ses propos volés n'est bien entendu pas fondé.

Les unitariens seraient-ils donc des moralistes ? Eh Oui ! et à contre courant s’il le faut. L’audiovisuel fait partie de ces espaces où une éthique doit prévaloir ; ce n’est pas un no-man’s land social, encore moins un égout.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la culture Internet
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 10:26

Position de l'Observatoire chrétien de la laïcité (OCL) sur le voile intégral prise le vendredi 11 septembre 09. Cet observatoire réunit plusieurs associations au sein de la Fédération des réseaux des parvis, sans toutefois engager cette fédération elle-même en tant que telle.

1°)
Certes on ne peut pas interdire dans la société civile (indépendamment de ce que dit la Loi dans le cadre de l’Ecole et des fonctionnaires des services publics) des vêtements ou autres symboles d’appartenance religieuse (comme par exemple des soutanes, des cols romains, ou le port de croix, médailles et autres symboles religieux sous forme de bijou ou de "badges") qui relèvent du libre choix de l'expression des opinions et convictions des citoyennes et des citoyens dans les limites du respect de l'ordre public et du respect des libertés d'autrui.

2°) Il n'est pas question d’imposer - même sous une forme d'interdit - un "uniforme-citoyen" ce qui serait bien évidemment une autre forme d’identification idéologique ... dans le cadre de ce que Hannah Arendt appelle la laïcité totalitaire. Sur ce point les analyses de Catherine Kintzler concernant le simple voile ou fichu semblent convaincantes.

Mais à l’évidence le port du voile intégral rend impossible la reconnaissance de l’identité d’une personne (comme celle d'une mère allant chercher ses enfants à l’école, ou d'une personne se présentant à des contrôles, des guichets de services publics, des contrôles dans les transports publics et autres lieux semblables). Quel professeur ou quel médecin sérieux accepterait de ne pas voir le visage d'un élève ou d'un patient ? Comment peut-on déclarer mariés dans une mairie un couple dont la moitié n'est pas identifiable car elle se dissimule sous un voile ?

Le voile intégral interdit l'identification dans un certain nombre d'actes de la vie civile où cette identification est exigée puisque l'identification est rendue impossible par la dissimulation du visage. Si les droits des citoyens doivent être les mêmes pour tous, il en est de même pour les devoirs !


3°) Il y a aussi l’argument de la sécurité qui n’est pas à exclure ( il est vrai qu’un porteur de bombe s’est déjà dissimulé ailleurs qu’en France sous ce genre de vêtement). Mais sans en faire le motif principal d’une décision - car une approche trop sécuritaire risque d'être très réductrice et peut être susciter une méfiance supplémentaire à l'égard de l'islam.

 
Il faut donc vérifier que la Loi est précise, claire et complète pour tous ces types de cas -décrits ci dessus- et qu'elle interdit absolument le port du voile intégral dés lors que la reconnaissance de l'identité est exigible. Au cas où un doute subsisterait dans le cadre de la législation actuelle et au cas où la Loi ne pourrait être invoquée pour exiger la " levée du voile ", il faut que la législation soit complétée au moins dans ce domaine.

4°) Plus fondamentalement pour que la société soit possible, il faut affirmer qu’en toutes circonstances et en tout lieu public chacun doit pouvoir entrer en relation avec un VISAGE HUMAIN et non pas avec des personnes complètement occultées. Sans ce lien corporel minimum (qui n’interdit pas des cheveux couverts par un fichu ou un simple voile), il n’y a plus de relation sociale possible. Comment, simple interlocuteur, échanger avec un personnage fantomatique ? Comment interpeler ou entendre une forme sans visage ?

De plus nous avons la conviction - qui est sans doute partagée par une grande majorité de citoyens de toute conviction, y compris bien entendu musulmane, que le voile intégral est le symbole (et la réalité) d’une aliénation grave de la femme dans ce qui fait l’intégrité de son être à la fois corporel, spirituel ... et relationnel ! Bref une atteinte à sa personne.

Certes il convient de savoir en même temps que des femmes portant ce voile intégral affirment le faire en toute liberté voire "se sentir" plus libres sous cette "protection" du regard des hommes. Elles disent que leur interdire cette protection "voulue par Dieu" serait contraire aux droits humains ...

Ces croyances même si elles sont sincères ou non imposées se heurtent à la conception des rapports sociaux entre femmes et hommes dans le cadre du respect des droits humains. Un choix éclairé s'impose donc.

On ne saurait écarter la nécessité pour le législateur d'une analyse de ce qu'est la personne humaine et des droits qu'elle a. On ne saurait récuser a priori le droit d'une personne à vivre selon ce qu'elle considère sincèrement comme lié nécessairement à l'expression de sa croyance religieuse.

Cependant on conviendra que, juridiquement, la liberté sans limite ne peut être accordée purement et simplement car elle peut causer de graves dégâts humains. On le comprend assez facilement quand il s’agit de réalités comme la polygamie, l’excision des petites filles, le refus de la transfusion sanguine pour leurs enfants par les témoins de Jéhovah, l’enfermement "éducatif" des enfants dans une secte, etc. Or le voile intégral a, de fait, là où il est imposé (par exemple dans des Etats ou des lieux où le pouvoir est tenu par des islamistes totalitaires) une signification d’extrême mépris pour les femmes, et fait référence à une idéologie qui implique l'infériorisation des femmes par rapport aux hommes, même si, en certains cas, les victimes de cette idéologie ne s’en rendent pas compte. De tels comportements ne risquent ils pas de jeter l'opprobre sur l'ensemble des musulmans et de provoquer une fracture au sein de la société ?


Une Loi interdisant le port du voile intégral dans le domaine public peut donc être envisagée dans la mesure où le port du voile intégral est objectivement une forme de rupture du lien social, en général notamment sous l'angle de l'égalité des hommes et des femmes.


Conséquence importante
: Il nous semble très clair et indispensable qu'en tout état de cause la protection par la justice, la police et toute autre médiation sociale, des femmes qui refusent le voile intégral (et tout autre sorte de vêtement ou signe corporel) alors que la pression familiale ou communautariste contraindraient à le porter, doit être très clairement affirmée dans le texte de la Loi ou tout autre texte adopté après la consultation parlementaire.


5°) Enfin nous notons que la question de la tolérance ou l'interdiction du voile intégral n’est pas principalement une question de laïcité. 
Néanmoins elle en relève dans la mesure où juridiquement la laïcité affirme l’antériorité de la loi démocratiquement élaborée et votée sur les "lois" religieuses - ou prétendues telles- dés lors que des citoyens, en l’occurrence des citoyennes, sont menacés de violence ou que les relations sociales sont menacées de déstructurations déshumanisantes. Cela ne donne pas de critère absolu mais demande pratiquement des analyses rationnelles critiques et des débat sérieux.

En effet ce n'est pas parce qu'une règle est édictée dans un contexte religieux qu'elle n'a pas de valeur humaniste et donc universelle ou universalisable mais il convient d'établir ce qu'il en est par un dialogue ouvert et rigoureux à la fois. Sur le plan religieux tout semble d 'ailleurs indiquer que la grande majorité des musulmans ne considère absolument pas comme une obligation religieuse ou spirituelle le port du voile intégral et même le condamnent.

On doit donc se demander si le port du voile intégral est un risque ou non de violence aux personnes et/ou de rupture des bases mêmes du lien social démocratique.

 
C'est bien sur ce terrain que notre réflexion s'est portée.

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Published by Observatoire chrétien de la laïcité - dans l'islam et le voile intégral
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 16:24

L’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) organise deux conférences à Maastricht, au Pays-Bas (à une confluence avec la Belgique, l’Allemagne et le Luxembourg).


La première, du 9 au 13 juillet, sera consacrée aux ministres du culte (U*U Ministers Conference) : que signifie nos ministères au sein de diverses cultures et dans des contextes différents ; qu’avons nous en commun et comment pouvons nous mettre en place des relations collégiales afin de nous encourager et nous soutenir mutuellement ?


La seconde embrayera du 13 au 17 et correspondra au 3ème symposium de théologie de l’ICUU sur le thème de nos appartenances (en anglais Belonging) : " Perspectives théologiques du fait que nous soyons membres d’une communauté religieuse libérale à l’échelle mondiale ". Qui suis-je parmi les autres ? Qu’est-ce qui relie les êtres humains entre eux ? qu’est-ce être citoyen du monde ? qu’est ce faire communauté et se réunir ? Qu’elles sont les fondements de cette appartenance ? A quoi appartenons-nous ?


Plus amples détails seront visibles prochainement sur le site de l’ICUU et les enregistrements débuteront dès le mois d'octobre.

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 10:30

Charte publiée le jeudi 14 mai 2009 par le philosophe et écrivain français Abdenhour Bidar sur son site personnel.

Nous nous donnons le nom d’Héritiers de l’islam, et nous parlons de l’islam des Héritiers. Par cette appellation, nous entendons la communauté ouverte de tous ceux qui veulent s’unir parce qu’ils considèrent comme leur responsabilité de trouver, pour la culture islamique, des formes adaptées au temps présent et tournées vers l’avenir.

Nous, Héritiers de l’Islam, avons reçu notre culture en héritage comme une terre où toutes les constructions anciennes s’effondrent, et sur laquelle il faut reconstruire quelque chose d’entièrement nouveau.
Nous, Héritiers de l’islam, ne voulont pas vivre plus longtemps dans des ruines, ni rester prisonniers des décombres du passé.

Nous  souhaitons nous rassembler, penser et agir selon quatre principes :

1 - Un principe de liberté : nous revendiquons le droit, qui doit être en même temps un véritable devoir, pour chaque personne de culture islamique de trouver et de vivre librement son rapport à cette culture. Nous voulons que cette liberté personnelle n’ait plus peur de s’affirmer – qu’elle soit reconnue à chacun comme son droit légitime, spirituel et moral le plus inaliénable. Nous considérons comme illégitime toute prétention de quiconque, institution ou individu, Etat ou parenté, société ou dignitaire religieux, à imposer une vision de l’islam, ou bien à imposer quoi que ce soit au nom de l’islam, ou bien encore à s’ériger en autorité islamique.

Chaque femme et chaque homme de culture islamique doit être laissé entièrement libre et responsable de la construction de son identité.
La communauté islamique (Oumma) doit devenir une communauté sans jugement ni contrainte, ouverte à l’expression de sa propre diversité.

2
- Un principe de rupture : nous rejetons tout ce qui dans l’islam historique relève de sa dégénérescence – que ce soit la contrainte en matière de religion ou de coutumes, le taqlid* ou la perte de l’esprit critique. Nous condamnons tout ce qui soi-disant au nom de l’islam s’oppose au respect de la dignité humaine, à l’égalité des sexes, à la tolérance, à l’expression de la diversité des points de vue et des sources de la connaissance, à la liberté personnelle de conscience, de réflexion et d’action. Nous dénonçons comme contraires à l’esprit de notre culture tout discours de haine, ainsi que toute violence, physique ou morale, exercée soi-disant au nom de la défense de l’islam.

* taqlid : soumission aux habitudes, coutumes, obéissance passive à la tradition

La culture islamique doit faire son auto-critique jusqu’à ce qu’elle devienne synonyme de paix, de réflexion, de liberté et d’ouverture à l’autre.

3
- Un principe de créativité : nous affirmons la nécessité et l’urgence pour la culture islamique de sortir de la répétition et de l’immobilisme, pour retrouver son dynamisme passé. Pour remobiliser la créativité de chacun. Pour se réinventer et se diversifier selon des formes propres au temps présent. Pour se nourrir d’une relation de fécondation mutuelle avec toutes les autres cultures. Pour se réinventer comme religion, par l’ijtihad* accordé comme droit à chaque croyant, mais aussi par la production de pensées philosophiques, d’oeuvres littéraires et artistiques, et plus généralement à travers des projets, des rêves, des ambitions multiples.

*ijtihad : effort d’interprétation personnelle, usage de son propre jugement dans la conduite de sa vie spirituelle


La culture islamique doit redevenir une matrice majeure du génie créateur de l’homme.
 

4 - Un principe d’humanité : nous estimons que le temps où chaque civilisation pouvait vivre de façon
séparée et auto-suffisante est terminé. Et par conséquent que notre tâche essentielle est de faire contribuer la culture islamique à la constitution d’un humanisme universel, capable de mobiliser et de rassembler tous les peuples de la terre dans un projet de civilisation unique, tawhid* de demain : unifier les forces spirituelles et matérielles de la civilisation dans le but éthique d’aider chaque être humain à accomplir ses possibilités les plus hautes.

*tawhid : unicité de Dieu, au sens originel, et au sens large principe d’unité ou d’unification.


Le monde musulman doit entrer dans un projet de civilisation global au service de la réalisation de soi de l’être humain – selon le principe que “l’homme véritable est encore à venir”.

 
Nous nous engageons à penser et vivre selon ces quatre principes, ainsi qu’à oeuvrer pour leur développement.

Nous le faisons par responsabilité, pour faire entendre un islam actuel et dynamique, capable d’auto-critique et de renouvellement.

Nous affirmons notre indépendance totale vis-à-vis de toute organisation déjà existante.

Nous invitons tous ceux qui souhaitent solliciter notre réflexion à nous consulter par le biais de ce blog.

Si vous vous reconnaissez dans ces principes et cette démarche, rejoignez-nous, aidez-nous à manifester notre existence, votre existence ! Associez-vous à cette responsabilité partagée de construire une Renaissance de la culture islamique en ajoutant votre nom et les raisons de votre adhésion à notre Liste des membres des Héritiers de l’islam 

Abdennour Bidar, philosophe, rédacteur de cette Charte des Héritiers, contact

Salam, paix à tous, qui que vous soyez. J’ai écrit cette Charte parce que depuis des années je travaille à proposer une autre vision de l’islam. Et toujours certains me répètent : « Vous êtes le seul à penser comme ça, vous rêvez, l’islam ne changera pas, il restera un bloc figé de traditions ». Or peu à peu, je me suis rendu compte que nous étions en fait très nombreux à nous retrouver sur des idées de liberté, de tolérance, de changement. Très nombreux, mais très isolés. Très nombreux, mais silencieux. C’est pour donner une voix et un espace commun de reconnaissance à cette liberté que j’ai rédigé cette Charte, comme un appel au rassemblement de toutes les bonnes volontés, de toutes les énergies, de toutes les intelligences au service d’une Renaissance de la culture islamique. 

Les ouvrages d'Abdennour Bidar sont présentés dans la "Bibliothèque de l'EUfr", sur
le site de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr).

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Published by Abdennour Bidar - dans vive l'inter-convictionnel !
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 11:59

En anglais, le terme ''freak'' désigne les personnes au look extravagant ou marginal, tels que hippies, punks, rastas, goths, etc.  La vie nomade et artistique y est valorisée. On aime se distinguer, par son accoutrement et sa bohème, de la vie " bourgeoise ", de la routine d’une société bien huilée, mais trop sédentarisée. On est volontiers bruyants, dérangeants des habitudes admises, mais sans que cela aille toutefois à l’agressivité des autres et à la lutte de classe. En cela, cette mouvance est radicalement distincte de certains milieux anarchistes fortement politisés toujours prêts à en découdre.

Le mouvement se présente comme "alternatif" et regroupe des "passionnés" de Jésus. Il est de style charismatique, l’alternativité touchant les formes d’expression et non les croyances elle mêmes. C’est un Jésus Fils de Dieu et qui sauve, providentiel et rédempteur, qui nous est présenté, même s’il prends volontiers une allure à la Che Guevara (voir l’affiche du Tchaap dans nos Etudes unitariennes). 

" En tant que JESUS FREAKS, nous sommes sûrs que malgré les croisades, les bûchers et leurs sorcières, les cultes et messes ultra-chiants, les télé-évangélistes avides de fric et tous les chichis pseudo-religieux, il y a quelque chose de vrai et fantastique derrière le nom "Jésus" !

Pour être honnêtes nous croyons même qu'il n'y a rien de mieux sur terre que de vivre avec Jésus. Rien à voir avec la Religion ou de quelconques sagesses et règles de vie. Il s'agit d'une relation personnelle avec Le Créateur de l'Univers. Dieu a envoyé Son Fils Jésus sur terre. Il est mort crucifié à cause de notre merde, puis est ressuscité. Il est Le Seul à pouvoir aujourd'hui faire sauter les murs érigés entre nous et Dieu.
Jésus est l'accès à Dieu.

Nous savons que la Bible contient des mots d'une puissance révolutionnaire, et que ce qu'elle nous apprend sur la vie et sur Dieu est authentique. Dieu Lui-même se présente dans ce livre et dévoile les plans fabuleux qu'Il a pour l'Humanité et pour chaque individu.

Nous croyons qu'Il est particulièrement proche de ceux qui souffrent, de ceux qui ont faim, qui ont touché le fond, des paumé-e-s, des exclu-e-s et des personnes vivant en dehors des normes de la société. Nous voulons vivre comme Jésus a vécu. Que chacun-e vienne à Lui comme il/elle est, sans tenir compte de quelle classe sociale il/elle est issu-e.
Nous voulons faire connaître la puissance qu'il y a dans la Résurrection de Jésus ! "


Le mouvement ''Jesus Freaks'' débuta en Allemagne à Hambourg en 1991. En 1994, le mouvement comptait déjà plus de deux cents personnes et les groupes se multiplièrent en Allemagne, puis le mouvement s'internationalisa en se répandant en Suisse (où il est représenté par le forum "Cactus", le site suisse du mouvement et, pour les manifestations musicales, celui de "Eternel.ch") et en France où il est représenté par la Tribu chrétienne hétéroclite alternative autogérée de prière (Tchaap) - voir son site.

Un festival chrétien d'arts alternatifs se déroule chaque été au centre de l'Allemagne (à Gotha, à l'ouest d'Erfurt) " le Freakstock ". Une soixantaine de groupes musicaux y participent et ce festival a déjà accueilli plus de 8 000 personnes. Voir le site allemand du mouvement ou son site international. 


" A l'exemple de Jésus et de ses disciples nous voulons être un collectifs de " Jesus freaks " (alternatif-ves passionné-es de Jesus) qui vivent leur foi aux marges de notre société. Pour cela, nous renonçons à une vie conforme à notre société de consommation pour vivre dans la simplicité d'une vie de nomades. En effet, nous choisissons, comme mode d'habitation, des camions, des caravanes et des bus aménagés. Nous voulons être là où les gens sont : festivals, squats, éco-villages, espaces publics, petits travaux saisonniers… Comme Jésus, nous voulons être solidaires et à l'écoute des exclu-es, des exploité-es, des anonymes, des étranger-es et leur partager l'Evangile de libération. Nous voulons rejeter tout esprit sectaire et nous relier à l'ensemble des spiritualités chrétiennes en reconnaissant comme frères et sœurs tout catholique, protestant, évangélique, orthodoxe, " sans église ", en recherche de vérité ... qui aime Jésus et son Evangile."


affiche du Tchaap, dessinée par Alexandre Sokolovitch. Jésus en tenue de freak et les disciples marqués du signe de la Pentecôte ?

Le geste est joint au discours : vous êtes très cordialement invités à prendre un verre avec Marie et Alexandre Sokolovitch à la Ferme de la Chaux, à La Bussière sur Ouche, dans le département de la Côte d’Or, à l’ouest de Dijon (21360) ; contact.


Au delà du caractère sympathique de ce mouvement, c’est son aspect éminemment énergétique qu’il nous faut retenir.

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Published by d'après le site du Tchaap - dans catholiques libres en action
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